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dimanche 24 février 2013

BHL. La philosophie de l’imposture

французский журналист философ Бернар-Анри Леви франция
Photo : EPA

C’est avec une virulence inégalable que Socrate combattait les sophistes. Et il le paya très cher, car, tout compte fait, ce n’est pas Protagoras qui dut boire de la cigüe, mais bien Socrate dont les idées furent subtilement falsifiées. Certaines tendances exégétiques ont tendance à voir en Socrate une préfiguration christique dans la mesure où, certes, il s’agissait d’un martyr de la vérité prêt à périr au nom de ses convictions.


Cette facette du personnage a quelque chose de fabuleux puisque, comparé aux moultes thèses philosophiques que l’on nous fait ingurgiter durant les années lycée et qui s’évaporent tout de suite après l’obtention du BAC, celle-ci reste longtemps gravée dans la mémoire.
Les époques passent, la philosophie reste. Simplement, on ne l’écoute plus. Ou on ne l’entend plus. C’est la sophistique qui a eu le dernier mot. Protagoras, une fois de plus, a gagné. Qui est ce nouveau Protagoras qui, allant plus loin que son lointain prédécesseur, s’évertue à faire de soi, d’Israël dont il se réclame explicitement, la mesure de toute chose ? Mais bien sûr, il s’agit de cette star presque douée du don d’ubiquité qu’est M. Bernard Henri Lévy.
Brillant à sa façon, beau parleur, « aristocrate sans noblesse ou ignoble » comme l’a désigné Alain Soral lors d’un énième accès de franchise, BHL sert les intérêts non pas directement d’Israël, car, en aucun cas, je ne voudrais insinuer cette amalgame, mais bien ceux du lobby sioniste. Il s’y dévoue corps et âme, jusqu’à se réfugier, quand besoin est, dans le déni de l’évidence ou dans des discours évasifs que n’importe quel littéraire à la langue déliée pourrait tenir.
Pour en avoir une représentation plus détaillée et plus vive, je vous encourage à consulter une vidéo postée il y a à peu près deux semaines de là sur youtube par des membres de l’UPR (Union pour la République). Elle est intitulée de la façon suivante : François Asselineau déstabilise BHL et lui propose un débat.En fait, c’est Erick Mary, secrétaire National à la Coordination (UPR), qui lance un défi à Lévy lors d’une espèce de conférence fermée où l’UPR semble s’être invitée d’elle-même. Voici donc ces deux questions insidieuses qui donnèrent tant de peine à BHL :
- Est-ce que dans une démocratie, aujourd’hui, il doit y avoir des sujets tabous ?
- Pourquoi est-ce qu’il n’y a aucun eurosceptique sur ce plateau pour débattre avec vous ?
Le spectacle commence là. Passant outre à ces deux questions, BHL nous abreuve d’élucubrations délayées fondées sur l’idée diffuse d’une UE qui est « chimère », « immense utopie » mais qui, bien malheureusement, se retrouve banalisée par ses détracteurs. Ce qui chiffonne d’emblée, ce sont les termes employés par BHL pour caractériser l’Empire qu’il défend. Une chimère, dit-il. Une utopie, renchérit-il. Je crois qu’il y a une profonde contradiction avant tout lexicale, puisque, dans les deux cas, nous avons affaire au mythe, au degré d’existence réelle zéro. Il n’y a par conséquent rien à banaliser. Suivent des arguments hallucinants : M. Lévy évoque l’exemple de deux jeunes filles présentes sur le plateau dont le français, d’une qualité irréprochable, l’a manifestement frappé puisque ces demoiselles n’étaient pas françaises. Elles étaient espagnoles. Grand bien leur fasse, moi j’appelle ça du bilinguisme. BHL pousse ses fantaisies à bien plus loin, établissant une synonymie directe entre bilinguisme et européisme. Ce sont, répète-t-il, des « européennes nées » qui, fortes de cet européisme inné, n’ont pas conscience des faiblesses de l’Europe. Et c’est reparti de plus belle ! L’Europe est un « combat », un combat tout comme l’est la démocratie, un combat qui pourrait être perdu si, par exemple, Berlusconi revient au pouvoir lui qui, ô grand vilain, « prétend qu’il n’y avait pas que du mauvais dans Mussolini ». J’ai beaucoup apprécié la riposte de M. Mary qui a pointé le doigt sur les défilés des anciens Waffen-SS en Lettonie, thématique curieusement laissée de côté par Lévy dans ses discours anti-fachos et pourtant, je crois qu’il y a beaucoup à dire là-dessus.
Et maintenant, trêve de balivernes. Mettons-nous à l’évidence. Notre héros se moque éperdument des Waffen, car, il ne faut pas l’oublier, le fascisme se sert sous différentes sauces et l’une de ces sauces se prépare à petit feu aux antichambres d’Israël, c’est-à-dire aux USA via les états membres de l’OTAN qui font le sale boulot. Allez donc consulter le site de BHL et vous y verrez, en guise de devise, cette thèse qui, quoique polysémique, révèle parfaitement la personnalité du personnage si on la remet dans son contexte initial : « L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre ». L’art du meurtre, car, qui dit A, devrait dire B.
Cette guerre, ostentatoirement offensive, ostentatoirement parasitaire qui est menée sous l’égide du lévyisme, on la retrouve toute belle, toute éclatante, toute cirée à la lumière de ce documentaire entièrement faussaire qu’est le Serment de Tobrouk. On y voit un Lévy resplendissant, entrant en Supermen en terre libyenne, y semant les grains de la liberté, de connivence parfaite avec Mme. Clinton affublée, tout comme lui, d’un rôle messianique. Mais les Français, entre-temps, ils en ont soupé de ce baratin autodithyrambique. La preuve : le documentaire n’a eu que très peu de succès avec seulement 1475 visualisations en une semaine sur un réseau de 15 salles. Lévy ose nous parler de la Libye comme il avait osé, en inspirateur idéologique de l’affaire yougoslave, nous parler de l’émancipation du Kosovo. Le bilan, on le connaît. Qui donc nous ressuscitera ces serbes, hommes, femmes, enfants, charcutés pour le plus grand bien de la démocratie ? Où est donc le tout-puissant BHL lorsqu’il est d’une importance cruciale de dénoncer la transplantologie noire qui s’exerçait dans les tréfonds de cette région ethniquement saignée à blanc ? Idem pour l’Irak qui à ce jour est un pays détruit. Idem pour la Lybie dont on ne parle même plus, car il s’agit tout bonnement de deux états plongés dans la Charia ? La Lybie qui était, pour rappel, un état extrêmement riche, un état satellite en plein Afrique, un état qui, grâce aux engagements de Kadhafi, était sur le point de créer le Dinar-or, monnaie susceptible de contrer efficacement le système Dollar. Or, qu’a donc fait BHL ? Il a, via le soutien sarkoziste et son don de conviction, exploité les différends tribaux presque antédiluviens inséparables de l’histoire libyenne, exploité les nuances de l’Islam pour les diriger contre cet islam éclairé qui semble tant chiffonner notre grand démocrate.
Les appétits de BHL ne tarissent pas pour si peu. Inlassable, le voici qui revient cinquante ans en arrière pour extraire l’Algérie du carcan antidémocrate dans lequel ce pays, jusque là autonome, si je ne m’abuse, aurait la malchance d’être plongé. Je me contenterai de reprendre ces paroles de Lévy qui expliquent, de un, la nature perverse des révolutions oranges, de deux, l’introduction des troupes françaises au cœur du Mali qui, dès le début, n’était conçu que comme une sorte de tremplin, de destination transitoire. « L’Algérie n’est pas un pays arabe ni islamique mais un pays juif et français, sur un plan culturel (…). L’Algérie connaîtra elle aussi un printemps arabe ». Mentionnant le cas algérien, Lévy arbore ce rictus hideux qui ne semble plus trop nuire à son image de marque. Il nous parle de « maturité » algérienne et personne ne vient le contredire. Belle maturité, en effet, que celle qui a été acquise au Kosovo, en Irak, en Tunisie, en Libye.
La philosophie, c’est comme l’homéopathie. Il est des herbes qui guérissent. Il est des herbes qui tuent. La BHL étant un poison sous toutes ses formes, elle requiert un antidote mais celui-ci ne pourra être élaboré que le jour où la France renoncera à servir des lobbies qui jamais au grand jamais ne tiendront compte de ses intérêts. En attendant, espérons qu’il se trouvera un Camus ou un Malraux susceptible de dévisser conceptuellement les fondements du lévyisme.
Источник: Голос России.

mercredi 9 janvier 2013

Chine-USA : pas d’accalmie dans le duel économique

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© Collage : La Voix de la Russie

La période de frénésie de la consommation dans l’histoire de l’humanité touche à sa fin. Les patriarches des sciences de l’économie ont fait plus d’une fois cette prévision tout au long de l’histoire humaine. Cela coïncidait le plus souvent avec une énième « fin du monde ». De nombreux entrepreneurs ont utilisé ces sombres prévisions à la veille de l’année 2013 pour promouvoir leurs marques et faire monter les bénéfices.


En fait les ressources de notre planète tendent à s’épuiser, et par conséquent, la concurrence pour les ressources et les débouchés ne cesse de s’exacerber. Dans ce contexte, la confrontation entre les principaux joueurs sur l’échiquier mondial s’aggravera encore en 2013, estime le grand maître international Alexei Kouzmin.

« L’année 2013 sera marquée par l’intensification de la lutte dans le duel économique qui oppose les États-Unis à la Chine. Dans le domaine de la diplomatie économique, les adversaires s’en tiendront à la stratégie de la guerre de positions qui correspond au terme de « louvoiement » dans les échecs sur fond d’attaques tactiques ponctuelles de part et d’autre ».

Il n’y aura pas d’accalmie dans la guerre économique entre Washington et Pékin. Or, dans les faits, les États-Unis sont déjà en train de la perdre, relève le grand maître international Vladislav Tkatchev.


« La liste des griefs réciproques ne cesse de s’allonger en même temps que s’intensifient les échanges commerciaux dans tous les domaines. Ce phénomène s’explique avant tout par la montée vertigineuse du pouvoir d’achat des Chinois et les perspectives de développement du marché intérieur. Nous sommes en présence d’une situation assez curieuse : la puissance de la première économie du monde (lire américaine) repose sur la confiance dans son système financier et cela au moment même où un autre pays est depuis longtemps le principal créancier du monde ! Le leadership économique de la Chine semble aussi inévitable que le lever du Soleil ».

Tous les moyens sont bons dans la lutte pour l’influence et les ressources mondiales, poursuit Alexei Kouzmine.

« Les risques stratégiques associés à la situation au Proche-Orient sont cependant bien plus dangereux pour l’Empire du Milieu que les escarmouches diplomatiques ponctuelles. Son évolution pourrait déboucher sur la fermeture du détroit d’Ormuz et l’envolée des prix de pétrole ce qui frappera de plein fouet la Chine qui a le plus grand besoin de ressources énergétiques ».


Le jeu promet d’être captivant, ce qui est généralement le cas avec des joueurs de ce niveau
Источник: Голос России.

dimanche 9 décembre 2012

Le Qatar veut revoir le plan de paix arabe, défendu par Mahmoud Abbas

Le Qatar veut revoir le plan de paix arabe, défendu par Mahmoud Abbas
Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a appelé dimanche les pays arabes à revoir leur plan de paix au Proche-Orient, que le président palestinien Mahmoud Abbas a cependant défendu.

Dix ans après l'adoption du plan de paix arabe, "nous devons objectivement revoir le processus de paix, y compris le plan arabe", a déclaré cheikh Hamad à l'ouverture à Doha d'une réunion du comité ministériel arabe de suivi de ce plan.

Il a ajouté que les pays arabes devraient définir leur "feuille de route pour la prochaine phase" à la lumière des "changements successifs dans la région", en référence au Printemps arabe.

"L'initiative de paix arabe ne sera pas là éternellement et nous ne voulons pas une paix à n'importe quel prix. Pour nous, la paix ne signifie pas une reddition", a-t-il encore dit.

Lancé en 2002, ce plan de paix, d'inspiration saoudienne, offre à l'Etat hébreu une normalisation des relations en échange en particulier d'un retrait israélien des territoires arabes occupés en 1967. Israël a jugé certains éléments positifs mais n'a jamais accepté cette initiative.

Cheikh Hamad a en outre vivement critiqué le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui a, selon lui "prouvé son échec".

"Il faut revoir aussi la mission du Quartette et étudier l'opportunité de son maintien. Le Quartette a prouvé son échec et son incapacité à réaliser quoi que ce soit", a-t-il lancé aux membres du comité ministériel arabe et à M. Abbas.

Mais le président palestinien a pris la défense du plan de paix arabe. "II n'est pas permis, d'aucune manière, de retirer de la table ce plan", a-t-il dit. "Son retrait signifie (aller à) la guerre". "Sommes-nous prêts à la guerre ? Personnellement, je ne suis pas prêt", a-t-il martelé sur un ton sévère.

M. Abbas a aussi souligné que la réconciliation avec le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, passait par la tenue des élections présidentielle et législatives dans les Territoires.

"Sans ces élections, il n'y aura pas de réconciliation", a-t-il dit, en référence à l'accord conclu en 2011 entre les frères ennemis palestiniens mais resté pour l'essentiel lettre morte.

M. Abbas a en outre pressé les Arabes d'honorer leur engagement à venir en aide aux Palestiniens en établissant "un filet de sécurité", à hauteur de 100 millions de dollars par mois, après le récent blocage par Israël du transfert des taxes collectées au profit de l'Autorité palestinienne après l'octroi du statut d'Etat observateur à l'ONU à la Palestine.



Alter Info l'Information Alternative

samedi 3 novembre 2012

Printemps arabe et protestations contre le film anti-islam : aucun lien selon Moscou





Moscou ne voit pas de lien entre les actions de protestation contre le film américain controversé L'Innocence des musulmans et le Printemps arabe, a déclaré mardi à Moscou l'envoyé spécial du président russe pour le Proche-Orient Mikhaïl Bogdanov dans une interview à RIA Novosti.


Moscou ne voit pas de lien entre les actions de protestation contre le film américain controversé L'Innocence des musulmans et le Printemps arabe, a déclaré mardi à Moscou l'envoyé spécial du président russe pour le Proche-Orient Mikhaïl Bogdanov dans une interview à RIA Novosti.« Je ne crois pas que la réaction au film L'Innocence des musulmans permette de juger des résultats du printemps arabe. Je ne dirais même pas qu'il y ait un lien entre les actions de protestation ou les attaques contre les missions diplomatiques, que nous avons résolument condamnées, et le printemps arabe », a indiqué M.Bogdanov, qui est également vice-ministre russe des Affaires étrangères.


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17.10.2012, 08:01


Источник: Голос России.

L'astuce des islamistes modérés





Peut-on miser sur les terroristes où les islamistes qui se font passer pour l'opposition ? C'est de cette façon que l'Occident a agi en soutenant les forces qui ont remplacé les régimes indésirables dans certains pays arabes. Cela se reflétera sur l'Occident, préviennent les experts.


Au Proche-Orient il existe un proverbe: « j'ai promis mais je n'ai pas promis d'accomplir ». Les Européens et les Américains ont essayé de s'entendre avec les islamistes modérés qui sont arrivés au pouvoir en Libye, en Tunisie et en Égypte et qui essaient de renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie. Ils ne savent pas que dans le monde arabe les occidentaux ne sont considérées que comme des benêts naïfs qu'il est facile de tromper et d'utiliser. Le prix de cette naïveté est très grand, raconte le directeur de l'Institut de Proche-Orient Evgueni Satanovski.« Les Américains croyaient également avoir trouvé un bon instrument de lutte contre les « shuravis », dans la personne des moudjahidin, en Afghanistan. Le 11 septembre 2011 ils ont été remerciés pour cela à New York et à Washington. La France a fait tout son possible pour renverser les tyrans en Libye, elle tache de le faire maintenant en Syrie. La question principale est comment pourrez-vous vous entendre avec un « tigre fou ». Mais qu'est ce que vous ferez quand 10 000 « tigres fous » apparaîtront à sa place. Qu'est ce que vous ferez si 10 000 « rats fous » apparaissent à sa place ? Chacun d'eux est un tyran qui vous hait parce qu'il a besoin d'accepter votre aide pour renverser un autre tyran ».


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Boris Pavlichtchev


23.10.2012, 17:43


Источник: Голос России.

lundi 8 octobre 2012

Le nouveau repartage des Balkans ?












Timur Blokhine


9.10.2012, 00:02





Les négociations entre Belgrade et Pristina concernant le Kosovo sont dans l'impasse. Sur ce fonds il y a plusieurs déclarations et propositions concernant les variantes de trancher le « nœud balkanique », par exemple, « la division du Kosovo » quand la partie Nord sera attribuée à la Serbie et la partie Sud recevra l'indépendance. En plus, on attend souvent que la République Serbe peut sortir de la Bosnie-Herzégovine et faire partie de la Serbie.


6 pays se sont formés après la désagrégation dela République fédérative socialiste de Yougoslavie. Cependant, la formation de ces Etats n'a pas mis fin aux contradictions balkaniques. Leur concentration principale est Bosnie-Herzégovine. L'organisation territoriale de Bosnie-Herzégovine est fixée parl'Accord de Dayton, selon lequel le pays se compose de la République Serbe et la Fédération Croato-musulmane.La République Serbe est économiquement et politiquement plus réussie que son voisin. Le politologue serbe et rédacteur en chef du portail Frontal.rs Danijel Simic raconte que l'idée de l'indépendance de la République Serbe est très populaire:


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Источник: Голос России.

Proche-Orient : une explosion énergétique ?






Laurent Brayard, Rédaction en ligne


9.10.2012, 00:21





Deuxième partie. Le Professeur émérite Chems Eddine Chitour a accepté de répondre à nos questions et dans un long entretien nous livre son analyse de la situation actuelle au Proche-Orient, notamment le problème syrien. Dans une première partie, il évoquait le poids du passé.


Laurent Brayard, La Voix de la Russie : Bonjour Professeur, je suis heureux de vous accueillir à nouveau, vous êtes le professeur émérite Chems Eddine Chitour, professeur à l’école polytechnique d’Alger. La semaine dernière vous nous aviez livré vos impressions sur la mort d’Arafat et l’implication de l’Occident, de très longue date au Proche-Orient. Vous aviez terminé en nous parlant de la Syrie et du poids du passé sur la situation actuelle, que pensez-vous des événements syriens ?Professeur Chems Eddine Chitour : C’est un conflit qui dure depuis seize mois et qui aurait fait des milliers de morts selon une comptabilité tenue soigneusement par les médias des pays occidentaux qui attribuent insidieusement les morts uniquement au régime de Damas et pas aux insurgés armés lourdement par les Occidentaux avec l’argent des roitelets du Golfe. Les chrétiens ont peur de servir de variables d’ajustement d’un conflit qui les dépasse. Les dépouilles sont toujours les mêmes, les dirigeants arabes faibles, continuent à s’étriper pour le plus grand bien de l’Empire et de ses vassaux. Avec cette fois-ci, un coup d’arrêt à la tentation d’Empire, de la part des puissances asiatiques qui s’affirment.


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Источник: Голос России.



jeudi 20 septembre 2012

la Conférence sur la dénucléarisation du Proche-Orient


Israël refuse de participer à la Conférence sur la dénucléarisation du Proche-Orient




Israël a annoncé son refus de participer à une conférence sur la dénucléarisation du Proche-Orient prévue à Helsinki, a indiqué jeudi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

«Cette annonce a été faite mercredi à Vienne lors d’une réunion de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) par le directeur de la Commission israélienne pour l’énergie nucléaire, Shaul Horev», a affirmé à l’AFP Ygal Palmor.

Selon des informations du quotidien Haaretz, Shaul Horev a justifié sa position en soutenant que « la situation explosive» du Proche-Orient n’est pas compatible avec la participation d’Israël à cette conférence prévue fin 2012 ou début 2013 à Helsinki, et soutenue notamment par les Etats-Unis.

Toujours selon Haaretz, Shaul Horev a expliqué que la dénucléarisation du Proche-Orient pourrait être envisagée uniquement après l’instauration préalable de relations de paix et de confiance entre tous les Etats de la région. «Cela doit procéder d’une initiative régionale et non être le résultat d’une coercition externe», a encore dit Shaul Horev, de même source.

La conférence d’Helsinki doit se tenir sur fond de tensions autour du nucléaire iranien, l’Occident et Israël accusant Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert de programme civil, ce que l’Iran dément catégoriquement.

Israël est considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient. Il est membre de l’AIEA, mais n’est pas signataire du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP). 

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