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lundi 11 mars 2013

50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne


50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne
Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.
1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points.
2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins.
3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».
 
Milhares de venezuelanos se concentram nas ruas de Caracas para acompanhar cortejo fúnebre de Hugo Chávez
4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I.
5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.
6. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 6 millions en 1998 à 13 millions en 2011 et le taux de scolarité dans l’enseignement primaire est désormais de 93,2%.
7. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. Ainsi, le taux de scolarité dans l’enseignement secondaire est passé de 53,6% en 2000 à 73,3% en 2011.
8. Les Missions Ribas et Sucre ont permis à des centaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. Ainsi, le nombre d’étudiants est passé de 895 000 en 2000 à 2,3 millions en 2011, avec la création de nouvelles universités.
9. Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens.Entre 2005 et 2012, 7 873 centres médicaux ont été créés au Venezuela.
10. Le nombre de médecins est passé de 20 pour 100 000 habitants en 1999 à 80 pour 100 000 habitants en 2010, soit une augmentation de 400%.
11. La Mission Barrio Adentro Ia permis de réaliser 534 millions de consultations médicales. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées, alors qu’en 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. 1,7 millions de vies ont ainsi été sauvées entre 2003 et 2011.
12. Le taux de mortalité infantile est passé de 19,1 pour mille en 1999 à 10 pour mille en 2012, soit une réduction de 49%.
13. L’espérance de vie est passée de 72,2 ans en 1999 à 74,3 ans en 2011.
14. Grâce à l’Opération Milagro lancée en 2004, 1,5 millions de Vénézuéliens atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ont retrouvé la vue.
15. De 1999 à 2011, le taux de pauvreté est passé de 42,8% à 26,5% et le taux de pauvreté extrême de 16,6% à 7%.
16. Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.
17. Le coefficient de GINI, qui permet de calculer les inégalités dans un pays, est passé de 0,46 en 1999 à 0,39 en 2011.
18. Selon le PNUD, le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI le plus bas d’Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d’inégalités.
19. Le taux de malnutrition infantile a été réduit de près de 40% depuis 1999.
20. En 1999, 82% de la population avait accès à l’eau potable. Ils sont désormais 95%.
21. Durant la présidence de Chávez, les dépenses sociales ont augmenté de 60,6%.
22. Avant 1999, seules 387 000 personnes âgées recevaient une pension de retraite. Elles sont désormais 2,1 millions à en bénéficier.
23. Depuis 1999, 700 000 logements ont été construits au Venezuela.
24. Depuis 1999, le gouvernement a remis plus d’un million d’hectares de terres aux peuples aborigènes du pays.
25. La réforme agraire a permis à des dizaines de milliers d’agriculteurs de posséder leurs terres. Au total, plus de 3 millions d’hectares de terres ont été distribués.
26. En 1999, le Venezuela produisait 51% des aliments qu’il consommait. En 2012, la production est de 71%, alors que la consommation d’aliments a augmenté de 81% depuis 1999. Si la consommation de 2012 était similaire à celle de 1999, le Venezuela produirait 140% des aliments consommés au niveau national.
Agência Efe

27. Depuis 1999, le taux de calories consommées par les Vénézuéliens a augmenté de 50% grâce à la Mission Alimentation qui a créé une chaîne de distribution de 22 000 magasins alimentaires (MERCAL, Casas de Alimentación, Red PDVAL), où les produits sont subventionnés à hauteur de 30%. La consommation de viande a augmenté de 75% depuis 1999.
28. Cinq millions d’enfants reçoivent désormais une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils étaient 250 000 en 1999.
29. Le taux de malnutrition est passé de 21% en 1998 à moins 3% en 2012.
30. Selon la FAO, le Venezuela est le pays d’Amérique latine et de la Caraïbe le plus avancé dans l’éradication de la faim.
31. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique.
32. La nationalisation des secteurs électriques et de télécommunications (CANTV et Electricidad de Caracas) ont permis de mettre fin à des situations de monopole et d’universaliser l’accès à ces services.
33. Depuis 1999, plus de 50 000 coopératives ont été créées dans tous les secteurs de l’économie.
34. Le taux de chômage est passé de 15,2% en 1998 à 6,4% en 2012, avec la création de plus de 4 millions d’emplois.
35. Le salaire minimum est passé de 100 bolivars (16 dollars) en 1999 à 2047,52 bolivars (330 dollars) en 2012, soit une augmentation de plus de 2000%. Il s’agit du salaire minimum en dollars le plus élevé d’Amérique latine.
36. En 1999, 65% de la population active touchait le salaire minimum. En 2012, seuls 21,1% des travailleurs disposent de ce niveau de salaire.
37. Les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalant à 60% du salaire minimum.
38. Les femmes seules et les personnes handicapéesreçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum.
39. Le temps de travail est passé à 6h par jour et à 36 heures hebdomadaires sans diminution de salaire.
40. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à 20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes.
41. En 2012, le taux de croissance au Venezuela a été de 5,5%, l’un des plus élevés au monde.
42. Le PIB par habitant est passé de 4 100 dollars en 1999 à 10 810 dollars en 2011.
43. Selon le rapport annuel World Happinessde 2012, le Venezuela est le second pays le plus heureux d’Amérique latine, derrière le Costa Rica, et le 19ème au niveau mondial, devant l’Allemagne ou l’Espagne.
44. Le Venezuela offre un soutien direct au continent américain plus important que les Etats-Unis. En 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush.
45. Pour la première fois de son histoire, le Venezuela dispose de ses propres satellites (Bolívar et Miranda) et est désormais souverain dans le domaine de la technologie spatiale. Internet et les télécommunications sont disponibles sur tout le territoire.
46. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique.
47. Le Venezuela apporte également son aide aux communautés défavorisées des Etats-Unis en lui fournissant de l’essence à des tarifs subventionnés.
48. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
49. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011 de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle des Etats-Unis et du Canada.
50. Hugo Chávez a joué un rôle essentiel dans le processus de paix en Colombie. Selon le président Juan Manuel Santos, « si nous avançons dans un projet solide de paix, avec des progrès clairs et concrets, des progrès jamais atteints auparavant avec les FARC, c’est également grâce au dévouement et à l’engagement de Chávez et du gouvernement du Venezuela ».

Salim Lamrani
Opera Mundi http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/27642/50+verda…


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dimanche 16 décembre 2012

Ce qui est en jeu avec la vie de Hugo Chávez

Par chance l’opération s’est bien passée mais je ne voudrais pas être à la place des médecins cubains qui ont assumé la responsabilité historique de lutter avec leur science et leur volonté, pour tenter de sauver la vie de Hugo Chavez.
Ce qui est en jeu avec la vie de Hugo Chávez
Parce que d’eux dépend non seulement la vie d’un homme qui, à sa manière et avec ses limites, lutte vaillamment et inlassablement aux côtés de son peuple et pour son peuple afin d’assurer l’indépendance du Venezuela et l’unité latinoaméricaine face à l’impérialisme, pour l’élimination de la pauvreté et de l’injustice dans son pays et sur le continent et pour l’auto-organisation des opprimés. Mais aussi, parce que de ces médecins dépendent indirectement à court terme l’économie cubaine, la construction du Mercosur et de l’Unasur, la lutte des classes au Venezuela ainsi que les luttes entre les secteurs et les forces qui , dans le pays, retardent et bloquent le processus de construction du pouvoir populaire et ceux qui, au contraire, essaient de l’ impulser en combattant la bureaucratie et le paternalisme.

Si, avec sa force et son amour de la vie, Chavez entamait sa convalescence, de toute façon, il pourrait difficilement retrouver ses fonctions le 10 janvier, comme l’exige la Constitution qui octroie un délai de 90 jours, renouvelables, c’est-à-dire six mois pour sa substitution par le vice-président. De plus, ce dimanche auront lieu les élections législatives et régionales qui détermineront la composition du Pouvoir législatif et des pouvoirs locaux. Même dans le cas favorable où y triomphe le chavisme et qu’il obtienne une confortable majorité parlementaire et le contrôle des principales régions, si une majorité vote, comme on s’y attend, pour les candidats de Chavez pour assurer la stabilité politique et économique, de toute façon la pression de la droite et de l’impérialisme en faveur de nouvelles élections présidentielles va s’accroitre. Et les tensions internes et interinstitutionnelles vont augmenter y compris au sein du gouvernement et au sein du chavisme à propos de quelle politique suivre, si c’est une forme conciliatrice avec l’opposition et Washington ou une autre forme d’opposition frontale.

La Venezuela par conséquent, entrera dans une période compliquée puisque Nicolas Maduro n’a pas le charisme du président, et de plus affrontera toute sorte de sabotage économique, de pression médiatique, du putschisme ouvert ou caché même si Chavez au cours des six mois occupait de nouveau sa place , et aussi s’il ne pouvait pas le faire ou, pire encore, s’il ne pouvait surmonter les conséquences postopératoires.

Chavez et le chavisme s’expliquent par le rejet du peuple vénézuélien des vieux partis liés à l’oligarchie et à l’impérialisme. Ce fut le Caracazo qui a ouvert le chemin au coup des militaires nationalistes et les a rendus populaires, et ce fut le soulèvement du peuple qui a défendu Chávez -contre le coup d’État qui l’avait destitué et arrêté- en le réinstallant dans le gouvernement. Chavez est une émanation directe du processus qu’il a appelé révolution bolivarienne, non son créateur ; tout au plus, c’est son promoteur et, parfois, même son frein. Il est également un médiateur et un arbitre irremplaçable entre les différentes forces qui agissent dans le dit processus, qui vont depuis la « bolibourgeoisie » et la bureaucratie, par la droite, jusqu’aux tentatives d’auto-organisation des paysans, de habitants de quartiers et des travailleurs, par la gauche, avec les forces armées, dont les dirigeants déclarent leur « loyauté » au président, entre les deux secteurs. Son affaiblissement ou sa disparition créeront donc une vacuité que les diverses forces auront l’intention d’occuper.

Chavez est aussi, indiscutablement, le plus décidé et radical des gouvernants latinoaméricains. Dilma Rousseff et Cristina Fernández cherchent en effet la quadrature du cercle, c’est – à – dire, à développer le capitalisme dans leurs pays respectifs, avec les instruments du néolibéralisme à peine modifiés par l’assistanat étatique, pour que n’augmentent pas beaucoup la pauvreté et le chômage, et elles n’ont pas de plans pour l’avenir immédiat, et bien moins encore, de plans de transformation. De plus, les principaux associés du Mercosur sont en concurrence dans des secteurs importants, et cela empêche que le Mercosur avance puisque la Bolivie et l’Uruguay sont très faibles et l’Équateur a encore une économie dollarisée. Le Venezuela, par conséquent, en partie en vainquant la résistance de la bourgeoisie brésilienne et, dans une moindre mesure, l’argentine, est le moteur de l’intégration sudaméricaine et, en grande partie, son financier. Sans Chavez, par conséquent, le processus intégrateur pourrait être beaucoup plus complexe et difficultueux.

Cuba, Nicaragua et plusieurs pays des Caraïbes dépendent, par ailleurs, du pétrole subventionné que leur octroie le Venezuela bolivarien que Cuba paie avec la participation de ses médecins au sein du service de santé vénézuélien, ce que la droite vénézuélienne veut éliminer. La Bolivie reçoit aussi des soutiens économiques et des investissements, aussi bien que l’Argentine, qui a avec Caracas des affaires qu’elle ne pourrait obtenir avec d’autres pays. Tout cela serait en danger si Chavez cessait de gouverner le Venezuela ou, même, disparaissait brutalement dans le cas où, par des moyens légaux ou illégaux, la droite et ses alliés internes dans le camp chaviste pourraient imposer un virage politique.

Chavez, c’est certain, est le président d’un pays capitaliste, comme le sont tous les pays du monde, et sa volonté socialiste est par dessus tout déclarative et s’exprime avec beaucoup de contradictions et de confusion. Mais c’est un révolutionnaire qui dirige un processus de révolution démocratique et anti-impérialiste qui, dans l’immédiat, est menacé par la droite. Le bon sens le plus élémentaire oblige maintenant tous ceux qui luttent pour la libération nationale et sociale de leurs pays à repousser l’ultra-gauchisme stérile et serrer les rangs avec les travailleurs et le peuple vénézuélien et espérer que les excellents médecins cubains qui s’occupent de lui parviennent à le mettre en conditions d’occuper sa place dans le progrès du Venezuela. Jusqu’à la vie toujours ! Vive la révolution bolivarienne

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

Guillermo Almeyra : Historien, chercheur et journaliste. Docteur en Sciences Politiques (Univ. Paris VIII), professeur-chercheur de l’Université Autonome Métropolitaine, unité Xochimilco, de Mexico, professeur de Politique Contemporaine de la Faculté de Sciences Politiques et Sociales de l’Université Nationale Autonome de México. Domaine de recherche : mouvements sociaux, mondialisation. Journaliste à La Jornada, Mexique.



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lundi 8 octobre 2012

Venezuela: elecciones presidenciales y relaciones con Rusia




Palabras claves:
Autor: Ígor Kudrin


9.10.2012, 00:09





Hugo Chávez ocupará el puesto presidencial por cuarta vez, lo que debe repercutir no solo en la vida de sus compatriotas sino asimismo en las relaciones internacionales de Caracas, en particular con Rusia.


Los resultados de la votación del 7 de octubre justificaron los pronósticos que auguraban la victoria a Chávez. Al estar muy atareado por asuntos estatales, y no debido a la enfermedad de que padeció, antes de la votación intervino menos veces que su principal rival el joven Enrique Capriles. Sin embargo, en cada declaración suya Hugo Chávez dijo que estaba decidido a continuar su línea fundamental: mejorar el nivel de vida de la población para reducir a la nada y para siempre el desempleo, la subalimentación y la miseria. Y prometió acabar con estas lacras sociales en la próxima década. Para la mayoría de los electores estos argumentos resultaron más convincentes que los llamados del abogado Capriles que, en ocasiones, le aconsejó a su rival retirarse y descansar, para ceder el camino a los jóvenes. Sin embargo hoy, el abogado, uno de los primeros, felicitó calurosamente a Chávez por su victoria. En el curso de la lucha electoral Chávez y Capriles, sin hablar ya de los demás cuatro aspirantes al palacio Miraflores, hablaron mucho más de los problemas internos. Tan solo de paso se referían a los problemas internacionales. De todos modos, Enrique Capriles no solo es abogado sino también economista y daba a entender que estaba dispuesto a renunciar a la colaboración con Rusia en materia de la explotación de los yacimientos petrolíferos, del rearme del ejército nacional e incluso del cambio del aspecto exterior de las ciudades venezolanas. Los oyentes comprendían: él daba prioridad a Washington en la cooperación bilateral.


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Fuente: La Voz de Rusia.


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