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lundi 17 juin 2013

Mezri Haddad trainé par Al-Jazeera devant le tribunal pour avoir critiqué le Qatar



Le procès qu’Al-Jazeera (via l’une de ses présentatrices vedettes) intente au professeur de philosophie (Sorbonne) et diplomate tunisien Mezri Haddad aura lieu ce mercredi 19 juin, à 16h30, devant la 17eme chambre du Tribunal de grande instance de Paris.

Depuis son existence (1996), c’est la première fois que cette chaine islamo-wahhabite attaque une personne pour diffamation. L’objet du “délit”, ses propos tenus dans l’émission de Frédéric Taddéi, “Ce soir ou jamais”, le 5 février 2013 (vidéo ci-dessus)

En réplique, Khadija Benguenna (Al-Jazeera) a publié sur sa page Facebook un long communiqué (peu convaincant) pour démentir les propos de Haddad sur les manipulations de la chaîne et son référent spirituel Al-Qaradawi, téléprédicateur star de la chaîne pour qui la Shoa fut un “châtiment divin“.


dimanche 16 juin 2013

Le Qatar se prépare à entamer une transition politique



la transition devrait commencer par le remplacement de l’actuel premier ministre et ministre des affaires étrangères, Sheikh Hamad bin Jassim Al-Thani. Le prince héritier Tamim pourrait être nommé premier ministre avant de prendre la tête de l’émirat.
Pour l’instant pas de commentaires de la part des représentants du gouvernement du Qatar.

Cheikh Hamad Bin Jassim, âgé de 53 ans, est le Premier ministre du Qatar depuis 2007 et joue un rôle clé dans le positionnement de l’émirat dans la région. Il est également président du conseil d’administration de la Qatar Investment Authority (QIA), un poste qu’il devrait conserver et dont les actifs sont estimés à près de 200 milliards de dollars.

samedi 1 juin 2013

Le Qatar rachète Le Monde et le Nouvel Observateur



Article TNT d’Allain Jules en réaction au dernier canular du journal Le Monde au sujet des prétendues armes chimiques que l’armée syriennes utiliserait contre les « rebelles » comme ils disent ! Une désinformation bien synchronisée avec le prochain sommet de Genève. 




Alors que la France est complètement out de ce qui se passe dans le dossier syrien, complètement laminée par sa diplomatie de la fureur, le Qatar vient à sa rescousse. Le petit pays qui achète tout à tour de bras, a réussi a envoyer en Syrie, des agents du "Monde", enfin, si vous voulez des soi-disant journalistes, en l’occurrence un certain Jean-Philippe Rémy, à Damas. Enfin, dans la banlieue de Damas, à Jobar. Hélas, la crédibilité du Monde en prend un sacré coup. Et, vous savez quoi, le reportage a été fait en compagnie des combattants de la liberté, juste avant le sommet de… Genève 2. Un calendrier savamment préparé, pour jeter le trouble. Mais, qui peut encore croire à ces salmigondis ? La mise en scène est grossière. 



Le Monde a titré tôt ce matin: Guerre chimique en Syrie, et s’est lancé dans une charge en règle contre le Gouvernement de Bachar al-Assad. J’ai lu et relu, re-relu cette propagande de mauvais goût. Dans la foulée, avec la même énergie du désespoir, en attendant les autres moutons qui suivront, Le Nouvel Observateur titre à son tour: SYRIE. Armes chimiques : "Ni odeur ni fumée mais des effets dévastateurs". Du journalisme comique, une bonne séquence de rigolade matinale. J’ai ri de bon cœur et, Carla Del Ponte doit se dire que son pavé dans la mare a réveillé les falsificateurs. J’ai adoré le coup des masques à gaz d’Halloween ! 



Les envoyés spéciaux du "Monde" ont donc été témoins d’attaques aux gaz contre les terroristes dans la région de Damas. Le Monde, toute honte bue affirme donc que le Gouvernement syrien a bien utilisé des armes chimiques et s’appuie même sur la vidéo en dessous. Mais, en parcourant ce long article fait de descriptions invraisemblables, on découvre le pot aux roses. Les soi-disant morts n’apparaissent nulle part. Ceux qui sont soi-disant soignés ne présentent aucun signe de maladie. Franchement, le Qatar est beaucoup plus fort que je ne croyais. Acheter le Monde et le Nouvel Obs le même jour, c’est un véritable exploit. Jean-Philippe Rémy, qui vit à Johannesburg en Afrique du Sud, aura certainement une promotion dans une écurie du pays terroriste et raciste du Qatar, même comme il a une épouse africaine. Retenez bien ce nom. 



Et puis, l’aveu: alors que Le Monde précise qu’il n’y a ni odeur ni son, du moins, celui d’une canette qu’on ouvre, un "rebelle" affirme, à la 2′ de la vidéo, qu’il y a eu "une explosion puis une odeur". Qui dit vrai alors ? Et que dire de plus ? Encore de la daube, du non-journalisme, de la folie, de la falsification. Et quand les supposés médecins disent que ces armes ont été utilisées dans une zone inhabitée, on comprend tout de suite qu’ils veulent justifier le manque de morts. Parce que, les armes chimiques, même à "petite dose" comme ils disent -ultime syncrétisme utilisé-, sont des armes de destructions massives. Pourquoi le Gouvernement syrien n’élimine-t-il pas tous les terroristes avec ces armes pour en finir ? Hélas, Le Monde ne peut changer le monde réel et le calendrier…Regardez. 

Tunisie-Secret.com 

Allain Jules, 27 mai 2013 











mardi 30 avril 2013

«Le Qatar veut acheter le Ligue arabe pour 7,2 milliards de dollars»

«Le Qatar veut acheter le Ligue arabe pour 7,2 milliards de dollars»

Selon un ancien diplomate algérien au Moyen-Orient, le Qatar exploite le contexte de crise politique mais surtout économique dans laquelle s’enlise l’Egypte pour lui arracher le poste de secrétaire général de la Ligue arabe. Selon notre source, le Qatar est prêt à «acheter» le soutien des Frères musulmans, actuellement au pouvoir. «Depuis la dernière réunion de la Ligue arabe à Doha, en mars dernier, plusieurs émissaires qataris ont été envoyés en Egypte pour convaincre le président Mohamed Morsi d’apporter son soutien à la future candidature du Qatar pour la présidence de la Ligue arabe, un poste que l’émir Hamad Bin Khalifa Al-Thani convoite depuis le déclenchement de ce qu’on appelle le printemps arabe», a affirmé notre source. «Les tractations ont commencé depuis quelques mois. Et l’émir du Qatar a officiellement demandé, lors de ce 24e Sommet qui s’est tenu à Doha, au président égyptien Mohamed Morsi de ne plus présenter de candidat à ce poste et de faire en sorte que la présidence de la Ligue arabe échoit au Qatar», a encore ajouté l’ancien diplomate algérien. D’après lui, lors de sa discussion avec Mohamed Morsi, l’émir du Qatar aurait insinué qu’il ne verserait pas d’argent à l’Egypte sans avoir la garantie de «son soutien dans sa manœuvre visant à prendre la tête de la Ligue arabe». «Les diplomates qataris tentent de peser de tous leur poids pour que l’Egypte lâche la présidence au profit de ce petit royaume de 11 000 km2. La conjoncture y est favorable. Le président Morsi, en difficulté sur le plan interne en raison de la crise économique, a besoin de financements extérieurs. Il sollicite l’aide, entre autres, du Qatar, dont l’émir, qui veut mettre totalement sous son giron cette organisation inféodée à l’Occident, semble prêt à mettre le paquet», a précisé notre source, selon laquelle le Qatar aurait même proposé un chèque «de près de 7,2 milliards de dollars en contrepartie de ce poste qui est toujours revenu à l’Egypte». L’émir Hamad Bin Khalifa Al-Thani s’est engagé également à instruire les entreprises qataries pour investir en Egypte. «Les Frères musulmans semblent pour le moment résister à la tentation. Eux aussi veulent garder le contrôle de cette organisation pour avoir un semblant d’influence dans le monde arabe», a-t-il ajouté. «Mais, en même temps, ils sont confrontés à une crise sans précédent et à de fortes tensions sociales auxquelles ils ne peuvent pas faire face car l’Egypte est trop endettée et a perdu, à cause de la crise internationale, 80% de l’aide américaine», a encore souligné le diplomate. Le Qatar semble ainsi leur seul recours. «A cela s’ajoutent les pressions exercées sur l’Etat égyptien par certains pays arabes proches du Qatar pour confier, c’est le cas de le dire, la gestion de la Ligue arabe à ce pays allié des Américains et par ricochet des Israéliens», a relevé notre source, qui craint que le contexte de déstabilisation de plusieurs Etats arabes lui soit favorable. Toujours d’après notre source, des pays comme la Libye et le Maroc soutiennent le Qatar. Bien que des pays comme l’Algérie et la Mauritanie ne semblent pas, du moins pour le moment, favorables à cette option, ceux du Golfe le seraient à l’unanimité. Le Qatar, d’après notre source, «se sent à l’heure actuelle assez puissant» pour définir les priorités du monde arabe et dessiner les nouvelles équations géostratégiques dans la région, comme il le fait déjà avec le forcing qu’il a opéré lors du dernier sommet de Doha en accordant le siège de la Syrie à l’opposition basée à l’étranger.

Alter Info
l'Information Alternative

lundi 22 avril 2013

Le wahhabisme constitue-t-il une menace en Méditerranée?


Kapitalis
- Par Jean-François Coustillière* - Le Qatar et l'Arabie saoudite, qui poussent leurs pions dans les pays du printemps arabe, diffusant un islam wahhabite conservateur et soutenant les Frères musulmans et les groupes salafistes, ne constituent-ils pas une menace en Méditerranée?

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lundi 11 mars 2013

France : Le Qatar offre 500 millions d’euros à Sarkozy !

Le retour en politique de Nicolas Sarkozy n’est peut-être pas pour demain… Si le pouvoir est grisant, aura-t-il le courage refuser de prendre la tête d’un fonds d’investissement de 500 millions d’euros ? Cette belle somme lui serait, en effet, offerte, par le Qatar, pour qu’il se lance dans les affaires, selon le Financial Time. Et le Qatar ne serait pas le seul pays à avoir contacté Nicolas Sarkozy, dans le même but.
Mais l’ancien président français n’aurait pas encore décidé de quel côté pencher. Son entourage lui aurait déconseillé de se lancer dans les affaires, ce qui pourrait compromettre ses chances de retour au premier plan de la vie politique hexagonale. Nicolas Sarkozy garderait, néanmoins, cette offre, sous la main, dans le cas où il abandonnerait, définitivement, des rêves de retour au pouvoir. Mais même s’il n’a encore rien décidé, de la même façon qu’il exécute quelques sorties, dans la presse, sur son avenir politique, Nicolas Sarkozy aurait, déjà, aussi consulté les milieux d’affaires, pour connaître les meilleures opportunités de placement. Selon le Financial Time, ces opportunités se trouveraient, plutôt, “dans des compagnies des pays émergents, comme le Brésil, une autre d’investir, en Espagne et au Maroc”.

dimanche 3 février 2013

Monarchies du Golfe : des amies qui nous veulent du mal ?

A quoi joue le Qatar ?


Les lunes de miel ne sont pas faites pour durer. Celle entre la France et le Qatar pas davantage que les autres. Pourtant, il y a quelques mois encore, rien ne parvenait à tempérer l’enthousiasme à l’égard de cette petite monarchie du golfe, véritable miraculée de la crise mondiale, capable d’investir dans le foot, les médias, le CAC 40, les musées, les banlieues françaises…bref capable de donner un peu d’air à une économie, la nôtre, à bout de souffle.
par Hervé Gardette- Du Grain à moudre – franceculture.fr – Via THEATRUM BELLI
Mais vous connaissez la fable, celle de la grenouille qui se voulait plus grosse que le bœuf.
Si le Qatar n’a pas encore implosé du fait de sa suffisance, disons que son image sur la scène internationale, et notamment française, cette image est sérieusement écornée.
Le Qatar est soupçonné de financer, plus ou moins directement, les jihadistes dans le nord du Mali. Accusation d’abord relayée par la presse, le Canard enchainé en tête, et désormais par certains élus.
Sans que pour l’instant les autorités ne communiquent officiellement sur le sujet. Accusations légitimes ou pas ?En tout cas, à force de vouloir être omniprésent, le Qatar a fini par se laisser prendre à son propre piège. A savoir : être vu partout, y compris là où on n’est pas sûr qu’il soit.
Il n’est pas dit que ce retour de bâton indispose son grand voisin, l’Arabie Saoudite.
Les 2 pays ont beau cohabiter au sein du Conseil de coopération du Golfe, ils sont aussi rivaux sur la scène diplomatique, chacun cherchant à s’imposer comme le leader de l’islam sunnite…quitte à frayer avec des organisations peu recommandables.
Quitte à utiliser la force si nécessaire pour mater les révoltes internes, comme le fit le régime saoudien lorsque commencèrent à poindre les révolutions arabes.
La France continue pourtant d’entretenir d’excellentes relations diplomatiques avec ces deux ‘’royaumes’’, adeptes du double jeu.
« Les monarchies du golfe sont-elles des amies qui nous veulent du mal ? »
C’est notre sujet du jour.
Invité(s) :
Denis Bauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l’IFRI
Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique
Kamal Tarabey, éditorialiste et rédacteur en chef à Monte Carlo Doualiya

dimanche 20 janvier 2013

L’intervention française au Mali court-circuite le plan de wahabisation qatari

 Même si le Qatar est surpris, la France devait agir d’urgence au Mali, un pays dévasté par les obscurantistes islamistes que Hamad Ben Khalifa finance et soutient depuis trois ans. Surpris, car il ne s’attendait pas à une telle action de la part de son allié en Syrie. Changement stratégique français qui craint désormais pour son influence en Afrique et même dans certaines de ses banlieues (!), ou simple coup de semonce pour que les bédouins du Qatar retrouvent leur poids réel ?
L’intervention française au Mali court-circuite le plan de wahabisation qatari
A première vue, tous les observateurs non avisés disent que la France doit accorder son violon et adopter une politique cohérente en matière de lutte contre le terrorisme islamiste. Soit le combattre là où il se trouve, soit cesser de lui mener un combat sélectif, mu par des considérations géopolitiques et géostratégiques qui ne sont pas dans sont pas dans son intérêt mais dans celui de la première puissance mondiale. Ainsi, aux yeux de tous les détracteurs de l'intervention française au Mali, la France semble atteinte de schizophrénie, en soutenant d'une part la cause des terroristes musulmans en Syrie et les combattant d'autre part  au Sahel au risque de provoquer leur ire et dérouler à leurs pieds le tapis rouge maculé du sang des prochaines victimes des futures actions terroristes sur son propre territoire.

Mali, Syrie: le combat français contre l’islamo-terrorisme ne doit plus être à géométrie variable

Quoi qu'il en soit, et au-delà de toutes les spéculations qui entourent cette intervention, la France n'a toujours pas compris qu'avec le terrorisme islamiste, qui est un et indivisible, il ne peut y avoir de riposte différenciée ni graduée.  Pour que son intervention ait du sens, elle doit cesser tout soutien aux pseudos rebelles syriens -une mosaïque multinationale de mercenaires et de djihadistes afflués de tous les coins du monde, y compris d’Europe- afin que son engagement au Mali soit entendu et compris comme une réelle volonté de venir en aide aux populations maliennes  en proie à la barbarie musulmane. Son action ne peut dans ce cas-là qu'être saluée et soutenue inconditionnellement. En l'état actuel de la crise malienne et les risques certains d'effets de contagion, la France ne doit pas rester inactive et rester impuissante en regardant passer les caravanes terroristes dotées d'armements des plus sophistiqués et voir leurs colonnes renforcées par des nouvelles caravanes venues de partout du monde occidental et musulman, dont la Tunisie qui est devenue une nouvelle terre de djihad par excellence, outre les renforts massifs des anciens combattants rentrés d'Afghanistan et d'Irak, voire de la Syrie, où ils sont entrain de connaître une vraie débâcle.

L'heure n'est plus à la tergiversation et à l'attentisme, elle se doit de répondre avec fermeté et vigueur à la brutalité et la barbarie qui caractérise l'islam djihadiste, semble t-il hérité de la Sirate du prophète (brigandage, pillage, rapts, trafic en tous genres, assassinats, razzia, massacres, violence). Qu'elle vienne en aide au pays du Sahel du fait de ses liens historiques et humains avec eux, il n'y a rien de scandaleux, surtout qu'elle est la cause première des problèmes frontaliers en Afrique subsaharienne, une nouvelle route de la cocaïne et un sanctuaire de terroristes, et qui ne couvrent aucune réalité ethnique et historique, cela va de soi.

Entre le colonialisme wahabite et le colonialisme civilisée, il n’y a pas photo !

En effet, en l'absence d'une force africaine crédible ainsi qu'une force onusienne de lutte contre le terrorisme international, il lui incombe malgré d'écraser le terrorisme dans son œuf saharien, tout en aidant à la sécurisation des territoires du Sahel et participer militairement  à la restauration de l'autorité de ses anciens dominions qu'elle avait créés artificiellement. Mais, si elle prend prétexte de cet état de troubles qui menace sérieusement la pérennité humaine des peuples sahariens pour réinstaurer un "nouveau pouvoir colonial" au profit de ses seules multinationales telle Areva selon ses détracteurs, qui lui permettrait de mettre la main sur les gigantesques richesses minières et minérales dont regorge le sous-sol malien et qui est convoitées par le Qatar, cheval de Troie des U.S.A., cela non plus n'est pas un acte hostile à l'égard du Mali et des pays voisins s'il s'inscrivait dans une logique protectrice de la souveraineté économique des peuples sahariens. Entre le colonialisme wahabite américano-qatari et le colonialisme « civilisé » de la France, il n’y a pas  photo, n’en déplaise à Valéry Giscard d’Estaing. Le peuple malien qui a accueilli les troupes françaises en libérateurs a su faire le bon choix, ou plus exactement le choix le moins mauvais.

On ne peut non plus faire un procès d'intention à la France qui agit sous mandat onusien et dont l'influence en Afrique se trouve réduite en peau de chagrin au profit des chinois et des américains ne peut s'offrir le luxe de se voir totalement éjectée de l'Afrique francophone d'autant plus que les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest( C.D.E.A.O.) et à leur tête le Nigéria ainsi que l'Algérie, pour l'ouverture de son espace aérien, sont les premiers à soutenir l'intervention française. Il est fort douteux qu'avec l'appui militaire et politique des pays tels le Nigéria et l'Algérie très pointilleux sur leur indépendance nationale et leur leadership régional, que la France soit animée d'arrière-pensée néocoloniale contrairement aux intentions malveillantes qu'on lui prête. De même qu'il serait farfelu de l'imaginer intervenir en sous-main pour les intérêts des E.U.

Principal soutien au terrorisme islamiste, le Qatar surpris et regrette le bon vieux temps de Sarkozy

Paradoxalement, l'émirat-bananier du Qatar, s'avère être un farouche adversaire de l'engagement français dont il doute de son "bien-fondé". A moins qu'il ne soit contrit de voir la France et ses alliés africains dont l'Algérie déjoué son plan machiavélique d'annexion du Sahara, première étape avant la conquête de l'Algérie pour le compte des Etats-Unis. Plus encore, les propos indigestes du philo-nazis Qaradaoui, nervis du sionisme, une sorte de Cardinal de Richelieu de l'Emir du Qatar et son porte-voix à l'adresse des masses endoctrinées arabes, qui  s'est permis de jeter son fiel sur cet engagement qu'il voyait comme une immixtion dans les affaires intérieures des pays africains et attentatoire à leur souveraineté, le qualifiant ouvertement d'intervention «précipitée" de la France au Mali. En la qualifiant de « précipitée », qu'il aurait dû aussi bien l'appeler court-circuitée, cet imam obscurantiste  reconnaît explicitement que la France a pris de court le Qatar, l'acculant à la corde, alors qu'il convoite  secrètement l'Afrique subsaharienne et l'Algérie. Tout ceci en dit long sur les desseins hégémoniques et bellicistes du Qatar qui aurait certainement souhaité transformer cette région du monde en chasse gardée et en zone de non-droit la plongeant dans le chaos, afin qu'il puisse tisser sa toile d'araignée et baliser le terrain à une  probable intervention américaine sur le modèle de l'Afghanistan et de l'Irak ainsi que la Syrie et prendre ainsi l'Algérie en étau.

En tout état de cause, l'intervention française n'est ni précipitée, ni inadéquate, ni empreinte d'arrière-pensée néocoloniale. Elle se justifie amplement et conforme au droit international et absolument en cohérence pour une fois avec l'esprit de la Charte des Nations Unies en termes de maintien de la paix et de sécurité internationale. Laisser cette région du monde entre les mains des milices armées terroristes composées de plusieurs nationalités à la solde du Qatar, c'est non seulement valider l'occupation du Nord du Mali et des pays limitrophes, mais surtout contribuer à la prolifération du terrorisme en créant un nouvel appel d'air comme en Afghanistan, mais autrement plus redoutable, car il est situé aux confins de l'Europe. Avec les révolutions du printemps wahhabite, l'Algérie reste le seul rempart et la dernière zone-tampon entre le terrorisme musulman orchestré par le Qatar et l'Europe méditerranéenne. En faisant sauter la digue algérienne comme le groupe de mercenaires a tenté de le faire avec la prise d'assaut des sites gaziers d'Aïn Amenas et de Tiguentourine, la houle terroriste finira par engloutir tout l'espace méditerranéen au nord comme au sud.

Parce qu’elle n’y est pas géographiquement loin, contrairement aux Etats-Unis, la France se doit de lui mener un combat là où il est localisé. C’est la différence entre la France de Sarkozy et la France de François Hollande, qui n’était pas un habitué des palais des milles et une nuit de cheikh Hamad et cheikha Mozza !
Tunisie-Secret.com.com

Salem Benammar 






vendredi 18 janvier 2013

Hamad Ben Khalifa arrose tout le monde et achète qui il veut.

Hamad Ben Khalifa arrose tout le monde et achète qui il veut. Principal sous-traitant du « printemps arabe » qui a commencé en Tunisie, il est aussi l’allié No1 d’Israël ! Une alliance entre une monarchie wahhabite à l’antisémitisme très prononcé et une « démocratie » qui a fait du génocide sa raison d’être ! Et la France dans tout cela ? Alliée du Qatar, d'Arabie Saoudite, de Turquie et d'Al-Qaïda dans la destruction de la Libye et maintenant de la Syrie. Et "ennemie" des terroristes d'Al-Qaïda au Mali, que le Qatar a armé et financé !
Tzipi Livni : le Qatar a offert 3 millions de dollars à Netanyahou
Sur les boues des lèvres, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et chef du parti Kadima, Tzipi Livni, a déclaré sur une chaine de télévision israélienne que son rival Binyamin Netanyahou a reçu du Qatar 3 millions de dollars pour sa campagne électorale. A l’exception de deux quotidiens israéliens, notamment le The Jerusalem Post, qui l’ont reprise, cette révélation n’a pas eu une grande résonnance médiatique, ni en Israël, ni évidemment dans la presse occidentale.

Tzipi Livni a ajouté que certains hauts responsables « commettent une grave erreur, car nous apparaissons dans le monde comme des voleurs de grands chemin ». Le Qatar est un pays ami et « je suis personnellement très amie avec madame Moza », mais il s’agit de « notre Etat et de notre démocratie » qu’il ne faut pas discréditer dans le monde. En d’autres termes, on peut en cachette et à titre personnel accepter cet argent, mais pas au point de compromettre notre démocratie avec ce régime mafieux, esclavagiste, autocratique et intégriste, dirigé par des primitifs.

Une preuve de plus pour démontrer comment ce minuscule émirat a réussi à jouer le rôle politique et diplomatique qui est le siens après le « printemps arabe » dont il est le principal scénariste médiatique. En achetant les hommes politiques de certaines honorables démocraties. Des hommes politiques qui ont l’insolence de parler de liberté et de droits de l’homme et qui peuvent même mener des guerres au nom de ces valeurs…et aussi, surtout pour éliminer un témoin bavard et devenu gênant !
  
Après le scandale révélé sur France 2 par l’homme d’affaire franco-libanais, Ziad Takieddine, sur les 400 millions d’euros que Kadhafi aurait versés pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, l’on se demande si le roitelet de l’émirat mafieux n’a pas été encore plus généreux avec l’ancien président de la république française que le colonel Kadhafi.

En tout cas, les relations entre le Qatar et la France, ou plus exactement entre certains hommes politiques français et ces « cheikhs en blanc », comme disait Robert Ménard, ont atteints un tel degré d’opacité et de compromission, que les médias ne peuvent plus respecter l’omerta. Il y a deux semaines, le Nouvel Obs consacrait au Qatar et aux relations franco-qataries 10 pages violemment critiques. Cette semaine, c’est au magazine Marianne No 820 de publier à sa une « Le dossier qui inquiète », sous le titre bien évocateur : « Comment ils ont livré la France au Qatar ». Seize pages au vitriol sur cette oligarchie infréquentable, du jamais vue dans la presse française, toutes tendances confondues.

Il parait que l’argent n’a pas d’odeur. Sans doute, mais lorsque cet argent sent le wahabisme, il peut avoir des conséquences « printanières » sur certaines banlieues françaises !!!   
Tunisie-Secret.com
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mardi 8 janvier 2013

Le prestige de la France et la dignité de la Tunisie

Explosif : Sarkozy et BHL ont entrainé la France dans une guerre voulue par le Qatar, et la Tunisie leur a prêté main forteL’homme d’influence Ziad Takieddine vient de lancer une bombe aux conséquences très graves Il a affirmé sur France2 qu’après avoir été corrompu par les Libyens, Nicolas Sarkozy a été manipulé par le Qatar pour envahir la Libye et assassiner Kaddafi. Ce n’est pas une surprise pour Tunisie-Secret qui a été l’un des rares sites d’information à révéler la face cachée du « printemps arabe », mais c’est un document capital pour ceux qui se gargarisent encore de « révolution du jasmin » dont les effets sur la Tunisie et sur le monde arabe ont été tragiques.
Ziad Takieddine est un homme d’affaire franco-libanais dont l’influence politique en France et dans certains pays arabes a été très importante. Invité sur France 2 pour l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché », il a fait des révélations explosives sur la compromission de Nicolas Sarkozy avec l’émirat du Qatar dans la destruction de la Libye et l’élimination physique de son guide. Ni pour des raisons de droits de l’homme ou pour la démocratie, comme on l’avait prétendu pour tromper l’opinion publique française, mais pour des raisons bassement matérielles et personnelles.

Ce qui nous intéresse le plus dans ce document vidéo, c’est le rôle moteur du Qatar, les motivations réelles de Nicolas Sarkozy et la compromission effective de la Tunisie dans cette sale guerre qui a fait près de 100 000 morts en Libye et qui a plongé ce pays jadis riche et stable dans le chaos de l’islamisme et de l’anarchie, ainsi que dans la pauvreté.

La livraison de Baghdadi aux Libyens, un cadeau de Ghannouchi à Sarkozy
 

Ziad Takieddine affirme avoir reçu la visite du « fils d’une très importante personnalité libyenne » qui lui a confié des documents écrits et vidéos prouvant l’implication de Sarkozy et de son entourage dans une affaire de corruption relative au financement de la campagne électorale de l’ancien chef de l’UMP, la campagne présidentielle de 2007. Il est question de 400 millions d’euros et peut-être même plus, avec les traces de comptes bancaires et de transferts d’argent. Il s’agit du propre fils de l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, arbitrairement détenu dans les geôles libyennes et soumis quotidiennement à la torture.

Baghdadi Mahmoudi, qui a cru trouver refuge en Tunisie après la chute de Kaddafi, a été livré aux islamistes libyens par Rached Ghannouchi et avec l’aval implicite de Moncef Marzouki en dépit de la comédie médiatique de celui-ci pour préserver son image de militant des droits de l’homme et sachant pertinemment que l’ancien premier ministre libyen n’échappera pas à la torture. Comme nous l’avions révélé dès juin 2012, ensuite dans notre article du 30 octobre 2012, « Comment Ennahda a vendu Baghdadi Mahmoudi aux Libyens, ce fut une tractation entre deux Etats voyous, l’Etat tunisien et l’Etat libyen, avec le versement dans les caisses d’Ennahda de 100 millions de dollars. Avec comme observateurs engagés les amis de Sarkozy, les négociations se sont déroulées à Paris entre l’ancien bras droit de Ben Laden et l’ami de Bernard Henri-Lévy, Ali Belhaj, et l’ancien bras droit de Ghannouchi, Ferjani Saïd. C’est que le dossier Baghdadi intéressait au plus haut point l’ancien président français, pour les raisons que Ziad Takieddine évoque sur France 2 (voir vidéo).

La Tunisie, complice du Qatar et de la France dans l’invasion de la Libye

Selon Ziad Takieddine, la guerre qui a été menée contre la Libye a été fabriquée de toute pièce. L’homme d’affaire franco-libanais s’est interrogé : « Qu’est-ce qui a fait que la France, soudain, décide que celui qu’on recevait à l’Elysée, celui avec qui on traitait, celui avec qui on fait des contrats, celui qui a été accepté par tout le monde, décider de ne pas le lâcher sans le tuer ? » Et de répondre : « La guerre contre la Libye est une histoire de pétrole avec le Qatar, ça, vous pourrez en être certain. Parce que le Qatar ne pouvait pas s’engager dans une guerre sans une  grande puissance, cet émirat a entrainé la France, qui a à son tour entrainé l’OTAN. Les Américains ne voulaient pas de guerre ». Mais il fallait l’appui géographique et logistique de la Tunisie pour envahir la Libye. Qu’à cela ne tienne, le général Rachid Ammar et le premier ministre Béji Caïd Essebsi, pourtant ami de Kaddafi et de son fils ainé, ont ouvert les ports et les aéroports du Sud tunisien pour acheminer matériel de guerre, troupes étrangères et mercenaires vers les territoires libyens.

C’est Mustapha Abdeljelil lui-même qui vient, pour la première fois, de le confirmer dans une interview pour la télévision Libia al-Ahrar, en mentionnant les noms de Béji Caïd Essebsi, Abdelkrim Zbidi et Rachid Ammar qui ont « activement participé à la révolution du 17 février, par le soutien logistique, par les armes et les munitions acheminées à partir du port de Zarzis ». Des armes françaises et anglaises payés par le Qatar. Selon le site tunisien leaders de ce lundi 7 janvier, « Le président du Conseil national (libyen) de transition, Mustapha Abdeljelil  a honoré, lundi, à Tunis, l’ancien premier ministre, Béji Caïd Essebsi, notamment pour sa contribution historique à la victoire de la révolution du 17 février et  à l’acheminement d'aides aux combattants de la zone occidentale  et l’aménagement de corridors sécurisés pour évacuer les civils et permettre à ces combattants de regrouper leurs forces  et de marcher sur Tripoli. Par la même occasion, M. Abdeljelil a honoré M. Ridha Belhaj, directeur exécutif de Nida Tounès pour "son rôle éminent" dans la victoire de la révolution libyenne ».

C’est sous les ordres de cheikh Hamad et les demandes de Nicolas Sarkozy que le général Ammar et l’ancien premier ministre Béji Caïd Essebsi ont trahi le régime et le peuple libyen. Si l’on admet avec certains analystes, notamment Eric Denécé, que le plan de destruction du régime libyen a été envisagé par l’Elysée dès janvier 2010, on comprend aisément pourquoi le régime tunisien devait absolument tomber. Avec Ben Ali au pouvoir, jamais une telle expédition coloniale n’aurait été possible.



La démocratie française souillée par l’oligarchie mafieuse du Qatar

A la question de la journaliste de France 2, « les liens du Qatar avec la France continuent quel que soit le pouvoir en France », Ziad Takieddine a répondu : « et bien, il faut que cela change surtout après ce qui s’est passé en Libye ». Il a ajouté qu’il « ne faut pas oublier que le Qatar a joué un rôle très important dans cette guerre contre la Libye. Il faut penser aux conséquences désastreuses de celle-ci. Le pays est ingouvernable. Tous les jours, il y a des exactions, particulièrement dans cette région qui a charmé BHL, Banou Walid. Il y a tous les jours des morts. La France a été accusée de crimes de guerre. Savez-vous que la Libye compte attaquer en justice la France et particulièrement Sarkozy ? Savez-vous qu’il y a eu 80 000 morts civils par les raids de l’OTAN et qui n’ont pas été déclaré ?...C’est à cause de la corruption en France qu’il y a eu l’attentat de Karachi. C’est à cause de la corruption que la France, guidée par le Qatar, a mené la guerre en Libye ».

Si, comme l’affirme Ziad Takieddine, Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée ont empoché 400 000 millions d’euros, notamment pour financer la campagne présidentielle de l’UMP en 2007, cela prouve qu’en matière de corruption Ben Ali et son épouse sont des enfants de cœur comparés à Sarkozy et à son proche entourage. Plus grave encore, cela frappe a posteriori d’illégalité et d’illégitimité le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, qui a eu l’insolence de se présenter pour un deuxième mandat. Bien heureusement, les Français ont élu le candidat socialiste.

Comment François Hollande va-t-il traiter le dossier Ziad Takieddine/Nicolas Sarkozy, qui est déjà entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke ? Ou bien en le considérant comme une affaire d’Etat, donc soumise à la raison d’Etat, c’est-à-dire à l’omerta judiciaire, politique et médiatique. Ou bien comme un crime, voir comme une haute trahison, puisque cette affaire, selon Ziad Takieddine, a porté atteinte aux intérêts supérieurs de la France au profit des émirs du Qatar. Pour bien moins grave que cela, Pierre Beregovoy s’est suicidé et l’honnête Jacques Chirac a été entrainé devant les tribunaux avec la bienveillance de celui qui était alors président : Nicolas Sarkozy.
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samedi 24 novembre 2012

Empoisonner et appauvrir les Tunisiens pour enrichir le Qatar

 Tunisie : Avec l’affaire du gaz schiste, l’invasion de la Tunisie par le Qatar continue. L’écologie n’intéresse plus grand monde au pays de la « révolution du jasmin ». Il est vrai que les médias se soucient plus d’une autre pollution, pas moins nuisible, celle de l’islamo-salafisme. Nos confrères de Mag14 et Africain Manager sont les seuls à évoquer la très grave affaire du gaz schiste dans laquelle Shell joue les entremetteuses pour l'émirat bédouin.
Empoisonner et appauvrir les Tunisiens pour enrichir le Qatar
Depuis son début, « l'affaire Shell-Tunisie » est floue et ne sent pas uniquement le pétrole ! Un léger retour en arrière s'avère nécessaire à la compréhension des enjeux soulevés par ce sombre dossier : les accords entre Shell et le  gouvernement concernant l'exploitation du gaz de schiste sur le sol tunisien.
 
Rachid Deli, directeur général de l'énergie au sein du Ministère de l'Industrie affirmait, le 25 septembre 2012, sur les ondes de Mosaïque FM, «  qu'aucune autorisation de forage n'a été attribuée ». Il ajoutait toute fois qu'« une commission chargée d'étudier le dossier a donné son aval ». Une commission dont on ne trouve aucune information ni aucune trace. Ces propos sont en contradiction avec ceux tenus par le Ministre de l'Industrie, Mohamed Lamine Chakhari, qui s'exprimait le 19 septembre 2012 sur les ondes d'Express FM. Le sujet de son intervention était la signature récente d'une convention d'exploitation du gaz de schiste par le groupe Shell. Un sommet regroupant la sphère politique et économique (21- 23 septembre), à Hammamet (Hôtel Laîco)  a été interdit aux journalistes. Cette rencontre était organisée par des groupes pétroliers comme l'autrichien OMV, les américains Shlumberger et Halliburton. La position du gouvernement provisoire fin septembre était encore, officiellement, en négociation sous prétexte que ces techniques ont eu un succès aux Etats- Unis et au Canada.

En nous intéressant de plus près à la problématique dans ces pays, nous nous apercevons que la balance avantages-inconvénients penche davantage pour le second côté. Un seul intérêt potentiel : celui privilégiant le profit à court-terme. L' AQLPA (Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique) nous livre un bilan objectif  : « Ils ont constaté que les infrastructures des régions rurales ne sont pas adaptées à un tel changement de vocation, créant des embouteillages, un trafic routier accru, des bris de routes et de ponts et l'abandon de fermes. Les problèmes sociaux habituellement retrouvés dans les milieux urbains surgissent maintenant dans ces milieux ruraux qui ne sont pas préparés à y faire face. Sur le plan de l'économie locale, leurs craintes quant à la diminution radicale de la valeur des propriétés lorsque l'industrie des gaz de schiste s'installe ont été confirmées. L'augmentation du coût de la vie est présente dans le quotidien, une réalité dont ils ont été témoins. Cette situation peut certainement mener une partie de la population à un seuil critique de pauvreté. Leurs pires craintes ont été confirmées concernant les dommages environnementaux sur l'approvisionnement en eau potable et sur la qualité de l'air » (Compte rendu du Comité interrégional du gaz schiste de la Vallée du Saint Laurent, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), 17 octobre 2001).
 
Les deux pays, cités par le ministre comme un exemple de réussite et une légitimation à son choix, s'insurgent face aux effets destructeurs et refusent la pérennisation de cette pratique, ce business vendu à la Tunisie comme un nouvel eldorado économique. La porteuse de la pomme empoisonnée n'est pas une sorcière mais le Ministre de l’Industrie Mohamed Lamine Chakhari.
 
Les méfaits du gaz schiste
 
En effet, les conséquences, en termes de santé publique, de paupérisation de la biosphère, de consommation d'eau, et en règle générale ses répercussions sur  l'économie globale du pays, sont désastreuses. Cette histoire d'extraction de schiste est une sale affaire, en argot une grosse arnaque, sous prétexte de création d’emplois ou de croissance de  l'autonomie énergétique, arguments maintes fois contre expertisés.

L’eau est la denrée principale nécessaire à l'extraction de gaz. Par sa rareté sur le territoire tunisien, une nappe phréatique traversant 3 pays, elle devient un enjeu beaucoup plus fondamental que le gaz de schiste qui se révélera être à long terme un désastre économique pour la Tunisie. Un article du New York Times paru le 26 février publiait des informations produites par l'Agence de Protection de l'Environnement Américaine (EPA) selon lesquelles la radioactivité des eaux rejetées lors des forages est 1000 fois supérieur à la limite acceptable pour une eau potable. Une grande partie de cette eau, même en passant dans des stations d'épuration, n'est plus utilisable d'aucune façon. En d'autres termes, plus de la moitié de cette eau ne sera pas dépolluée et deviendra par conséquent non consommable par toute espèce vivante. De là découle un deuxième problème d'une envergure considérable : le stockage de cette eau radioactive. La technique très controversée de fracturation hydraulique fût interdite en France lors de la conférence environnementale du 14 et 15 septembre dernier. Les effets collatéraux sont décriés aux Etats-Unis, au Canada, et dans bien d'autres pays comme irréversibles. Partout dans le monde  l'opposition est à son comble et les lobbys industriels persistent à imposer leur point de vue privilégiant la recherche du profit aux dépens des riverains et de l’écologie.
 
Haute trahison économique
 
Une prise de décision dans un domaine aussi sensible n'est ni souhaitable ni envisageable pour un gouvernement dont la légitimité est décriée par la majorité des tunisiens et qui peine à instaurer les bases d'un Etat de droit. Le gouvernement tunisien provisoire avait pour objectif principal la rédaction d'une constitution, objectif non atteint jusqu'à présent. L'acceptation de l'exploitation du gaz de schiste pourrait être aisément considérée comme une haute trahison économique et sanitaire à la nation tunisienne. Dans des conditions de transition politique qui la fragilise, elle ne peut s'engager de la sorte.  De nombreuses voix tunisiennes s'élèvent contre cette pratique qualifiée de barbare par les plus avertis. La société civile experte à l'intérieur du pays est formellement contre. Un mouvement d'activistes citoyens de tout bord politique, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, organisent des sit-in réguliers dans différentes régions dont Kairouan.

Très peu d'informations sont accessibles concernant les tenants et aboutissants politico-économique entre Shell et le gouvernement provisoire, des pratiques obscures et contraires à la transparence politique tant attendue. À ce jour, l'octroi officiel de l'exploitation par Shell du gaz de schiste est une affaire bouclée. Pour le Ministre de l'Intérieur, les réfractaires à cette décision se fondent sur des rumeurs. Il est certain de sa décision prise dans l'opacité la plus complète, sans consultation démocratique au préalable et sans même une jonche d'expertise. À ce jour, le peuple tunisien a le droit d'exiger des précisions concernant ce qui compromet à la racine son avenir.

Les forfaits de Schell
 
La multinationale Shell avec plus de 2000 filiales est présente dans 143 pays et emploie plus de 90000 personnes. Si Shell était un pays, elle serait classée en 25eme position grâce à un chiffre d'affaire annuel de plus de 179 milliards de dollars. Depuis sa création en 1890, les agissements de la compagnie n'ont jamais brillé par leur respect de l'environnement et encore moins par leur éthique. Son alliance au nazisme pendant la seconde guerre mondiale n'est un secret pour personne, ses arrangements économiques savent y faire avec les régimes despotiques : elle parle une langue qui traverse le temps et l'espace. Au Nigeria, Amnesty International l'accuse de polluer les eaux du Delta du Niger depuis de longues années. En décembre 2011, une catastrophe environnementale touchait le golfe de Guinée et près de 40000 barils de pétrole brut s'y déversèrent, assurant une pollution de plusieurs décennies. Dernièrement, après son départ du Sénégal, elle a pris soin de ne pas indemniser pas loin de 6500 salariés. La liste des peuples lésés est longue et le gouvernement provisoire n'a pas réfléchi à deux fois avant d'y souscrire celui de la Tunisie.
 
Shell, un cheval de Troie du Qatar !
 
Selon le Middle East Economic Survey (MEES), le Fond souverain du Qatar, Qatar Investment Autority (QIA), qui est géré par des Anglais et des Américains, cherche à augmenter sa participation de 3%  actuellement, à 7%, ce qui ferait des Qataris les premiers actionnaires du groupe Royal Dutch Shell. Cette opération ou OPA semble avoir été réalisé par le Qatar, sans se conformer aux exigences boursières de la Grande Bretagne, qui obligent les acteurs financiers à divulguer leur participation dans une société cotée, lorsque celle-ci dépasse les 3%. Cette OPA de type mafieux fait de Hamad Ben Khalifa al-Thani, de son épouse Mozza et de Hamad Ben Jassem al-Thani les premiers actionnaires du géant pétrolier.

Il est à signaler que, dans le cadre des nouvelles relations de maitre à esclave entre l’émirat du Qatar et la « République » tunisienne,  le gouvernement provisoire avait déjà signé un mémorandum quasi-secret  « d’entente et de coopération dans le domaine du raffinage de pétrole et du programme de réseau de gaz naturel des villes tunisiennes entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et Qatar Petroleum International ». Selon Moez E.K du journal Mag14, cet accord « a déjà permis au Qatar d’avancer ses pions dans les champs pétroliers en Tunisie » ; et d’ajouter : « Et voici que l’on comprend, que ce sont des fonds d’investissements qataris qui pourraient également indirectement contrôler l’exploitation du gaz de schiste dans notre pays ». A Africain Manager de conclure hier 6 novembre que, « A la lumière de ces données, on comprendra aisément pourquoi le ministère tunisien de l’Industrie a hâte d’accorder son autorisation finale au projet d’exploitation de gaz de schiste qui sera exploité par Shell ». Selon l’information que je viens d’avoir d’un journaliste algérien, présent au « Forum Mondial sur l’exploitation du pétrole et du gaz en Afrique du Nord », qui a eu lieu hier à Vienne, le gouvernement provisoire a donné son autorisation finale pour Shell d’exploiter le gaz schiste en Tunisie. Un autre cadeau pour notre bienfaiteur et libérateur Qatari. Un de plus !  
 


Samira Hendaoui

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Dans le Nord Mali, le Qatar est blanc comme du goudron ! Qatar et les islamistes intégristes !

 Jusqu'à la "révolution du jasmin" en Tunisie, ensuite le début du "printemps arabe" en Egypte, le Qatar utilisait son Soft Power, à savoir la TV Al-Jazeera et la diplomatie du gros chèque. En Libye, en Syrie et au Mali, pour déstabiliser ces régimes et les remplacer par le fascisme vert, l’émirat wahhabite est passé au Hard Power : recrutement et armement de mercenaires, de terroristes d’Al-Qaïda et de fanatiques surgis du Moyen-âge. L’article qui suit a été publié par l’excellent site malien ankamali.net, le 8 novembre 2012.
Dans le Nord Mali, le Qatar est blanc comme du goudron ! Qatar et les islamistes intégristes !
Et si le Qatar = Qotrán (goudron en arabe).
La tenue de cette marche de protestation devant l’ambassade du Qatar est une victoire, au regard des réticences qu’elle a suscitées. Le contexte de la marche en dit long. Face aux financements occultes supposés des intégristes islamistes coupeurs de mains et de pieds des Maliens dans le nord du Mali, sept organisations de la diaspora malienne de France ont décidé de manifester pour alerter l’opinion publique nationale et internationale. C’était devenu un challenge face à un petit Émirat devenu puissant à cause de sa manne pétrolière et gazière devant lesquelles, même les grandes puissances lui font les salamalecs à ses pieds.

 Après l’annonce de la manifestation de protestation des Maliens de France devant l’ambassade du Qatar à Paris, une levée de boucliers s’est généralisée jusque dans le milieu des services de renseignement français pour disculper un Qatar qui se noie dans un verre d’eau.

Autorités maliennes, conseil des sages, autorités françaises, presse, services de renseignement, tous au garde-à-vous et au service de porte-paroles de l’Emir qatari pour le blanchir par rapport à la sulfureuse présence des "humanitaires" du Qatar dans le nord du Mali. Une zone où les intégristes islamistes continuent de couper à vif les mains et pieds des Maliens au nom d’une charia que le Qatar (pays proche de leur idéologie) n’applique pas dans son Emirat.
En effet la dépêche de l’AFP du 08 octobre dernier tombe avec la déclaration de M. Bonnet puis elle est relayée par la presse française (journaux, radios, télévisions et internet) comme une traînée de poudre. Auparavant l’hebdomadaire satirique français, le Canard Enchaîné à l’accoutumée, dans ses livraisons du 26 mars 2012 et surtout du 06 juin 2012 à levé le lièvre avec une manchette : « "Notre ami du Qatar" finance les islamistes du Mali ». Le papa des hebdos africains, Jeune Afrique de même que des journaux à Bamako s’y sont intéressés.

Ensuite à Paris, le Conseil des Sages du Mali en France (association loi 1901) sur la foi de toutes ces informations distillées par les presses nationale et étrangère a adressé une correspondance, le 08 août 2012, à son excellence Monsieur l’ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham Al Kuwari.

Après avoir expliqué le contexte d’occupation des régions dans le nord du Mali, la missive met en exergue les interrogations des Sages en ces termes : « A notre connaissance, le Mali, Etat membre de l’organisation de la conférence islamique devenue l’organisation de la coopération islamique, n’a aucun contentieux avec votre pays.

Nous nous interrogeons donc sur les raisons qui ont pu conduire votre Etat à soutenir la rébellion et la déstabilisation de notre pays. » A la suite du rappel des graves violations des droits de l’homme perpétrées par les groupes armés dans le nord du Mali, la lettre des doyens se termine par une sollicitation : « C’est pour cette raison que nous sollicitons une audience afin que vous puissiez nous éclairer et éventuellement nous rassurer sur la politique de votre pays à l’égard du notre et sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour restaurer l’intégrité territoriale du Mali qui était réputé pour sa tolérance.

Dans l’hypothèse où vous estimeriez que nos questions ne relèveraient pas de votre compétence, nous vous saurions gré de bien vouloir transmettre la présente lettre à son excellence le Prince AL-THANI et nous en informer le plus rapidement possible. Nous vous saurions gré de bien vouloir nous préciser le délai probable de réponse du Prince. »




La DGSE enquête au Mali pour le Qatar ?

En attendant que la réponse de l’ambassadeur du Qatar soit expliquée aux organisateurs de la marche, dix jours avant l’événement, une tonitruante nouvelle tombe : « le président de la république par intérim, M. Dioncounda Traoré effectuera une visite du 21 au 24 octobre au Qatar ». Pour les besoins de la cause les autorités qataries ont préparé un vol spécial qui est allé chercher le président et sa délégation à Bamako.
A l’issue de la visite, c’est le président Traoré qui a rapporté l’assurance donnée par le Qatar de n’avoir soutenu ni les sécessionnistes, ni les terroristes. Au lendemain de la visite du président de la république du Mali, soit le 25 octobre 2012, c’est un journaliste du Figaro, M. Georges Malbrunot (ex-otage des islamistes en Irak en 2004 pendant 124 jours avec son confrère Christian Chesnot), qui annonce sur son blog, à la fois la position de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de l’Etat du Qatar pour démentir toutes les encombrantes informations contre ce dernier.

« Les services secrets français ont assuré le gouvernement que le Qatar n’avait pas envoyé des agents sous couverture humanitaire auprès des djihadistes, qui contrôlent le nord du Mali. Après la publication de récentes informations en ce sens dans la presse, des agents de la DGSE ont enquêté et n’ont pas trouvé trace d’émissaires qataris venus aider les extrémistes islamistes au nord du Mali. A Paris, le ministère des Affaires étrangères a été informé par la Direction générale de la sécurité extérieure du résultat de son enquête », indique la même source.
Auparavant l’ambassadeur du Qatar à Paris a favorablement répondu à la demande d’audience faite par les Doyens des Maliens de France. Au cours de l’audience l’ambassadeur Qatari a saisi l’occasion pour démentir l’implication de son pays dans le financement des groupes armés islamistes dans le nord du Mali. Après cette audience, le conseil des sages du Mali en France visiblement convaincus et conquis par ce discours de l’ambassadeur qatari à Paris, sont devenus de fait les porte-paroles du Qatar auprès de la diaspora malienne de France.
Ainsi à quelques jours de la manifestation devant l’ambassade du Qatar, la coordinatrice de l’organisation et la mobilisation de l’événement, Mme Coulibaly Ramata Maïga est contactée sur son portable par le porte-parole du conseil des sages, Me Bouya Diallo. Ce dernier a tenté en vain d’informer, puis de convaincre et de dissuader les organisateurs de la marche quant aux caractères inopportun et non nécessaire de manifester contre le Qatar.

Qatar et les islamistes intégristes

Le Conseil des Sages du Mali en France a été invité à la prochaine réunion préparatoire de la manif. C’était le 30 octobre (72h avant le jour J) au foyer Lorraine à Paris, où le président des du conseil des sages, le doyen M. Moussa Coulibaly a expliqué qu’ils [les sages des Maliens de France, ndlr] ne sont point l’avocat du Qatar mais qu’ils tiennent à informer les Maliens de France par rapport au démenti apporté par l’ambassadeur du Qatar quant à l’implication de son pays dans le financement des islamistes dans le nord du Mali.
« Choisissons nos ennemis » a-t-il ajouté. Un autre membre de la délégation des sages M. Maïga, a expliqué un détail selon lequel, l’ambassadeur qatari leur a expliqué que le Qatar ne finance point les islamistes cependant l’Etat du Qatar ne contrôle pas l’usage fait de la "Zakat" (l’aumône) des riches qataris à titre individuel. Me Bouya Diallo, a longuement expliqué que le soutien du Qatar envers le nord du Mali n’est qu’une aide humanitaire. Il a cité l’hôpital de Gao où le salaire de l’ensemble du personnel est pris en charge par le Croissant rouge du Qatar de même que les frais de fonctionnement dudit hôpital.
« Si demain le Qatar suspend son aide, ce personnel et les frais seront-ils payés ? » s’interroge t-il. « Oui ! », répond de façon laconique M. Bréhima Camara avant d’ajouter que le Mali est un pays souverain qui faisait fonctionner l’hôpital de Gao avant l’aide du Qatar. Le ton est donné pour désapprouver la démarche des sages qui, au-delà de l’information, tentaient d’annuler la marche sinon d’expliquer l’inopportunité de la tenir.

« Ce n’est pas à quatre jours de la marche, qu’il faut venir nous décourager » affirme un organisateur de la marche tandis que, renchérit un autre en ajoutant : « d’ailleurs vous, les sages on ne vous a jamais vu à nos côtés pendant nos manifestations, encore moins recevoir de vous, un simple mot d’encouragement et pourtant tout ce que nous faisons, c’est pour le Mali. » La démarche des sages a plutôt ragaillardit les organisateurs de maintenir la manif.

Suspicieux humanitaires qataris

A la veille de la marche, la journaliste de RFI, Christine Muratet, a fait publier un article qui lève le coin du voile sur le comportement pas "catholique" encore moins "orthodoxe" du Croissant Rouge Qatari au Mali dans les régions sous occupation des intégristes islamistes : « "Le Croissant-Rouge qatarien est arrivé à Gao, sans avertir personne, ni la Croix-Rouge malienne, ni le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), qui coordonne pourtant l’aide d’urgence dans les zones de conflits", confie un humanitaire.
Par la suite, et après des demandes d’explications, le Qatar a accepté de signer une convention avec la Croix-Rouge malienne : une délégation malienne est reçue à Doha pour signer le document. Mais, selon nos informations, trois mois plus tard, les actions communes sur le terrain n’ont toujours pas commencé. Selon nos interlocuteurs à Bamako, "ça ne se passe pas de façon très orthodoxe avec eux".
Un sentiment largement partagé par la quasi-totalité des intervenants humanitaires dans le nord : pas de coordination, pas de concertation en amont avec quiconque : "une approche très spéciale", nous confie-t-on. Autre spécificité des Qatariens : ils installent leurs équipes médicales là où les besoins ne sont pas forcément les plus importants. Délaissant les dizaines de centres de santé de brousse, oubliés de tous » ajoute enfin Christine Muratet.

Au demeurant, la balle est dans le camp du Qatar pour prouver la transparence de sa présence dans le nord du Mali, aujourd’hui sous le contrôle des intégristes. A défaut, l’Emirat demeure dans la crise malienne, blanc comme le goudron !
Rassemblés par Bakary Traoré

lundi 19 novembre 2012

Matériels d'espionnage : le Qatar a bien trahi le Hamas!!

Matériels d'espionnage : le Qatar a bien trahi le Hamas!! Voilà que se confirme ce que, bien nombreux, étions-nous à envisager. Les dirigeants palestiniens savent depuis 1946 qu'il ne faut accorder aucune confiance aux dirigeants des pays arabes. Le Hamas, en lâchant la Syrie en proie aux attaques terroristes des occidentaux et des pétro-monarchies le paye d'un prix très élevé. Le Hamas, ou sa fraction opportuniste ? Comment le Hamas n'a-t-il pas vu la stratégie des terroristes occidentaux et des criminels monarchiques ? D'abord diviser et se partager la Syrie puis ensuite liquider le Hamas. Où alors certains hommes du Hamas ont collaboré à cet assassinat pour se débarrasser de ceux qui prônent la guerre contre la dernière colonie du monde capitaliste ? Pour cercler la fraction opportuniste, il faudrait savoir quels sont les hommes du Hamas qui se sont enrichis avec l'argent du Qatar. Dans tous les cas, le Hamas se doit de répondre à l'émir du Qatar. Les pétro-monarchies ont pour plan de se débarrasser de la question palestinienne et ainsi entretenir des relations commerciales avec la colonie nazisioniste, qui reste la porte d'entrée du marché européen. Il ne suffit pas de se payer une armée d'abrutis salafistes, une bande de criminels assoiffés de pouvoir et d'argent, pour l'emporter. Il se pourrait bien aussi que ces pétro-monarchies soient renversées par de véritables révolutions, armées et soutenues par la Russie, la Chine et l'Iran.
Matériels d'espionnage : le Qatar a bien trahi le Hamas!!



Matériels d'espionnage : le Qatar a bien trahi le Hamas!!
Selon les sources bien informées, c'est au cours de la récente visite de l'émir du Qatar, à Gaza, que les domiciles de plusieurs cadres du Hamas ont été identifiés!!

Des informations fiables, communiquées par les sources locales, la visite de l'Emir et de son épouse, à Gaza, a permis aux agents informateurs de localiser les maisons et les bureaux de certains dirigeants du Hamas. En effet l'Emir et la délégation qui l'accompagnait ont offert à ces dirigeants des stylos et des montres ayant des mini GPS adaptés aux satellites espions israéliens.

L'assassinat de Ahmad Jabari, commandant en chef des brigades Al-Qassam, dans un raid aérien sioniste, s'explique ainsi. Un autre commandant de ces mêmes brigades a été tué, dans la nuit de vendredi à samedi, avec ses trois frères, dans une frappe, qui a, directement, visé sa maison et a causé sa mort et celle de ses trois frères.

Ces analyses font état de la volonté de l'émir du Qatar de transférer les habitants de Gaza, en Jordanie, une fois la chute de la dynastie hachémite devenue effective.




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l'Information Alternative

dimanche 7 octobre 2012

Qatar :Géopolitique du pétrole





(Drapeau du Qatar) (Armoiries du Qatar)

Devise nationale : Sans



Le Qatar est l'un des nombreux et récents émirats de la péninsule d'Arabie.

Après avoir été dominé par les Perses pendant des milliers d'années puis plus récemment par le Bahreïn, les Ottomans ou encore les Britanniques, le Qatar devient un État indépendant le3 septembre 1971. À la différence de la plupart des émirats voisins, le Qatar a refusé de devenir un membre des Émirats arabes unis ainsi que de l'Arabie saoudite.
Portugais et Ottomans[modifier]

Malgré un climat aride et difficile, le Qatar a toujours connu une présence humaine durant des milliers d'années. Cette présence est le fait de plusieurs tribus nomades ou sur les côtes avec de petits villages de pêche. Les tribus se sont longtemps combattues pour les terres les plus lucratives, formant et cassant ainsi des coalitions entre elles.

Les Portugais occupent le détroit d'Ormuz, puis Mascate et Bahreïn. En 1517, ils prennent le Qatar et imposent leur contrôle maritime et commercial dans le Golfe. En 1538, ils sont chassés de la région par les Ottomans qui dominent le Qatar durant quatre siècles.

Les Ottomans n'imposent pas la langue turque aux habitants, cette langue restant le seul apanage de l'administration. Au cours du xviie siècle, le pays est marqué par de violentes rivalités entre les tribus désirant contrôler le territoire. Les conflits entre tribus se poursuivent jusqu'au début du xixe siècle, quand les Britanniques décident d’intervenir3.
Protectorat britannique[modifier]

Les Britanniques considèrent tout d'abord le Qatar et le golfe Persique comme une position intermédiaire stratégique pour leurs intérêts coloniaux en Inde, mais la découverte de pétrole et d'hydrocarbures cent ans plus tard change cette vision.

Pendant le xixe siècle, période de développement des entreprises britanniques, la famille Al Khalifa règne sur la péninsule qatarie et l'île de Bahreïn. Bien que le Qatar soit une possession légale, des contestations naissent, le long du littoral oriental dans les villages de pêche de Doha et d'Al Wakrah, envers la domination des Bahreïniens Al Khalifa.

En 1867, les Al Khalifa lancent une offensive massive contre les rebelles qataris en envoyant une force navale à Wakrah. Malgré le succès de l'opération, l'agression bahreïnie viole un traité de 1820 entre le Royaume-Uni et les Bahreïniens. La réponse diplomatique britannique ne se fait pas attendre, le colonel Lewis Pelly responsable du protectorat commence des pourparlers avec un responsable du Qatar. Ces pourparlers aboutissent à une séparation tacite du statut du Qatar d'avec celui de Bahreïn. L'homme choisi pour négocier avec le colonel Pelly est un entrepreneur respecté et un résident de longue date de Doha : Muhammed Ben Thani. La famille Al Thani a jusqu'alors été relativement inactive dans la politique du Golfe, mais cet événement lui assure l'ascendant sur le Qatar en tant que famille régnante, une dynastie toujours en place à ce jour.
Indépendance[modifier]

La Seconde Guerre mondiale remet en cause l'emprise des Britanniques sur leur Empire, particulièrement quand l'Inde devient indépendante en 1947. L'incitation à un retrait semblable des émirats du Golfe s’accélère pendant les années 1950, et les Britanniques accueillent bien la déclaration d'indépendance du Koweït en 1961.

Sept ans plus tard, ils annoncent officiellement qu’ils se désengagent (politiquement, mais pas économiquement) du Golfe dans un délai de trois ans. Le Qatar, Bahreïn et sept autres États forment une fédération. Néanmoins, des conflits régionaux amènent le Qatar à déclarer son indépendance vis-à-vis de la coalition qui devient les Émirats arabes unis. 1971 marque la naissance du Qatar comme État souverain et devient membre de l'Organisation des Nations unies.

Depuis 1995 le Qatar est dirigé par l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, qui a pris les commandes du pays en renversant son père Khalifa bin Hamad Al Thani, alors que celui-ci était en vacances en Suisse (il vit en exil en France puis en Italie jusqu’en2004, date de son retour au Qatar). Sous l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, le Qatar enregistre de nombreuses réformes sociales (droits des femmes) et politiques ; le nouvel émir apparaît comme beaucoup plus libéral que son père. Il dote aussi le pays d'une nouvelle constitution, et il crée Al-Jazira, la CNN arabe, qui est pour beaucoup dans la notoriété du pays.

En 2004, un attentat probablement orchestré par les Russes[réf. nécessaire] tue le président tchétchène exilé au Qatar. En 2005, un attentat-suicide visant un petit théâtre à Doha tue un ressortissant britannique, professeur d'anglais et de théâtre. Cet événement choque le pays, qui n'avait jamais auparavant connu d’acte terroriste.

Le 2 décembre 2010, le Qatar est désigné pour organiser la Coupe du monde de football 2022 et le 27 janvier 2011, il est désigné pour organiser le Championnat du monde de handball masculin 2015.
Politique[modifier]
Article détaillé : Politique du Qatar.

Hamad bin Khalifa Al Thani, émir du Qatar

Le gouvernement qatari garde un certain nombre de restrictions sur la liberté d'expression et les mouvements pour l'égalité ; cependant comparé à ses voisins comme l'Arabie saoudite, le Qatar est l'un des pays les plus libéraux de la région.

Au Qatar, la famille souveraine Al Thani (آل ثاني) continue à détenir seule le pouvoir à la suite de la déclaration d'indépendance du pays en 1971. L'émir, qui est le chef de l'État, gère le Qatar en s'appuyant sur sa famille. Néanmoins, au point de vue politique, depuis les années 1990, le Qatar a commencé à évoluer d'une société traditionnelle à un État moderne, à l'écoute du bien-être de ses citoyens.

En 1970, la base des lois du Qatar institutionnalise les coutumes locales enracinées dans l'héritage conservateur wahhabite (son influence a diminué aujourd'hui) du Qatar, conférant à l'émir un très grand pouvoir. Le maintien des traditions de consultation, gérées par consensus, et du droit du citoyen de faire appel personnellement à l'émir, influencent le rôle de l'émir. L'émir, tandis qu'il n'est soumis à aucun individu, ne peut violer lacharia (la loi islamique) et, en pratique, doit prendre en compte les opinions des dirigeants notables et de l'autorité religieuse. Le Conseil consultatif, un groupe aux membres désignés qui assiste l'émir dans l'élaboration de nouvelles politiques, institutionnalise la position de ces genres de groupes d'influences. Aucun parti politique n'existe dans le pays. Le ministre des Affaires étrangères, interrogé plusieurs fois sur cette question, répond que le Qatar est un petit pays et ne peut pas contenir tous les partis politiques[réf. nécessaire].
L'afflux d’Arabes expatriés introduit des idées qui remettent en question les doctrines de la société traditionnelle du Qatar, mais aucune contestation sérieuse à l'autorité de la famille Al-Thani n'émerge.[réf. nécessaire] Enfévrier 1972, le Premier ministre, Khalifa bin Hamad Al Thani, destitue son cousin, l'émir Ahmad ben Ali Al Thani, et assume tous les pouvoirs. Les membres importants de la famille Al-Thani soutiennent sa décision, exécutée sans aucune violence ni signe d'agitation politique.

Le 27 juin 1995, le Premier ministre, Hamad bin Khalifa Al Thani, destitue son père, l'émir Khalifa, sans violence4, et s’est fixé pour objectif la visibilité du Qatar sur la scène régionale et, autant que possible, internationale5. L'émir Hamad et son père se réconcilient en 1996, mais le souverain renversé ne revient au pays qu'en 2004 après avoir séjourné en France puis en Italie. La liberté de la presse s'est étendue, et la station de télévision Al Jazeera située au Qatar, a acquis une réputation unique en tant que source libre et non-censurée de l'information dans les pays arabes. En 1999, les premières élections pour un Conseil communal sont organisées, candidature pour tous les adultes, femmes comprises, et en avril 2003 le pays se dote d'une constitution, dont la rédaction a duré quatre ans. Sa principale nouveauté : l'institution d'un "Majlis Al-Choura" (conseil consultatif) dont trente des quarante-cinq membres seront élus au suffrage universel direct, les quinze autres étant nommés par l'émir (article 77). La première élection de ce Parlement a eu lieu en 2004. La nouvelle Constitution n'autorise pas pour autant la formation de partis politiques. L'un des articles les plus novateurs est celui qui garantit la liberté de culte, sans la restreindre aux religions monothéistes dites « du Livre »6. Lors de la guerre contre l'Irak le pays a servi de base à l’état-major américain (commandement central américain de Tampa, Floride (« Centcom ») responsable des opérations de guerre en Irak)4.

Le 11 décembre 2002, est signé, avec les États-Unis, un accord de coopération militaire relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd par les forces américaines5. En 2011, le Qatar a fait preuve d'audace en envoyant ses avions Miragecombattre les forces libyennes du colonel Kadhafi aux côtés des troupes occidentales, il a quitté le terrain de la médiation pour celui de l'action.
Géographie[modifier]
Article détaillé : Géographie du Qatar.

Carte du Qatar

Le Qatar est une presqu'île de 11 437 km² située sur la rive sud du golfe Persique. Il est limitrophe de l’Arabie saoudite au sud et est bordé par le golfe de Bahreïn à l'ouest où elle partage une frontière maritime avec le Bahreïn au nord-ouest. Le pays s'étend sur 160 km de longueur et 80 km dans sa plus grande largeur. Ses 563 km de côtes furent jusqu'au xxe siècle la source de ses principales richesses, tirées de la pêche et des huîtres perlières

La plus grande partie de la péninsule qatarie est une plaine stérile recouverte de sable. Au sud-est se trouve la spectaculaire Khor Al Adaid ou « la mer intérieure ». Le pays est plat, son point culminant, situé dans le Jebel Dukhan, ne dépassant guère 90 m. C’est dans ce secteur que l’on trouve les principaux gisements terrestres de pétrole du Qatar, alors que les gisements de gaz naturel sont en mer, au nord-ouest de la péninsule.

Le climat du Qatar est désertique, chaud en été et très doux en hiver. Pendant l’été, les températures varient de 40 °C à 50 °C. Les averses hivernales sont minimes et la pluviométrie n’excède pas 75,2 mmpar an. La végétation du Qatar est typique d’un tel climat : maigre, éparse, constituée de quelques broussailles épineuses et de quelques arbres d’espèces peu variées (parmi lesquelles prédominent les palmiers…). Les pluies d’hiver et de printemps viennent chaque année reverdir le désert, mais seulement pendant quelques semaines.

Doha, la capitale du Qatar, est aussi sa principale ville. Elle concentre la moitié de la population qatarienne et la quasi-totalité des infrastructures hôtelières et sportives du pays et abrite le Palais royal (Diwan Emiri).

En 1986, un contentieux régional est ravivé lorsque les forces qataries occupent l'îlot de Fecht el-Dibel, également revendiqué par le Bahreïn ; il est finalement apaisé par les termes d'un accord de paix. La découverte de gisements pétroliers, au début des années 1990, est le prétexte à de nouveaux différends territoriaux concernant la région de Zubarah et les îles Hawar situées à l'ouest du pays. Le règlement proposé par la Cour internationale de justice en mars 2001 déclare7 :
à l'unanimité que Qatar a souveraineté sur Zubarah,
dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur les îles Hawar,
rappelle à l'unanimité que les navires du Qatar jouissent dans la mer territoriale de Bahreïn séparant les îles Hawar des autres îles bahreïnies du droit de passage inoffensif consacré par le droit international coutumier,
dit par treize voix contre quatre que Qatar a souveraineté sur l'île de Janan, y compris Hadd Janan,
dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur l'île de Qit'at Jaradah,
dit à l'unanimité que le haut-fond découvrant de Fasht ad Dibal relève de la souveraineté de Qatar.

Le règlement est accepté par les deux pays et le Qatar déclare fériés les deux jours suivant la proclamation de la décision.
Environnement[modifier]

Le Qatar est en 2012, le pays rejetant le plus de CO2 par habitant dans l'atmosphère8, cela s'explique par la conjonction d'une consommation par habitant supérieure à celle des pays développés et l'extraction d'hydrocarbures.

En 2012, le pays va accueillir deux rencontres internationales sur le thème de l’environnement et du développement durable : le troisième sommet qatari sur les énergies alternatives9 et le sommet 2012 sur le climat sous l'égide des Nations unies10.
Subdivisions[modifier]
Article détaillé : Subdivisions du Qatar.

Carte des subdivisions du Qatar dans l'ordre alphabétique

Le Qatar comprend 10 subdivisions appelées baladiyat (arabe : بلدية baladiyah, pluriel بلديات baladiyat) :
Ad Dawhah
Al Ghuwariyah
Al Jumaliyah
Al Khawr
Al Wakrah
Al Rayyan
Jariyan al Batnah
Ash Shamal
Umm Salal
Mesaieed
Économie[modifier]
Article détaillé : Économie du Qatar.

Doha, capitale du Qatar. Vue de la corniche

Avant que l’on y découvre du pétrole, le Qatar était essentiellement une région de pêche et de perles de culture. Après l’arrivée de la perle japonaise sur le marché mondial dans les années 1920 et 1930, l’industrie de la perle au Qatar stagne du fait de cette nouvelle concurrence. C'est la découverte du pétrole dans les années 1940, qui va complètement transformer l'économie du pays. Les ressources principales du Qatar proviennent maintenant des exportations de pétrole et de gaz naturel. Le pétrole apporte au Qatar 80 % de ses revenus à l'exportation et constitue les 2⁄3 des recettes. On estime les réserves de pétrole du pays à 26,8 milliards de barils (4,26 km3) (fin 2009)11. Le Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz (25,37 milliards de mètres cubes en 2009) après la Russie et l’Iran et espère devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel. Le pays accueille la première bourse des matières énergétiques du Moyen-Orient, Energy City. La ville s'étendra sur 2 km2 et accueillera les bureaux des sociétés du secteur, ainsi qu’une myriade de services : laboratoires, banques, assurances, centres de formations, hôtels pour un coût de construction global de 2,6 milliards de dollars12. La dépendance à l’égard du gaz et, dans une moindre mesure, du pétrole, a incité les autorités qatariennes à s’orienter vers une diversification de l’économie. Elles entendent ainsi développer le tourisme et se confronter à la concurrence de Dubaï5, notamment avec la construction de The Pearl, un archipel artificiel dédié au tourisme. Le Qatar est par ailleurs le premier émetteur mondial de CO² par habitant, avec une émission par habitant trois fois supérieure à celle des États-Unis.

L'économie du Qatar dépend en grande partie d'une importante main-d'œuvre étrangère travaillant principalement dans le secteur de la construction. Le PIB du Qatar a triplé en 5 ans, atteignant le chiffre de 52,7 milliards de dollars en 2006. En outre, le pays génère de très confortables excédents financiers, ce qui lui permet de lancer de grands programmes industriels. Les hydrocarbures emploient 38 % de la population et génèrent 60 % du PIB, le secteur des services (tourisme, construction) emploie quant à lui 59 % de la population13.

À côté du pétrole et du gaz, l’agriculture, l’élevage et la pêche, ressources traditionnelles du Qatar, sont également à l’ordre du jour, grâce à l’implantation de fermes expérimentales de l’État. La pêche, quant à elle, satisfait à 90 % la demande locale. Défendant cependant le principe de la libre entreprise, il encourage l’investissement privé par certaines incitations fiscales comme la suppression d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Quant aux sociétés étrangères, elles sont imposées de 5 % à 35 % sur les bénéfices qu’elles réalisent sur place, encore que nombre d’entre elles fassent exception à la règle, soit parce qu’elles sont des co-entreprises, soit parce qu’elles sont sous contrat avec l’État14.

Désormais, le pays a atteint un niveau de vie élevé, offrant à ses citoyens tous les services sociaux et agréments de n'importe quel pays industrialisé. Le niveau de vie des Qataris est comparable à celui de l'Europe Occidentale. Le PIB par habitant atteint, selon le FMI, 78 260 $ en 2009. Avec 8 500 euros par mois, le salaire moyen bat tous les records.

En moins d'une génération, l'émirat a connu un enrichissement sans précédent. Grâce à un homme : Hamad ben Khalifa Al Thani. Au pouvoir depuis 1995, l'émir a fait de cette péninsule l'un des États les plus puissants du monde. Gratte-ciel, centres commerciaux, hôtels, lotissements chics, villas luxueuses, universités, musées... La capitale, Doha, a triplé depuis la fin des années 1990, et n'en finit pas de grignoter le désert. Aujourd'hui (2012), elle accueille à elle seule la moitié de la population.

Qatar Airways est l'une des quatre compagnies aériennes mondiales classées 5 étoiles Skytrax.

En ce qui concerne la population active, 69 % travaille dans le secteur des services, 28 % dans l’industrie et 3 % dans l’agriculture. L'agriculture réalise uniquement 1 % du PNB. Malgré d'importants investissements, principalement dans le système d'irrigation, le pays n'est pas autosuffisant15.

L'unité monétaire est le riyal qatari, divisible en 100 dirhams. Le premier client du Qatar est de loin le Japon. Les fournisseurs sont plus diversifiés : Japon, Royaume-Uni, France, États-Unis et Allemagne. Le pays est doté d'un réseau routier assez développé, de 1 230 km de routes et 418 km d'autoroutes. Il possède un aéroport international à Doha, agrandi et rénové à l'occasion des Jeux asiatiques de 2006. La capitale, Doha, et Umm Saïd (pour les industries pétrolières) sont les deux ports importants du pays.

En 2007, le taux de chômage du Qatar est presque nul.
Le taux de croissance annuelle est de 20 %.
Démographie[modifier]
Article détaillé : Démographie du Qatar.

La majorité de la population est concentrée dans la capitale Doha. Al Rayyan est la deuxième ville du pays. Ces deux villes concentrent environ 80 % de la population16. Selon le recensement de 2004, 77,5 % de la population est musulmane, 8,5 % chrétienne, 14 % autre17.(dont Hindouistes, 9 %). L'arabe sert comme langue officielle mais l'anglais est largement utilisé. La densité de population est de 148 habitants au kilomètre carré. La population totale est de 1 699 435 personnes18, 20 % de celle-ci est composée de nationaux, les 80 % restant sont des expatriés. Le Qatar est une véritable mosaïque culturelle, du fait de l'important poids des étrangers. La population du Qatar est composée à 65 % d'ouvriers immigrés. L'industrie pétrochimique attire les gens de partout à travers le monde. La plupart des immigrants proviennent du sous-continent indien et des proches pays arabes qui ne sont pas riches en pétrole. En raison de la grande quantité d'expatriés, majoritairement masculins, le Qatar a l'une des plus grosses différences de ratio entre les sexes dans le monde, avec 1,88 homme(s) par femme17. Ceci vaut également mais de façon moindre dans les autres pays arabes du Golfe Persique. Pour 2010, le taux de croissance annuelle de la population est estimé à 0,869 %17. L'indice de fécondité pour la même année est de 2,44, et l'espérance de vie à la naissance de 75,51 ans17.

Répartition de la population17:
Arabes 40 % (notamment Qataris, Égyptiens, Marocains et Palestiniens) ;
Pakistanais 18 % ;
Indiens 18 % ;
Iraniens 10 % ;
Autres 14 %.
Culture[modifier]
Articles détaillés : Culture du Qatar et Cinéma qatari.

L’islam est la religion officielle de l’État du Qatar. On y compte plus de 1 000 mosquées. La majorité des Qatariens sont des musulmans sunnites. Les qataris n'imposent pas un habit spécial aux étrangers. La langue officielle du Qatar est l’arabe, mais l'anglais est la deuxième langue officielle du pays, et il est parlé couramment. D'autres langues comme le persan, l'urdu et certaines langues orientales y sont parlées. L'Ardha est la danse traditionnelle du pays ; elle est effectuée par l'émir lors des évènements majeurs, comme le jour de l'indépendance ou le jour de l'aïd. Les chanteurs qatariens sont peu nombreux, et peu connus dans le monde arabe, à part Ali abdel Sattar, mais ce dernier n'est apprécié que par les habitants du Golfe. Le plat traditionnel qatari est à base de riz et d’épices : le majbouss.

Le Qatar comporte aussi une francophonie qui se manifeste dans des festivités annuelles , sur un site internet et grâce à une station de radio .

Le Qatar investit également beaucoup dans la culture en général : la salle de cinéma numérique du Royal Monceau à Paris, etc. Et, en particulier, les arts plastiques arabes : peinture, sculpture, photographie, etc. Son premier Musée d'art moderne et contemporain, le MATHAF, ouvre ses portes en décembre 2010. Il existe également, à Doha, un Musée des Arts Islamiques, construit sur la baie, selon une architecture moderne ; il rassemble de nombreuses œuvres, poteries, etc. du monde arabe.
Fêtes et jours fériésDateNom françaisNom localRemarques
3 septembre Fête de l'indépendance عيد الإستقلال
18 décembre accession au trône de la famille Al Thani
Aid el-fitr عيد الفطر La date dépend du calendrier musulman (fête de 3 jours marquant la fin du Ramadan)
Aid el-edha عيد الإضحى La date dépend du calendrier musulman (fête qui marque la période du hadj, ou pèlerinage à La Mecque)

Religion[modifier]

L'islam est la religion d'État du Qatar et tous les Qataris sont musulmans d'obédience wahhabite. En revanche, il y a des adeptes d'autres religions, notamment des chrétiens, parmi les nombreux travailleurs étrangers.
Articles détaillés : Islam au Qatar et Chrétiens au Qatar.
Législation[modifier]

Le pays a vécu une période de changement après que l'actuel émir du Qatar, Hamad bin Khalifa Al Thani, est venu au pouvoir après avoir destitué son père.

Par exemple :
La prostitution est interdite par la loi.
Tout comme l'usage de stupéfiants.
Il est également interdit de photographier les immeubles gouvernementaux et les installations militaires.
Aucune forme d'habits n'est imposé aux femmes qui peuvent s'habiller comme elles le souhaitent en public (bien qu'en pratique les femmes qataris portent généralement l'abaya noire).
Elles ont aussi le droit de conduire au Qatar (ce droit existait bien avant l'arrivée de Hamad). Exception faite aux femmes membres de la famille de l'émir, qui ne peuvent conduire elles-mêmes pour des raisons « d'ordre royal » qui veut que les femmes de la famille régnante bénéficient de chauffeurs.
Les lois du Qatar tolèrent l'alcool jusqu'à une certaine limite dans les lieux touristiques. L'achat de boissons alcoolisées dans certains endroits publics est soumis à un permis d'achat livré par les autorités mais officiellement interdit aux personnes de confession musulmane. Cependant, les bars publics au Qatar opèrent seulement dans les luxueux hôtels (alors que les émirats de Dubaï et de Bahreïn permettent l'établissement de discothèques, et que l'Arabie saoudite, beaucoup plus conservatrice, interdit totalement l'alcool). Il y a une tolérance zéro vis-à-vis de la conduite en état d'ébriété.
Les homosexuels y sont emprisonnés et condamnés à de lourdes peines.
La peine de mort est pratiquée au Qatar. Elle s'applique à des cas de meurtre, de trafic de drogue, de crime contre l'état et depuis 2004 de terrorisme. Les dernières exécutions datent de 2003 (trois exécutions sur les quatre sur ces vingt dernières années), et la méthode utilisée fut la pendaison. Depuis, cinq Sri Lankais ont été condamnés à mort en janvier 2007, et le Qatar a voté contre la résolution de l'ONU pour un moratoire mondial sur les exécutions en décembre 200819. La décapitation au sabre est reconnue comme méthode légale d'exécution mais n'est plus pratiquée20.
Éducation[modifier]

L'enseignement au Qatar est gratuit et obligatoire à la fois pour les enfants qataris et pour ceux des travailleurs immigrés. Au cours des dernières années, le Qatar a donné une grande importance à l'éducation. Au même titre que les services de soins de santé gratuits pour tous les citoyens, chaque enfant a droit à l'éducation gratuite à partir de la garderie jusqu'à la fin du collège. Chaque communauté du pays a une école qui suit le programme de son pays d'origine. Le pays a une université, l'université du Qatar, et un certain nombre d'institutions permettant la poursuite d'études supérieures. De plus, avec le support de la Fondation du Qatar, des universités américaines réputées ont ouvert des campus dans la Education City, Qatar. Celles-ci incluent l'université Carnegie-Mellon, l'université de Georgetown, l'université Texas A&M, l'université Commonwealth de Virginie, le collège médical Weill de l'université Cornell, l'University College London et HEC. En 2004, le Qatar a établi leParc des Sciences et Technologies du Qatar dans l'Education City pour relier ces universités avec l'industrie.

En novembre 2002, l'émir Hamad bin Khalifa Al Thani a créé, par le décret numéro 37, le Conseil d'Éducation Suprême, qui inclut, parmi les membres de sa famille, la femme de l'émir, Sheikha Mozah bint Nasser Al Missned, Ambassadrice de l'UNESCO pour l'éducation de base et l'enseignement supérieur21, et qui a pour but de superviser la réforme complète du système de l'enseignement public au Qatar22. Le Conseil dirige et contrôle l'éducation pour tout âge, à partir du préscolaire jusqu'au niveau universitaire, incluant la réforme initiative de l'Éducation pour une Nouvelle Ère. Des écoles indépendantes financées par l'État ont été créées au cours des années qui ont suivi la création du Conseil. Ces établissements scolaires seront guidés par de nouveaux programmes d'enseignement en arabe, en anglais, en mathématiques et en sciences.
Mode de vie[modifier]

Le Qatar demeure une société patriarcale où l'homme décide de tout. Ainsi, dans certaines familles, les femmes ne sont pas encore autorisées à sortir seules. Les mariages restent souvent arrangés. Quant à la mixité, elle est loin d'être la norme : à l'université du Qatar par exemple, filles et garçons étudient sur deux campus séparés. Des règles sont si profondément ancrées que beaucoup de jeunes y adhèrent23.
Média[modifier]

Présente dans 35 pays, Al Jazeera s'est imposée comme un véritable outil d'influence médiatique et diplomatique. Elle a permis de faire connaître le Qatar au reste du monde. Elle a aussi offert à l'émir une légitimité sans précédent, pour se positionner dans les négociations internationales. Ainsi, depuis 2007, peu de discussions géopolitiques ont lieu sans que le Qatar ne soit présent. Au point que l'émir est désormais surnommé le « Kissinger arabe »24.
Sport[modifier]

Aux Jeux olympiques de 2012, le Qatar a remporté deux médailles de bronze. Aux Jeux olympiques d'été de 1992 à [[Barcelone] : une médaille de bronze, au 1 500 m hommes avec Mohamed Ahmed Sulaiman. Aux Jeux olympiques d'été de 2000 àSydney, Said Saif Asaad a fini 3e en haltérophilie hommes, plus de 105 kg. Dans le but de se faire connaître dans le monde, le pays utilise le sport pour accueillir des évènements importants et des sportifs célèbres. La Fédération qatarienne est reconnue par le CIO depuis 1980. Le pays accueille chaque année l'Open de Doha au tennis, ainsi que l'Open du Qatar ITTF au tennis de table. Le pays a accueilli les jeux asiatiques en décembre 2006, le troisième événement sportif mondial, après la Coupe du monde et les Jeux olympiques. Dans ce but, le stade Khalifa à Doha a été agrandi, un ensemble de complexes sportifs a été construit tout autour recouvrant une surface de 130 hectares. Le Campus ASPIRE, académie sportive du Qatar à la pointe de la modernité, représente l’un des édifices centraux de ce complexe. Pour son inauguration, Maradona, Pelé et Hicham El Guerrouj ont été invités25. Le pays a lancé une politique pour naturaliser des sportifs de haut niveau. Le Qatar a même remporté une médaille d’or aux championnats du monde d’athlétisme de Paris d’août 2003, en fait grâce à un ex-Kényan, Stephen Cherono, qui venait d’être naturalisé et rebaptisé Saif Said Shaheen en échange d’un salaire à vie. Le Qatar propose même à des footballeurs qui n’auraient pas été sélectionnés dans leur pays la nationalité qatarie afin de qualifier l’Émirat pour la Coupe du monde 2006, mais la Fédération internationale de football (FIFA) a mis un veto à un tel projet4.

En 2005, Tracy Edwards a reçu 55 millions d’euros pour baptiser son bateau Qatar-2006 (ex-Club Med). Quarante millions d’euros ont été injectés dans le championnat de football, où Gabriel Batistuta, Frank Lebœuf, Stefan Effenberg et Josep Guardiola gagnent entre 100 000 et 200 000 euros par mois. Le pays accueille également le tour du Qatar depuis 2002, qui est organisé par les organisateurs du tour du France ainsi qu'une étape du moto GP depuis 2004. Le Qatar est candidat à l'organisation des Jeux Olympiques de 2020.

Le 27 janvier 2011, l'IHF désigne le Qatar pour organiser le Mondial 2015 de handball26. Le Championnat du monde de handball masculin 2015 sera la 24e édition des championnats du monde, compétition organisée par la FIH et qui réunit les meilleures sélections nationales.

La FIFA a décidé le 2 décembre 2010 qu'il serait le pays hôte de la coupe du monde en 2022 (les autres candidats étaient les États-Unis, le Japon, l'Australie et la Corée du Sud). Ainsi, le Qatar sera le premier pays arabe à organiser un des deux plus grands évènements sportifs du monde avec les Jeux olympiques. La coupe du monde de football de 2022 va avoir un impact énorme sur la société. Quatre milliards d'euros seront investis. Des milliers d'hôtels créés. Des centaines de routes construites. Neuf stades de football sortiront de terre. Trois autres seront agrandis. Et des dizaines de milliers de travailleurs seront sans doute embauchés. Pour quelques centaines d'euros, ils bâtiront la vitrine du pays24.
Médias[modifier]

Certains journaux qatariens sont rédigés en arabe Al-Raya, Al-Sharq et Al-Watan et d'autres sont en anglais Gulf Times (version anglaise de Al-Raya) et The Peninsula (version anglaise de Al-Sharq). La première chaîne de télévision qatarie a été lancée en 1970. Après 4 ans en noir et blanc, les retransmissions en couleur ont commencé en 1974. Une deuxième chaîne, principalement en anglais, a été inaugurée en 1982 et diffuse un hebdomadaire en français le lundi (vers 18 h 45). La chaîne de télévision Al Jazeera, première chaîne d’informations en continu du monde arabe, est basée à Doha et est entièrement financée par l’État du Qatar[réf. nécessaire]. Elle est diffusée via satellite et regardée par près de quarante-cinq millions d’Arabes dans le monde. Le président du Conseil d’administration d’Al Jazeera est un membre de la famille royale3. La presse écrite de l’Émirat jouit par ailleurs d’une relative liberté de ton par rapport aux autres pays arabes.

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