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vendredi 28 juin 2013

Israël: Fin de la 166ème formation des pilotes de Tsahal

Aujourd’hui, 27 juin 2013, s’est déroulée la cérémonie de la remise des ailes de pilotes dans la base de l’Armée de l’Air de Hetzarim.
Le président de l’État d’Israël était présent, monsieur Shimon Peres, ainsi que le Premier ministre, Binyamin Netanyaou, le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, le chef d’état-major, le lieutenant-général Beni Gantz, le commandant de l’Armée de l’Air, le général de division Amir Eshel ainsi que les familles des diplômés, leurs amis et d’autres soldats de l’Armée de l’Air.
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Lors de l’événement, le lieutenant-général Beni Gantz s’est exprimé face aux diplômés de la formation :  » àujourd’hui, nos défi sont dans les airs, en  mer et sur terre. Ils sont variés et plus nombreux que jamais auparavant. Si nous regardons autour de nous, nous verrons que le front est fragile et instable, du sud jusqu’au nord. Le sang continue de couler en Syrie alors que l’influence de Nasrallah grandit de plus en plus au Liban. Nous devons être soudés et nous maintenir prêts. »
Il a ajouté: « la Syrie saigne et les flammes du Liban se rapprochent de Nasrallah. Tous les fronts, du nord au sud, sont sous turbulence. Face aux changements de nos réalités, nous avons plus que jamais besoin d’être prêts. »
Pour Netanyahu: « le futur du Peuple Juif dépend de l’Etat Juif, et le futur est la priorité de Tsahal. »
« Nous voulons la paix ! » a t-il clamé aux nouveaux pilotes. « Et nous tendons nos mains. Et nos yeux ne sont pas sans désillusions. Nous suivons de près ce qu’il se passe aux frontières. Nous avons des capabilités offensives et défensives et nous les utiliseront si besoin » a t-il ajouté.
Par Amos Lerah – avec un communiqué de Tsahal – JSSNews

vendredi 21 juin 2013

Comment se camoufler ? Quelques conseils d’experts…

Qu’est ce que le camouflage ? Un ensemble de dispositifs qui permettent à un soldat de ne pas être repérable par l’ennemi. Il s’agit de se fondre dans un environnement. Le camouflage est-il un avantage de taille sur le terrain ? 
Il y trois ans, un département spécialement dédié à l’art du camouflage a été créé au sein du Centre de Formation à la Lutte Anti-Terroriste de Tsahal. Ce centre de formation enseigne aux combattants à faire face à différentes situations. Le niveau d'alerte des soldats est sans cesse testé, et les différentes mises en situation telles que le sauvetage de civils d'une prise d'otage, le combat en zone urbaine ou encore, très important, le camouflage y sont pratiquées quotidiennement.
Une illusion parfaite
Une illusion parfaite
L’objectif ? Enseigner l’art du camouflage aux combattants des différentes unités de Tsahal.

Quelques conseils

"Le camouflage : désigne tout moyen ou dispositif tendant à rendre moins visible ou à donner une apparence trompeuse à un objet ou à un être vivant." (Wikipedia) 
Les Couleurs :
Essayez de disparaître dans le paysage, imitez les couleurs de votre environnement. Sinon, il sera très facile de vous découvrir. Choisissez vos vêtements et votre équipement correctement.
La Texture :
La couleur aide beaucoup, mais si la texture de votre dispositif  n'imite pas celle de votre environnement, vous serez visible. Utilisez tout à portée de main, des branches, des feuilles, de la boue et fondez-vous dans la nature.
La cage
La cage
Le Reflet :
Certains objets peuvent produire de la lumière ou la réfléchir. Faites attention à votre montre, écran de portable etc…?
Le Confort :
Rappelez-vous, vous avez une cible! Essayez de vous installer le plus confortablement possible afin de pouvoir agir dans les meilleures conditions.
Le Bruit :
Chut ! L'ennemi est à l'écoute. Prenez soin d'être silencieux, gardez à l'esprit que la marche sur les feuilles sèches peut dévoiler votre position.
Les Empreintes :
Rappelez-vous que personne ne doit savoir que vous êtes là. Les empreintes peuvent dévoiler le nombre de personnes et même leur poids approximatif. Il existe plusieurs techniques pour éviter de laisser des empreintes, le plus simple est de les supprimer. Aussi, lorsque vous marchez et après chaque pas, déplacez votre pied sur le côté, vos empreintes ressembleront à celle d'un tracteur ou autre.
Les Preuves :
Ne laissez pas de preuves sur le terrain. Essayez de ne pas oublier tout ce qui pourrait vous compromettre, même si ce sont des ordures.
La Protection :
Se cacher est très important, mais vous devez vous protéger au cas où vous êtes pris. Le camouflage efficace ne doit pas être vu, mais si vous pouvez mieux vous protéger, derrière un mur par exemple, faites-le.

En outre, un système camouflant les soldats est réalisé à partir de différents matériaux et techniques, tels que des peintures, branchages, structures amovibles, des filets colorés ou des tissus imprimés.
Montagne, désert, neige...Durant cette formation, les soldats apprennent à se fondre dans toutes sortes d'environnements et dans toutes conditions.

dimanche 16 juin 2013

Le krav-maga une méthode d’autodéfense israélienne.























Le krav-maga, également écrit krav maga (de l’hébreu : קרב מגע ; ˈkʁav maˈɡa, littéralement combat rapproché), est une méthode d’autodéfense israélienne. À l’origine, il a été créé par Imi Lichtenfeld, pour protéger la communauté juive deBratislava dans les années 1930. Il a, depuis, été adopté par Tsahal et le Mossad, et par de nombreuses polices et troupes d’élite dans le monde. Il connaît également un relatif intérêt chez les civils.


Au début du xxe siècle, la ville de Bratislava, appartenant alors à l’Empire austro-hongrois abritait, à l’instar de nombreuses villes d’Europe de l’Est, une importante communauté juive ashkénaze. Samuel Lichtenfeld était détective et instructeur en chef de la police départementale, devenu célèbre pour ses nombreuses affaires élucidées et son enseignement de la self-defense. Son fils, Imi Lichtenfeld, né à Budapest en 1910, s’inspira grandement des activités de son père. Il remporta de nombreuses compétitions en lutte, boxe et gymnastique1.

Dans les années 1930, face à la montée du fascisme en Europe, et pendant la Seconde Guerre mondiale2, Imi Lichtenfeld réunit autour de lui un groupe de jeunes athlètes dont la mission était de protéger la communauté juive locale3,1,4. Il prit part à de nombreuses bagarres qui lui firent prendre conscience des différences entre les compétitions sportives et les « combats de rue ». De par son action, il devint vite impopulaire auprès des autorités locales, et commença en 1940 un périple de deux ans qui le mena finalement en Palestine, après un passage dans les troupes britanniques. Il rejoignit alors la Haganah, formation para-militaire juive préfigurant la future armée israélienne. Il fit partie des troupes de choc, le Palmach, où il enseigna le kapap, la lutte et la gymnastique.
Expansion

En 1948, Lichtenfeld rejoint Tsahal en tant que chef-instructeur pour l’éducation physique et le Kapap. Son objectif était de développer une méthode simple, efficace et rapidement assimilable pour répondre aux besoins de l’armée : les techniques sont nées d’un réajustement progressif rendu possible par les retours d’expérience sur le champ de bataille. Après une mission de deux années en Éthiopie, Lichtenfeld quitte le service actif en 1964. Il ouvre par la suite une école à Netanya et crée officiellement le krav-maga (littéralement « combat rapproché » en hébreu)3. C'est à cette époque, en novembre 1964 que Eli Avikzar commença à s'entrainer avec lui et finit par devenir instructeur principal. Il fut aussi la première ceinture noire de l’histoire du krav-maga, remise par Imi Lichtenfeld le 5 janvier 1971.

Il y a 32 ans : Tsahal cible le réacteur nucléaire irakien

Il y a 32 ans, le président irakien Saddam Husein menaçait d’utiliser les produits de sons réacteur nucléaire contre Israël. Le 7 juin 1981, Israël décide de réagir et lance l’Opération Opéra au cours de laquelle des avions de chasses de l’Armée de l’Air Israélienne ont détruit le réacteur nucléaire de Osirak. Retour sur un des grands succès de l'aviation israélienne.
L’opération n’était pas simple. Pour neutraliser la menace irakienne, les avions de chasses ont dû sortir des frontières et traverser d’autres pays avant d’arriver en Irak. L’armée de l’air a été obligée ses pilotes à voler à une très basse hauteur sur une très longue distance afin de ne pas se faire repérer par les radars ennemis. Pour accomplir cette mission, l’armée a utilisé huit avions F-16 et six avions F-15 en tant que renfort. Ilan Ramon faisait alors partie des pilotes de l’opération.
L'Opération Opéra a permis d'éradiquer la menace nucléaire irakienne en 1981
L'Opération Opéra a permis d'éradiquer la menace nucléaire irakienne en 1981
L’escadron quitte la base aérienne de Etzion le 7 juin à 15h55. Alors qu’ils volent dans l’espace aérien jordanien, les pilotes affirment à la tour de contrôle, en arabe doté d’un accent saoudien, être un avion de ligne ayant dévié de son parcours.
Le plan a failli être dissimulé par le roi de Jordanie en personne. Il est alors en vacances à Aqaba et voit les avions traverser dans le ciel. Il ordonne aussitôt d’avertir les forces irakiennes. Le message ne sera jamais délivré à cause d’une erreur de communication. De plus, les soldats en charge de la défense antiaérienne avait juste quitté leur positions pour leur déjeuner. Bien que certains avions de chasse ont été detéctés, ils ont su éviter tous les missiles anti-aérienes.
Chance ou précision militaire ? Certainement les deux. Le résultat lui, reste indiscutable et fait de l’Opération Opéra une des opérations les plus respectées de l’Armée de Défense d’Israël.
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mercredi 5 juin 2013

65 ans d’histoire, 6 figures emblématiques de Tsahal




A l’occasion du 65ème anniversaire de Tsahal, nous rendons hommages à six grands héros de l’histoire de l’armée israélienne. Chacune de ses personnalités représente une décennie d’histoire de Tsahal. Ces personnes ont affronté avec courage les ennemis de la nation et ont renforcé la sécurité du pays. Retour sur l’histoire de six soldats de Tsahal.

Ben Gourion – Commandant hors norme

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Premier chef d’état-major de Tsahal, David Ben Gourion a longtemps rêvé de la création d’un Etat juif et indépendant. Sa conviction et ses efforts ont porté ses fruits car c’est lui qui lisait la déclaration d’indépendance en 1948. Directement après, Israël est attaqué par sept pays arabes : l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban, l’Irak, l’Arabie Saoudite et le Yémen. C’est la guerre d’indépendance. Ben Gourion supervise directement les opérations militaires du nouvel Etat. Un de ses premiers ordres est d’unir toutes les groupes armées pour formée une armée nationale. La vision de Ben Gourion a ouvert la voie à ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de Tsahal (Tsva Hagana leIsrael).

Yitzhak Rabin – 6 jours gravés dans le temps

Le lieutenant-général est jusqu’à aujourd’hui l’un des chefs d’état-major les plus admirés de l’armée israélienne. En 1941, il rejoint le Palmach (l’unité d’élite de la Haganah) où il commande des opérations importante dont les opérations à Jérusalem lors de la guerre d’Indépendance. En 1964, Rabin devient chef d’état-major. Trois ans plus tard, il mène la plus grande guerre qu’Israël ait connue, la guerre des six jours. Alors que les forces égyptiennes s’accumulent dans le Sinaï, l’Égypte bloque l’accès à la mer rouge aux bateaux israéliens. Les tensions montent.
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La guerre est inévitable, la victoire est la seule option. Rabin rappelle les réservistes et au matin du 5 juin 1967, il débute l’opération en utilisant toutes les forces de Tsahal : l’arme de terre, l’armée de l’air et la marine. En seulement six jours, Israël anéanti ses ennemis et prend le contrôle de la bande de Gaza, la péninsule du Sinaï, la Judée-Samarie et les hauteurs du Golan.
Suite à la victoire, Rabin a déclaré sur le mont Scopus de Jérusalem : “Le monde a enfin reconnu le fait que Tsahal est une armée différente de toute les autres. Bien que sa mission est d’assurer la sécurité de l’état, Tsahal assume des missions de paix, des missions non pas de destruction mais de construction et du renforcement de la culture et de l’étique du pays. La guerre des six jours a mis en évidence la bravoure du soldat dans son esprit, son courage et sa persévérance qui ne laisse personne indifférent”

Yonatan Netanyahu – tué à l’aéroport d’Entebbe

Le lieutenant-colonel Yonatan Netanyahu a fait un service exemplaire pendant ses six ans en tant que soldat de Tsahal. Il est commandant d’une compagnie des parachutistes pendant la guerre des six jours. C’est son bataillon qui a combattu et vaincu les forces égyptiennes lors de la bataille d’Abu-Ageil dans le Sinaï. Il participe également à la guerre d’usure entre Israël et l’Egypte de 1967 à 1970.
Au début des années 1970, Netanyahu rejoint la Sayeret Matkal (unité d’élite de Tsahal) et en 1972, il est nommé vice-commandant de l’unité. Cette année, il dirige une opération au cours de laquelle des hauts responsables syriens sont capturés afin de les échanger et ramener des pilotes israéliens au pays.
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Après la guerre de Kippour, Netanyahu se porte volontaire pour servir au sein du Corps d’Artillerie qui avait énormément souffert pendant la guerre. Il prend en charge la brigade Barak du Corps d’Artillerie et la transforme en une des unités les plus importantes du Golan.
En 1975, il retourne à la Sayeret Matkal. Un an plus tard, il dirige l’opération Entebbe. La première opération depuis son retour. Alors que les passagers du vol Air France sont retenus en otages à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda, Le lieutenant Colonel Netanyahu mène la première vague de soldats qui va libérer les otages. A des milliers de kilomètres des terres d’Israël, ils sauvent 103 otages. Yoni Netanyahu est le seul soldat mort lors de l’opération.

Moshe Levi – le père des brigades Nahal et Givati

Le lieutenant-général Moshe Levi a servi dans la brigade d’infanterie Golani. Après avoir fini le cours d’officier, il rejoint la brigade des parachutistes et devient en 1983 le douzième chef d’état-major. Moshe Levi supervise le retrait des troupes de Beyrouth en 1985, la création d’une zone de sécurité dans le Sud-Liban.
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Le lieutenant-général a révolutionné le Corps de l’Artillerie et a créé deux nouvelles brigades : la Brigade Nahal et la Brigade Givati.

Ehud Barak – le plus décoré

Le lieutenant-général Ehud Barak a rejoint les rangs de Tsahal en 1959 et a servi pendant 35 ans. Il a été commandant de l’unité d’élite Sayeret Matkal et a lui même dirigé plusieurs opérations importantes comme l’Opération Isotope, une mission de sauvetage des otages du vol de Sabena à l’aéroport de Lod. Ces opérations ont amené au démantèlement de l’’organisation terroriste palestinienne, Septembre Noir.
Barak a reçu la médaille des services distingués et 4 citations du chef d’état-major pour son courage et son excellence lors des opérations, faisant de lui un des soldats les plus décorés de l’histoire.
Barak a été un leader charismatique et innovateur. Sa présence a inspiré confiance et courage à ses hommes.

Tal Russo – le pilier de défense

Le général de division Tal Russo est l’un des généraux les plus respecté de l’état-major. Au début de son service, Russo intègre l’unité des forces spéciales de l’armée de l’air, Shaldag. En 1982, après avoir fini le cours d’officier, il commande une classe de soldats durant la Première Guerre du Liban.
Lors de la Seconde Guerre du Liban en 2006, Russo est l’assistant du chef de la Branche des Opérations pour les missions spéciales. Après la guerre, Russo devient chef de la Branche des Opérations.
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Avant de terminer sa carrière en avril 2013, Russo a servi en tant que Commandant de la Région Sud. C’est lui qui a supervisé la récente opération Pilier de Défense. Après plusieurs mois où les roquettes ont explosé sans cesse dans le sud d’Israël, Tsahal lance l’Opération Pilier de Défense afin de neutraliser la structure terroriste du Hamas. Le général de division Russo recommande alors de rappeler les soldats réservistes des forces terrestres et démontre au monde la capacité de Tsahal d’intervenir sur le terrain s’il le fallait.
Russo est également un des importants acteurs dans la planification et la construction de la barrière de sécurité à la frontière sud qui empêche l’infiltration de terroristes dans le Sinai.

lundi 25 mars 2013

Pessah ensemble : le chef d’état-major et les soldats seuls de Tsahal

Chaque année des centaines de soldats seuls sont invités à célébrer le seder de Pessah avec le chef d’état-major. Ils liront la Haggadah avec Benny Gantz dans un village près de Hadera. La soirée est sans aucun doute un grand événement pour chaque soldat seul de l’armée israélienne.
Cette soirée est financée par l’Association pour le bien-être des soldats qui soutient particulièrement les soldats seuls tout le long de leur service. “Ce soir, le seder dépassera encore une fois toutes les attentes”, c’est le but que s’est fixé Eti Avargel, organisateur de l’événement.
“Pessah est une fête centrale du judaisme, elle rassemble des familles entières autour de la table pour manger et chanter jusque tard dans la nuit. C’est ce qui rend cette soirée tellement spéciale”, selon Eti.
“L’idée ici est de reconstituer une atmosphère de famille avec tous les soldats seuls, les rapprocher, être leur famille pour un soir”
Plus de 400 soldats seuls sont invités à passer deux jours de rêve dans un village de vacances près de Hadera. Depuis ce matin, les soldats de trente pays différents ont été gâtés par surprises et cadeaux. Des téléphones ont été mis à leur disposition pour appeler leurs familles. Ces dernières années, Benny Gantz a lui même parlé aux parents des soldats, leur a souhaité Hag Sameah et n’a pas oublié de les saluer pour le service que leurs enfants rendent au pays d’Israël.
Le Chef d'État-major Benny Gantz et le Porte-parole de Tsahal le Général de Brigade Yoav Poli Mordechaï remercient les soldats seuls
Le chef d’état-major Benny Gantz et le Porte-parole de Tsahal le Général de Brigade Yoav Poli Mordechaï remercient les soldats seuls
Après le discours d’ouverture du chef d’état-major, l’Association pour le bien être du soldat offre son plus beau des cadeaux : les parents d’un soldat sont présents pour retrouver leur fils. Une coutume qui est célébrée chaque année. “Il est de plus en plus difficile d’être créatif et trouver un nouveau moyen de surprendre les soldats !” raconte Eti.
L’année dernière, Shai Bar-Ephraim, un ancien soldat de la Brigade Nahal et immigrant des Pays-bas, a participé à la cérémonie. “Le mieux, finalement, c’est de rencontrer des nouvelles personnes. Nous venons tous des quatre coins du monde et se retrouver ensemble pour Pessah, c’est spécial. Nous avons été divisés en différents groupes accompagnés par des soldats du Corps éducatif. Celle qui était dans mon groupe était une soldate de Mihve Alon. Cela nous a aidé à communiquer entre nous. Etre avec elle à table était très positif.”, se rappelle Shai.
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Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres?

Le terme ‘seul’ perd tout son sens dans une salle pleine de jeunes parlant différentes langues, partageant des souvenirs et lisant la Haggadah. C’est extraordinaire”, raconte Avargel.
Dans les semaines précédents l’événement, le Corps éducatif dispense des cours aux soldats seuls concernant l’histoire, les règles et les coutumes de Pessah.
“De nombreux soldats viennent d’endroit où la culture juive n’était pas vraiment présente. C’est une occasion pour eux d’apprendre et de célébrer une fête juive comme il se doit”, raconte Eti.
“C’est quelque chose d’extraordinaire de recevoir des soldats seuls d’Angleterre, du Brésil et de Russie, tous assis autour de la même table. C’est un symbole fort pour Israël, la Diaspora, Tsahal et ses soldats.”

Les soldats vous disent merci !

Vous avez été nombreux à envoyer un message de Pessah aux soldats via twitter. Nous avons transmis vos messages à un maximum de soldats de Tsahal. Beaucoup ont été étonnés et émus de recevoir tant de soutien de personnes à l’étranger et qui plus est, en quatre langues différentes : hébreu, français, anglais et espagnol. Merci à vous tous.
Vos encouragements sont appréciés et donnent le sentiment aux soldats de remplir une mission importante non seulement pour le pays d’Israël mais pour tout le peuple juif et bien plus encore. Il était impossible de vous transmettre les paroles de chaque soldat mais, en guise de merci, voila quelques photos des soldats qui ont lu vos voeux…
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lundi 4 février 2013

Les drones : la technologie de pointe de Tsahal

Des yeux d’aigle, un maximum d’efficacité pour un minimum de risques : découvrez en images le drone Skylark de Tsahal.
Craignant de perdre des pilotes en territoire ennemi, les États-Unis et Israël sont à l’origine du développement des drones. Éléments essentiels qui accompagnent les pilotes d’avions de chasse et d’hélicoptères de l’Armée de l’Air Israélienne, les drones, avions sans pilote, jouent un rôle essentiel pour la sécurité du pays.
Le «Skylark I-LE» est petit et léger. Il peut être porté par une seule personne et être prêt à voler en moins de huit minutes, comme en témoignent ces images.

Des soldats se préparent à lancer le Skylark.
3...2...1... C'est parti !
Le drone Skylark est conçu pour recueillir des renseignements.
Un soldat se prépare à lancer un "Skylark".
Le «Skylark I-LE», il peut être porté par une seule personne et être prêt à voler en moins de huit minutes.
Des yeux d’aigle, un maximum d’efficacité pour un minimum de risques.

Il dispose de trois heures d’autonomie de vol et d’une caméra vidéo intégrée qui filme de jour comme de nuit, et ce quelles que soient les conditions météorologiques. Le «Skylark» semble calme, mais possède les yeux d’un aigle. Il est rapidement déployé et rapidement rapatrié à la base.


Les drones Skylark sont en service dans Tsahal et dans d’autres armées étrangères. Ils ont déjà été utilisés sur le champ de bataille dans de nombreuses zones de guerre, y compris en Irak et en Afghanistan.
Il est conçu pour recueillir des renseignements dans des missions “au-delà de la colline”, c’est-à-dire des missions pour lesquelles la cible est située à une courte distance. Le drone est exceptionnellement silencieux et possède d’excellentes capacités d’observation aussi bien de jour que de nuit.

jeudi 31 janvier 2013

Le commandant le plus courageux de Tsahal revient sur le terrain

En octobre dernier, une bombe placée par des terroristes de Gaza explose au passage d’un groupe de soldats en patrouille le long de la clôture de sécurité.  Leur Commandant Ziv Shilon perd une main dans l’attaque. Aujourd’hui, il est de retour avec ses soldats, plus determiné que jamais.
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Quelques jours après l’attentat, il promettait déjà au Chef de l’Etat major de revenir :
“Risquer nos vies pour protéger les citoyens d’Israël fait partie de notre travail. Ce qui m’arrive est très difficile mais je ne renoncerai pas. Si je peux retrouver l’usage complet de mon bras, je retournerai à mon poste à l’armée.”
Le Chef d'état-major rend visite au commandant Ziv Shilon après l'attentat
Le Chef d’état-major rend visite au commandant Ziv Shilon après l’attentat
Aujourd’hui, trois mois plus tard, il est de retour dans les rang de Tsahal. Ses combattants l’ont patiemment attendu pour recevoir leurs insignes de combattants. Il est aujourd’hui un symbole de courage pour ses soldats et l’ensemble de Tsahal.

Le commandant Ziv Shilon

jeudi 17 janvier 2013

le Général de division Eizenkot nommé vice-chef d’état-major de Tsahal



Le Général de division Gadi Eizenkot a été nommé vice-chef d’état-major lors d’une cérémonie qui a eu lieu dans la base de la Kirya à Tel Aviv, en présence du ministre de la Défense, Ehud Barak, du chef d’état-major, Benny Gantz, ainsi que des membres de l’état-major et de leurs familles.

Le Général de division Eizenkot succède à Yair Naveh, qui a occupé ce poste au cours des deux dernières années.

Dans son discours, Gadi Eizenkot a remercié le ministre de la Défense et le chef d’état-major pour la confiance qu’ils placent en lui : “Pendant son mandat, Yair a géré une multitude de départements et a encouragé des initiatives dans différents domaines. J’ai fait partie de l’état-major pendant les neuf dernières années. Je suis totalement conscient des responsabilités que je porte désormais et j’entends m’investir encore plus aux commandes de l’état-major.“


« Un mois et demi après l’Opération Pilier de Défense, la réalité dans laquelle nous vivons est toujours complexe. Je suis heureux de quitter mes responsabilités précédentes après deux ans de service et de voir que Tsahal est beaucoup plus préparé et comprend la nécessité de désigner une réalité et pas seulement d’opérer en son sein. Nous opérons dans le nord, le sud et à l’étranger et nous devons examiner toutes nos activités à l’avance. Ces progrès n’auraient pas pu avoir lieu sans le soutien total du ministre de la Défense et la loyauté des membres de l’état-major. »



Le chef d’état-major a remercié le Yaïr Naveh pour son service et a souhaité bonne chance à Gadi Eizenkot : “Notre résponsabilité militaire pour la sécurité d’Israël est immense. Nous avons une responsabilité morale et historique pour la sécurité et l’avenir de l’Etat d’Israël”.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a également exprimé ses voeux à Gadi Eizenkot : “Vice-chef d’état major est une position extrêmement exigeante. Tsahal a énormement progressé. Nous avons fait face aux difficultés budgétaires et avons su trouver l’équilibre entre les besoins immédiats et ceux sur le long terme. Le chef d’état-major, qui conduit l’armée toute entière, doit pouvoir compter sur son adjoint. Je vous souhaite un grand succès“.

dimanche 13 janvier 2013

La brigade des parachutistes a achevé sa formation interrompue pendant Pilier de Défense

Arborant leurs bérets et leurs chaussures rouges, les parachutistes ont conclu une semaine d’entraînements intensifs : une série d’exercices inhabituels qui ont démarré dans le nord d’Israël et qui se sont terminés la vallée du Jourdain pour préparer ces combattants aux opérations en profondeur en territoire ennemi. Pendant Pilier de Défense, la formation des soldats avait été brutalement interrompue pour qu’ils puissent participer à l’effort commun et remplacer des combattants partis à la frontière de Gaza.

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La confrontation aux difficultés du terrain

Des centaines de parachutistes, des hélicoptères et de blindés ont été déployés pendant cinq jours pour un entraînement unique en son genre. Cette semaine a mis fin aux trois mois de formation intensive pour ces combattants, dernière période avant de devenir opérationnels sur le terrain. L’exercice a débuté au Mont Carmel et s’est terminé jeudi soir dans la vallée du Jourdain. Afin de tester la capacité de coopération avec les autres forces sur le terrain, des soldats et des chiens de l’unité Oketz (unité canine d’élite de Tsahal) et des soldats de l’armée de l’Air ont également participé aux entraînements.  Une grande partie des exercices de tirs ont eu lieu de nuit : un évènement rare pour les entraînements d’une brigade toute entière.

Des soldats triés sur le tas

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Tout le monde n’intègre pas la brigade parachutiste. La première sélection est un test physique de plusieurs heures. Les soldats doivent ramper, courir, porter des brancards, tenir en équilibre avec un sac de sable posé sur la tête… Dès ses premiers jours d’entraînement dans l’unité, la recrue est incitée à faire preuve d’initiative, à prendre ses responsabilités et à apprendre à agir avec détermination et rapidité. Les examinateurs observent aussi la façon dont les soldats se comportent avec leurs camarades et leur état d’esprit. Des centaines de soldats se présentent aux épreuves et seuls quelques dizaines intègrent finalement l’unité.
Les heureux sélectionnés sont les héritiers d’une histoire riche : la brigade a réalisé par le passé des représailles, le parachutage sur la passe de Mitla dans le Sinaï, des raids et opérations spéciales, la bataille sur la Colline des Munitions et la libération du Mur Occidental pendant la Guerre d’Indépendance. Enfin la brigade prend part à la lutte compliquée que mène aujourd’hui Tsahal dans les régions de Judée-Samarie et de Gaza.

vendredi 11 janvier 2013

Il est bédouin, suisse, fête l’Aïd, Pessah et il sert dans Tsahal



Il est bédouin et suisse, il fête l’Aïd al-Adha (la fête du sacrifice dans l’Islam) et Pessah. Enfin, il espère devenir un jour médecin. Le Sergent René Elhozayel a la voix calme, posée mais il n’a pas peur de parler. René est un mélange de culture, il représente à lui seul ce qu’on appelle dans Tsahal, le “Cor hitouh”, principe selon lequel des personnes aux cultures et aux origines différentes se confondent pendant leur service militaire pour former Tsahal.


Lorsqu’on lui demande d’où il vient il répond : “moitié bédouin, moitié suisse. Les gens sont toujours intrigués mais je leur explique avec plaisir”. Ses parents se sont rencontrés en Suisse où son père, Bédouin israélien, fait des études d’ingénieur. Ensemble, ils retournent en Israël et fondent leur famille. A la maison, ils parlent allemand et anglais avec René qui apprend lui l’hébreu à l’école.
René Elhozayel

René Elhozayel

“85% de ma famille sert dans Tsahal”
Servir dans Tsahal, de préférence comme combattant, était une évidence. René débute son service en août 2009 au sein du Bataillon bédouin de reconnaissance mais quelques mois après le début des entraînements, il doit arrêter en raison d’un grave problème à l’oeil. Il doit subir une transplantation d’oeil qui le met hors d’état de servir. Mais René décide de remuer ciel et terrer pour réintégrer Tsahal. “Mon oeil n’était pas impeccable mais suffisamment bien pour devenir infirmier combattant”. Après une formation de trois mois et demi, René devient l’infirmier d’une division de combattants déployés à la frontière égyptienne. Aujourd’hui, René soigne les blessés sur le terrrain.
Au secours des soldats seulement ?
La réalité réserve toutefois des surprises. En effet, René a de nombreuses fois porté des secours non pas à des soldats de Tsahal ou à des soldats ennemis, mais à des réfugiés originaires du Soudan et d’Érythrée.

“Nous avons aidé jusqu’à 120 réfugiés par jour : hommes, femmes et enfants. J’ai même vu passer des femmes enceintes. La plupart des réfugiés arrivent complètement déshydratés et nous leur posons des infusions. Ce que les réfugiés font par la suite dans le pays ne me regarde pas, ils n’arrivent pas en bonne santé et je fais de mon mieux pour les soigner”.

Comment communiquer avec eux ?
“Avec les Soudanais, je parle l’arabe que j’ai appris en famille et à l’école ; avec les Erythréens, je me sers de mes mains !” René a également du affronter certains cas difficile d’hypothermie : “je me souviens d’un Soudanais. La température de son corps était à 26 degrés. On l’a évacué à l’hôpital directement mais il est mort le jour suivant”.
René est également responsable de récupérer les corps des victimes après la triple attaque du 18 août 2011 près d’Eilat, une opération difficile mais également dangereuse.
Peu avant l’Opération Pilier de Défense, il est affecté à une nouvelle division. “Nous n’avons pas participé physiquement à l’opération, mais notre niveau de préparation n’avait jamais été plus haut.”
René sur le terrain

René sur le terrain

Deux identités, quatre langues, une famille de 5600 membres
Avoir une double identité et maîtriser quatre langues ce n’est déjà pas courant. Mais l’originalité de René ne s’arrête pas là.

“Je n’ai que deux frères et soeurs. Mais en cherchant l’histoire de ma famille sur internet, vous verrez que nous sommes plus de 5600 dans la famille Elhozayel, mon grand-père a eu 39 femmes !”
La célèbre tribu Elhozayel vivait dans le désert du Negev avant même l’Indépendance d’Israël et vit aujourd’hui à Rahat, une ville bédouine près de Beer Sheva. “Toute ma famille a servi dans l’armée, certains ont même fait carrière. Celui qui choisirait de ne pas effectuer son service serait regardé de travers…”
En quoi crois-tu ?

“C’est une question vraiment difficile. Je n’ai pas ‘une’ religion. A la maison, on célèbre Noël, les fêtes bédouines, l’Aïd al-Adha et Pessah par tradition : nous ne sommes pas religieux.”
René a aussi de la famille en Suisse – là-bas aussi, une tribu de quelque 400 membres.


Et l’avenir?
Inspiré par son expérience en tant qu’infirmier dans Tsahal, René espère un jour devenir médecin. L’armée lui a également proposé de faire carrière. “Je vais y réfléchir sérieusement”.
La diversité a toujours été un atout pour le pays d’Israël et pour l’armée. Les 160.000 Bédouins d’Israël en sont un merveilleux exemple. Lorsque l’on rencontre René, un bédouin de Rahat qui parle en allemand à ses tantes suisses de soigner des soldats juifs et des réfugiés soudanais, on ne peut que rester bouche bée. Et non, cette phrase n’a pas été inventée pour les besoins de l’article. Parfois la réalité dépasse l’imagination.
René et ses parents

René et ses parents


mardi 1 janvier 2013

2012 : retour en photos sur une année d’exploits, de combats et d’émotions

« Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux »
Qu’est ce qui fait d’un jeune homme qui vient à peine de quitter l’adolscence un héros ?  Difficile à dire. Cette année les soldats de Tsahal, âgés pour la plupart de 18 à 21 ans, n’ont pas reculé devant les épreuves, le danger et la menace. Hommages aux plus impressionnants d’entre eux à l’aube de l’année 2013.



Le soldat de l’année…est une soldate


Combattante de Karakal qui a arrêté un terroriste à la frontière égyptienne
Le 21 septembre dernier, cette combattante du bataillon karakal abat un des terroristes qui vient de s’infiltrer en Israël via le Sinaï et d’ouvrir le feu sur une patrouille israélienne postée le long de la frontière. Lorsqu’elle arrive sur les lieux de l’attaque, le soldat Netanel Yahalom est déjà mort et son camarade Mati gravement blessé.
“Je n’ai pas réfléchi. J’ai couru sous les tirs des terroristes jusqu’à Netanael. En prenant conscience de son état, j’ai dit à mon commandant qu’on ne pouvait plus rien faire pour le sauver et qu’il fallait continuer. Après avoir neutralisé les terroristes, j’ai dit à Mati, le soldat blessé : ‘tiens bon, tu es un héros”

Les papas de l’année

Réservistes de Tsahal rappelés dans le cadre de l'Opération Pilier de Défense
Réservistes de Tsahal rappelés dans le cadre de l’Opération Pilier de Défense
Notre reconnaissance va aux pères rappelés par Tsahal pendant l’Opération Pilier de Défense pour protéger le pays et leurs maisons. Les réservistes de Tsahal n’ont pas hésité à quitter leurs enfants et leurs proches pour revêtir l’uniforme et remplir leur mission. Israël est un petit pays. L’apport des réservistes est crucial pour remporter le combat.
“Dès le deuxième jour des combats j’ai préparé un sac que j’ai placé à l’entrée de mon appartement”, témoigne l’un d’entre eux. “Le vendredi soir, j’étais avec des amis de l’armée quand notre téléphone a sonné. On a tout de suite compris de quoi il s’agissait. Un message enregistré répétait ‘rappel urgent des réservistes’. En vitesse on a fini de manger, j’ai pris mon sac et nous sommes partis en direction de la bande de Gaza.”
“En chemin dans le voiture nous parlions de Gabi, l’un des soldats de notre unité qui est aujourd’hui marié, père de deux enfants et religieux. Nous nous demandions si lui aussi viendrait. En arrivant sur place, Gabi était déjà là. C’était shabbat, il dinait avec ses enfants et malgré tout, il a enfilé son uniforme, embrassé sa femme et a pris sa voiture pour prendre part à l’opération.”
“On a tous nos vies, nos familles mais tout le monde a répondu présent car nous savons l’importance de notre travail. Nul part ailleurs dans le monde vous verrez cela.”

L’émotion de l’année : l’Hatkiva résonne à Londres pour un pilote de Tsahal

Noam Gershoni, pilote de Tsahal blessé au Liban en 2006 a remporté la médaille d'or en tennis aux jeux paralympiques
Noam Gershoni, pilote de Tsahal blessé au Liban en 2006 a remporté la médaille d’or en tennis aux jeux paralympiques
Noam Gershony a remporté le 8 septembre dernier la médaille d’or en tennis aux jeux paralympiques. Grièvement blessé lors un accident d’hélicoptère pendant la Seconde Guerre du Liban, il a appris à jouer dans un fauteuil roulant au centre de combat “Beit Halochem” à Tel Aviv. Il a commencé à jouer dans cet établissement dans le cadre de sa rééducation.
Tout Israël et en particulier les soldats ont été émus d’assister à cette victoire et de voir les larmes de Noam lorsque l’hymne national israélien a été joué à Londres.
“Au nom de Tsahal, je vous salue, pour votre détermination et vos accomplissements exceptionnels”, avait alors déclaré par téléphone Benny Gantz au champion.
Vidéo : Noam Gershoni reçoit la médaille d’or et pleure durant l’Hatikva.


Les retrouvailles de l’année


Le Caporal Bialy et son père, après une épreuve
Le Caporal Bialy est venu en Israël du Canada pour s’engager dans l’unité de Tsahal dans laquelle son père avait lui-même servi. En octobre dernier, après 12 mois d’entraînement intensifs et de séparation, père et fils se sont retrouvés à la fin d’une épreuve.

Les sauveteurs de l’année


Retour des blessés de l’attentat de Burgas en Israël, escortés par Tsahal
18 juillet 2011 : un terroriste se fait exploser dans un car de touristes israéliens à Burgas. Six sont tués sur le coup et des dizaines d’autres blessés. Immédiatement, le Chef d’état-major envoie sur place une délégation de pilotes et des sauveteurs de Tsahal afin de rapatrier le corps des victimes et de ramener les blessés au pays. Une nouvelle preuve de l’engagement de Tsahal à protéger ses citoyens à l’intérieur des frontières et au-delà.

Le courage de l’année


Une famille israélienne se réveille dans l’abri anti-missile dans le sud du pays
Il revient sans aucun doute aux 3,5 millions d’Israéliens du sud et du centre du pays qui ont fait face à la menace des roquettes des terroristes de Gaza avec beaucoup de courage au cours des douze derniers mois et notamment pendant l’Opération Pilier de Défense en novembre dernier. Leur courage et leur résistance forcent l’admiration.

L’originalité de l’année


Demande en mariage d’un officier de Tsahal
En mars dernier, ce soldat s’est fiancé et est devenu officier en une seule et même journée. Lors de la cérémonie marquant la fin de sa formation, ce jeune officier de la marine, genoux à terre, a fait sa demande en mariage.

La vigilance de l’année


Le Caporal Stav et le Caporal Mercedes
De simples jeunes filles ? En mai dernier, le Caporal Stav et le Caporal Mercedes ont empêché un terroriste palestinien de s’infiltrer en Israël au point de passage de Qalandiya.
“En dépit des difficultés, nous sommes très fières d’avoir cette responsabilité”, ont déclaré les soldats au moment des faits.

Le protecteur de l’année


Une batterie du Dôme de fer
Pendant l’Opération Pilier de Défense, soit en 8 jours, 192 heures , les soldats du Dôme de fer ont intercepté plus de 400 roquettes de Gaza dirigées contre Israël. Des millions d’Israéliens leur doivent aujourd’hui la vie. Ils ne baissent jamais la garde et font notre fierté.

L’instant de l’année

Le moment a été immortalisé par hasard à la fin d’une marche de plusieurs dizaines de kilomètres du Corps du Génie Militaire. L’enthousiasme de cet enfant au pull orange et le sourire du soldat, probablement son frère, qui l’accueille les bras ouverts ont fait le tour de la presse israélienne et des réseaux sociaux au début du printemps 2012.

La persévérance de l’année


Ala-Wahib, le musulman le plus gradé de Tsahal
Ala Wahib est né d’un père syrien et habite à Reineh en Israël, un village abritant 17.000 habitants, dont 80% de Musulmans, «Enfant, on m’enseignait que les Juifs ont volé la terre de Palestine et qu’ils sont cruels». Cette année, à 32 ans, il est devenu l’officier musulman le plus gradé de l’armée israélienne.

Le commandant de l’année


Le Chef d’état-major rend visite au commandant Ziv Shilon après l’attentat
En octobre dernier, une bombe du Hamas explose près de Gaza au passage d’une patrouille de Tsahal. Le Commandant Ziv Shilon perd une main dans l’attaque. Interrogé par le Chef d’état-major sur son lit d’hôpital, voilà ce qu’il répondait :
“Risquer nos vies pour protéger les citoyens d’Israël fait partie de notre travail. Ce qui m’arrive est très difficile mais je ne renoncerai pas. Si je peux retrouver l’usage complet de mon bras, je retournerai à mon poste à l’armée.”

La détermination de l’année


Oren Almog prête serment envers Tsahal
Le 4 octobre 2003, l’attentat terroriste du restaurant Maxim à Haïfa fait 21 victimes et 51 blessés. Oren Almog alors âgé de 9 ans perd cinq membres de sa famille et l’usage de ses yeux dans l’attaque. Cette année, neuf ans après le drame, il a décidé de s’engager volontairement dans Tsahal et a rejoint une unité du Renseignement militaire.

L’exemple personnel de l’année


Le Chef d’état-major vient en aide au soldat blessé (16 décembre)
Selon les valeurs enseignées au sein de l’armée, chaque soldat de Tsahal se doit d’être un exemple pour le reste de la société. Le 16 décembre dernier, le Chef d’état-major de Tsahal a mis en pratique cette valeur en retournant dans une base qu’il venait de visiter pour venir en aide à un soldat blessé au cours d’un entrainement. Peu importe l’écart entre son grade et celui du blessé, peu importe son emploi du temps surchargé, Benny Gantz s’est personnellement impliqué pour assurer le transport du soldat vers l’hôpital. Un geste qui rappelle l’importance de la fraternité au sein de Tsahal.

lundi 31 décembre 2012

Entretien inédit avec un nouveau pilote de Tsahal

Voici une interview rare d’un pilote de Tsahal. Le pilote S., francophone dont le père a immigré en Israël de Belgique, a reçu les fameuses ailes  jeudi dernier. Le contenu du cours de pilotage de Tsahal, jugé comme l’un des plus difficiles au monde, est maintenu secret pour des raisons de sécurité. Ce qu’on sait néanmoins : la formation dure trois ans, les recrues apprennent à être pilotes et officiers et doivent valider en parallèle un diplôme à l’université. Des centaines de soldats en sont éliminés chaque année. Pourquoi notre pilote a-t-il choisi d’endosser une telle responsabilité ? Où a-t-il trouvé la force contrairement à beaucoup d’autres d’aller au bout ? Quelques instants avec lui pour tenter de comprendre.
Pilote S. , Photo : Rykner Jonathan
Pilote S. , Photo : Rykner Jonathan
Quelques minutes, quelques questions donc, qui ne laissent pas indifférent
Certaines rencontres ne laissent pas indifférent. Elles ont un impact inattendu, forgent notre personnalité et nos ambitions et laissent un souvenir inébranlable. Dès mes premiers échanges avec le pilote S., je comprends que la maigre différence d’âge entre nous n’est pas le bon indicateur : il a déjà vu, appris et vécu beaucoup et les quatres prochaines années de ma vie ne seront pas suffisantes pour rattraper mon retard.
D’emblée, je suis frappée par son humilité.
“Un article sur moi? Vous êtes certain que ça intéressera quelqu’un ?”
Ton père est venu en Israël de Belgique. Pensait-il que son fils atteindrait un jour un tel rang à l’armée ?
J’en rêvais depuis l’âge de sept ans. Je me laissais le droit de rêver, mais je ne croyais pas y arriver un jour. Tellement de gens échouent !  Mon père a immigré en Israël de Belgique et a épousé ma mère, une Israélienne. A l’origine, l’aviation est la passion de mon père. Tout petit, il m’amenait déjà voir des expositions et des avions voler. Il m’a transmis sa passion. Aujourd’hui, j’ai réalisé son rêve. J’espère qu’il est fier.
Quatre filles, dont une religieuse, recevront aussi leurs ailes aujourd’hui. Comment s’est passée la formation, pour vous et pour elles ?
Une fois que le cours commence, les filles et les garçons suivent exactement les mêmes formations. On vit, on mange, on s’entraîne ensemble. Vous dire que les différences s’estompent serait faux. En revanche, on apprend à se donner des coups de mains là où l’autre a plus de mal. On soutient les filles pendant les entraînements physiques, et elles nous aident à réviser les cours, un domaine qu’elles ont particulièrement bien géré pendant la formation. Ce soutien réciproque n’est pas qu’un atout, il est devenu indispensable.
pilotes tsahal
“J’ai le sentiment que j’aide Israël du mieux que je peux en faisant ça”
Les pilotes de Tsahal effectuent aujourd’hui une grande partie des opérations de grande envergure, comme pendant Pilier de Défense durant laquelle l’essentiel des attaques provenaient du ciel. Dans un contexte d’actualité brûlante au Moyen-Orient et des menaces grandissantes autour d’Israël, comment vois-tu le rôle de l’armée de l’Air évoluer dans un futur proche ?
L’armée de l’Air pourrait avoir à mener d’autres opérations mais je préférerais ne jamais arriver à ce stade. Si ça devait arriver, j’aurais l’honneur de protéger mon  pays de la meilleure manière qui soit et participer activement à sa défense.

Je pense que le rôle de l’armée de l’Air continuera à être essentiel, voire même dominant. La guerre change et notre aviation se modernise. Elle met au point les systèmes technologiques nécessaires et nous forme pour faire face à ces bouleversements.
Quelles sont les qualités requises pour ne pas échouer ? Penses-tu être différent des autres jeunes de ton âge ?
Non, absolument pas. Je ne pense pas qu’on est prédisposé à être pilote. Mais je suis convaincu que certaines personnes ont les épaules pour aller au bout. Il faut être équilibré psychologiquement, en accord avec soi, être capable de faire face à la pression et croire en des valeurs. La plupart de ces qualités viennent de la maison, de nos parents et de leur éducation.
Et comment tu as géré ça ?
Avant la formation de pilotage, j’étais officier dans les Renseignements et j’avais une trentaine de soldats sous ma responsabilité. Au début, je me suis retrouvé tout en bas de l’échelle, à nouveau, dans des conditions extrêmement difficiles. Mais je savais que c’était le prix à payer. Je passais aussi d’un rôle de bureau à un rôle de terrain, très intense sur le plan physique.
Pendant les entraînements, on est sans cesse mis à l’épreuve. J’ai traversé des périodes de doutes très dures. Une fois, je n’en pouvais plus et j’ai alerté mon commandant. Il m’a donné cinq minutes pour appeler mes parents. Au fond de moi, j’ai pensé “Quoi ? C’est comme ça qu’il pense me remonter le moral ?”. J’ai suivi son conseil. A ma grande surprise, ces 5 minutes m’ont permis de retrouver la force de continuer. Mes parents ont trouvé les mots justes aucun autre remède aurait été plus efficace. J’ai compris que mon commandant savait exactement ce qu’il faisait.
Et tu as le temps pour les amis, les petites-amies ?
A cette question, notre pilote répond d’abord par un large sourire, sincère et détendu, qui me rappelle que j’ai en face de moi un jeune homme.  
Non, pas de copine. J’ai tellement de choses à l’esprit et de responsabilités. Je viens de finir trois années très intenses et ce n’est que le début…Mais si ça devait arriver, je serais tellement content !
J’ai plein d’amis. Mais les gens de la formation ne sont pas des amis, ils sont devenus presque ma famille. Il faudrait créer un statut spécial pour eux, quelque chose d’intermédiaire. J’étais le plus âgé de la formation : 4 ans de plus, c’est beaucoup à nos âges ! Et pourtant, j’ai appris de chacun d’eux. Ils sont exceptionnels.
Tu as peur ?
Peur ? On n’a pas le temps d’avoir peur. On s’entraîne tellement. Et puis, je ne suis pas seul, jamais. Il y a tout le monde avec moi, tous mes camarades, les autres pilotes.
Dans quelques minutes, vous recevrez ensemble vos ailes de pilotage. Qu’est-ce que tu souhaites à tes camarades ?
Je leur souhaite de réaliser ce pour quoi ils se sont engagés dans cette aventure : défendre Israël du mieux qu’ils peuvent. Je leur souhaite de donner au pays autant que ce qu’il a investi dans leur formation et que ce qu’il leur a apporté. Je leur souhaite de remplir leur mission.
A mon grand étonnement, il ne leur souhaite pas “bonne chance“.  Pourtant, à l’aube d’un nouveau départ, c’est ce qu’on se souhaite traditionnellement, comme si l’on doutait de la capacité de l’autre à réussir vraiment. D’ici quelques semaines, ils seront confrontés au terrain, aux ennemis et à la responsabilité de la défense de tout un pays mais visiblement ce n’est pas la chance qui fait avancer et qui rassure nos pilotes. La peur ne les paralyse pas non plus. Pas de prédisposition mais un courage et une volonté inouis. Est-ce cela, le secret de S. et ses camarades ?  Ni l’armée de l’Air, ni eux, ne sont prêts à nous le révéler. Et après tout, c’est peut-être mieux comme ça.
Cérémonie de remise des diplômes des pilotes de l'armée de l'air
Cérémonie de remise des diplômes des pilotes de l’armée de l’air

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