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vendredi 2 août 2013

Le monde est saturé de l'Islam



© Collage : La Voix de la Russie



Selon un récent sondage d’opinion, le rejet de l’islam est aujourd’hui un phénomène commun à l’ensemble du monde occidental. Le sentiment d’une menace liée à la présence et la propagation de l’islam est partagé par tous, des Etats-Unis à l’Asie.


« L’islam reviendra en Europe, en conquérant et en vainqueur, après avoir été expulsé à deux reprises du continent ». Cette déclaration avait été faite par un leader islamiste radical, suite à la mort du pape Jean-Paul II. Il avait promis aux chrétiens de ne leur laisser qu’un « seul choix : se convertir à l’islam ou s’acquitter de la Jizya » (taxe imposée aux non-musulmans pour obtenir le droit de vivre en terre islamique). Il est clair qu’un tel scénario, qui semblait autrefois du domaine du fantastique, paraît aujourd’hui tout à fait réaliste. Dans un futur proche, le premier pays musulman d’Europe occidental pourrait bien être la France, où l’on compte près de 50 000 musulmans français de souche.

Les Européens eux-mêmes sont conscients de la situation. Une étude récente réalisée par la Fondation Bertelsmann montre que le rejet de l’islam est aujourd’hui devenu une caractéristique du monde occidental. Un sentiment de menace quant à la présence et à l’extension de l’islam est perçu par plus de la moitié des Espagnols et des Israéliens, ainsi que par 42% des Américains. En Europe, le niveau le plus élevé de rejet de l’islam a été enregistré en Espagne et en Suisse – et le plus bas au Royaume-Uni (45%). Dans le cas du Royaume-Uni, ce résultat peut être expliqué par le fait que l’étude n'a été menée qu’auprès de la moitié de la population – principalement des personnes issues de l’immigration ou de minorités ethniques. D’ailleurs, au cours des dix dernières années, 620 000 Britanniques de souche ont quitté la ville de Londres.

Selon certains, l’islam déferle actuellement sur le monde occidental grâce notamment à la force de ses traditions et de sa foi, alors que les Européens sont face à une crise de leurs valeurs familiales et à une situation de soif spirituelle. Yuri Tabak, écrivain et spécialiste des religions, estime que les ressources financières de la communauté musulmane jouent un rôle important dans cette conquête du monde par l’islam.

« Contrairement à d’autres religions, comme le christianisme ou le judaïsme, l’islam est actuellement une religion en expansion. Et conformément à ses préceptes et pratiques, les représentants de l’islam cherchent à étendre leur sphère d’influence à différents niveaux. Au niveau de l’installation des migrants et au niveau des mouvements islamiques beaucoup plus agressifs qui cherchent à appliquer le Coran et ses sources sacrées en conquérant le monde pour construire un califat mondial ».

Depuis plusieurs décennies, les difficultés démographiques et économiques ont conduit les pays de l’Union européenne à légaliser et même à promouvoir l’immigration en provenance des pays musulmans. Les hommes politiques européens ont même été jugé indécent de s’interroger sur la compatibilité des principes de l’Europe contemporaine avec ceux de l’islam. Ils ont prôné les idées de tolérance et de multiculturalisme. Malgré Samuel Huntington et son célèbre ouvrage Le Choc des civilisations, qui a souligné que l’islam et l’Europe étaient aux antipodes l’un de l’autre et qu’ils constituaient deux civilisations antagonistes intrinsèquement hostiles l’une à l’autre. En Union européenne, au contraire, l’idée d’intégration de la communauté musulmane, permettant à terme un rapprochement des civilisations chrétienne et musulmane, a prévalu.

Les exemples de travailleurs immigrés ayant fait des carrières exceptionnelles en Europe, voire même devenus députés européens, ont permis de soutenir ces thèses optimistes. Mais ces cas de réussites ne sont en réalité que des exceptions qui ne sont pas représentatives de la réalité des sociétés européennes désorientées et de ses élites politiques.

Néanmoins, selon Anatoly Krassikov, politologue, théologien et directeur du Centre d’étude de la religion et de la société de l’Institut Européen de l’Académie des Sciences de Russie, si l’Europe agit avec sagesse, le monde musulman peut devenir non pas un ennemi juré, mais un allié fidèle.

« L’islam n’est pas en lui-même dangereux pour l’Europe. En son sein, il y a de nombreuses tendances différentes, dont bien sûr la charia. Et la conversion de l’islam à une autre religion peut être passible de mort. Le destin de l'Europe dépend de la façon dont les Européens réagissent à ces nouveaux colons installés sur leur territoire. Seront-ils capables de trouver une langue commune ? Cela ne pourra pas se faire par la répression, ce qui ne signifie pourtant pas que l’on doive se rapprocher des terroristes. Mais le terrorisme peut et doit être combattu en collaboration avec les musulmans. Car autrement, on va assister à une vague croissante de méfiance et d’aversion mutuelle qui risque de bouleverser gravement la situation en Europe, mais aussi des autres continents ».

Une interrogation préoccupe beaucoup l’Europe aujourd’hui : la croissance de la population musulmane va-t-elle conduire à l’islamisation du continent ? Beaucoup de dirigeants islamiques radicaux répondent déjà par l’affirmative. Les hommes politiques européens cherchent à ignorer cette question. Cependant, une telle attitude ne résoudra pas les problèmes. Cela conduit seulement à isoler la population musulmane locale et à augmenter l’influence de l’islam politique, et pourrait bientôt devenir une véritable menace à l’existence même de la civilisation européenne contemporaine. Pour l’instant, un tel scénario paraît encore possible à éviter, mais nous espérons que l’Europe, comme l’ensemble de l’humanité, ne va pas retomber au temps des guerres de religion. N

mardi 1 janvier 2013

Les succès du partenariat énergétique Russie-Europe

южный поток карта новая
© Photo : south-stream.info

L’année 2012 était l’une des plus réussie de l’histoire du partenariat gazier entre la Russie et l’Europe. La construction de South Stream a été entamée et la seconde branche du gazoduc Nord Stream a été lancée. Les tuyaux construits dans le cadre des deux projets garantiront la sécurité énergétique de l’Europe pour plusieurs années.



Le gazoduc South Stream doit être lancé en 2016, il transportera annuellement 63 milliards de mètres cubes de gaz. Le début de la réalisation du projet South Stream est resté longtemps en suspens en raison de la concurrence du projet Nabucco. Cependant, le projet de la compagnie Gazprom a été jugé plus attrayant. Le président russe Vladimir Poutine, qui a participé à la cérémonie solennelle de lancement de la construction, a souligné l’importance internationale du projet.

« A la première étape, six pays seront approvisionnés en gaz. Les grands partenaires européens, de France, d’Allemagne et d’Italie, prennent part à la réalisation du projet qui a reçu le soutien politique de tous les pays partenaires. Tous les accords intergouvernementaux sont signés et toutes les décisions d’investissement sont prises ».

La partie maritime du gazoduc passera par le fond de la mer Noire d’Anapa, en Russie, à Varna, en Bulgarie. Ensuite la partie terrestre du gazoduc reliera la Serbie, la Hongrie, la Slovénie et l’Italie. La possibilité de construire des branches vers la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie sera également envisagée. Le gaz russe sera livré sans intermédiaires non seulement dans les principaux pays d’Europe mais aussi dans les Etats balkaniques, souligne Guennadi Chmal, président de l’Union des producteurs d'hydrocarbures de Russie.

« South Stream est nécessaire pour assurer les livraisons de gaz russe aux pays de l'Europe méridionale : la Bulgarie, la Roumanie, la Serbie et d’autres. La construction de ce gazoduc présente un intérêt d'autant plus grand pour nous offre un accès stable aux pays consommateurs et permet d'éviter les pays de transit, transit pour lequel il faut payer ».

Selon les experts, le succès de l’autre projet de Gazprom, Nord Stream, a influencé la décision des partenaires européens de la compagnie. Le tavail sur ce gazoduc, d'un coût de 7,5 milliards de dollars, a été accompli très rapidement. La décision sur la construction a été prise en 2005. La liste finale des investisseurs a été définie en 2010. En novembre 2011 la première branche du gazoduc a été lancée, en automne 2012 – la seconde. Le géant russe Gazprom ainsi que des compagnies allemandes, françaises et hollandaises ont participé à la réalisation du projet. Le plus important est que les actionnaires ont décidé de ne pas s’arrêter là et évoquent la possibilité de construire encore quelques branches. Par exemple, vers la Grande-Bretagne. La seule chose susceptible d'impacter négativement le fonctionnement de South Stream et la construction de Nord Stream est le Troisième paquet énergétique européen qui stipule qu’un fournisseur ne peut pas utiliser plus de 50% des gazoducs. Ce qui veut dire que Gazprom devra permettre à d’autres fournisseurs d’utiliser sa conduite. Cependant, l’Europe s'est déjà déclaré prête à faire des concessions.
Источник: Голос России.

dimanche 9 décembre 2012

Quand le miracle chinois gagne l’Afrique




© Collage : La Voix de la Russie


Pierre Moscovici est perplexe. Le grand dragon, à tires d’ailes, presque sans crier gare, s’empare du marché africain. Enfin … s’empare est un bien grand mot mais qui n’annule en aucun cas le fait que les grandes puissances européennes, France y compris, perdent du terrain en Afrique. L’aspect moral recoupe ici l’aspect économique.


En effet, moralement, même après l’abandon des colonies il y a cinquante ans de là, la France continuait à s’imposer un peu dans le style « nounou ambulante » ou, comme l’a si exactement formulé Jacques Hubert-Rodier, éditorialiste aux Echos, le modèle en vigueur était celui de la « Françafrique de papa ». Cette familiarisation si audacieuse puisqu’elle s’applique à un continent immense et que l’on sait qu’il y a Afrique et Afrique, n’en reflète pas moins l’attachement historique qu’éprouve traditionnellement la France (puisqu’on s’arrêtera au cas de notre pays) vis-à-vis de l’Afrique. Je me permettrai de reciter M. Hubert-Rodier en invoquant deux points fondamentaux qu’il a, en toute connaissance de cause, récemment relevé. Primo, il se fait que les économies mondiales s’essoufflent. Chacune pour une raison qui lui est plus ou moins particulière. On a beau parler du miracle chinois, il ne faut pas oublier que ce miracle est tellement sélectif, je dirais même élitiste, qu’il ne concerne qu’un pourcentage infime de la population. Un peu d’air frais est par conséquent nécessaire que l’on va trouver sur un continent tel que l’Afrique, aussi déséquilibré que prometteur. Investir dans l’Afrique, y implanter son infrastructure, y créer de nouveaux emplois revient à procéder à ce qu’on appelle en médecine et économie la thérapie de choc. Les deux acceptions sont ici de mise. Deuxième réflexion à mettre en relief, notamment parce que cette réalité est loin d’être à la surface : « La Chine a toujours donné sa préférence, comme pendant longtemps les autres puissances, au statu quo derrière lequel s’abritent des régimes autoritaires. Au moment où la démocratisation du continent africain marque des points, cette politique pourrait se retourner contre ses promoteurs. Comme ce fut le cas déjà au nord de l’Afrique avec le printemps arabe ». De ce point de vue, la France a vraiment le bec dans l’eau, elle qui, contrairement à la Chine, a maladroitement mis son grain de sel dans la soi-disant dissolution des tensions intra-africaines. Elle a trop joué au bon Samaritain pour voir finalement s’effriter sa réputation dans un bon nombre de pays africains, la Mali en étant un exemple représentatif. Pourquoi ? Parce que la neutralité pragmatique d’une Chine vaut cent fois plus que les engagements noblement déguisés d’une France qui ne peut se consoler d’avoir dû lâcher l’intégralité de ses avoirs coloniaux. Ce n’est pas un reproche. Rien qu’une observation d’ordre psychologique applicable à n’importe quel autre pays qui a connu un passé colonialiste.

Cette entrée en matière effectuée, je donne la parole à M. Sergei Louzianine, Directeur adjoint de l’Institut de l’Extrême-Orient, professeur à l’université des relations internationales de Moscou.

LVdlR. Il semble que la Chine envahisse de plus en plus le marché africain, cela au détriment des grandes puissances européennes, telles la France. S’agit-il d’une exagération, d’une crainte infondée ?

M. Louzianine. « Il y a effectivement une part de vérité dans ce qui vient d’être dit, même une part très grande. Ces dix dernières années, la politique menée par la Chine sur le territoire s’est nettement systématisée, elle a élaboré une stratégie bien définie. D’un côté, la Chine est forte des projets politiques qu’elle met en œuvre, je pense au Forum de coopération sino-africain composé de plus de quarante états africains. Ils se réunissent tous à Pékin où ce Forum se tient annuellement. Il existe également des accords intergouvernementaux qui encadrent les relations d’échange et d’investissement faisant de l’Afrique un faire-valoir multilatéral de l’avancée économique de la Chine. Cet aspect est d’une importance primordiale, parce que, si l’on fait l’aperçu des principaux secteurs africains, on s’aperçoit que la Chine est présente dans celui de l’infrastructure, des crédits, dans le commerce, l’exportation de matières premières, d’hydrocarbures en provenance des pays pétroliers d’Afrique. Le pourcentage de la part acquise varie entre 30 et 40 pr, tout dépend du pays exportateur. Certains pays sont même entièrement dépendants de la demande chinoise. Cette dépendance est d’ailleurs très facilement chiffrable : dans leur somme, les investissements et crédits chinois sont annuellement estimés entre 28 et 40 milliards de dollars. Il s’agit partiellement d’investissements directs, partiellement de crédits commerciaux ou de crédits de faveur qui concernent en premier lieu l’industrie, l’ensemble des chantiers. Environ 30 pr. des dépenses représentent le coût d’extraction des matières premières. A l’heure actuelle, 2500 entreprises chinoises sont éparpillées à travers 50 pays d’Afrique. Ce sont de très grandes entreprises qui soit en exclusivité soit avec une part d’actions de 15-20-30 pr. s’investissent essentiellement dans l’extraction de matières premières, de leur exportation. Ainsi donc, la Chine se resserre de plus en plus autour de l’Afrique, un peu comme un étau économique, renforce son influence. Et il est tout à fait naturel que l’Afrique accepte les engagements du géant asiatique. Un certain nombre de pays africains, je pense notamment aux pays pauvres, faibles, clairement dépendants, ont bien sûr tendance à voir en ces investissements une véritable manne céleste. Je pense donc que oui, en définitive, la Chine a évincé les ex-acteurs du colonialisme tels l’Angleterre, les USA, la France, bref, l’Occident d’une façon générale ».

A en juger par ces données aussi laconiques que précises, il ne reste qu’à se mettre à l’évidence : M. Moscovici ne souffre pas tellement de paranoïa ! Le point de vue de notre compatriote, M. Jean-Pierre Dozon, sera-t-il plus nuancé que celui de son collègue russe ? Je lui ai posé la même question. Ecoutons-le.

M. Dozon. « Evidemment, la Chine est de plus en plus présente en Afrique et la France s’en inquiète sans aucun doute. Néanmoins, le monde aujourd’hui est un monde très ouvert, donc il n’est plus possible pour la France de maintenir à elle seule l’Afrique, étant donné la présence concurrentielle d’autres puissances, que ce soit la Chine – parce que la Chine est effectivement très présente sur le continent africain – mais que ce soit aussi l’Inde dont la présence n’est pas moins flagrante ou la Turquie, ou encore le Brésil … les grandes puissances émergentes sont aujourd’hui présentes en Afrique et donc il va de soi que la France peut maintenir encore quelques unes de ses prérogatives dans certains pays, prérogatives liées au pétrole, éventuellement, ici ou là, à l’uranium comme au Niger ou bien à avoir une certaine situation de monopole sur les télécommunications avec Orange etc., avoir quelques liens privilégiés comme elle en a, pour ne citer qu’un exemple, avec l’Ivoire. En gros, aujourd’hui, la France en Afrique est plongée dans la compétitivité, cette dernière étant très ouverte, très engagée, puisque le monde entier et la Chine en particulier y sont présents. L’Afrique regorge de matières premières absolument indispensables comme le pétrole, les minerais, le cuivre, l’or, les diamants, l’uranium, le plutonium etc. Il va donc de soi qu’à l’heure actuelle l’Afrique est de nouveau convoitée. Elle l’a été au XIX siècle avec la conquête coloniale européenne. Aujourd’hui, il reste des bouts de cette histoire coloniale avec la France, l’Angleterre etc., mais il s’agit dès lors d’une nouvelle redistribution des cartes et il y a un nouveau – je ne dirais pas partage de l’Afrique - mais en tout cas il y a une ruée sur ce continent de la part de tout le monde et de la Chine, incontestablement en tête de liste ».

La vision de M. Dozon dilue bien l’angoisse pratique de M. Moscovici. Cela étant, elle n’entre pas en contradiction avec les données énoncées par l’expert russe et celles-ci confirment bel et bien la thèse de l’avancée chinoise sur le continent africain, car, on le comprend bien, le Brésil ne saurait tenir tête au grand dragon qui retient bien son souffle avant de bondir. Reste à se demander si le fameux miracle chinois exporté en Afrique regagnera sa patrie en triplant les effets de sa magie et en l’étendant à une population qui en masse sue eau et sang pour survivre. Quant à la France … elle devrait en tirer une conclusion qu’elle ne tirera, je le crains, jamais : la neutralité laborieuse qui est celle de la Chine vaut bien souvent plus que les engagements invasifs de l’Occident sur un territoire qu’il devrait cesser de percevoir comme il le faisait à l’époque coloniale.
Источник: Голос России.

vendredi 7 décembre 2012

Les pays les plus corrompus de l'UE: La Voix de la Russie





Les pays européens les plus touchés par la crise financière sont dans le même temps les plus corrompus de leur région, rapporte Transparency International dans son classement annuel « Indice de perception de la corruption » publié sur son site mercredi.


Les pays européens les plus touchés par la crise financière sont dans le même temps les plus corrompus de leur région, rapporte Transparency International dans son classement annuel « Indice de perception de la corruption » publié sur son site mercredi.Parmi les 27 Etats de l'UE les pires indices sont ceux de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie et de la Grèce. Les quatre Etats sont plongés dans une profonde récession. Le Portugal et la Grèce se voyant obligés de recourir à une aide étrangère, soulignent les médias. /L


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Источник: Голос России.

vendredi 30 novembre 2012

Les Juifs rapellent aux Européens leur propriété perdue

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Photo : RIA Novosti

Les anciens pays socialistes de l’Europe doivent rendre aux Juifs la propriété volée au cours de l’holocauste ou bien leur payer les récompenses, estime le président du congrès juif mondial Ron Lauder. Selon des experts, il s’agit des milliards d’USD.

Ron Lauder a rappelé que les pays de l’Europe de l’Est ne sont pas pressés à dédommager les Juifs. Ainsi, la Pologne a suspendu le processus de la modification de la législation visant à la création de la base juridique pour effectuer ces paiements. La bureaucratie roumaine est à freiner le processus de dédommagement. Mais la situation la plus déplorable est dans les pays Baltes. Ainsi, en Lettonie il n’y a pas de loi concernant les récompenses aux Juifs qui ont souffert dans les années 1940. Et en même temps, Riga est à calculer combien lui doit la Russie pour la période durant laquelle les pays Baltes faisaient partie de l’URSS, dit le directeur des programmes de recherches du Fonds « Mémoire historique » Vladimir Simindéy.
« Les élites dans les pays Baltes se font passer pour des victimes, car leurs pays seraient sous l’occupation soviétique. Mais beaucoup de leurs compatriotes étaient les complices des atrocités nazies en tuant les Juifs et les Slaves. Et cela, les élites préfèrent passer sous silence ».
Le montant des biens perdus par les Juifs durant l’Holocauste en Europe de l’Est se chiffre aux milliards d’USD. Mais il ne s’agit pas que de l’argent, explique le président de l’institut du partenariat oriental d’Israël Avraam Chmoulevitch.
« En fait, ce sont les assassins des Juifs qui se sont emparés de leurs biens. Il y a un proverbe juif qui dit : « celui qui a tué, hérite ». C’est ce qui s’est passé. Naturellement, au nom de la justice notre devoir national devant les parents et les ancêtres est de récupérer ces biens ».
Et en Europe occidentale cette question est résolue depuis longtemps. Non seulement en Allemagne dont les leaders ont initié à l’époque l’Holocauste. Ainsi, la Norvège a payé en 1998 450 millions de couronnes aux Juifs, leurs proches et aux organisations juives, victimes de la guerre. La Belgique a payé à la communauté juive du pays 110 millions d’euros. Les banques suisses ont payé 1 milliard 250 millions d’USD aux descendants des victimes de l’Holocauste qui avaient les comptes en Suisse.
Голос России.

dimanche 14 octobre 2012

Le bilan européen de la semaine



Kirill Bezverkhi


13.10.2012, 19:52





La semaine dernière a été riche en événements économiques et politiques dans le Vieux monde. La mise en marche du mécanisme européen de stabilisation est l’événement le plus remarquable. C’est le fonds anticrise permanent de 500 milliards d’euros. La Pologne espère que son institution contribuera au bien-être de l’eurozone si la crise est réglée.


Les leaders européens laissent entendre qu’ils lient de grands espoirs au fonds anticrise. Le mécanisme européen de stabilisation remplace en fait le Fonds européen de stabilité financière. Les analystes sont convaincus que l’institution d’un nouveau fonds permanent est une démarche importante vers le règlement des problèmes des dettes dans la région. Or, ce n’est pas la panacée de la crise, estime le chef de chaire du secteur bancaire de l’Ecole supérieure d’économie Vassili Solodkov.« C’est une nouvelle source de règlement des problèmes des dettes. Je pense que le fonds ne permettra pas de les régler. La réduction des dettes suppose la baisse des déficits budgétaires ce qui ralentit la croissance économique et réduit les impôts. On est donc en présence d’un cercle vicieux ».


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Источник: Голос России.

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