Affichage des articles dont le libellé est homme d’influence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est homme d’influence. Afficher tous les articles

mardi 8 janvier 2013

Ziad Takieddine biographie


Ziad Takieddine, né le 14 juin 1950 à Baakline, village druze de la montagne du Liban, est un homme d'affaires, un intermédiaire dans des contrats internationaux, dont le nom a souvent été mêlé à des scandales politico-financiers. À l'été 2011, il est au centre de révélations du journal en ligne Mediapart le reliant à plusieurs dossiers impliquant plusieurs responsables ministériels français.

En 1994, lui et son compatriote Abdulrahman El-Assir, sont mandatés au dernier moment par la France pour mener à bien les négociations pour deux importantes ventes d'armes : l'opération Sawari II avec l'Arabie saoudite portant sur la livraison de frégates et le contrat Agosta portant sur la vente de sous-marins au Pakistan pour 5,4 milliards de francs1.

Ses relations avec Claude Guéant débutent en 2003 concernant le projet de vente d'un système de surveillance des frontières de l'Arabie saoudite. Le contrat dit « Miksa » soutenu par le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy (alors que c'est une affaire devant relever du ministère des Affaires étrangères) prévoit une commission de 350 millions d'euros à l'intermédiaire libanais, qui est bloquée in extremis, début 2004 par le président Jacques Chirac craignant alors un possible financement politique occulte de son rival2.

Il est le principal entremetteur, en lien avec Claude Guéant de la négociation de contrats en lien avec l'entourage de Nicolas Sarkozy avec le régime libyen de 2005 à 20072 puis avec le régime syrien3.

Sa grande proximité avec des dirigeants politiques et certains de ses soutiens dans le monde des médias et des affaires est illustrée4 quand Thierry Gaubert et Jean-François Copé, alors ministre délégué auprès de Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, ont organisé l'hospitalisation et le rapatriement d'urgence de Ziad Takieddine, victime d'un accident dans l'archipel des Grenadines en avril 2004, pendant les négociations du contrat « Miksa », qui aurait été une tentative d'assassinat où la responsabilité d'Alexandre Djouhri, ami proche de Dominique de Villepin, a été évoquée. Évacué d'urgence à la Barbade, il note dans une synthèse des événements: « à la demande de Jean-François Copé, un médecin français (…) est arrivé après cette intervention chirurgicale qui m'a sauvé »5.

Le 19 décembre 2002, Marc Lassus, ancien président fondateur de Gemplus démissionne du conseil d'administration, de même que son allié Ziad Takieddine. Cette annonce intervient juste avant un vote de l'assemblée générale extraordinaire du groupe. La direction demande la révocation des deux administrateurs accusant Marc Lassus de ne pouvoir débourser un prêt de 78 millions d'euros accordé par la société, et accuse M. Takieddine d'avoir critiqué des décisions prises au sein du Conseil6.
Isola 2000[modifier]

Ziad Takieddine était depuis le début des années 1980 le gérant de la station de sports d'hiver Isola 20007. Il y avait fait la connaissance entre autres de François Léotard, qui deviendra ministre de la Défense en 1993 alors que le contrat Sawari traînait en longueur depuis quatre ans, parce que les Saoudiens, justement, voulaient un « contrat propre ». C'est alors que Ziad Takieddine est devenu leur conseiller8.
Karachi[modifier]

Dans l'Affaire Karachi, Ziad Takieddine est accusé d'avoir joué l'entremetteur entre la classe politique française et le Pakistan pour assurer la vente de frégates françaises. Celui-ci aurait été imposé dans les négociations à la dernière minute, et aurait empoché une somme d'argent anormalement élevée pour son rôle d'intermédiaire. En 2010, l'homme d'affaires riposte, accuse le camp Chirac et porte plainte pour tentative d'assassinat9.

Signé le 21 septembre 1994, le contrat Agosta dessine selon le journaliste Guillaume Dasquié un « schéma de corruption [qui] profite en particulier à Ali Zardari - époux du Premier ministre de l'époque Benazir Bhutto, avant de devenir plus tard président du Pakistan10».

Le 24 avril 2012, Ziad Takieddine doit désormais faire face à une nouvelle mise en examen : il est accusé de "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 199511.

Le 3 septembre 2012, il porte plainte contre l'ex-Premier ministre Édouard Balladur devant la Cour de justice de la République pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de cette affaire12.
Contrat « Miksa »[modifier]

Entre 1997 et 1998, il perçoit 91 millions d’euros pour la vente de frégates à l’Arabie saoudite, validée en novembre 1994 par Nicolas Sarkozy en tant que ministre du budget4.

Après avoir engagé un processus arbitral, fin 1996, il a pu ainsi obtenir, en trois versements, 130 millions de dollars sur le « compte secret » n° 3585 ouvert à la banque de la Méditerranée à Beyrouth: 75 millions le 7 avril 1997, 25 millions le 31 décembre 1997 et 30 millions le 31 mai 19984. De ces sommes, 11 863 176 euros de « paiement secrets » échelonnés de 2003 à 2008, « avec des pointes autour de 4,5 millions en 2005 et 2006, années pré-électorales » selon Rue 8913.
Libye[

Après la levée de l'embargo militaire sur la Libye en 2004, Ziad Takieddine est devenu l'intermédiaire privilégié de la France pour négocier du matériel de guerre avec le régime de Mouammar Kadhafi. Avec Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministre de l'intérieur, puis secrétaire général de l'Élysée, Ziad Takieddine est le pivot d'accords financiers entre la France et la Libye entre 2005 et 2007 selon les révélations de Mediapart2. Grâce à l'appui du ministère français de l'intérieur, il obtient en avril 2007 des commissions occultes sur un marché de matériel de chiffrement des communications2.

Le 22 septembre, douze jours plus tard, Ziad Takieddine envoie ainsi une nouvelle à Claude Guéant, directeur de cabinet au ministère de l'intérieur, au sujet de sa visite préparatoire où l'intermédiaire évoque parle des possibles contrats relatifs à la «protection des frontières effectuée par le pôle de sécurité française dirigé par Sagem et le "refit" des Mirage, Sukhoï (170 en tout)», sujets normalement de la compétence du Ministère de la défense. Si ces contrats sont bloqués par la Présidence de la République, celui de 33 millions d’euros conclu en avril 2007 avec une filiale de Bull apporte à Ziad Takieddine 4,5 millions d’euros de commissions, que la loi française proscrit depuis 20002.

Sa proximité avec le régime libyen lui permet de négocier avec le journaliste du Journal du dimanche Laurent Valdiguié un entretien exclusif avec Mouammar Kadhafi, alors que la Libye est touchée par la Guerre civile libyenne de 2011. Les conditions de cet entretien sont soumises à controverse, les douanes françaises ayant retrouvé plus de 1,5 millions d'euros en liquide dans le jet privé de Ziad Takieddine qui ramenait le journaliste Laurent Valdiguié sur le sol français14.

C'est grâce à cette position d'entremetteur privilégié entre Paris et Tripoli qu'il reçoit 6,9 millions d'euros de la part de l'entreprise pétrolière française Total dans le cadre de la négociation d'un contrat gazier15,16.

En avril 2012, il affirme que le document publié par Mediapart concernant un possible financement de la campagne électorale de Sarkozy en 2007 par la Libye est « crédible ». Il s'agissait d'une note, signée par Moussa Koussa, alors chef des services secrets libyens, dans lesquels Tripoli promettait « 50 millions d'euros » à Sarkozy ; elle ne précise pas si ces fonds ont été versés. Le président Sarkozy et son entourage ont qualifié la note de « faux » et le siteMediapart d' « officine de la gauche ». Mediapart est un site indépendant17.
Relations avec des personnalités politiques françaises

Selon les photos et documents publiés par Mediapart et l'interview diffusée sur France Inter, Ziad Takkiedine est un ami proche de personnalités politiques liées à Nicolas Sarkozy : l’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy mêlé au scandale du 1 % logement18 Thierry Gaubert, le secrétaire général de l’UMP et ex-ministre du budget Jean-François Copé et Dominique Desseigne, propriétaire du restaurant le Fouquet's19,4. Après la victoire de la droite en 2002, il organise une fête le 27 juin 2002 rassemblant les anciens partisans d'Édouard Balladur en 1995 dont Renaud Donnedieu de Vabres, ex-ministre aux affaires européennes et futur ministre de la culture; Jean-François Copé (qui confirme plusieurs autres invitations dans sa villa du cap d'Antibes et à l'étranger), secrétaire d’État aux relations avec le Parlement; Brice Hortefeux, alors membre du cabinet du ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy; Christian Estrosi alors député; Thierry Gaubert et Étienne Mougeotte, alors vice-président de TF14.

Les documents obtenus par Mediapart font apparaître à la date du 7 avril 2004, un « avoir de la famille Copé » de 19 050 euros dans les comptes de l’intermédiaire, au moment où Ziad Takieddine s’emploie à décrocher des marchés d’État au ministère de l’intérieur, alors dirigé par M. Sarkozy, dont le contrat « Miksa » de protection des frontières de l’Arabie Saoudite, suivi en direct par Brice Hortefeux et Claude Guéant, en relation étroite avec Ziad Takieddine4. Pour améliorer son image, une interview au Figaro, qualifiée de « remarquablement menée par M. Mougeotte » selon Ziad Takieddine, présente Bachar el-Assad sous un jour favorable alors que sont négociés des contrats militaires et pétroliers.

Le 27 mars 2012, Ziad Takieddine annonce sur BFM TV qu'il votera François Hollande à l'élection présidentielle de 201220.

Le 24 avril 2012, Ziad Takieddine accuse et dénonce ce qu'il appelle « le système Sarkozy ».
Affaire de la non-imposition

Résident fiscal français, il contrevient selon Mediapart à l'obligation de déclarer son patrimoine et dissimule ses biens au point de ne pas être imposable. Il cache les commissions perçues sur les ventes d'armes à l'Arabie saoudite, les 91 millions d'euros encaissés sur le contrat des frégates Sawari 2 en 1997 et 1998 étant répartis sur plusieurs comptes offshore, déconnectés de ses comptes bancaires officiels. Il ne déclare qu'un salaire versé par une société libanaise qu'il contrôle de 347 000 euros en 2002, de 150 443 euros en 2007, sommes dont étant déjà imposé au Liban, il n'acquitte aucune somme en France. Sa déclaration de patrimoine signée le 23 octobre 2008 dans le cadre d'une demande de prêt bancaire évalue pourtant ses biens à 97,2 millions d'euros, dont plus de 40 millions localisés en France21. Le porte-parole du PS Benoît Hamon demande alors à la ministre du Budget, Valérie Pécresse, des « éclaircissements » sur cette situation, alors que le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée Jérôme Cahuzac annonce vouloir exercer son « pouvoir de contrôle13. » le député Olivier Dussopt interroge également la ministre du budget par une question écrite

source  wikipedia 

Le prestige de la France et la dignité de la Tunisie

Explosif : Sarkozy et BHL ont entrainé la France dans une guerre voulue par le Qatar, et la Tunisie leur a prêté main forteL’homme d’influence Ziad Takieddine vient de lancer une bombe aux conséquences très graves Il a affirmé sur France2 qu’après avoir été corrompu par les Libyens, Nicolas Sarkozy a été manipulé par le Qatar pour envahir la Libye et assassiner Kaddafi. Ce n’est pas une surprise pour Tunisie-Secret qui a été l’un des rares sites d’information à révéler la face cachée du « printemps arabe », mais c’est un document capital pour ceux qui se gargarisent encore de « révolution du jasmin » dont les effets sur la Tunisie et sur le monde arabe ont été tragiques.
Ziad Takieddine est un homme d’affaire franco-libanais dont l’influence politique en France et dans certains pays arabes a été très importante. Invité sur France 2 pour l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché », il a fait des révélations explosives sur la compromission de Nicolas Sarkozy avec l’émirat du Qatar dans la destruction de la Libye et l’élimination physique de son guide. Ni pour des raisons de droits de l’homme ou pour la démocratie, comme on l’avait prétendu pour tromper l’opinion publique française, mais pour des raisons bassement matérielles et personnelles.

Ce qui nous intéresse le plus dans ce document vidéo, c’est le rôle moteur du Qatar, les motivations réelles de Nicolas Sarkozy et la compromission effective de la Tunisie dans cette sale guerre qui a fait près de 100 000 morts en Libye et qui a plongé ce pays jadis riche et stable dans le chaos de l’islamisme et de l’anarchie, ainsi que dans la pauvreté.

La livraison de Baghdadi aux Libyens, un cadeau de Ghannouchi à Sarkozy
 

Ziad Takieddine affirme avoir reçu la visite du « fils d’une très importante personnalité libyenne » qui lui a confié des documents écrits et vidéos prouvant l’implication de Sarkozy et de son entourage dans une affaire de corruption relative au financement de la campagne électorale de l’ancien chef de l’UMP, la campagne présidentielle de 2007. Il est question de 400 millions d’euros et peut-être même plus, avec les traces de comptes bancaires et de transferts d’argent. Il s’agit du propre fils de l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, arbitrairement détenu dans les geôles libyennes et soumis quotidiennement à la torture.

Baghdadi Mahmoudi, qui a cru trouver refuge en Tunisie après la chute de Kaddafi, a été livré aux islamistes libyens par Rached Ghannouchi et avec l’aval implicite de Moncef Marzouki en dépit de la comédie médiatique de celui-ci pour préserver son image de militant des droits de l’homme et sachant pertinemment que l’ancien premier ministre libyen n’échappera pas à la torture. Comme nous l’avions révélé dès juin 2012, ensuite dans notre article du 30 octobre 2012, « Comment Ennahda a vendu Baghdadi Mahmoudi aux Libyens, ce fut une tractation entre deux Etats voyous, l’Etat tunisien et l’Etat libyen, avec le versement dans les caisses d’Ennahda de 100 millions de dollars. Avec comme observateurs engagés les amis de Sarkozy, les négociations se sont déroulées à Paris entre l’ancien bras droit de Ben Laden et l’ami de Bernard Henri-Lévy, Ali Belhaj, et l’ancien bras droit de Ghannouchi, Ferjani Saïd. C’est que le dossier Baghdadi intéressait au plus haut point l’ancien président français, pour les raisons que Ziad Takieddine évoque sur France 2 (voir vidéo).

La Tunisie, complice du Qatar et de la France dans l’invasion de la Libye

Selon Ziad Takieddine, la guerre qui a été menée contre la Libye a été fabriquée de toute pièce. L’homme d’affaire franco-libanais s’est interrogé : « Qu’est-ce qui a fait que la France, soudain, décide que celui qu’on recevait à l’Elysée, celui avec qui on traitait, celui avec qui on fait des contrats, celui qui a été accepté par tout le monde, décider de ne pas le lâcher sans le tuer ? » Et de répondre : « La guerre contre la Libye est une histoire de pétrole avec le Qatar, ça, vous pourrez en être certain. Parce que le Qatar ne pouvait pas s’engager dans une guerre sans une  grande puissance, cet émirat a entrainé la France, qui a à son tour entrainé l’OTAN. Les Américains ne voulaient pas de guerre ». Mais il fallait l’appui géographique et logistique de la Tunisie pour envahir la Libye. Qu’à cela ne tienne, le général Rachid Ammar et le premier ministre Béji Caïd Essebsi, pourtant ami de Kaddafi et de son fils ainé, ont ouvert les ports et les aéroports du Sud tunisien pour acheminer matériel de guerre, troupes étrangères et mercenaires vers les territoires libyens.

C’est Mustapha Abdeljelil lui-même qui vient, pour la première fois, de le confirmer dans une interview pour la télévision Libia al-Ahrar, en mentionnant les noms de Béji Caïd Essebsi, Abdelkrim Zbidi et Rachid Ammar qui ont « activement participé à la révolution du 17 février, par le soutien logistique, par les armes et les munitions acheminées à partir du port de Zarzis ». Des armes françaises et anglaises payés par le Qatar. Selon le site tunisien leaders de ce lundi 7 janvier, « Le président du Conseil national (libyen) de transition, Mustapha Abdeljelil  a honoré, lundi, à Tunis, l’ancien premier ministre, Béji Caïd Essebsi, notamment pour sa contribution historique à la victoire de la révolution du 17 février et  à l’acheminement d'aides aux combattants de la zone occidentale  et l’aménagement de corridors sécurisés pour évacuer les civils et permettre à ces combattants de regrouper leurs forces  et de marcher sur Tripoli. Par la même occasion, M. Abdeljelil a honoré M. Ridha Belhaj, directeur exécutif de Nida Tounès pour "son rôle éminent" dans la victoire de la révolution libyenne ».

C’est sous les ordres de cheikh Hamad et les demandes de Nicolas Sarkozy que le général Ammar et l’ancien premier ministre Béji Caïd Essebsi ont trahi le régime et le peuple libyen. Si l’on admet avec certains analystes, notamment Eric Denécé, que le plan de destruction du régime libyen a été envisagé par l’Elysée dès janvier 2010, on comprend aisément pourquoi le régime tunisien devait absolument tomber. Avec Ben Ali au pouvoir, jamais une telle expédition coloniale n’aurait été possible.



La démocratie française souillée par l’oligarchie mafieuse du Qatar

A la question de la journaliste de France 2, « les liens du Qatar avec la France continuent quel que soit le pouvoir en France », Ziad Takieddine a répondu : « et bien, il faut que cela change surtout après ce qui s’est passé en Libye ». Il a ajouté qu’il « ne faut pas oublier que le Qatar a joué un rôle très important dans cette guerre contre la Libye. Il faut penser aux conséquences désastreuses de celle-ci. Le pays est ingouvernable. Tous les jours, il y a des exactions, particulièrement dans cette région qui a charmé BHL, Banou Walid. Il y a tous les jours des morts. La France a été accusée de crimes de guerre. Savez-vous que la Libye compte attaquer en justice la France et particulièrement Sarkozy ? Savez-vous qu’il y a eu 80 000 morts civils par les raids de l’OTAN et qui n’ont pas été déclaré ?...C’est à cause de la corruption en France qu’il y a eu l’attentat de Karachi. C’est à cause de la corruption que la France, guidée par le Qatar, a mené la guerre en Libye ».

Si, comme l’affirme Ziad Takieddine, Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée ont empoché 400 000 millions d’euros, notamment pour financer la campagne présidentielle de l’UMP en 2007, cela prouve qu’en matière de corruption Ben Ali et son épouse sont des enfants de cœur comparés à Sarkozy et à son proche entourage. Plus grave encore, cela frappe a posteriori d’illégalité et d’illégitimité le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, qui a eu l’insolence de se présenter pour un deuxième mandat. Bien heureusement, les Français ont élu le candidat socialiste.

Comment François Hollande va-t-il traiter le dossier Ziad Takieddine/Nicolas Sarkozy, qui est déjà entre les mains du juge Renaud Van Ruymbeke ? Ou bien en le considérant comme une affaire d’Etat, donc soumise à la raison d’Etat, c’est-à-dire à l’omerta judiciaire, politique et médiatique. Ou bien comme un crime, voir comme une haute trahison, puisque cette affaire, selon Ziad Takieddine, a porté atteinte aux intérêts supérieurs de la France au profit des émirs du Qatar. Pour bien moins grave que cela, Pierre Beregovoy s’est suicidé et l’honnête Jacques Chirac a été entrainé devant les tribunaux avec la bienveillance de celui qui était alors président : Nicolas Sarkozy.
http://www.tunisie-secret.com







                                                  
                                           









Messages les plus consultés