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jeudi 14 novembre 2013

Quelles seront les fonctions du Conseil de la sécurité de l’Etat créé en Chine ?

© Photo : EPA


 Une décision de créer un Conseil de la sécurité de l’Etat a été prise lors de la troisième session plénière du Comité central du PCC qui vient de se terminer à Pékin. Cette décision montre les nouveaux défis dans le domaine de la sécurité, auxquels seront confrontés les dirigeants chinois.


Cet organe devait être créé en Chine dans les années 1990, prenant exemple sur le Conseil national de sécurité des Etats-Unis. Cependant les prédécesseurs de Xi Jinping, Jiang Zemin et Hu Jintao n’ont pas eu la possibilité de mettre en place cet organe, peut-être à cause du manque de volonté politique. Car la décision de créer le Conseil de sécurité de l’Etat implique des remaniements au sein de plusieurs ministères : des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Défense.

C’est la complication de la situation politique à l’étranger qui a favorisé la décision de mettre en place ce conseil. Avec la croissance de l'économie chinoise et l'influence croissante de la Chine dans le monde et des facteurs d’instabilité sont apparus dans la politique étrangère du pays. Cela se reflète dans les tensions entre la Chine et d'autres pays, et dans l’augmentation des menaces comme le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité transfrontalière. L’escalade du conflit avec le Japon a montré que les problèmes dans la politique étrangère peuvent avoir comme conséquences des émeutes à l’intérieur du pays. Lors des manifestations antijaponaises en automne 2012, la population avait l’impression que la situation est en train de sortir du contrôle des autorités.

Le communiqué du plénum souligne que la Conseil de sécurité de l’Etat a pour objectif « d’améliorer le mécanisme de sécurité et de stratégie nationale dans ce domaine ». La proposition de créer ce conseil est mentionnée tout de suite après les appels à « améliorer le niveau de la gouvernance publique »et « créer un système efficace de prévention et de résolution des conflits sociaux ». Cela sous-entend que le travail de la nouvelle structure prévoit notamment la résolution des questions qui concernent la sécurité à l’intérieur du pays.

Ce n'est un secret pour personne qu’au cours de ces dernières années, la manière des autorités à maintenir l’ordre public a été critiquée par la société. Visant à calmer les conflits aigus, elle n’était pas toujours efficace. Le système actuel a été souvent critiqué pour des méthodes répressives qui sont utilisées sans la volonté de la part des forces de l’ordre à comprendre la situation et comprendre ce qui suscite les troubles. Il s’agissait ainsi du mécontentement populaire par rapport aux questions écologiques, la saisie des terres des paysans ou des cas d’abus de pouvoir.

Cela fait longtemps que les signes de mécontentement populaire sont apparus dans la société chinoise. L’acte terroriste en plein centre de Pékin, sur la place Tiananmen, en est la récente illustration. Le motif précis de la création du Conseil de sécurité de l’Etat n’est pas connu, mais ces exemples illustrent bien les lacunes sérieuses des forces de l’ordre chinois.

La création de cette nouvelle structure reflète la volonté du parti communiste chinois (PCC) de réformer plus audacieusement le mécanisme de prise de décision qui concerne l'existence même du pouvoir politique en Chine. Un fonctionnaire de haut rang devrait être mis à sa tête, car il supervisera à la fois quatre ministères : le ministère de la Sécurité publique, le ministère de la Sécurité d'Etat, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Défense. Il n’est pas exclu que ce sera le président du pays Xi Jinping. Probablement, le Conseil de sécurité de l'Etat sera la structure relient le parti et l’Etat, avec le même statut que celui qui a été octroyé à la Commission militaire centrale. Grâce à ce statut, le conseil pourra entrer en contact plus facilement avec des homologues d'autres pays, notamment avec la Russie, où le Conseil de sécurité existe depuis 1992.

dimanche 27 octobre 2013

Les moteurs d'avions russes reviennent en force

©Photo: ru.wikipedia.org/Retxham/cc-by-sa 3.0

Les représentants de la China Aviation Industry Corporation (AVIC) ont déclaré dans une interview accordée à Jane’s Defense Weekly, que la société pourrait continuer à utiliser les moteurs de fabrication russe encore pendant au moins 5 à 8 ans à venir.

Cela veut dire que les avions chinois seront équipés de moteurs russes jusqu’aux années 2018-2021. Précédemment Ma Zhiping, le vice-président de la CATIC, la branche des importations et des exportations de l’AVIC, a déclaré que le chasseur chinois de quatrième génération J-10 ne possède toujours pas d’autorisation pour l’exportation, alors que le contrat de 1,4 milliards de dollars prévoyant la livraison de 36 chasseurs J-10 au Pakistan a été signé en novembre 2009. Tout cela perturbe les perspectives de l’exportation des chasseurs chinois à court terme.


La Chine produit trois principaux types de chasseurs de quatrième génération. D’après le classement chinois, il s’agit des chasseurs de troisième génération - des modèles J-10, J-11B et FC-1. Les moteurs de fabrication russe sont installés sur ces trois modèles. Le moteur AL-31FN est installé sur le chasseurJ-10, leRD-93 est installé sur FC-1, et le J-11B utilise la modification AL-31F. Même si la Chine assure une fabrication en série du moteur Taihang, qui peut être installé sur les chasseurs J-11 et J-10, leur utilisation est limitée à cause d’un manque de fiabilité.

L’académicien Feng Peide, un expert réputé dans le domaine de l’aviation a reconnu dans un entretien aux médias chinois que les officiers de la Force aérienne chinoise ne font pas confiance aux moteurs de fabrication chinoise, leur préférant des moteurs de fabrication étrangère. Et les clients étrangers font d’autant moins confiance aux moteurs de fabrication chinoise. La quasi-totalité de l'équipement de l'aviation militaire chinoise s’exporte avec des moteurs importés. Les moteurs d’avions sont de fabrication russe et ukrainienne, et ceux des hélicoptères sont fabriqués par la France. Les sociétés françaises fournissent en Chine les moteurs Turbomecca Arriel 2.

Pour exporter son équipement militaire avec des moteurs de fabrication étrangère, la Chine est obligée de demander un permis de réexportation au pays fabricant du moteur. Sinon, le constructeur va refuser d’assurer l'entretien et la réparation du moteur. Pour pouvoir exporter son chasseur FC-1, la Chine a reçu l'autorisation pour pouvoir réexporter le moteur russeRD- 93vers un certain nombre de pays, dont le Pakistan.

Obtenir l’autorisation pour le Pakistan ne fut pas une chose facile. L'Inde avait fourni une forte pression politique sur la Russie, essayant de la forcer d’interdire cette exportation. Toutefois, tenant compte de l’importance du programme FC-1 pour l'industrie chinoise FC-1 et le rapprochement entre la Russie et la Chine, le gouvernement russe a accepté d’autoriser la réexportation de ses moteurs. La déclaration de Ma Zhiping concernant le fait que le chasseur J-10 n'a pas reçu l'autorisation pour son exportation pourrait signifier que la Russie n’a pas donné son autorisation pour la livraison de ses moteurs AL-31FN au Pakistan.

Il peut y avoir plusieurs raisons à ce refus. Le J-10 – c’est un avion plus puissant et beaucoup plus moderne que le FC-1. La pression de la part de l’Inde aurait donc pu être alors beaucoup plus forte. Cependant, du point de vue économique et politique, la transaction pour la livraison de J-10 est moins importante pour la Chine que le gros contrat de livraison des chasseurs FC-1. L'incapacité de livrer les FC-1 au Pakistan signifierait l'échec de ce projet. En dépit des affirmations que cet avion pourrait devenir un concurrent sérieux du chasseur russe MiG-29 sur le marché mondial, le FC-1n’a pas trouvé de clients outre le Pakistan. D’ailleurs la Force aérienne chinoise a refusé d’accepter l’appareil dans son parc d’avions. Quant au J-10, il semble très demandé, et très apprécié par les militaires chinois, et sa ligne de production serait très chargée.

Cet exemple avec la livraison des chasseurs au Pakistan montre clairement qu’il est impossible de réussir à exporter des avions militaires en quantités importantes sans pouvoir contrôler la production de moteurs. La Chine risque de se retrouver confrontée à des difficultés dans l’exportation de son équipement d’aviation sur les marchés étrangers, où elle pourrait subir la concurrence de la production russe. Elle pourrait donc occuper des niches d’exportation de l’armement qui ne son pas liées avec l'aviation. Il s’agit par exemple de livrer des systèmes de défense antimissile et aérienne à l’étranger. La RPC a remporté récemment l’appel d’offre pour la livraison en Turquie des missiles antiaériens lourds HQ-9 pour une valeur totale de 3 milliards de dollars. C’est sans doute sa plus grande réussite de toute l’histoire des exportations de l’armement.
Rédaction en ligne, Vassili Kachine

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mercredi 9 janvier 2013

Chine-USA : pas d’accalmie dans le duel économique

2012 июль коллаж Китай сша китай китай флаг сша флаг
© Collage : La Voix de la Russie

La période de frénésie de la consommation dans l’histoire de l’humanité touche à sa fin. Les patriarches des sciences de l’économie ont fait plus d’une fois cette prévision tout au long de l’histoire humaine. Cela coïncidait le plus souvent avec une énième « fin du monde ». De nombreux entrepreneurs ont utilisé ces sombres prévisions à la veille de l’année 2013 pour promouvoir leurs marques et faire monter les bénéfices.


En fait les ressources de notre planète tendent à s’épuiser, et par conséquent, la concurrence pour les ressources et les débouchés ne cesse de s’exacerber. Dans ce contexte, la confrontation entre les principaux joueurs sur l’échiquier mondial s’aggravera encore en 2013, estime le grand maître international Alexei Kouzmin.

« L’année 2013 sera marquée par l’intensification de la lutte dans le duel économique qui oppose les États-Unis à la Chine. Dans le domaine de la diplomatie économique, les adversaires s’en tiendront à la stratégie de la guerre de positions qui correspond au terme de « louvoiement » dans les échecs sur fond d’attaques tactiques ponctuelles de part et d’autre ».

Il n’y aura pas d’accalmie dans la guerre économique entre Washington et Pékin. Or, dans les faits, les États-Unis sont déjà en train de la perdre, relève le grand maître international Vladislav Tkatchev.


« La liste des griefs réciproques ne cesse de s’allonger en même temps que s’intensifient les échanges commerciaux dans tous les domaines. Ce phénomène s’explique avant tout par la montée vertigineuse du pouvoir d’achat des Chinois et les perspectives de développement du marché intérieur. Nous sommes en présence d’une situation assez curieuse : la puissance de la première économie du monde (lire américaine) repose sur la confiance dans son système financier et cela au moment même où un autre pays est depuis longtemps le principal créancier du monde ! Le leadership économique de la Chine semble aussi inévitable que le lever du Soleil ».

Tous les moyens sont bons dans la lutte pour l’influence et les ressources mondiales, poursuit Alexei Kouzmine.

« Les risques stratégiques associés à la situation au Proche-Orient sont cependant bien plus dangereux pour l’Empire du Milieu que les escarmouches diplomatiques ponctuelles. Son évolution pourrait déboucher sur la fermeture du détroit d’Ormuz et l’envolée des prix de pétrole ce qui frappera de plein fouet la Chine qui a le plus grand besoin de ressources énergétiques ».


Le jeu promet d’être captivant, ce qui est généralement le cas avec des joueurs de ce niveau
Источник: Голос России.

jeudi 3 janvier 2013

La Chine va élargir son parc d’avions de transport militaires

La Chine va élargir son parc d’avions de transport militaires
Photo: http://bmpd.livejournal.com

Les photos du prototype de l’avion de transport militaire chinois Y-20 apparues récemment sur Internet seraient la preuve des débuts des tests d’usine de cet appareil. L’appareil Y-20 ressemble par sa forme et ses dimensions à l’Il-76 russe. L’augmentation du parc d’avions de transport militaires est dictée non seulement par des projets dans le domaine de la défense, mais aussi par la croissance de l'impact global de la Chine dans le monde.


On peut voir sur les photos le prototype de l’avion Y-20 sur une piste décollage. Cela veut dire que le nouveau programme de développement du secteur militaro-industriel chinois est réalisé en conformité avec les projets fixés précédemment. La mise en œuvre de ce programme va permettre d’élargir les capacités des forces armées chinoises et permettre à la RPC de mieux faire face aux situations d’urgence tout en garantissant la sécurité de ses citoyens à l'étranger.

Dans les années 1990, la société Xian Aircraft Industrial Corporation a commencé de son propre chef les travaux de conception d’un avion qui ressemble par ses paramètres à l’Il-76 russe. Apparemment ce projet n’a pas pu être mené jusqu’au bout. En 2006, il a été inclus dans le programme de développement technologique de la Chine à long et moyen terme. Selon le quotidien Xi’an Wanbao, en mai 2008, le premier ministre chinois Wen Jiabao, en visite à l’usine d’aviation de Xi'an, a souligné l'importance du programme de construction des avions de transport lourds. Ce même article indiquait qu’un appareil de fabrication chinoise va effectuer son premier vol dès 2012.

Selon les dernières informations, l’appareil va réaliser son premier vol au plus tard au premier trimestre 2013, ce qui montre qu’il y a un léger retard par rapport au programme initial. Cependant, les retards sont typiques pout ce genre de projets.

La corporation de l’aviation de Xi’an comptait beaucoup sur l’aide de la compagnie ukrainienne Antonov, le principal constructeur d’avions de transport militaires lourds pour les Forces aériennes de l’URSS. Car le Y-20 est en réalité un projet issu de la collaboration entre les constructeurs chinois et ukrainiens, lancé depuis 2007. Les résolutions techniques utilisées pour cet appareil sont une combinaison des conceptions techniques des avions An-77 et An-170 d’Antonov et de l’Il-76 étudié en détail par les constructeurs chinois.

L'avion est équipé de quatre moteurs D-30KP2 de fabrication russe. En 2009 et en 2011, la Chine a signé des contrats pour l'achat à la Russie de 239 moteurs D-30KP2. Ces moteurs, bien connus des constructeurs de la RPC, sont installés sur les avions Il-76 des Forces aériennes de l’Armée populaire de libération chinoise et sur les nouveaux bombardiers chinois H-6K.

Les Chinois préfèrent acheter des moteurs plus anciens, qui ont déjà fait leurs preuves. Les nouveaux Il-76 sont équipés des moteurs de nouvelle génération PS-90A-76. Apparemment, les Forces aériennes chinoises auraient déjà mis en place tout un système d'entretien et de réparation des moteurs, ne voulant pas dépenser le temps et l’argent pour se familiariser avec de nouveaux moteurs. À l'avenir, l'avion sera équipé du moteur chinois WS-18. Cependant, des problèmes dans le secteur de la construction des moteurs chinois pour avions ne permettent pas de donner de prévisions sur la réalisation de ce projet.

Le Y-20 ressemble à un Il-76 par sa forme, sauf qu’il est beaucoup plus grand et possède un équipement électronique moderne dans la cabine. Tout le cycle des tests et le développement de la production en série de ces appareils risque de prendre beaucoup de temps. Au cours de cette période, la Chine pourrait donc acheter une série d’avions Il-76 fabriqués sur la nouvelle usine d'Oulianovsk. Pour l’instant, la RPC achetait des Il-76 usagés à la Russie et non pas à d’autres pays de la CEI.

Les événements de ces dernières années ont démontré au gouvernement chinois la nécessité de l’utiliser des avions de transport lourds. Grâce aux appareils Il-76, les matériaux de construction et l’aide humanitaire ont pu être livrés rapidement dans la zone sinistrée après le séisme de Wenchuan (province de Sichuan) en 2008. Ces mêmes avions ont permis d’évacuer rapidement les ressortissants chinois en Libye et au Kirghizistan en 2011. L’augmentation du parc d’avions de transport militaire lourds est dictée non seulement par des considérations militaires, mais aussi par la croissance du rôle de la Chine dans le monde. Il s’agit aussi de l'élargissement des relations internationales de ce pays et de l'attention croissante que portent les autorités chinoises à la protection des intérêts de leurs propres citoyens.
Источник: Голос России.

samedi 29 décembre 2012

La Russie livrera des sous-marins à la Chine

сверхглубоководная атомная подводная лодка ВМФ СССР \'К-278\' (\'Комсомолец\')
© Photо: ru.wikipedia.org

La Russie et la Chine ont signé un contrat-cadre sur la livraison à la RPC de quatre sous-marins à propulsion diesel-électrique russes du projet 1650 « Amour », rapporte le quotidien Kommersant.

Les parties ont conclu un accord-cadre en vertu duquel les deux premiers sous-marins seront livrés en Chine depuis la Russie, et les deux autres assemblés par les chantiers navals chinois avec l’aide des constructeurs russes. Lors de cet assemblage, la part des composantes chinoises devrait atteindre 30%.
Il s’agit du troisième contrat d’achat des sous-marins passé avec la Chine après la désintégration de l’URSS. Dans les années 1990, la Chine avait déjà acheté une série de sous-marins à propulsion diesel-électrique des projets 877 et 636, et dans les années 2000 - 8 sous-marins du projet 636. Tous ces navires sont actuellement utilisés dans la marine chinoise. Les bâtiments chinois 041 (Yuan) et les navires modernisés du projet 039B3 (Yuan II) ont été conçus sur la base de ces projets.
Les experts américains ont évoqué à plusieurs reprises les progrès réalisés par la Chine dans la construction de sous-marins à propusion diesel-électrique, notamment en matière de technologies de réduction du bruit. De nouvelles technologies chinoises seront utilisées sur les navires construits par la Russie pour la le compte de la marine chinoise. Par exemple, des centrales électriques, indépendantes de l’air extérieur, et conçues sur la base des moteurs Stirling.
Les tensions croissantes aux confins maritimes de la Chine forcent le gouvernement de la RPC à accélérer l’édification de sa flotte en faisant appel aux acquis de l’étranger. Les navires du projet 1650, version d’exportation du sous-marin du projet 677 Lada, représentent une nouvelle génération de navires de guerre. Ce navire a subi tellement de modernisations en comparaison avec les projets 877 et 636 que cela a même provoqué certaines difficultés lors des tests du premier navire du projet – le B585 Saint-Pétersbourg. Il a été mis en service en 2010. Ce navire dispose d'un système de propulsion améliorée, de nouvelles batteries et des systèmes modernes de contrôle et de détection.
La participation à la construction des deux sous-marins permettra aux experts chinois d’avoir un nouvel accès aux dernières technologies des sous-marins russes. Si la première expérience s’avère positive, il est possible qu’un nouveau programme de fabrication conjointe des sous-marins de ce projet soit lancé avec la RPC.
Le plus probablement, ce contrat pour la livraison de navires sera conclu dans les années 2014-2015. Selon les experts, sa valeur pourrait atteindre 2 milliards de dollars. Ce nouveau contrat pourrait accélérer le processus de renaissance de la coopération militaro-technique entre la Russie et la Chine.T
Источник: Голос России.

dimanche 9 décembre 2012

Quand le miracle chinois gagne l’Afrique




© Collage : La Voix de la Russie


Pierre Moscovici est perplexe. Le grand dragon, à tires d’ailes, presque sans crier gare, s’empare du marché africain. Enfin … s’empare est un bien grand mot mais qui n’annule en aucun cas le fait que les grandes puissances européennes, France y compris, perdent du terrain en Afrique. L’aspect moral recoupe ici l’aspect économique.


En effet, moralement, même après l’abandon des colonies il y a cinquante ans de là, la France continuait à s’imposer un peu dans le style « nounou ambulante » ou, comme l’a si exactement formulé Jacques Hubert-Rodier, éditorialiste aux Echos, le modèle en vigueur était celui de la « Françafrique de papa ». Cette familiarisation si audacieuse puisqu’elle s’applique à un continent immense et que l’on sait qu’il y a Afrique et Afrique, n’en reflète pas moins l’attachement historique qu’éprouve traditionnellement la France (puisqu’on s’arrêtera au cas de notre pays) vis-à-vis de l’Afrique. Je me permettrai de reciter M. Hubert-Rodier en invoquant deux points fondamentaux qu’il a, en toute connaissance de cause, récemment relevé. Primo, il se fait que les économies mondiales s’essoufflent. Chacune pour une raison qui lui est plus ou moins particulière. On a beau parler du miracle chinois, il ne faut pas oublier que ce miracle est tellement sélectif, je dirais même élitiste, qu’il ne concerne qu’un pourcentage infime de la population. Un peu d’air frais est par conséquent nécessaire que l’on va trouver sur un continent tel que l’Afrique, aussi déséquilibré que prometteur. Investir dans l’Afrique, y implanter son infrastructure, y créer de nouveaux emplois revient à procéder à ce qu’on appelle en médecine et économie la thérapie de choc. Les deux acceptions sont ici de mise. Deuxième réflexion à mettre en relief, notamment parce que cette réalité est loin d’être à la surface : « La Chine a toujours donné sa préférence, comme pendant longtemps les autres puissances, au statu quo derrière lequel s’abritent des régimes autoritaires. Au moment où la démocratisation du continent africain marque des points, cette politique pourrait se retourner contre ses promoteurs. Comme ce fut le cas déjà au nord de l’Afrique avec le printemps arabe ». De ce point de vue, la France a vraiment le bec dans l’eau, elle qui, contrairement à la Chine, a maladroitement mis son grain de sel dans la soi-disant dissolution des tensions intra-africaines. Elle a trop joué au bon Samaritain pour voir finalement s’effriter sa réputation dans un bon nombre de pays africains, la Mali en étant un exemple représentatif. Pourquoi ? Parce que la neutralité pragmatique d’une Chine vaut cent fois plus que les engagements noblement déguisés d’une France qui ne peut se consoler d’avoir dû lâcher l’intégralité de ses avoirs coloniaux. Ce n’est pas un reproche. Rien qu’une observation d’ordre psychologique applicable à n’importe quel autre pays qui a connu un passé colonialiste.

Cette entrée en matière effectuée, je donne la parole à M. Sergei Louzianine, Directeur adjoint de l’Institut de l’Extrême-Orient, professeur à l’université des relations internationales de Moscou.

LVdlR. Il semble que la Chine envahisse de plus en plus le marché africain, cela au détriment des grandes puissances européennes, telles la France. S’agit-il d’une exagération, d’une crainte infondée ?

M. Louzianine. « Il y a effectivement une part de vérité dans ce qui vient d’être dit, même une part très grande. Ces dix dernières années, la politique menée par la Chine sur le territoire s’est nettement systématisée, elle a élaboré une stratégie bien définie. D’un côté, la Chine est forte des projets politiques qu’elle met en œuvre, je pense au Forum de coopération sino-africain composé de plus de quarante états africains. Ils se réunissent tous à Pékin où ce Forum se tient annuellement. Il existe également des accords intergouvernementaux qui encadrent les relations d’échange et d’investissement faisant de l’Afrique un faire-valoir multilatéral de l’avancée économique de la Chine. Cet aspect est d’une importance primordiale, parce que, si l’on fait l’aperçu des principaux secteurs africains, on s’aperçoit que la Chine est présente dans celui de l’infrastructure, des crédits, dans le commerce, l’exportation de matières premières, d’hydrocarbures en provenance des pays pétroliers d’Afrique. Le pourcentage de la part acquise varie entre 30 et 40 pr, tout dépend du pays exportateur. Certains pays sont même entièrement dépendants de la demande chinoise. Cette dépendance est d’ailleurs très facilement chiffrable : dans leur somme, les investissements et crédits chinois sont annuellement estimés entre 28 et 40 milliards de dollars. Il s’agit partiellement d’investissements directs, partiellement de crédits commerciaux ou de crédits de faveur qui concernent en premier lieu l’industrie, l’ensemble des chantiers. Environ 30 pr. des dépenses représentent le coût d’extraction des matières premières. A l’heure actuelle, 2500 entreprises chinoises sont éparpillées à travers 50 pays d’Afrique. Ce sont de très grandes entreprises qui soit en exclusivité soit avec une part d’actions de 15-20-30 pr. s’investissent essentiellement dans l’extraction de matières premières, de leur exportation. Ainsi donc, la Chine se resserre de plus en plus autour de l’Afrique, un peu comme un étau économique, renforce son influence. Et il est tout à fait naturel que l’Afrique accepte les engagements du géant asiatique. Un certain nombre de pays africains, je pense notamment aux pays pauvres, faibles, clairement dépendants, ont bien sûr tendance à voir en ces investissements une véritable manne céleste. Je pense donc que oui, en définitive, la Chine a évincé les ex-acteurs du colonialisme tels l’Angleterre, les USA, la France, bref, l’Occident d’une façon générale ».

A en juger par ces données aussi laconiques que précises, il ne reste qu’à se mettre à l’évidence : M. Moscovici ne souffre pas tellement de paranoïa ! Le point de vue de notre compatriote, M. Jean-Pierre Dozon, sera-t-il plus nuancé que celui de son collègue russe ? Je lui ai posé la même question. Ecoutons-le.

M. Dozon. « Evidemment, la Chine est de plus en plus présente en Afrique et la France s’en inquiète sans aucun doute. Néanmoins, le monde aujourd’hui est un monde très ouvert, donc il n’est plus possible pour la France de maintenir à elle seule l’Afrique, étant donné la présence concurrentielle d’autres puissances, que ce soit la Chine – parce que la Chine est effectivement très présente sur le continent africain – mais que ce soit aussi l’Inde dont la présence n’est pas moins flagrante ou la Turquie, ou encore le Brésil … les grandes puissances émergentes sont aujourd’hui présentes en Afrique et donc il va de soi que la France peut maintenir encore quelques unes de ses prérogatives dans certains pays, prérogatives liées au pétrole, éventuellement, ici ou là, à l’uranium comme au Niger ou bien à avoir une certaine situation de monopole sur les télécommunications avec Orange etc., avoir quelques liens privilégiés comme elle en a, pour ne citer qu’un exemple, avec l’Ivoire. En gros, aujourd’hui, la France en Afrique est plongée dans la compétitivité, cette dernière étant très ouverte, très engagée, puisque le monde entier et la Chine en particulier y sont présents. L’Afrique regorge de matières premières absolument indispensables comme le pétrole, les minerais, le cuivre, l’or, les diamants, l’uranium, le plutonium etc. Il va donc de soi qu’à l’heure actuelle l’Afrique est de nouveau convoitée. Elle l’a été au XIX siècle avec la conquête coloniale européenne. Aujourd’hui, il reste des bouts de cette histoire coloniale avec la France, l’Angleterre etc., mais il s’agit dès lors d’une nouvelle redistribution des cartes et il y a un nouveau – je ne dirais pas partage de l’Afrique - mais en tout cas il y a une ruée sur ce continent de la part de tout le monde et de la Chine, incontestablement en tête de liste ».

La vision de M. Dozon dilue bien l’angoisse pratique de M. Moscovici. Cela étant, elle n’entre pas en contradiction avec les données énoncées par l’expert russe et celles-ci confirment bel et bien la thèse de l’avancée chinoise sur le continent africain, car, on le comprend bien, le Brésil ne saurait tenir tête au grand dragon qui retient bien son souffle avant de bondir. Reste à se demander si le fameux miracle chinois exporté en Afrique regagnera sa patrie en triplant les effets de sa magie et en l’étendant à une population qui en masse sue eau et sang pour survivre. Quant à la France … elle devrait en tirer une conclusion qu’elle ne tirera, je le crains, jamais : la neutralité laborieuse qui est celle de la Chine vaut bien souvent plus que les engagements invasifs de l’Occident sur un territoire qu’il devrait cesser de percevoir comme il le faisait à l’époque coloniale.
Источник: Голос России.

samedi 1 décembre 2012

Un palais du premier empereur de Chine datant de 2.200 ans mis au jour


Les ruines d'un palais de plus de deux millénaires ont été mises au jour à côté du fameux tombeau du premier empereur de Chine
Qin Shi Huangdi entouré de ses milliers de soldats en terre cuite grandeur nature, ce qui montrerait qu'outre sa volonté d'être protégé par l'armée enterrée, ce souverain souhaitait continuer de
vivre dans le faste impérial dans l'au-delà, selon des archéologues cités par la presse.


Ce palais est "le plus grand bâtiment jamais découvert sur le site funéraire" abritant le tombeau du premier souverain de la
dynastie Qin, qui régna de 221 à 207 avant Jésus-Christ, a expliqué samedi à l'agence de presse gouvernementale Xinhua Sun Weigang, chercheur de l'Institut d'Archéologie de Shaanxi, la province
du nord où se trouve le site.



Qin Shi Huangdi a unifié la Chine et fondé son empire après avoir vaincu les derniers souverains indépendants et il fit construire
la Grande Muraille en reliant des tronçons déjà édifiés par ces seigneurs pour protéger leurs Etats.



D'après les fondations récemment mises au jour, le palais découvert sur le site du mausolée pourrait mesurer 690 m de long et 250 de
large, près du quart de la taille de la Cité Interdite de Pékin, selon l'archéologue Sun Weigang toujours cité par Xinhua.



Qin Shi Huangdi était un homme superstitieux qui passa sa vie à chercher un élixir d'immortalité, selon les historiens. Le palais,
qui jouxte son tombeau "démontre le souhait de l'empereur de continuer à vivre dans le faste impérial même dans l'au-delà", estime Sun Weigang.


Source: 7s7

samedi 10 novembre 2012

iPhone 5 en Chine en fin Novembre ou début Décembre

  Le Wall Street Journal rapporte que China Telecom se prépare à commencer à offrir l'iPhone 5 à la fin Novembre ou début Décembre, en ajoutant à la possibilité pour un quart vacances blockbuster pour Apple.
Les représentants du gouvernement n'ont pas donné des indications sur le moment où l'iPhone 5 pourrait obtenir l'approbation finale. Mais le président de China Telecom Wang Xiaochu a déclaré vendredi dans une brève interview en marge du 18e Congrès du Parti communiste du Parti à Pékin que le téléphone doit être au début de Décembre, si ce n'est plus tôt.

China Unicom président Chang Xiaobing n'est moins sûr. "Nous espérons pouvoir offrir cette année, mais ce que je dis n'a pas d'importance", at-il dit en marge du congrès, ajoutant que son entreprise a été en attente pour le gouvernement d'accorder les licences restantes pour le téléphone qui sera publié en Chine .
Le rapport note que la Chine était responsable de 5,7 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour Apple au dernier trimestre, 16% du total de l'entreprise.

Apple a engagé à un déploiement rapide de l'iPhone 5 à au moins 100 pays d'ici la fin de l'année, en dépit de problèmes de production continus qui ont entraîné une pénurie où le dispositif a déjà lancé. La Chine est généralement loin derrière le peloton de tête des pays quand il s'agit de lancements de nouveaux produits d'Apple, mais le calendrier de lancement comprimé pour les 5 iPhone signifie que cet écart ne peut être à peu près deux mois à compter de la première série de lancements aux Etats-Unis et d'autres pays .

L'introduction de l'iPhone 5 en Chine est également susceptible de réduire le nombre d'unités qui seront détournés d'autres pays par des revendeurs du marché gris qui achètent les appareils d'ailleurs pour la revente en Chine. Malgré les efforts d'Apple pour limiter leur capacité à absorber les fournitures, scalpers travaillons toujours pour obtenir que les iPhones grand nombre possible de magasins de détail à Hong Kong, aux États-Unis et d'autres pays à envoyer à la Chine.

lundi 5 novembre 2012

La Russie nourrira-t-elle la Chine ?





La Russie espère élargir la géographie de son export de blé vers la Chine. Selon la presse, les exportations vers l’Empire du milieu peuvent commencer dès l’année prochaine. Mais l’inexistence des infrastructures appropriées risque de devenir un obstacle pour les exportateurs russes, affirment les experts. Par ailleurs, la Chine est elle aussi en train d’augmenter sa propre production.


Le marché de blé chinois n’est pas ouvert pour tout le monde. La Chine l’a fermé à la fin des années 1990 à cause de la qualité du blé importé. Et voici que maintenant les médias se réfèrent au représentant russe en Chine, Sergueï Tsyplakov, qui annonce que les négociations sur ce sujet sont dans leur phase finale.Le marché chinois est un morceau de choix. Le boom économique a conduit à l’augmentation de la consommation des produits alimentaires par les Chinois. Or le blé constitue la base de nombreux aliments. Aujourd’hui la Chine achète le blé et le maïs canadiens et américains. Mais le pays veut diversifier ses importations.


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Vlad Grinkevitch, Vitali Radnaev

5.11.2012, 10:05


Источник: Голос России.

vendredi 2 novembre 2012

La piste étrangère des chasseurs chinois: La Voix de la Russie


Ilia Kramnik, Vitali Radnaev, Rédaction en ligne


2.11.2012, 14:47





Les travailleurs chinois ont fait un nouveau cadeau à la Patrie et au Parti communiste. Le 31 octobre 2012, à la veille du XVIIIe congrès du PCC, le nouvel avion de chasse chinois J-31, construit à Shenyang, a effectué son premier vol.


Aucune information détaillée sur l'avion n'a été diffusée. A en juger par les images, c'est un bimoteur léger de la taille du MiG-29 ou du F-16 utilisant les technologies de la furtivité. Par son aspect apparent l'avion ressemble au chasseur américain F-35, à la seule différence que l'avion américain n'est équipé que d'un seul moteur. L'avion chinois utiliserait les moteurs russes RD-93 ou les analogues chinois WS-13, ce qui est moins probable.Cet avion de chasse, tout comme le premier aéronef chinois de nouvelle génération J-20, est construit sur la base des technologies étangères empruntées. L'exemple le plus flagrant d'emprunt est la fabrication en série par la Chine des avions de chasse J-11 qui sont de fait une copie des Soukhoï Su-27SK soviétiques fournis à l'époque à la Chine.


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Источник: Голос России.

mardi 30 octobre 2012

Chine : La fortune secrète du Premier Ministre

Mis en cause par une enquête du New York Times publiée le 25 octobre sur les avoirs colossaux de sa famille, estimés à 2,7 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros), le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a réagi par le truchement de deux avocats pékinois.
Le communiqué publié par ceux-ci fait valoir entre autres que “la prétendue fortune cachée des membres de la famille de Wen Jiabao n’existe pas”. Affirmant que le premier ministre chinois “n’a jamais joué aucun rôle dans les activités commerciales des membres de sa famille“, les avocats promettent de “continuer à donner des clarifications au sujet des comptes rendus mensongers” du New York Times et “se réservent le droit de le poursuivre en justice “.

mercredi 19 septembre 2012

Chine : la voiture de l’ambassadeur US attaquée à Pékin


Chine : la voiture de l’ambassadeur US attaquée à Pékin




Des dizaines de participants à la manifestation anti-japonaise de Pékin ont entouré le véhicule de l’ambassadeur américain Gary Locke. La voiture a été sérieusement endommagée, le diplomate n’a pas été blessé.

La représentation diplomatique a déjà annoncé cet incident au ministère des Affaire étrangère chinois et a demandé aux autorités d’assurer la sécurité du personnel diplomatique et de ses biens.

Les manifestations contre le Japon se sont multipliées ces derniers jours en Chine à la suite du rachat par Tokyo d'îles revendiquées par les deux pays. Ce mardi, jour de l'anniversaire de l'invasion de la Mandchourie par le Japon en 1931, les tensions s'intensifient. Sur terre comme sur mer. 

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