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mardi 26 novembre 2013

Quand la culture judéo-chrétienne s’éveillera



Michel Garroté, réd en chef –- Le Président russe Vladimir Poutine, au cours d’un récent forum à Valdai, dans le nord-ouest de la Russie, n’a pas fait dans le politiquement correct : « On juge Berlusconi parce qu’il vit avec des femmes. S’il était homosexuel, personne ne s’en prendrait à lui. L’Occident a perdu ses propres valeurs, comme en témoigne le mariage gay ».

Poutine a ajouté : « Sans les valeurs enracinées dans le christianisme et les autres religions du monde depuis des milliers d’années, sans respect pour les principes millénaires de moralité, inévitablement, les individus perdent leur dignité humaine » (ndmg – « le christianisme et les autres religions du monde depuis des milliers d’années » ; il s’agit évidemment ici du christianisme et du judaïsme).

Dans le même registre, il faut noter que la récente interview filmée de Mgr Parolin, le nouveau Secrétaire d’Etat (Affaires étrangères) du Vatican, interview filmée portant, entre autre, sur le célibat des prêtres, cette interview filmée est plus nuancée que l’ont allégué de nombreux médias français.

L’hebdomadaire catholique français « Famille chrétienne » a eu accès à la vidéo de l’interview de Mgr Parolin. L’interview originale filmée est en effet différente de sa version écrite, celle qui a donné lieu à une curieuse jubilation médiatique à propos du célibat des prêtres.

En fait, la publication de la vidéo de l’entretien est accompagnée de la mise en ligne d’une version écrite de l’entretien, sous le titre « Pietro Parolin : le renouveau implique un retour au christianisme primitif ».

Une transcription écrite qui, non seulement simplifie fortement l’interview, éliminant les nuances présentes dans la version filmée, mais en plus, la version écrite modifie substantiellement le sens de certaines réponses de Mgr Pietro Parolin, entre autre, en les résumant.

A une question évoquant « deux types de dogmes » sur le célibat des prêtres, il est prêté à Mgr Pietro Parolin la réponse suivante : « certainement » ! Ce qui est le contraire de son propos.

De même, à l’allégation du journaliste comme quoi « le célibat n’est pas une institution », il est prêté à Mgr Pietro Parolin la réponse suivante : « ce n’est pas un dogme de l’Église et on peut en discuter car c’est une tradition ecclésiastique ». Alors que sa vraie réponse est plus prudente.

Le reste de l’entretien consiste, certes, à ne pas inventer les propos de Mgr Parolin, mais cependant à les simplifier, à les raccourcir et à les appauvrir. On peut comparer les deux versions au bas de l’article de Famille chrétienne.

Toujours dans le même registre, le Pape François a récemment critiqué les « évêques d’aéroport ». On peut lire sa déclaration sur le site Internet de Radio Notre Dame: Après les « évêques de salon », le pape François fustige les « évêques d’aéroport ».

Les deux caractéristiques que le Pape François a développées, et qui font, selon lui, un bon évêque, sont l’austérité et l’essentialité. Le Pape rappelle aux évêques que leur première mission est d’évangéliser, sur place, le peuple qui leur a été confié, dans leurs diocèses respectifs.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info



A propos de l'auteurMichel Garroté est diplômé Science Po de l'Université de Genève (Suisse). Il a travaillé dans le journalisme puis comme porte-parole du PDG de Nestlé international. Ce fils de diplomate a depuis été porte-parole de la European Roundtable of Industrialists (Bruxelles), porte-parole du Corps consulaire et diplomatique à Lausanne (Suisse) et rédacteur de la lettre d'information Amérique Latine Pétrole (Groupe Europétrole, Georges Bornes) puis monde-info.

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Libellés : culture, dialogue des cultures

Comprendre l'art africain



On me demande souvent des explications sur les objets et l'art africains !

Et, bien souvent, j'ai beaucoup de mal à répondre tant les questions qu'on me pose sont rationnelles et cartésiennes !

Alors, autant vous le dire tout de suite, le mot « comprendre » que j'ai utilisé dans le titre est complètement erroné : Avec l'art africain, on ne peut que tenter de ressentir :

Il y a entre les africains et nous deux différences fondamentales :

- Ils n'ont pas connu Descartes, le cartésianisme et, par suite, le rationalisme ; ils n'ont pas comme nous le réflexe de vouloir trouver une explication à chaque chose, à chaque action… Ils sont capables d'accepter une idée, un concept, sans chercher systématiquement la cause. Ils sont capables d'accepter la magie comme un fait là où nous ne voulons plus croire qu'à la science ! (Il faut garder à l'esprit, quand on parle d'arts premiers, la théorie des trois stades de l'humanité développée par Turgot : L'humanité évolue du stade théologique vers le stade métaphysique, puis vers le stade scientifique ou positiviste. La culture apparaît dans le premier état, mais l'homme interprète encore le monde par son imaginaire et a recours au mythe, aux croyances et aux pratiques magiques. Le deuxième état de l'humanité se caractérise par une poussée de la raison critique et de l'abstraction : On interprète philosophiquement le monde. Et ce n'est que dans le troisième stade que l'homme cesse de se poser la question du « pourquoi » pour ne s'intéresser qu'au « comment » des choses, ce qui est le propre de la science).

- Ils n'ont pas comme nous été bercés par deux millénaires de culture judéo-chrétienne, ils n'ont pas forcément les mêmes valeurs (même si le colonialisme a établi quelques « ponts ») et ils n'ont surtout pas les mêmes interdits : Un sexe en érection (courant dans l'art africain et totalement inexistant dans la statuaire occidentale) n'a rien d'érotique ; il est une célébration de la virilité simplement indispensable à la survie de la Communauté !

Fort peu soumis à ces types de contraintes, l'artiste africain peut créer en toute liberté et laisser s'exprimer une créativité débridée.

C'est ce qu'on compris Picasso, Matisse, Derain et quelques autres qui ont trouvé dans l'art africain la liberté de créer que les règles trop rigides issues de la Renaissance ne leur avaient pas offertes.



Jean-Claude Gouigoux

La suite sur http://france-cameroun.com

Voir mon profil sur Viadéo : http://www.viadeo.com/invitation/jean-claude.gouigoux




Source: http://www.contenulibre.com/57-arts

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Libellés : Arts, culture

samedi 23 novembre 2013

Comment trouver la meilleure offre de formation par correspondance




Autant de questions d’ont il est nécessaire de se poser afin de pouvoir faire votre choix de formation à distance le plus judicieusement possible !

La formation par correspondance : Qu’est-ce que c’est ?
De nos jours, de plus en plus de personnes ont recours à la formation par correspondance que ce soit pour des remises à niveaux en français, anglais, langues diverses, math…
D’autres choisissent la formation par correspondance en vue de la préparation d’un concours, voir afin de se recycler dans une toute nouvelle profession.

On peut noter entre autres les formations professionnelles de comptabilité ; auxiliaire de vie ; aide soignante ; pharmacie ; esthétique ; droit ; informatique ; secrétaire médicale ; psychologie ; décoration intérieure ; formation agricole ; agent de sécurité ; maître chien ; électronique ; écrivain public ; formation paysagiste ; stylisme ; webmaster ; éducateur ; puériculture ; psychothérapie ; graphologue ; formation d’acupuncteur ; couturière ; bâtiment ; barman ; formation de l’hôtellerie ; formation architecture…Egalement toutes formations de BEPC, CAP, BEP, BAC, BTS, DEUG, LICENCE, MASTER…Toutes formations par correspondance diplomantes et qualifiantes, ainsi que la préparation à divers concours.

De façon générale, les cours sont expédiés par courrier voir même directement sur votre adresse email. A savoir que la formation par correspondance (s’il y a lieu) est toujours, à la fin de votre programme d’étude, sanctionnée par un diplôme d’état reconnu par tout employeur !

—

source: Education – Contenu Libre Gratuit
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Libellés : Croissance personnelle, culture, Education, Formation, travail à domicile

lundi 11 novembre 2013

L’héritier d’un marchand d’art nazi a promis de révéler le secret de la Chambre d’ambre



La découverte sensationnelle dans un appartement de Munich de toiles des plus grands artistes modernes, de Picasso à Chagall, confisquées par les nazis, a ravivé l’espoir de retourner la Chambre d’ambre. Il a été rapporté dans la presse que le propriétaire de la collection, Cornelius Gurlitt, savait où se trouve ce chef d’œuvre légendaire volé dans les environs de Saint-Pétersbourg (Tsarskoïe Selo), puis perdu à Kaliningrad-Königsberg avant le raid des forces britanniques en 1945.


Dans l’histoire des découvertes de chefs-d’œuvre inestimables (parmi les auteurs des plus de 1 400 œuvres retrouvées, on trouve Matisse, Chagall, Picasso), il y plus de questions que de réponses. Pourquoi la découverte de ce trésor est restée secrète pendant près d’un an et n’a été rendue publique qu’en raison de fuites sur l'affaires ? Pourquoi le propriétaire se cache-t-il mais n’a pas quitté Munich ? Enfin pourquoi cette inestimable collection a-t-elle été précisément trouvée à Munich et exactement 80 ans après la tenue dans cette ville de la fameuse action-exposition hitlérienne sur l’art dégénéré ? Alors, plus de deux millions de personnes étaient venues voir les toiles des plus grands artistes de l’époque pour, à l’appel d’Hitler et de Goebbels, cracher sur cet art « honteux et décadent ». De nombreux chefs-d’œuvre ont été perdus, brûlés, ou détruits dans les sous-sols. Après que la semaine dernière le journal allemand Focus a relaté la découverte des tableaux, ce récit s’est transformé en un roman policier historique, dans lequel les autorités allemandes se comportent de façon très étrange, en cachant la collection dans une réserve secrète, et en interdisant de publier ne serait-ce que des photos des œuvres.

On sait que Cornelius Gurlitt qui a aujourd’hui 79 ans a reçu les tableaux en héritage de son père, le marchand d’art nazi, Hildebrand Gurlitt. Durant toutes ces années, et jusqu’à ce que l’inspection fiscale ne s’intéresse à ses affaires, Gurlitt a vécu de la vente de tableaux. C’est ce que rapporte la presse allemande. Une question se pose : pourquoi aucun des tableaux n’a pas été reconnu par leurs propriétaires durant toutes ces décennies ? Et à présent les œuvres sont cachées dans une réserve secrète, sous prétexte de protéger les intérêts des véritables propriétaires, et sans que ne soit encore établi exactement d’où proviennent telles ou telles œuvres de la collection de Gurlitt (il est très probable qu’une grande partie d’entre elles appartiennent aux musées que les nazis ont nettoyé de l’art dégénéré). Le Congrès juif mondial a publié une critique sévère des autorités allemandes, les accusant de négligence dans l’enquête sur la collection Gurlitt. Certains supposent que les œuvres appartenaient à des Juifs dont les nazis avaient confisqué les biens. En outre, les musées ne comptent quasiment pas sur un possible retour des œuvres spoliées dans leur collection.

Parallèlement, cette histoire d’œuvres retrouvées suscite des spéculations sur la possible redécouverte de la Chambre d’ambre. Des rumeurs a se sujet se sont propagées après les déclarations du cousin de Cornelius Gurlitt. Le journal Bild a cité Ekkehart Gurlitt indiquant que son cousin Cornelius « sait où se trouve la Chambre d’ambre »… « Cornelius a dit cela à mon père. Mais il y a de cela 30 ou 40 ans », a-t-il indiqué, expliquant que Hildebrand Gurlitt avait transmis le secret de la chambre d’ambre à son fils avant sa mort en 1956.

A présent Gurlitt se cache, mais il y a là aussi quelque chose d’étrange. Disposant d’une collection estimée à un milliard d’euros, il a semble-t-il préféré rester dans sa ville natale de Munich. Et il y est toujours. Des journalistes de Paris Match ont affirmé l’avoir vu dans un des centres commerciaux de la ville. Le célèbre chercheur, écrivain et auteur du livre Objets secrets : le loup-garou, Andreï Przhezdomsky, estime que la Chambre d’ambre peut encore être trouvée.

« Cela stimule probablement l’activité des découvreurs et l’intérêt du public pour ce problème, comme toujours lorsque l’on fait de nouvelle trouvaille, lorsque l’on trouve des œuvres d’art. Et je pense que c’est un facteur positif. »

Cela relancera-t-il les recherches d’un trésor rare, celles de l’une des plus belles œuvres d’art que constitue la chambre ou plutôt le bureau le roi Frédéric-Guillaume Ier à Pierre le Grand en 1717 ? Aujourd'hui, selon Andreï Przhezdomsky, des découvreurs indépendants continuent à chercher la chambre. De plus, il existe à Kaliningrad une organisation non-gouvernementale qui s’occupe spécifiquement de cela. Mais si bien sûr l’ampleur des recherches n’est plus celle des années soviétiques. Mais selon l’expert, tous les documents n’ont pas encore été examinés.

« Je pense que ces recherches ne devraient pas commencer avec une pelle et une pioche, mais avec un travail rigoureux d’études des papiers et documents dans les archives. »

L’hypothèse selon laquelle la chambre aurait brûlé, a été plus d’une fois écartée par des experts sérieux. Toutefois, elle aurait pu disparaître lors de l’assaut de la ville, et être enterrée dans quelques bas fonds. Par ailleurs, l’ambre est une matière organique qui nécessite un soin particulier.

Boris Igdalov, directeur de la restauration de Tsarskoïe Selo, qui a créé une copie de la Chambre d’ambre, a, dans le cadre d’une interview avec La Voix de la Russie, exprimé des doutes quant à la possibilité que la Chambre ait pu être conservée :

« C’est une question très difficile. Avant la Seconde Guerre mondiale, la Chambre nécessitait déjà un travail de restauration complexe. Des panneaux d’ambre s’étaient effrités. Les morceaux ont été collectés dans des sacs et conservés jusqu’à aujourd’hui. La Chambre, quand elle était encore en Russie, avait déjà, à plusieurs reprises, subi des travaux de restauration de qualité variable. Les panneaux d'ambre ont été recouverts de vernis, et ils n’ont pas été décorés. Car le vernis fonce, pénètre dans la structure et ôte au matériau sa clarté, sa luminosité, et ses autres qualités. C’est pourquoi, se prononcer sur l’état actuel de la Chambre d’ambre est très très difficile. Tout dépend de l’endroit où elle se trouve et dans quelles conditions. »

Mais l’espoir est ce qui meurt en dernier, et la découverte de la collection de Munich en est la preuve, explique Andreï Przhezdomsky :

« La dernière fois que la Chambre d’ambre a été vue, elle était emballée dans des coffre dans l’aile nord du château royal quelques jours avant le raid de l'aviation britannique sur le Königsberg en août 1944. Mais l’espoir dure toujours, en particulier dans une affaire aussi romanesque que la recherche de la Chambre d'ambre. »

La portée de la découverte de Munich, est d’une part une simple et fortuite découverte de toiles, de l’autre elle suscite l’espoir qu’il y a peut-être en Allemagne d’autres appartements de ce genre. D’autant qu’au début des années 2000 ont été retrouvés et ensuite offerts à la Russie des fragments de la Chambre d’ambre. Les spécialistes sont ainsi convaincus que cette découverte est loin d’être la dernière. Cornelius Gurlitt a, selon son cousin, promis de révéler le lieu où se trouve la Chambre d’ambre avant sa mort.
Rédaction en ligne, Ksenia Fokina                                                                 La Voix de la Russie 
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mardi 29 octobre 2013

Sylvester Stallone : « L’art : un ami qui m’accompagnera toujours »

© Photo: La Voix de la Russie


 L’exposition des tableaux de Stallone que l’acteur américain a peints au cours de ces dernières 40 années, vient d’ouvrir au Musée Russe de Saint-Pétersbourg.


Sylvester Stallone a vraiment surpris ses fans et les critiques artistiques. Peut-on dire que la star des films d’action hollywoodiens soit devenu un véritable artiste-peintre ?

L’exposition porte un titre assez simple et clair : Sylvester Stallone. L’art 1975-2013. C’est une rétrospective de 30 tableaux de Stallone, accompagnée également de documents, des photos, et d’une série d’autoportraits, qui sont placés aux côtés des œuvres de « ces contemporains » - Jean- Michel Basquiat et Andy Warhol. L’acteur des films d’action a déclaré qu'il est honoré de présenter ses travaux dans le musée russe. Stallone a expliqué La Voix de la Russie qu’il est fortement influencé par des artistes allemands et russes dans son travail.

« Le premier tableau que j’ai acheté lorsque j’ai commencé à gagner bien ma vie, ce fut un Chagall. J’ai toujours aimé les peintres audacieux, avec des tableaux dramatiques. C’est de la tradition allemande que j’emprunte cette utilisation audacieuse des couleurs »,raconte Stallone. « J'aime Gerhard Richter, mais malheureusement, j'ai commencé par des artistes très célèbres comme Picasso, ou Salvador Dali. Aujourd'hui, je suis littéralement frappé par les jeunes talents dans l’art de peinture. Ils mélangent tous les styles et proposent des interprétations nouvelles. Je reste donc sous une influence permanente.»

Les tableaux de Stallone sont courageux, voire même quelque peu agressifs. Ils sont pleins d’action, d’expression et d’abstractionnisme, tout comme les films de l’acteur. Stallone utilise des thèmes qu’il connaît bien : le boxe, les portraits des acteurs qu’il connaît, Ces tableaux occupent une grande partie de l’exposition. Peu nombreux sont ceux qui savent que Stallone a étudié l’art avant de devenir acteur de cinéma. Il a utilisé son talent artistique comme un outil qui l'a aidé dans son interprétation des personnages dans les films. Ce fut aussi le cas pour Rocky, son rôle le plus célèbre au cinéma. Il ne savait pas comment jouer ce personnage, et ce n’est qu’en le dessinant que Stallone a compris à quoi ressemble son personnage.

Stallone, une vedette de cinéma, nominée aux Oscars, reconnaît qu’il aurait préféré la peinture aux films s’il avait vraiment le choix.

« J'ai commencé jeune, sans avoir de but précis. J'avais des problèmes familiaux, comme beaucoup d'entre nous. Ma famille n'était pas très heureuse, c’est pourquoi lorsque j’ai eu 11 ans, je me suis aperçu qu’il me manque quelque chose. Mais je n’arrivais pas à comprendre de quoi il s’agissait. Je ne pouvais pas trouver l'harmonie dans mes relations avec les amis ou dans le sport. Mais peu à peu, j'ai découvert l' art - un ami qui m’accompagne toujours. L’art est important pour moi à ce point. J’étais heureux d’avoir joué dans des films, et je n’aurais pas pu avoir tout ce que je possède aujourd’hui sans le cinéma. Mais je me considère comme quelqu’un qui a fait une découverte de l’art. L’art m’a trouvé et j’ai voulu consacrer à l’art le reste de ma vie », explique Sylvester Stallone.

Stallone n'avait jamais eu l’intention de présenter ses tableaux au grand public, mais ce n’est pas sa première exposition. L’acteur américain a reçu pour certaines de ses œuvres entre 50.000 et 120.000 dollars, surtout lorsqu’il exposait ses tableaux à la galerie Art Basel à Miami Beach en 2009.

En ouvrant cette exposition, le directeur du Musée Russe de Saint-Pétersbourg Vladimir Goussev a reconnu que les travaux de Stallone ne ressemblent pas à des tableaux d’amateur. Et les fans de l’acteurs partagent apparemment ce point de vue. Près de 1000 personnes sont venues à l’ouverture de l’exposition, et elles étaient obligées de faire la queue avant de pouvoir regarder les tableaux au musée. L’exposition des tableaux de Stallone restera ouverte au Musée Russe pendant un mois.
Rédaction en ligne, Anna Mikhaïlova
Par La Voix de la Russie 
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Libellés : culture, exposition, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Sylvester Stallone

lundi 14 octobre 2013

Le coup de boule de Zidane exposé au Qatar

© Photo : AFP


L'immense statue immortalisant le « Coup de tête » de Zinédine Zidane contre l'Italien Marco Materazzi en finale du Mondial-2006, achetée par le Qatar, trône désormais sur la corniche de Doha.


Vendredi, des ouvriers mettaient la dernière touche à l'installation de l'oeuvre d'Adel Abdessemed, qui a fait polémique sur la Piazza de Beaubourg à Paris puis passé l'été à Pietrasanta (Italie), à l'occasion d'une exposition sur les rapports artistiques entre les deux pays.

La statue de bronze de plus de cinq mètres de haut et de plusieurs tonnes a été achetée par l'autorité des musées du Qatar, dans le cadre des préparatifs avant la coupe du Monde de football 2022, qui doit se dérouler dans le riche émirat.

Par La Voix de la Russie 
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2013_10_05/Le-Coup-de-tete-de-Zidane-sur-la-corniche-de-Doha-au-Qatar-2339/


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Libellés : culture, Qatar, statue

Alice Munro :Trop de bonheur (2009)




Dix nouvelles dans l'air du temps qui traitent de la quête du bonheur par des personnages tentant de surmonter le deuil, l'humiliation ou une crise conjugale. Un des récits met en scène Sofia Kovaleskaïa, une mathématicienne russe du XIXe siècle, qui fut une des premières femmes à enseigner dans une université européenne.


L’auteure nous raconte dix histoires hyper intéressantes sur des sujets différents, remplis d’imprévues et de malheur. Chaque histoire aura un petit moment de bonheur à la fin, ce qui apporte plein d’émotions. À lire pour être captivé de sensations diverses.
Magnifiquement bien écrit.

La rédaction vous conseille :
  • Prix Nobel de littérature: Alice Munro remporte le prix Nobel de littérature 2013
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Libellés : Alice Munro, culture, le Prix Nobel de Littérature, livres

samedi 12 octobre 2013

Institut culturel de Google




Institut culturel Google est une initiative dévoilée par Google après le lancement 2011 du google Art Project . L'Institut culturel a été lancé en 2011 et mis 42 nouvelles expositions en ligne le 10octobre 2012. Il est " un effort pour rendre le matériel culturel important ouvert et accessible à tout le monde et numérique préserver pour éduquer et inspirer les générations futures » enjuin 2013, l'Institut culturel comprenait plus de 6 millions d'articles - . . photos, vidéos, et documents l'Institut culturel a établi un partenariat avec un certain nombre d'institutions pour faire l'exposition et le contenu des archives disponibles en ligne , y compris le British Museum, Yad Vashem , le Musée Galileo de Florence, le musée d'Auschwitz -Birkenau, et le Musée de l'histoire polonaise à Varsovie.

L'Institut culturel comprend le projet google Art, qui présente des images à haute résolution d'œuvres d'art des musées dans plus de 40 pays, le World Wonders Projet, qui présente récréations tridimensionnelles de sites du patrimoine mondial, et des expositions d'archives, souvent en partenariat avec des musées partout dans le monde .

l’institut culturel de Google noue régulièrement de nouveaux partenariats avec des musées et des sites renommés pour rendre accessibles en ligne des éléments du patrimoine culturel mondial. 40 000 images haute résolution d’œuvres d’art provenant de musées de plus de 40 pays peuvent être admirées ainsi que de nombreux lieux historiques. Alors si l’envie vous prend de visiter la Tour Eiffel ou Pompéi depuis votre salon, n’hésitez pas.

Développeur (s) google Inc.

État de développement actif

Site www.google.com / culturalinstitute
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Libellés : culture, Google

dimanche 1 septembre 2013

Le retour de Iakov Weber



© Musée régional d’Engels





Par La Voix de la Russie | Une exposition de ce peintre russe d’origine allemande vient d’ouvrir à la Maison centrale des Artistes à Moscou. La première exposition qui est exclusivement consacrée à Weber a été organisée avec le soutien de l'Ambassade d'Allemagne en Russie et l'Union internationale de la culture allemande.


Les noms de nombreux artistes talentueux russes du 20e siècle sont injustement oubliés de nos jours. Il y a de nombreuses raisons à cela : si certains peintres n’étaient pas prêts à réaliser les commandes sociales du gouvernement soviétique, d’autres étaient accusés de dissidence et de formalisme, ce qui les empêchait de travailler normalement.

Iakov Weber n’a pas eu une vie facile. Il est né en 1870 dans une famille paysanne dans la colonie allemande de Balzer, dans la province de Saratov. Depuis son enfance, le jeune homme rêvait de devenir peinture, il croyait que l'art est son vrai destin. Son rêve est devenu réalité seulement en 1892, lorsque marié avec des enfants, il est parti à Saratov pour travailler comme copiste au musée d'art. Un peu plus tard, Weber est parti à Moscou, où il a commencé à travailler dans un atelier du peintre russe Konstantine Korovine qui fut séduit par le talent de l'artiste autodidacte.

Au début du 20e siècle, Weber, devenu étudiant de l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg, a terminé ses études à l’âge de 39 ans. Weber est resté à Saint-Pétersbourg, où il participait à des expositions, en Europe, avant d’ouvrir sa propre école de peinture. La Première guerre mondiale a mis fin à sa carrière : en 1916, Weber a quitté la capitale et est retourné dans la région de la Volga.

Les Weber se sont installés près de Saratov, dans le village de Mühlberg. L'artiste travaillait beaucoup en peignant des paysages, principalement des paysages de la Volga. Il enseigne par ailleurs le russe et la peinture aux jeunes du village et participe aux activités sociales. Ses œuvres étaient très aimés par le public. Ces tableaux furent exposés aux plus grandes expositions, et leur critique fut également très vive.

« Weber n’apporte rien à l'art contemporain. Il est très éloigné de cet art, il se trouve dans le passé et dans chaque trait qu’il apporte au tableau, on voit un appel à l’ancien, ce qui est parti et ne va pas revenir », écrivait un critique à propos des tableaux de Weber en 1929.

Ce représentant de la peinture académique qui n’a pas voulu correspondre aux normes du réalisme socialiste, n’a pas pu trouver sa place sous le nouveau régime soviétique. En 1937, il fut arrêté à cause de la carte de la Palestine retrouvée chez lui et le tracé du parcours du Christ que Weber a dessiné dessus. Weber a fait cette carte en 1915. Le peintre âgé de 67 ans, fut donc envoyé en exil au Kazakhstan, où il a subi des épreuves terribles, failli perdre la vue, mais a survécu jusqu’à la réhabilitation des années 1950.

Iakov Weber est mort le 20 février 1958, n’ayant pas attendu son exposition personnelle. A l’époque on lui a refusé son organisation, malgré la réhabilitation. 55 ans après le mort du peintre, le public moscovite a donc une possibilité exceptionnelle de voir ses plus beaux tableaux.


Rédaction en ligne, Armen Apressian

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Libellés : culture, exposition, Peinture

jeudi 21 mars 2013

Festival du Film Français en Israël

festival
De 9 au 30 mars 2013, le festival du film français s’invite en Israël pour la 10e année consécutive et proposera dans les cinémathèques de Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Rosh Pina, Sderot, Holon et Herzelyia le meilleur du cinéma français contemporain.

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Libellés : culture, Israël, le festival du film

mardi 25 décembre 2012

L’immuable à expressions variables





Au moment où la crainte pour la survie de la liberté atteint son paroxysme dans une Tunisie à cheval entre une aspiration prononcée pour la modernité et pour la démocratie, d’une part, et un courant idéologique qui tire son fondement d’une nostalgie maladive pour un passé dogmatique, de l’autre, un groupe de 23 artistes peintres et sculpteurs s’est réuni pour réclamer la liberté de l’art, dans le cadre d’une exposition inaugurée vendredi dernier, à la galerie Lotus, et intitulée «Artistes libres».
Cette exposition, qui se poursuit jusqu’au 10 janvier, met en lumière l’inspiration artistique de peintres et de sculpteurs, académiciens et autodidactes. Des œuvres, hétéroclites, tant de par leurs techniques que de par leurs thèmes, confèrent à l’espace une touche surprenante. Chaque performance interpelle, en effet, le visiteur, l’introduisant ainsi dans un monde où le pinceau et la matière en sont l’itinéraire. 
Parmi les peintures exposées, un tableau de style abstrait traduit, par ses couleurs vives et par son appellation «l’Egarement», la colère du peintre. Maha Hammami, qui participe à l’exposition avec deux tableaux complémentaires, dénonce dans «l’Egarement» toutes les tentatives malsaines entreprises par les esprits dogmatiques pour mettre fin à la liberté de l’art et à celle de l’expression, d’une manière générale. Après y avoir explosé et manifesté sa colère, elle arrive, dans sa deuxième œuvre, à un moment de sérénité qu’elle concrétise dans une composition réalisée par le biais d’une technique mixte. Là, les couleurs de la terre et l’arbre aux fruits généreux anticipent un dénouement éminent. 
De l’autre côté de l’espace, se trouvent les œuvres de Sarra Ben Aïssa, professeur d’arts plastiques. Cette académicienne a choisi de participer à l’exposition à travers trois tableaux de collage. L’un d’eux est intitulé «News en fleur». Il est conçu à partir d’articles de journaux découpés et collés; un fond sur lequel le peintre a dessiné une rose pour exprimer, sans doute, l’espoir en un avenir meilleur pour la liberté de la presse. 
Pour Hadhémi Soltane, l’art de la peinture doit sortir des sentiers battus et oser le mariage entre la toile et les produits naturels, communément utilisés à d’autres fins. C’est pourquoi elle a choisi d’introduire le «harkous» comme fil conducteur de ses créations. «Le harkous n’est généralement utilisé que comme un accessoire de beauté. J’ai pensé à le doter d’une autre mission tout aussi artistique. Il constitue, désormais, la matière exclusive de mes peintures. Sa couleur noire est mise en valeur par d’autres, naturelles, qui rappellent en quelque sorte celle de la peau humaine», explique-t-elle. 
Les peintures se distinguent les unes des autres par la façon dont le peintre perçoit le monde et le retrace sur une toile-miroir à la vérité retouchée, voire revisitée. Le répertoire artistique de Abderrahmen Daldoul compte, semble-t-il, pas moins de 135 peintures, entre figuratives et surréalistes. Mais c’est par le biais de deux tableaux d’inspiration nouvelle qu’il apporte à l’exposition une signature particulière. Deux tableaux qui représentent un style «arabesque» où le peintre donne libre cours à son identité d’Arabe et de Tunisien originaire du Sahel. La coupole, le fer forgé typiquement tunisien, les vagues et la lumière de la Méditerranée ressortent par coups de pinceau répétitifs, à la fois méticuleux et amusés. 
Le groupe d’artistes compte également trois peintres et sculpteurs irakiens dont Abdeljabbar Naïmi. Cet artiste insiste, dans ses peintures, sur le jeu créateur entre l’espace et la masse; un jeu qui donne à ses œuvres un air de vertige voulu. 
Outre les œuvres «conventionnelles», d’autres, résolument novatrices, ont émergé du lot dans cette exposition. Wassim Jelassi est spécialisé dans la peinture digitale; une technique très répandue à l’étranger et qui semble, dans notre pays, restée au stade de l’originalité. «Mes peintures relèvent de la peinture digitale que l’on utilise fréquemment dans les jeux vidéo. En fait, je dessine le croquis pour pouvoir, par la suite, le colorer via l’ordinateur. Mon thème principal n’est autre que la femme qui représente par excellence, à mon avis, le symbole de la beauté», indique-t-il. 
D’une création à une autre, l’on change à satiété de registre et de monde, comme si l’on suivait un papillon à la fois frêle et têtu, qui ne semble pas près de céder à la routine.


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Libellés : Actualités, culture, Tunisie

jeudi 13 décembre 2012

Journalisme scientifique, y'a t'il encore de la place

Par: Bensidi Brahim Houda

Pour nombre de chercheurs, le journalisme scientifique aboutit à une impasse. En cultivant l'illusion du partage de la science, il renforce en réalité la fracture entre la science et la connaissance quotidienne et montre la distance de l'une à l'autre. Dans cet article, nous démontrons que, si le journalisme scientifique échoue dans l'enseignement de la science, il parvient cependant à la création d'une aire culturelle que nous appelons le troisième champ.
Depuis 1978, les gens qui se sont succédé à l'Agence Science-Presse sont partis du principe qu'il n'existe pas de savoir qui ne puisse être expliqué clairement. Et bien que les événements leur aient donné raison, ils ont parfois dû réfléchir sur la nature elle-même du journalisme scientifique: même avec les meilleurs journalistes du monde, même avec les articles les mieux vulgarisés c'est-à-dire la vulgarisation scientifique, une société où la science est étrangère à la culture scientifique n'est pas un terreau très favorable...
[b]Des qualités communes à tous les journalistes:[/b]

- être en éveil, curieux 
- chercher l'information, la recueillir, la vérifier
- pratiquer une ou plusieurs langues étrangères
- s'adapter aux impératifs de traitement de l'information
- avoir une bonne culture générale 
- maîtriser l'expression écrite et orale (interviews, rédaction d'articles, présentation) 
- avoir un esprit d'analyse et de synthèse 
- maîtriser les outils techniques associés (PAO notamment)

Des qualités spécifiques aux journalistes scientifiques: 

- détecter les thèmes porteurs par les moyens propres à la communauté scientifique (Net, revues, spécialisées, congrès..) 
Le journalisme scientifique joue un rôle crucial dans la bonne gouvernance
La contribution possible du journalisme à la bonne gouvernance occupe une place centrale dans tous ces domaines. D'ordinaire, le concept du journaliste comme protecteur de l'intérêt public s'applique à ceux qui écrivent sur des sujets purement politiques, puisque c'est à ce niveau que se situent la plus grande nécessité – et, bien entendu, le plus grand défi – d'une presse libre.
Reconnaître le rôle essentiel joué par le journalisme scientifique dans une démocratie qui fonctionne bien s'avère donc nécessaire.
Combattre la corruption
Si ce rôle est reconnu depuis longtemps dans le monde industrialisé, il doit l'être tout autant dans les pays en développement. 
Au cours des dernières années, les gouvernements des pays en développement et les agences internationales qui financent ou œuvrent dans l'aide au développement ont commencé à reconnaître que leurs efforts peuvent facilement être entravés par une gouvernance autocratique, par l'inefficacité ou par la corruption.
Ces fléaux peuvent survenir même en présence des signes révélateurs d'une société démocratie, comme les élections libres ou le contre-pouvoir parlementaire. La création d'institutions démocratiques n'est donc qu'un premier pas vers la bonne gouvernance. Les pays doivent aussi fonctionner efficacement. Et ceci requiert une surveillance à la source.

La presse a ici un rôle vital à jouer. Les journalistes scientifiques peuvent, par exemple, focaliser l'attention du public sur les problèmes de gouvernance au sein de la communauté scientifique.

Des conditions préalables essentielles

Le journalisme scientifique efficace peut donc contribuer à assurer une gouvernance transparente, réceptive et responsable. Mais réaliser cet objectif dépend de plusieurs conditions préalables.

Le premier élément nécessaire est la présence d'une formation solide qui comprend à la fois les principes journalistiques et scientifiques. 

La demande pour les reportages scientifiques doit aussi être stimulée. Il faut promouvoir l'importance de la science et la technologie – et l'intérêt potentiel que ces sujets suscitent – aux yeux des rédacteurs, pour rivaliser avec le football ou les scandales sexuels. 

Les chercheurs et les institutions scientifiques doivent se réconcilier à l'idée d'être ouverts au regard public. Sur le long terme, une telle ouverture s'inscrit dans leur intérêt – et fait certainement partie de leur mission de.

A propos de l'auteur:
Bensidi Brahim Houda 

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Libellés : culture, journalisme, reportage, SCIENCES, vulgarisation

« Il y a beaucoup de magie dans mes livres ! » Rencontre avec Hervé Tullet





A l’occasion de la quatorzième édition salon international du livre Non/Fiction à Moscou, La Voix de la Russie a rencontré Hervé Tullet, illustrateur et auteur de livres pour enfants. Ce créateur de formes et de couleurs a réalisé plus d’une quarantaine d’ouvrages traduit dans près de vingt-cinq langues.


Comment êtes-vous devenu un auteur pour enfants traduit dans le monde entier?

Parce que j’ai fait un livre. A question simple, réponse simple... J’étais auparavant directeur artistique dans la publicité. Puis, je suis devenu illustrateur. En tant qu’illsutrateur, j’ai fait des dessins pour des magazines, des agences de publicité. Je gagnais ma vie ainsi.

Quand je n’avais rien à faire, je réfléchissais à un livre pour enfants, sans a piori. J’ai mis beaucoup de temps à faire mon premier livre, à peu près trois ans. Il s’appelait Comment Papa a rencontré Maman. Et curieusement, dans ce premier livre, tout était déjà installé : le trou, la surprise, le jeu de lecture entre l’enfant et l’adulte. Grâce au livre, une sorte de jeu s’installe, un jeu partagé. L’enfant s’amuse à voir l’adulte s’amuser. Et l’adulte s’amuse à amuser l’enfant.

Ensuite j’ai fait un deuxième livre, un troisième, puis un quatrième qui a eu beaucoup de succès. Il s’intitulait Faut pas confondre. Il a eu un prix à Bologne et m’a donné la possibilité de continuer à écrire et créer assez librement.

Et il y a eu une rencontre clé. L’auteur est une personne sociale. A ce titre, j’interviens dans les écoles, dans les bibliothèques, dans les banlieues difficiles. Donc j’ai un autre métier qui est celui d’intervenant et qui me passionne tout autant. J’ai détaché mes interventions du métier d’auteur, puisqu’avec les enfants on part du livre, mais l’on ne sait jamais où l’on va. Cela apprend à voir les livres vivre, les livres pris, les livres appropriés, les livres interprétés.

Et quel est le but de vos livres ?

Devenir beau, riche et célèbre [rires]. Non, mon but c’est de trouver une autre idée. C’est une espèce d’excitation de voir jusqu’où l’on peut aller dans ce rapport à l’idée. Ce n’est pas un but, c’est une sensation de créateur.

Vos livres semblent être davantage des jeux que des histoires. Est-ce que vos livres racontent une histoire ? Quelle est l’histoire de votre dernier livre ?

En fait, il y a des livres d’activités et de dessins. Ces livres d’activités peuvent susciter des histoires. Ce sont des planches de dessins, donc le rapport au livre et à l’histoire est toujours présent.

Pour moi, ce ne sont pas des jeux, ce sont des installations. J’installe un moment de lecture. Et ce moment de lecture va être rempli par les lecteurs : l’adulte et l’enfant. Ce sont eux qui vont faire l’histoire. C’est l’histoire de leur lecture.

J’ai également un personnage qui s’appelle Turlututu. Il est très connu en France. C’est un vrai joueur qui joue avec le lecteur. Par exemple, il propose une formule magique qui est « repulsec ». Donc on ferme les yeux, on prononce « repulsec », on claque deux fois dans ses mains, on tourne la page et Turlututu a disparu. Il y a beaucoup de magie dans mes livres !

Où puisez-vous votre inspiration ? Vous plongez-vous dans vos propres souvenirs d’enfance ?

Si je le savais, j’irai tout le temps [rires]. Dans mes souvenirs d’enfance, peut-être... mais justement car enfant, je me suis ennuyé. Peut-être aussi dans les interventions que je fais auprès des enfants, car alors je vois jusqu’où je peux aller dans le jeu, à quel point tout est possible. Probablement aussi dans les musées. Finalement, partout.

Quels sont les moments de l’enfance que vous capturez dans vos livres ?

La clé pour moi c’est la spontanéité. Dans les lectures on se laisse aller, puisque c’est moi qui fait le spectacle. Et quand je fais des ateliers, on s’amuse. On lance des pinceaux en l’air. On se rythme sur de la musique. On fait des tas de trucs qui ne sont pas a priori liés à un apprentissage.

Ce qui n’empêche pas qu’à la fin on va quand même produire un dessin. On part sur des jeux avec une grande liberté. L’apprentissage est fait par les parents, les enseignants, la société, tout le monde s’en charge. Les artistes sont là pour encourager la spontanéité.

Avez-vous déjà été tenté d’écrire des livres pour les grands ?

Non, je pense que je suis assez grand là où je suis... car je ne fais pas mes livres à quatre pattes. Je ne me mets pas à la hauteur des enfants. Je me sens très adulte. Et quand je vois les enfants, quand je travaille avec eux, je les sens très adultes. Je ne joue pas avec des enfants. Je joue avec une entité avec laquelle je suis à égalité. Je ne me sens pas grand et eux petits. Je suis dans une plénitude d’expression. Et mon public ce sont les adultes et les enfants.

Je ne sais pas si c’est votre première fois en Russie, mais quelles sont vos premières impressions ?

C’est la seconde fois. Et ça me plait bien, oui. Et ça me donne envie de lire... Et une des sensations les plus agréables pour moi, qui suis un grand voyageur, c’est d’avoir envie de rester dans le pays à travers la lecture.




L'interview est réalisée grâce à la collaboration de la maison d'éditionClever
Источник: Голос России.


Biographie

Hervé tullet naît à Avranches en 1958 .
Après des études autour de l’illustration et de la communication visuelle , il travaille pendant une dizaine d’années dans la publicité .
En 1990 , il réalise ses premières illustrations pour la presse.
En 1994 , son premier livre pour enfant voit le jour au Seuil jeunesse : « Comment Papa à rencontré Maman ».
La reconnaissance ne tardera pas : il reçoit le Prix non-fiction à la foire internationale de Bologne en 1998 pour « Faut pas confondre » et ses livres qui préfèrent le parcours à la narration font vite parler d’eux .
Avec la série « Jeux de … ( à partir de 2006 ) » , « Les cinq sens » ( 2003 ) ou « L’imaginier » ( 2006 ) , il s’adresse aux enfants dès la petite enfance car ses ouvrages se touchent autant qu’ils se lisent.
Avec « Moi, c’est Blop » paru en 2005, qui marque la naissance de cette forme caméléon emblématique de son œuvre, ou Turlututu, en 2007, l’œil curieux qui guide les enfants par un jeu de questions / réponses, Hervé Tullet creuse son sillon : solliciter le lecteur pour l’intégrer à l’œuvre .
Prix Pitchou récompensant le meilleur ouvrage pour la petite enfance en 2009 avec « Le grand livre du Hasard » au salon jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux , la renommée internationale est aussi à l’horizon avec des traductions dans près de vingt-cinq langues, des expositions ou des interventions en France ou à l’étranger (Corée, Istambul, Usa, Israel, Tate Modern à Londres etc.)
Il renouvelle aussi le livre d’activités avec « À toi de gribouiller » (2007) , « Le livre de coloriage » (2009) ou « Le livre avec un trou » et « La cuisine aux crayons » (2011).
« Un Livre » , paru en 2010 , synthétise son art jusqu’à l’épure : juste trois points, un jaune, un bleu, un rouge, et la magie opère. Prix sorcières, Prix Andersen, Prix Versele, entre autres, traduit dans plus d’une vingtaine de langues, cet ouvrage salué par son audace fait le pari d’une adaptation numérique. C’est un nouveau succès qui reçoit en 2012 la Pépite de la création numérique au Salon du livre jeunesse de Montreuil.
Définitivement, Hervé Tullet est devenu un auteur incontournable de la littérature jeunesse.
à jeudi, décembre 13, 2012 Aucun commentaire:
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Libellés : Biographie, culture, écrivain, Interview, littérature, livre, Russie

dimanche 4 novembre 2012

La réalité abstraite de la peinture allemande






Un des principaux projets artistiques de l’année de l’Allemagne en Russie a débuté le 1e novembre. L’exposition « Réalité de la peinture dans l’art allemand des années 1950-2010 » a ouvert ses portes au Centre national d'art contemporain. Cet événement a été réalisé grâce aux efforts des conservateurs allemands et russes sur la base de la collection du Musée d'art de Bonn, l'une des plus grandes collections d'art moderne en Allemagne.


Comme l’a indiqué Christoph Schreier, le commissaire de cette exposition et le vice-directeur du musée d’art de Bonn, son principal objectif – c’est de montrer la diversité de la peinture allemande d'après-guerre. Et de casser dans la mesure du possible les clichés et les préjugés qui existent sur la peinture allemande chez les Russes. Selon Schreier, « la peinture allemande est figurative, concrète et expressive ».Difficile de parler des préjugés des amateurs russes de la peinture par rapport à l’art allemand pour des raisons historiques objectives – les tableaux allemands de la deuxième moitié du 20e siècle sont inconnus du grand public. Sauf peut-être Gerhard Richter et Joseph Beuys, dont les œuvres sont exposés actuellement au Musée d'art moderne de Moscou.


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Источник: Голос России.

Armen Apressian, Rédaction en ligne


4.11.2012, 23:35 
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Libellés : Allemagne, Art, culture, exposition, Monde, Moscou, Peinture, Russie, tableaux

lundi 8 octobre 2012

Un grand tableau de Turner refait surface






Armen Apressian, Rédaction en ligne







Un tableau de Joseph Mallord William Turner, qu’on croyait perdu, a été retrouvé en Grande-Bretagne. Acheté aux enchères dans un club de golf pour 3 700 livres sterling, la toile a été effectivement peinte par le célèbre paysagiste anglais, disent les experts. Une conférence de presse sur ce sujet a été organisée à Londres le 26 septembre dernier.


D’étonnantes découvertes de tableaux inconnus, perdus ou oubliés des grands maîtres du passé, remontent à la surface ces derniers temps. A peine un mois vient de s’écouler après la découverte sensationnelle du tableau du peintre Pierre-Auguste Renoir, acheté pour quelques centimes sur le marché aux puces américain, que la nouvelle concernant une œuvre oubliée de Turner vient d'arriver d’Angleterre.Il y a huit ans, le collecteur Jonathan Weal a acheté aux enchères une marine baptisée Fishing Boats in a Stiff Breeze (Bateaux de pêche sous une forte brise), peint au début du 19ème siècle. Le catalogue mentionnait que l’auteur de ce tableau serait Turner, mais les habitués des ventes aux enchères savent que ce genre de remarques est publié assez souvent, sans que les informations soient véritablement vérifiées. C’est la manière des organisateurs des enchères d’attirer des acheteurs potentiels, car ces explications sont données à titre d’hypothèse. Rien d’étonnant donc que les acheteurs adoptent le principe du caveatemptor, ce qui signifie littéralement « que l’acheteur doit être vigilant ». Autrement dit, ayant vérifié la qualité du lot qu’il achète, la personne qui achète ne peut plus adresser aucune réclamation à la maison de vente aux enchères.


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Источник: Голос России.



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Libellés : Art, culture, Grande-Bretagne, Monde, peintre, Peinture

dimanche 2 septembre 2012

Van Gogh daltonien ? Un japonais développe une application qui permet d'en savoir plus



Van Gogh Colorblind




SANTÉ - Van Gogh était-il daltonien? La question peut paraître absurde, mais un nouvel outil développé par un expert japonais de la vision, Kazunori Asad, amène de l'eau au moulin de cette théorie.
C'est une exposition à Hokkaido, au Japon, qui a d'abord mis la puce à l'oreille de Kazunori Asad. L'exposition montrait des oeuvres de Van Gogh sous différents éclairages afin de démontrer comment des personnes avec diverses déficiences visuelles perçoivent la toile.
En examinant les oeuvres intitulées "normales" et "daltoniens", Kazunori Asad a remarqué que les toiles n'étaient pas si différentes l'une de l'autre. Dans certains cas, la toile intitulée "daltonien" était même meilleure, dit Kazunori Asad.
Le génie de van Gogh révélé?
"Lorsque j'ai vu les peintures de van Gogh dans la salle dédiée à la vision daltonienne, le caractère incongru des couleurs et la brutalité du trait, propre à van Gogh avaient disparus. Chaque peinture était lumineuse, ses lignes délicates et les ombres travaillées, c'était authentiquement merveilleux", a-t-il écrit sur blog.
Inspiré par cette observation, Kazunori Asad a développé une application pour Android/iOS nommée Chromatic Vision Simulator qui simule plusieurs déficiences visuelles, dont l'hypothétique absence des cônes (le photorécepteur responsable de la vision) rouges dans les yeux de Van Gogh.
Il a alors traité plusieurs des toiles les plus célèbres de Van Gogh à travers son filtre afin de démontrer comment Van Gogh voyait ses propres toiles s'il était bel et bien daltonien.
Explications scientifiques
Par ailleurs, le Daily Mail note que van Gogh favorisait le jaune, le vert et le bleu, des couleurs facilement perçues par les gens qui ne possèdent pas de cônes rouges dans les yeux.
Une autre explication possible pour les halos que l'artiste aimait peindre autour des lumières serait que l'artiste souffrait d'une forme légère de glaucome.
Un mystère parmi d'autres
Van Gogh n'en finira-t-il jamais de nous révéler ses derniers mystères?
Il y a quatre ans, deux historiens de l'art allemand révélaient que le peintre maudit ne s'était pas lui-même coupé l'oreille, mais avait certainement été mutilé par Paul Gauguin suite à une dispute.
Cent vingt-deux ans après sa mort qui fut, elle aussi, l'objet de récents débats, la destinée et le style du peintre néerlandais fascinent toujours autant.
à dimanche, septembre 02, 2012 Aucun commentaire:
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