mercredi 20 mars 2013

Amorce sur les Illuminés de Bavière

© Grand Lodge of British Columbia and Yukon, traduction par le webmaster
illuminati minerve Adam Weishaupt fonda les Illuminés de Bavière le 1er Mai 1776 sur les principes de sa première formation en tant que Jésuite. Originellement appelé l’Ordre des Perfectibilistes, « son but avoué était, par l’assistance mutuelle de ses membres, d’atteindre le plus haut degré possible de moralité et de vertu, et de poser la fondation pour la réforme du monde par l’association de bonnes personnes pour s’opposer au progrès de la morale maléfique. »
Compilé par Trevor W. McKeown
« Alors que Weishaupt vécu sous la tyrannie d’un despote et des prêtres, il savait que la prudence était nécessaire même dans la propagation d’information, et des principes de pure moralité. Cela a donné un air de mystère à ses points de vues, et était la raison de son bannissement…. Si Weishaupt avait écrit ici, où aucun secret n’est nécessaire pour nos efforts de rendre les hommes sages et vertueux, il n’aurait jamais pensé à une machinerie secrète pour ce but. » – Thomas Jefferson Letters, 1800
Les deux principaux critiques des Illuminati, John Robison et l’Abbé Barruel publièrent tout deux leurs accusations, théories et « histoires » en Anglais. Mais c’est seulement depuis ces dernières années que les documents sources ont été traduits, autorisant le monde Anglophone à avoir une perspective objective de l’ordre.
Cette page résume ce qui était connu à propos des Illuminés de Bavière par le monde Anglophone, jusqu’à la moitié du vingtième siècle. Les étudiants sérieux devraient consulter la traduction d’Amelia Gill Weishaupt’s Die Lampe von Diogenese de 2008, la thèse de doctorat de Peggy Pawlowski de 2004 Der Beitrag Johann Adam Weishaupts zur Pädagogik des Illuminatismus, et les travaux d’historiens Allemands comme Reinhart Koselleck, Richard van Dülmen, Hermann Schüttler, Reinhard Markner, Monika Neugebauer-Wölk, Manfred Agethen, et Christine Schaubs.
Robison avait ouvertement admit qu’il avait une connaissance insuffisante de l’Allemand et avait dérivé toute son information d’autres écrivains. Malheureusement ni lui ni Barruel ne se sentirent obligés de fournir des références à leurs sources. Quand ils citent des journaux ou de la correspondance de l’Ordre telle qu’elle a été publiée par le gouvernement Bavarois ou des travaux publiés par Adam Weishaupt et Adolph Knigge, ils ne parviennent pas à fournir un contexte ou des citations.
weishaupt Adam Weishaupt est né le 6 Février 1748 à Ingolstadt et a été éduqué par les Jésuites. Sa nomination en tant que Professeur des Lois Canoniques et Naturelles à l’Université d’Ingolstadt en 1775, une position précédemment tenue par l’un des Jésuites récemment dissous, donna, il est dit, une grande offense envers le Clergé. « Weishaupt, dont les vues étaient cosmopolites, et qui connaissait et condamnait la bigoterie et les superstitions des Prêtres, mis en place un parti d’opposition au sein de l’Université….. » Weishaupt n’était pas encore un franc-maçon; il fut initié dans une Loge de Stricte Observance, la Loge Théodore au Bon conseil (Theodor zum guten Rath), à Munich en 1777.
La plupart de l’information concernant les rituels et les objectifs de l’ordre sont dérivés de journaux et de la correspondance découverte lors de la perquisition de la résidence de Xavier Zwack le 11 Octobre 1786, et de la perquisition du château de Sondersdorf du Baron Bassus en 1787 en Bavière. Ces documents furent publiés par le gouvernement Bavarois, sous l’appellation: Einige Originalschriften des Illuminaten Ordens, Munich, 1787. Peut être que la meilleure exposition Anglaise de l’ordre se trouve dans le Chapitre III de Vernon L. Stauffer, New England and the Bavarian Illuminati, pp. 142-228.
Comme exemple de la mythologie qui entoure l’histoire des Illuminés, notez que Barruel déclara que Lanz, un coursier Illuminati et un prêtre apostat, a été frappé par la foudre, révélant ainsi les papiers de Weishaupt aux autorités, mais cela ne semble pas être justifié. Cette erreur fut rapidement réimprimée et élargie par les antimaçons dont le manque de recherche et le mépris de l’exactitude historique les ont amené à confondre Johann Jakob Lanz (d.1785), un prête séculier non-Illuminati à Erding, un ami de Weishaupt, avec Franz George Lang, un assesseur du tribunal d’Eichstätt qui était actif chez les Illuminati sous le nom de Tamerlan.
Barruel a mal traduit « Weltpriester », ou prêtre séculier, par prêtre apostat et d’autres écrivains comme Webster et Miller ont répété cette erreur. Eckert renomma l’ami de Weishaupt en tant que Lanze et lui aussi a été frappé par la foudre alors qu’il portait une missive en Silesia. Miller cita Eckert mais renomma Lanz en tant que Jacob Lang et plaça le coup de foudre à Ratisbonne. C’est un détail mineur dans l’histoire mais il démontre le manque d’exactitude souvent employé par les détracteurs des Illuminati.
Ni Robison ni Barruel ne renient que le but majeur de l’Ordre était d’enseigner aux gens d’être heureux en les rendant meilleurs – en faisant cela par l’illumination de l’esprit et sa libération du dominion de la superstition et du préjudice. Mais ils refusèrent d’accepter cela comme argent comptant. Où Weishaupt et Knigge faisaient la promotion de la liberté de la domination de l’église sur la philosophie et la science, Robison et Barruel y voyaient un appel à la destruction de l’Eglise. Où Weishaupt et Knigge souhaitaient un soulagement des excès de l’état d’oppression, Robison et Barruel y voyaient la destruction de l’état. Où Weishaupt et Kiggne voulaient éduquer les femmes et les traiter en tant qu’égaux intellectuels, Robison et Barruel y voyaient la destruction de l’ordre naturel et propre de la société.
Les rituels étaient rationalistes et non occultes de nature. Le statut de franc-maçon n’était pas requit pour l’initiation dans l’Ordre des Illuminé puisque le quatrième, cinquième et sixièmes degrés du système de Weishaupt et du Baron Adolphe-François-Frederic Knigge dupliqua les trois degrés symboliques de la Franc-Maçonnerie. Bien que Knigge déclara avoir un système en dix degrés, les deux derniers semblent n’avoir jamais été vraiment développés.
knigge « L’Ordre était au début très populaire, et n’enrôla guère plus que deux milles noms sur ses registres…. On pouvait trouver ses loges en France, Belgique, Hollande, Danemark, Suède, Pologne, Hongrie, et Italie. Knigge, qui était l’un des membres actifs le plus important, et l’auteur de plusieurs de ses Degrés, était un homme religieux, et n’aurait jamais rejoint l’ordre si son but avait été d’abolir le Christianisme. Mais il ne peut pas être renié, que dans le processus du temps, les abus se sont infiltrés dans l’Institution et que par l’influence d’hommes peu vertueux, le système devint corrompu; cependant les accusations de Barruel et Robison sont connues pour être exagérées, et certaines sont totalement fausses… Les décrets (le 22 Juin 1784, pour sa suppression) de l’Électeur de Bavière (Duc Karl Theodor) furent répétés en Mars et en Aout, 1785 et l’Ordre commença à décliner, comme cela à la fin du dix huitième siècle il cesse d’exister…. il n’exerça alors en plein âge d’or aucune influence favorable dans les institution maçonnique, ni aucun effet défavorable sur elle par sa dissolution.
En 1785 Weishaupt a été privé de son titre et banni du pays avec pension. Il refusa la pension et alla à Regensburg, et ensuite trouva l’asile chez Ernst II, Duc de Saxe-Gotha-Altenburg. Weishaupt a ensuite été nommé professeur à l’Université de Göttingen, où il resta jusqu’à sa mort le 18 Novembre 1830.
Henry Wilson Coil décrit l’ordre comme « une société météorique et controversée qui vécue peu de temps » alors que George Kenning s’y réfère en tant « qu’association malicieuse ». Pour sa propre défense, Weishaupt écrit:
« Celui ne se bouche pas ses oreilles aux lamentations des misérables, ni son cœur à la douce pitié; celui qui est l’ami ou le frère d’un infortuné; celui qui a un cœur capable d’amour et d’amitié; celui qui est tenace face à l’adversité, infatigable dans l’accomplissement de tout ce qu’il s’est engagé, inébranlable dans le dépassement des difficultés; celui qui ne se moque ni ne méprise le faible; dont l’âme est susceptible de concevoir un grand dessein, désireux de s’élever au dessus de tous les motifs basiques, et qui se distingue par des actes de bienfaisances; celui qui fuit l’oisiveté; quiconque considère aucune connaissance comme inessentielle dont il peut avoir la possibilité d’acquérir, en ce qui concerne l’humanité comme étude principale; quiconque, quand la vérité et la vertu sont en question, méprise l’approbation de la multitude, est suffisamment courageux pour suivre les dictats de son propre cœur – celui là est le bon candidat. »
« Le ténor de ma vie a été l’opposé de tout ce qui est malsain; et personne ne peut charger quoi que ce soit de la sorte à mon encontre. »
En ce qui concerne toute information provenant du célèbre anti-maçon, John Robison: « Dans le Magazine mensuel (de Londres) pour Janvier 1798 est apparu une lettre de Böttiger, Doyen du Collège de Weimar, en réponse au travail de Robison, déclarant que l’écrivain a fait de fausses allégations, et déclarant que depuis 1790 ‘toutes préoccupations à propos des Illuminati ont cessées.’ Böttiger offrit également à toute personne en Grande-Bretagne, alarmée par les déclarations erronées contenues dnas le livre mentionné ci-dessus, de fournir des informations correctes. » (…)
Les Evidences suggèrent que les Illuminés de Bavière ne sont rien d’autre qu’un détail historique curieux. Certainement, cela est l’opinion des écrivains maçonniques. Les théoriciens du complot cependant, ne sont pas connus pour appliquer le Rasoir d’Ockham et ont décidé qu’il y a des connexions entre les Illuminati, la Franc-Maçonnerie, la Commission Trilatérale, l’Impérialisme Britannique, le Communisme et le Sionisme International, (si vous avez lu les écrits d’Alberto Rivera et JAck T. Chick de Chino Califonie), que tout ramène au Vatican (ou si on doit croire David Icke, la Maison Britannique de Windsor et de reptiliens extraterrestres) dans une tentative de domination du monde. Croyez ce que vous voulez, mais il n’y a aucune preuve qu’aucun Illuminati n’a survécu à ses fondateurs. (…)
Tout l’article (en anglais)

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