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mardi 29 octobre 2013

Sylvester Stallone : « L’art : un ami qui m’accompagnera toujours »

© Photo: La Voix de la Russie


 L’exposition des tableaux de Stallone que l’acteur américain a peints au cours de ces dernières 40 années, vient d’ouvrir au Musée Russe de Saint-Pétersbourg.


Sylvester Stallone a vraiment surpris ses fans et les critiques artistiques. Peut-on dire que la star des films d’action hollywoodiens soit devenu un véritable artiste-peintre ?

L’exposition porte un titre assez simple et clair : Sylvester Stallone. L’art 1975-2013. C’est une rétrospective de 30 tableaux de Stallone, accompagnée également de documents, des photos, et d’une série d’autoportraits, qui sont placés aux côtés des œuvres de « ces contemporains » - Jean- Michel Basquiat et Andy Warhol. L’acteur des films d’action a déclaré qu'il est honoré de présenter ses travaux dans le musée russe. Stallone a expliqué La Voix de la Russie qu’il est fortement influencé par des artistes allemands et russes dans son travail.

« Le premier tableau que j’ai acheté lorsque j’ai commencé à gagner bien ma vie, ce fut un Chagall. J’ai toujours aimé les peintres audacieux, avec des tableaux dramatiques. C’est de la tradition allemande que j’emprunte cette utilisation audacieuse des couleurs »,raconte Stallone. « J'aime Gerhard Richter, mais malheureusement, j'ai commencé par des artistes très célèbres comme Picasso, ou Salvador Dali. Aujourd'hui, je suis littéralement frappé par les jeunes talents dans l’art de peinture. Ils mélangent tous les styles et proposent des interprétations nouvelles. Je reste donc sous une influence permanente.»

Les tableaux de Stallone sont courageux, voire même quelque peu agressifs. Ils sont pleins d’action, d’expression et d’abstractionnisme, tout comme les films de l’acteur. Stallone utilise des thèmes qu’il connaît bien : le boxe, les portraits des acteurs qu’il connaît, Ces tableaux occupent une grande partie de l’exposition. Peu nombreux sont ceux qui savent que Stallone a étudié l’art avant de devenir acteur de cinéma. Il a utilisé son talent artistique comme un outil qui l'a aidé dans son interprétation des personnages dans les films. Ce fut aussi le cas pour Rocky, son rôle le plus célèbre au cinéma. Il ne savait pas comment jouer ce personnage, et ce n’est qu’en le dessinant que Stallone a compris à quoi ressemble son personnage.

Stallone, une vedette de cinéma, nominée aux Oscars, reconnaît qu’il aurait préféré la peinture aux films s’il avait vraiment le choix.

« J'ai commencé jeune, sans avoir de but précis. J'avais des problèmes familiaux, comme beaucoup d'entre nous. Ma famille n'était pas très heureuse, c’est pourquoi lorsque j’ai eu 11 ans, je me suis aperçu qu’il me manque quelque chose. Mais je n’arrivais pas à comprendre de quoi il s’agissait. Je ne pouvais pas trouver l'harmonie dans mes relations avec les amis ou dans le sport. Mais peu à peu, j'ai découvert l' art - un ami qui m’accompagne toujours. L’art est important pour moi à ce point. J’étais heureux d’avoir joué dans des films, et je n’aurais pas pu avoir tout ce que je possède aujourd’hui sans le cinéma. Mais je me considère comme quelqu’un qui a fait une découverte de l’art. L’art m’a trouvé et j’ai voulu consacrer à l’art le reste de ma vie », explique Sylvester Stallone.

Stallone n'avait jamais eu l’intention de présenter ses tableaux au grand public, mais ce n’est pas sa première exposition. L’acteur américain a reçu pour certaines de ses œuvres entre 50.000 et 120.000 dollars, surtout lorsqu’il exposait ses tableaux à la galerie Art Basel à Miami Beach en 2009.

En ouvrant cette exposition, le directeur du Musée Russe de Saint-Pétersbourg Vladimir Goussev a reconnu que les travaux de Stallone ne ressemblent pas à des tableaux d’amateur. Et les fans de l’acteurs partagent apparemment ce point de vue. Près de 1000 personnes sont venues à l’ouverture de l’exposition, et elles étaient obligées de faire la queue avant de pouvoir regarder les tableaux au musée. L’exposition des tableaux de Stallone restera ouverte au Musée Russe pendant un mois.
Rédaction en ligne, Anna Mikhaïlova
Par La Voix de la Russie 

dimanche 1 septembre 2013

Le retour de Iakov Weber



© Musée régional d’Engels





Par La Voix de la Russie | Une exposition de ce peintre russe d’origine allemande vient d’ouvrir à la Maison centrale des Artistes à Moscou. La première exposition qui est exclusivement consacrée à Weber a été organisée avec le soutien de l'Ambassade d'Allemagne en Russie et l'Union internationale de la culture allemande.


Les noms de nombreux artistes talentueux russes du 20e siècle sont injustement oubliés de nos jours. Il y a de nombreuses raisons à cela : si certains peintres n’étaient pas prêts à réaliser les commandes sociales du gouvernement soviétique, d’autres étaient accusés de dissidence et de formalisme, ce qui les empêchait de travailler normalement.

Iakov Weber n’a pas eu une vie facile. Il est né en 1870 dans une famille paysanne dans la colonie allemande de Balzer, dans la province de Saratov. Depuis son enfance, le jeune homme rêvait de devenir peinture, il croyait que l'art est son vrai destin. Son rêve est devenu réalité seulement en 1892, lorsque marié avec des enfants, il est parti à Saratov pour travailler comme copiste au musée d'art. Un peu plus tard, Weber est parti à Moscou, où il a commencé à travailler dans un atelier du peintre russe Konstantine Korovine qui fut séduit par le talent de l'artiste autodidacte.

Au début du 20e siècle, Weber, devenu étudiant de l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg, a terminé ses études à l’âge de 39 ans. Weber est resté à Saint-Pétersbourg, où il participait à des expositions, en Europe, avant d’ouvrir sa propre école de peinture. La Première guerre mondiale a mis fin à sa carrière : en 1916, Weber a quitté la capitale et est retourné dans la région de la Volga.

Les Weber se sont installés près de Saratov, dans le village de Mühlberg. L'artiste travaillait beaucoup en peignant des paysages, principalement des paysages de la Volga. Il enseigne par ailleurs le russe et la peinture aux jeunes du village et participe aux activités sociales. Ses œuvres étaient très aimés par le public. Ces tableaux furent exposés aux plus grandes expositions, et leur critique fut également très vive.

« Weber n’apporte rien à l'art contemporain. Il est très éloigné de cet art, il se trouve dans le passé et dans chaque trait qu’il apporte au tableau, on voit un appel à l’ancien, ce qui est parti et ne va pas revenir », écrivait un critique à propos des tableaux de Weber en 1929.

Ce représentant de la peinture académique qui n’a pas voulu correspondre aux normes du réalisme socialiste, n’a pas pu trouver sa place sous le nouveau régime soviétique. En 1937, il fut arrêté à cause de la carte de la Palestine retrouvée chez lui et le tracé du parcours du Christ que Weber a dessiné dessus. Weber a fait cette carte en 1915. Le peintre âgé de 67 ans, fut donc envoyé en exil au Kazakhstan, où il a subi des épreuves terribles, failli perdre la vue, mais a survécu jusqu’à la réhabilitation des années 1950.

Iakov Weber est mort le 20 février 1958, n’ayant pas attendu son exposition personnelle. A l’époque on lui a refusé son organisation, malgré la réhabilitation. 55 ans après le mort du peintre, le public moscovite a donc une possibilité exceptionnelle de voir ses plus beaux tableaux.


Rédaction en ligne, Armen Apressian

vendredi 7 décembre 2012

Ksur de l’Algérie : faire connaissance des centres historiques d’oasis sans partir de Moscou



Victoria Issaïeva


6.12.2012, 21:03



Algérie. La mer de sable soufflant de la touffeur, parsemée d’oasis frais et animés qui abritent les cris et les rires de foules et les appels des muezzin, c’est ça ce qui me vient à l’esprit quand je pense à ce pays lointain du Maghreb.


Algérie. La mer de sable soufflant de la touffeur, parsemée d’oasis frais et animés qui abritent les cris et les rires de foules et les appels des muezzin, c’est ça ce qui me vient à l’esprit quand je pense à ce pays lointain du Maghreb. Ayant connu les souffrances de guerres coloniales et ayant vécu quelques changements de régime ce pays suit actuellement sa voie tout en propageant sa riche culture et les traditions de ses ancêtres.


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Источник: Голос России.

dimanche 4 novembre 2012

La réalité abstraite de la peinture allemande






Un des principaux projets artistiques de l’année de l’Allemagne en Russie a débuté le 1e novembre. L’exposition « Réalité de la peinture dans l’art allemand des années 1950-2010 » a ouvert ses portes au Centre national d'art contemporain. Cet événement a été réalisé grâce aux efforts des conservateurs allemands et russes sur la base de la collection du Musée d'art de Bonn, l'une des plus grandes collections d'art moderne en Allemagne.


Comme l’a indiqué Christoph Schreier, le commissaire de cette exposition et le vice-directeur du musée d’art de Bonn, son principal objectif – c’est de montrer la diversité de la peinture allemande d'après-guerre. Et de casser dans la mesure du possible les clichés et les préjugés qui existent sur la peinture allemande chez les Russes. Selon Schreier, « la peinture allemande est figurative, concrète et expressive ».Difficile de parler des préjugés des amateurs russes de la peinture par rapport à l’art allemand pour des raisons historiques objectives – les tableaux allemands de la deuxième moitié du 20e siècle sont inconnus du grand public. Sauf peut-être Gerhard Richter et Joseph Beuys, dont les œuvres sont exposés actuellement au Musée d'art moderne de Moscou.


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Источник: Голос России.

Armen Apressian, Rédaction en ligne


4.11.2012, 23:35 

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