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lundi 5 août 2013

Accusations tunisiennes contre l'Algérie : Ennahda tente de calmer les esprits





Lemag : Rached Ghannouchi vient de dénoncer, via un communiqué, les déclarations et les commentaires visant à impliquer des pays voisins dans les évènements en Tunisie, en allusion à l’Algérie. Avant d’insister sur l’importance des «relations avec les pays du voisinage, à leur tête l’Algérie ».


samedi 3 août 2013

Le procédé machiavélique frelaté de R.Ghannouchi


Il fond dans un communiqué dans lequel il a dénoncé les commentaires visant à impliquer l'Algérie dans les événements en Tunisie.



Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces.

La technique est bien rodée chez le leader d'Ennahda, Rached Ghannouchi qui excelle dans cette version frelatée du machiavélisme. Le procédé consiste à attaquer, charger et accuser quitte ensuite à se renier de la manière la plus vile, une fois le coup parti. Après avoir suscité auprès de ses relais médiatiques de graves accusations contre l'Algérie en insinuant qu'elle a été derrière le massacre des 10 militaires tunisiens au mont Chaâmbi, le chef du mouvement islamiste Ennahda se rétracte. Il fond dans un communiqué dans lequel il a dénoncé les déclarations et les commentaires visant à impliquer des pays voisins dans les événements en Tunisie, en allusion à l'Algérie. Avant d'insister sur l'importance des «relations avec les pays du voisinage, à leur tête l'Algérie». C'est exactement la même méthode qu'il a utilisée à Alger, en juin dernier, quand il a été invité au colloque organisé par le MSP à Zéralda. Devant les journalistes, M.Ghannouchi déclare que Abderezzak Mokri «est le mieux indiqué pour le poste de président de la République», s'immisçant ainsi dans les affaires internes de l'Algérie. Une journée après cette déclaration, il se rétracte et qualifie de «pures affabulations» les propos qui lui sont attribués par la presse et selon lesquels il aurait apporté son soutien au président du MSP.
Les graves accusations colportées par certains milieux médiatiques tunisiens sous l'inspiration du leader nahdaoui ont suscité une levée de boucliers aussi bien en Algérie qu'en Tunisie.
L'Algérie a «fermement» condamné les allégations «scandaleusement mensongères» rapportées par certains cercles en Tunisie, à travers des télévisions et sites électroniques, qui la mettent en cause dans la détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays, a indiqué, jeudi, le ministère des Affaires étrangères. «Nous notons que certains cercles en Tunisie colportent sur les plateaux de télévision ainsi que sur certains sites électroniques des allégations irresponsables et des amalgames inacceptables mettant en cause l'Algérie en relation avec la détérioration de la situation sécuritaire en Tunisie», a affirmé, dans une déclaration, le porte-parole du MAE, Amar Belani. Jeudi, c'est le gouvernement qui a réagi par la voix de son ministère des Affaires étrangères. Dans un communiqué, le chef de la diplomatie tunisienne a réfuté les allégations mettant en cause l'Algérie et «des pays frères et amis dans la détérioration de la situation sécuritaire» en Tunisie. «Suite aux insinuations de certains médias et sites sociaux mettant en cause des pays frères et voisins et leur imputant d'être impliqués dans les événements déplorables survenus récemment dans notre pays, le ministère des Affaires étrangères rejette, de la manière la plus catégorique, tout ce qui est de nature à compromettre les relations» de la Tunisie avec ces Etats, souligne le communiqué.

dimanche 24 février 2013

Tunisie : Rached Ghannouchi attaque le ministre français de l’intérieur


Le président du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a affirmé dans une interview publiée ce dimanche 24 février par le Journal du Dimanche (JDD) que la France est “le pays qui comprend le moins l’islam et les Tunisiens”, et que Manuel Valls, qui s’est exprimé après l’assassinat de Chokri Belaïd, a “mis tout le monde dans le même sac” (Ennahdha, les Frères musulmans, Al-Qaïda) et prouvé qu’il “ne comprend rien à l’islam”.

“À l’inverse, les Allemands, les Britanniques, les Américains y parviennent et savent que l’islam n’est pas uniforme et comporte des radicaux, des modérés”, ajoute Ghannouchi qui place Ennahdha à la tête des composantes modérées de l’Islam .
Répondant aux accusations de Basma Belaid , La veuve de Chokri Belaid qui a déclaré qu’Ennahdha est “politiquement responsable” de l’assassinat , Rached Ghannouchi affirme que Basma et ses amis ont dit que Ghannouchi avait donné l’ordre de tuer Chokri Belaid , et qu’Ennahda avait planifié l’assassinat, ajoutant que ” lorsque nous avons menacé de les poursuivre en justice, ils ont parlé de “responsabilité politique”. “Cette femme a perdu son mari et s’exprime de la sorte, je le comprends, mais Ennahda considère que l’assassinat de Belaïd est un crime affreux et a appelé à une journée de deuil national”. Tout en rappelant qu’Ennahda n’a aucun intérêt à installer le désordre en Tunisie, Ghannouchi dit qu’il attend de voir la réaction de ceux qui accusent son parti quand les vrais coupables seront démasqués, ce qui ne devrait plus être qu’une question de jours, si l’on en croit le ministère de l’Intérieur .



vendredi 1 février 2013

Tunisie : Plainte contre le ministre des affaires étrangères


Les avocats de la blogueuse Olfa Riahi ont déposé une plainte contre Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères. Le gendre de Rached Ghannouchi est accusé d’avoir livré à la justice des documents frauduleux de son état civil et précisément l’information portant sur son nom, dans la l’affaire connue sous le nom de « SheratonGate ».
Me Nasreddine Kellil a précisé, vendredi 1er février 2013 sur Jawhara FM, que M. Abdessalem a fourni au ministère public un document relatif à son identité portant le nom de « Abdessalem » : « Dans les documents officiels, notamment son acte de naissance, son nom est Bouchlaka. Il y a des contradictions dans l’identité juridique du ministre ce qui détourne les procédures judiciaires normales de l’affaire ».

dimanche 30 décembre 2012

Le blog de Olfa Riahi démasque une affaire de mœurs dans le gouvernement islamiste

Le gouvernement islamiste tunisien est dans la tourmente depuis les révélations du mercredi 26 décembre 2012 d’une courageuse journaliste tunisienne, Olfa Riahi(en photo) , mettant en cause un membre du gouvernement dans une affaire de malversations et d’adultère.
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Il s’agit, en effet, d’une affaire de malversations dans laquelle serait impliquée le ministre des Affaires étrangères tunisien, Rafik Abdessalem. Ce dernier est aussi l’époux de Soumaya Ghannouchi, la fille du leader du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi.
La blogueuse a publié des factures de séjours du ministre tunisien au Sheraton Hôtel à Tunis avec sa maîtresse. Ce papier est le résultat de deux mois d’investigation. Une investigation qui révèle plusieurs affaires qui justifient aujourd’hui, selon Olfa Riahi, l’ouverture d’une enquête officielle urgente contre lui.
Elle accuse ce membre du gouvernement d’entretenir une relation extra-conjugale avec une «femme appartenant au corps paramédical d’un hôpital publique ». En plus elle l’accuse, documents à l’appui, de se faire payer des séjours personnels aux frais de son ministère et en passant d’autres factures au nom de l’ambassade de Tunisie en Éthiopie.
Elle a affirmé que « le ministre a des goûts bien prononcés pour le luxe, cela va du nom de l’établissement jusqu’au type de la chambre qu’il aurait occupée ».
En outre, la journaliste Olfa Riahi a introduit les preuves en évoquant le parcours de ce ministre « polygame » affirmant qu’il ne doit son poste de ministre des Affaires étrangères qu’au simple lien de parenté qu’il a avec Rached Ghannouchi et que ses compétences n’ont eu absolument aucun impact sur sa nomination.
Criant à la rumeur délétère qui cherche, à travers lui, à salir l’ensemble du gouvernement, Rafik Abdessalem nie tout en bloc, assurant que la femme en question n’est autre qu’une parente, quant à sa fréquentation assidue de l’hôtel Sheraton, elle s’explique, selon ses dires, par le fait qu’il n’a pas de maison personnelle, ni de logement de fonction à Tunis, et qu’il travaille souvent jusqu’à des heures indues.
Dans l’attente d’une enquête, la blogueuse Olfa Riahi semble certaine de tout ce qu’elle avance et affirme que «d’autres affaires, encore plus graves, impliquant le Ministre seront révélées prochainement». Sur son profil Twitter elle poste ironiquement « J’attends la plainte pour diffamation ».
N’en déplaise à certains, ces islamistes qui régent sur le gouvernement tunisien -et qui se présentent comme des personnes irréprochables – sont pires que le régime déchu de l’ancien Président tunisien Zine Abidine Ben Ali. L’ancien régime ne s’est jamais caché derrière la religion pour dilapider l’argent des contribuables.
En effet, les dirigeants du mouvement islamiste d’Ennahdha à l’instar de Lotfi Zitoun (conseiller politique du Chef du Gouvernement ) ou Houcine Jaziri (secrétaire d’État à l’Immigration) ou Rafik Abdesselem, avaient toujours connu les quartiers chics de Londres, Paris et du Qatar. Ces derniers portent de beaux costumes, des montres d’horlogerie suisses si possibles et fréquentent les Palaces, les hôtels Sheraton, Hilton, Intercontinental.
Il faut rappeler que Soumaya Ghannoushi, la fille du guide suprême de la Tunisie, qui est aussi la femme de ce ministre « polygame » portait aussi des montres Gucci, des lunettes de marque, des bagues en diamants, des foulards Yves St Laurent et autres objets de luxe qui valent des milliers d’ euros.
Les Tunisiens qui voient leur pays sombrer dans un marasme économique, suite à des années de corruption, se demandent aujourd’hui si le budget de l’État supporte les plaisirs et le luxe que s’offrent les islamistes.
Dans un pays civilisé, ce ministre devrait démissionner immédiatement et ne plus se montrer en public. Mais la plupart des responsables arabes n’ont pas d’honneur et ne connaissent pas les bonnes mœurs en se permettant tous les abus.

Il y a pratiquement toujours pour les hommes politiques dans les pays musulmans un sentiment d’impunité réel ou imaginaire qui donne à celui qui l’éprouve l’impression d’être au dessus des lois communes. Ce sentiment d’impunité permet tous les dépassements, de l’atteinte à la personne d’autrui à celle aux biens publics que l’on traite comme des biens de famille.
Tiens! Pourquoi ne serait-ce qu’une fois, un responsable musulman n’aurait-il pas le minimum de dignité en démissionnant à l’image des responsables politiques israéliens ? Il y a deux semaines, le ministre israélien des Affaires étrangères et vice-premier ministre, Avigdor Lieberman, a démissionné après avoir été accusé la veille d’abus de confiance. Marié et père de trois enfants, le chef d’ Israël Beytenou a quitté dignement son poste et renoncé immédiatement à son immunité parlementaire. Lui au moins, est extrêmement digne.
Par contre cela ne risque sans doute pas de se passer en Tunisie post-révolutionnaire car cet État est actuellement gouverné par des islamistes se comportant comme des voyous d’une arrogance infinie.
Par Ftouh Souhail – JSSNews


La blogueuse Olfa Riahi  biographie 
Chef d'entreprise dès l'âge de 24 ans, Olfa Riahi est depuis presque 4 ans, avec son associé Ramzi Ben Aissa, à la tête de "RHO Services Multilingues" premier centre de services multilingues en Afrique. Avide de défis et constamment animée par la farouche volonté de faire bouger les choses, elle crée avec son associée Maria Lanao, sa deuxième entreprise baptisée "Tunis Miami Art Connection" avec une entité à Miami et une deuxième à Tunis dans le but de donner un nouveau visage à l'évènementiel culturel en Tunisie. Après un passage dans l'équipe MinuteBuzz, site français d'information 2.0, cette diplômée en Hautes Etudes Commerciales se retrouve suite à un heureux concours de circonstances chez Express FM. Conquise par l'idée de la radio et profondément convaincue par les valeurs et les objectifs de ses co-fondateurs, elle perçoit Express FM comme une révolution médiatique et s'associe tout naturellement à ce qu'elle estime être une noble cause : Vulgariser l'économie en Tunisie, la rendre accessible à tout le monde et faire sortir de l'ombre tous ces succès tunisiens méconnus du grand public. Son credo : "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait !" [Mark Twain]
Olfa Riahi
Olfa Riahi

La journaliste a publié des factures de séjours du ministre tunisien au Sheraton Hôtel à Tunis avec sa maîtresse


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour www.Dreuz.info
SCANDALE TUNIS

samedi 29 décembre 2012

Ghannouchi a donné son accord pour assassiner quatre personnalités tunisiennes

 Tunisie: Après une réunion secrète avec Saïd Ferjani et Ajmi Lourimi, Rached Ghannouchi a donné son feu vert pour assassiner Béji Caïd Essebsi, Hamma Hammami, Tahar Ben Hassine et Amor Shabou. Le but de la décision, semer la peur au sein de l'opposition et baliser le terrain avant les prochaines élections pour que l'islamisation de la Tunisie devienne irréversible.
Ghannouchi a donné son accord pour assassiner quatre personnalités tunisiennes
Nous avons eu l’information depuis une semaine, mais nous n’avons pas voulu la diffuser compte tenu du doute qui a pesé sur son origine. Notre informateur nous disait qu’à la suite d’une réunion secrète entre de hauts dirigeants d’Ennahda, il a été décidé d’éliminer physiquement quatre personnalités politiques tunisiennes sans nous indiquer leurs noms ni dans quel intérêt. Cette personne nous appelé au téléphone le vendredi 14 décembre et a prétendu qu’elle était à Tunis. Vérification faite, il s’est avéré que la communication venait d’Alger, même si l’accent de notre mystérieux correspondant était tunisien. Ce mensonge nous a donc amené à considérer cette information comme une intox pour piéger Tunisie-Secret ou pour d’autres raisons obscures.

L’affaire devait s’arrêter là d’autant plus que des appels téléphoniques de ce genre ou des courriels tout aussi mystérieux avec des messages qui sentent l’intox et la manipulation, nous en recevons tous les jours. Seulement voilà, des faits troublants nous poussent aujourd’hui à rendre public cette information. Le lundi 17 décembre, nous avons reçu un autre coup de téléphone localisé cette fois-ci  en Tunisie. Il s’agit de la même information. Mais cette foi-ci, notre interlocuteur nous donne des noms et nous informe surtout qu’il a fait la même démarche auprès de trois sites d’informations connus en Tunisie. Il nous a dit que, fin novembre dernier, une rencontre secrète a réunie Rached Ghannouchi, Saïd Ferjani, Ajmi Lourimi et deux autres personnes dont notre interlocuteur n’a pas voulu révéler les noms. Il aurait été décidé ce soir là de programmer l’assassinat de quatre personnalités tunisiennes, pour « servir de leçon », selon les propres termes de Rached Ghannouchi.
  
 Nous avons attendu une semaine et aucun de ces trois sites tunisiens n’a jugé utile de publier « l’information », ni d’en faire la moindre allusion. Alors, dans le doute, nous avons décidé de le faire indépendamment de la véracité de cette « information ». Nous le faisons par obligation morale et peut-être pour éviter le pire aux éventuelles victimes de ce plan diabolique tout à fait plausible lorsqu’on connaît le passé de ces trois islamistes cités.

A vrai dire, ce sont les noms des personnalités désignées qui nous a intrigués. Ces quatre personnalités sont Béji Caïd Essebsi, Hamma Hammami, Tahar Ben Hassine et Amor Shabou. Pourquoi eux précisément ? La question mérite d’être posée, d’autant plus que nous avons appris hier soir que, ce qui s’est passé à Djerba contre les militants de Nidaa Tounis, n’était pas un banal sabotage de réunion mais une tentative d’éliminer physiquement Béji Caïd Essebsi. C’est pour cette raison que nous avons décidé de rendre public l’information que nous avions depuis le 14 décembre dernier.

Troubler le meeting de Nidaa Tounis, provoquer la panique et en profiter pour viser Béji Caïd Essebsi en personne et en faire endosser la responsabilité à un détraqué mental, volontaire pour venger la mort de Salah Ben Youssef. Actuellement, circule sur Internet l’information selon laquelle Abdellatif Mekki, le ministre de la Santé, s’est rendu à Djerba trois jours avant le meeting de Nidaa Tounis pour galvaniser les youssefistes. Diversion : celui qui s’est rendu à Djerba n’est pas Abdellatif Mekki mais Ajmi Lourimi, originaire de cette ville, né à Chatt Mériam le 8 janvier 1962, déjà condamné à perpétuité en 1992 par un tribunal militaire pour complicité dans la préparation d’un attentat contre Ben Ali. L’homme a donc des atouts organisationnels et des reflexes terroristes bien développés. Les services français connaissent d’ailleurs très bien son dossier.

Abstraction faite de toutes ces « informations », nous pensons que, tôt ou tard, les islamistes vont passer à la violence et au terrorisme, et que ce cycle commencera précisément par l’élimination de toutes les personnes dans lesquelles Rached Ghannouchi verrait un concurrent politique sérieux ou une menace qui limiterait l’hégémonie d’Ennahda. C’est dans la logique même de ce mouvement théocratique, qui n’a jamais hésité de recourir à la violence pour usurper le pouvoir. A plus forte raison aujourd’hui, que le pouvoir est entre ses mains et qu’il ne lâchera plus jamais sans provoquer un bain de sang.
http://www.tunisie-secret.com

Tunisie Secret         

Lire aussi : Explosif : les relations entre les Américains et les islamistes tunisiens remontent à 2004
Interview exclusive. Fethi Amdouni : J’ai fait avorter le coup d’Etat islamiste du 8 novembre 1987

           






vendredi 7 décembre 2012

Tunisie : Abassi rejette l’offre de réconciliation avec Ghannouchi

Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a affirmé qu’il ne rencontrera pas le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, niant toute médiation entre les deux parties et accusant le dirigeant islamiste de jeter l’huile sur le feu alors que la Commission administrative était en réunion.

Il a affirmé que les agresseurs des syndicalistes ne seront pas poursuivis, parce que les instigateurs des agressions leur garantiront l’impunité, ajoutant que le dialogue est ouvert mais les concessions rejetées.

Contacté par Al Maghreb, Ahmed Mestiri, dont on dit qu’il est partie prenante dans les efforts de médiation, n’a pas confirmé ces bons offices, alors que nombre de syndicalistes ont affirmé au journal qu’ils rejettent l’idée d’une rencontre entre Abassi et Ghannouchi.

jeudi 6 décembre 2012

La lettre secrète de Rached Ghannouchi à Ben Ali

Hachemi Hamdi, chef du parti Al Aridha , vient de publier la lettre secrète que le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannauchi, a adressée, en date du 23 juillet 2008, au président déchu, Ben Ali. En voici le texte intégral :
En mon nom personnel et au nom de mes frères au mouvement Ennahdha, animés de notre attachement au bien de notre pays, à sa prospérité et à ses intérêts supérieurs, et eu égard au lien national qui unit tous les Tunisiens, sur lequel vous n’avez de cesse de mettre l’accent dans vos discours, je vous adresse cette lettre pour affirmer notre souci de réagir positivement et de façon responsable à toute démarche émanant de votre Excellence, en vue de tourner la page du passé et ouvrir de nouveaux horizons devant l’entente nationale, et ce à travers un dialogue constructif, fondateur d’un accord sur la résolution de tous les problèmes en suspens , de manière à permettre à notre pays d’accueillir en son sein tous les courants intellectuels, politiques et sociaux, soutenant les fondements de son progrès et son vulnérabilité et revitalisant l’esprit nationaliste fédérateur exprimé par le Pacte national.
Que Dieu vienne à votre aide pour le bien du pays et des gens.

jeudi 29 novembre 2012

Rached Ghannouchi


Son père, modeste paysan des environs d'El Hamma dans le sud de la Tunisie, est un homme pieux qui connaît le Coran par cœur ; trois de ses huit enfants deviendront des intellectuels, dont Rached2.
Formation[modifier]

Il suit son instruction primaire à El Hamma avant de se rendre à Gabès pour suivre son instruction secondaire. Son brevet, obtenu dans une école coranique, il monte à Tunis où il poursuit ses études à l'Université Zitouna jusqu'à l'obtention d'un diplôme en théologie, le tatoui3 (arabe : التطويع).

Devenu instituteur à Gafsa, il y enseigne pendant deux ans avant de partir en Égypte, en 1964, pour poursuivre une formation à la faculté d'agriculture de l'Université du Caire, d'autant plus qu'il est alors un admirateur du nassérisme4. Mais il n'y reste pas longtemps et se rend à Damas où il obtient unelicence en philosophie en 19683. Il fait alors sa première rencontre avec des islamistes et commence à élaborer sa propre pensée. Ghannouchi se rend en France dans le but de poursuivre ses études à la Sorbonne. Il commence par des cours gratuits de perfectionnement de la langue française pour les étrangers à l'Alliance française. Là, il débute son activisme parmi les étudiants arabes et musulmans et rejoint la Jamaat Tabligh4. Il est alors actif dans les activités de prédication de l'organisation dans les quartiers peuplés d'immigrés nord-africains.
Activisme[modifier]

Vers la fin des années 1960, Ghannouchi rentre en Tunisie où le président Habib Bourguiba a pris des mesures tendant à la laïcisation de la société. Ghannouchi commence alors à prêcher dans les écoles secondaires, les universités et les mosquées avec un groupe de jeunes dont Abdelfattah Mourou, Habib Mokni et Salah Karker qui vont former la Jamâa Al-Islamiya.

Cette association commence par organiser son congrès constitutif en avril 1972 dans une ferme de Mornag, bourgade située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis. Une quarantaine de militants prennent part à ce conclave clandestin.

Deux ans plus tard, les intellectuels du groupe commencent à s'exprimer publiquement dans les pages du mensuel Al-Maarifa dont le premier numéro paraît en 19745. Ces derniers forment un groupe islamiste qui sera à la base de la formation, au début des années 1980, du Mouvement de la tendance islamique (MTI) dont Ghannouchi devient président (émir) en 1981. Roland Jacquard fait de Rached Ghannouchi un « inspirateur » d'actes violents commis au nom de l'islamisme qui refuse de se déclarer ouvertement : « Selon la plupart des services de renseignement occidentaux, ces prédicateurs, qui inspirent la conduite de la nébuleuse islamique, mais qui refusent de s'affirmer en tant que chefs, sont aujourd'hui au nombre de six : Omar Abdul Rahmane, Mohamed Hussein Fadlallah, Rachid Ghannouchi,Gulbulddine Hekmatyar, Hassan Al-Tourabi et le mollah Omar »6.
Conflits avec le pouvoir[modifier]

Rached Ghannouchi lors d'un meeting.

Toutefois, le mouvement est rapidement la cible de la répression et Ghannouchi est conduit à plusieurs reprises devant les tribunaux. Condamné à onze ans de prison (trois ans purgés) en 19815, il est à nouveau condamné aux travaux forcés à perpétuité le 27 septembre 19877. Néanmoins, cette condamnation n'est pas considérée comme suffisante par le président Bourguiba qui ordonne un nouveau procès destiné à obtenir la peine de mort5. Il n'a pas lieu en raison de la destitution de Bourguiba et Ghannouchi est gracié par le nouveau président Zine el-Abidine Ben Ali le 14 mai 19888. En remerciement, il lui exprime sa confiance dans une interview publiée le 17 juillet par le journal Assabah9. Par ailleurs, il rejette la violence, promet le fait que les islamistes ne s'infiltreront plus dans l'armée et la policeet reconnaît le Code du statut personnel comme étant « dans l'ensemble [...] un cadre propre à organiser les relations familiales »10. En effet, Salah Karker, l'un des hauts dirigeants d'Ennahda, a reconnu que l'organisation avait commandé un coup d'État pour le 8 novembre 1987 en infiltrant l'armée :


« Les sympathisants du MTI au sein de l'armée préparaient un coup d'État, prévu pour le 8 novembre suivant. Cette décision a été adoptée par le bureau politique du mouvement islamiste [...] Nous n'avions pas d'autre issue [...] le régime nous avait déclaré la guerre11. »

En 1994, Ghannouchi explique cette tentative de coup d'État de la manière suivante :


« Quant à la tentative [de coup d'État] militaire, elle n'était qu'une initiative pour faire face à un régime qui avait déclaré qu'il voulait éradiquer le mouvement [...] Ce plan [de tentative de coup d'État] s'est mis en route en-dehors du mouvement et en l'absence de la plupart de ses institutions, bien que certains éléments de la direction y aient pris part12. »

Face au nouveau contexte politique, il dépose début 1989 une demande pour légaliser le MTI devenu plus tard Ennahda13 mais celle-ci est refusée en juin de la même année14.
Exil[modifier]

C'est alors que Ghannouchi s'exile à Alger, muni d'un passeport diplomatique soudanais, tout en restant à la tête du mouvement15. En 1991, il s'installe à Acton, dans la banlieue ouest de Londres, et obtient le statut de réfugié politique en août 1993. À Tunis, le Tribunal militaire le condamne par contumace, le 28 août 1992, comme d'autres leaders du mouvement à la détention à perpétuité pour complot contre le président16.

À la fin des années 1990, la direction connaît des dissensions opposant Mourou, cofondateur du mouvement et partisan de la normalisation, à Ghannouchi17.

L'entrée de plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Égypte et le Liban, lui sont interdites. En mars 1995, il est expulsé du territoire espagnol après avoir participé à Cordoue à une conférence sur le thème Islam face à la modernité[réf. nécessaire].

À partir de 2005, Ghannouchi est de plus en plus ouvertement contesté au sein de son mouvement. Cette contestation met en opposition la ligne du chef d'Ennahdha, qui prône l'opposition frontale au régime de Ben Ali, à la ligne de la « réconciliation nationale » prôné aussi bien par une partie des troupes nahdhaouis que par des figures historiques du mouvement comme Mourou et Doulatli18.
Retour[modifier]

Le 30 janvier 2011, il rejoint pour la première fois son pays d'origine après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Il déclare ne pas être candidat à la présidentielle, ni à aucun autre poste de responsabilité politique, la priorité étant la reconstruction d'Ennahda. Il reste flou quant à ses intentions aux élections législatives19.

Après l'élection de l'assemblée constituante, le 23 octobre 2011, il déclare que s'il ne lui reste plus rien à faire en Tunisie, le monde musulman est vaste et qu'il pourrait y jouer un rôle en tant que vice-président de l'organisation mondiale des savants musulmans20.

Rached Ghannouchi en visite en Libye, en décembre 2011.

Cependant, après la victoire d'Ennahda aux élections, Rached Ghannouchi multiplie les visites dans les pays voisins (Algérie21 et Libye22) et au Qatar23 — où il est à chaque fois reçu par les plus hauts responsables de ces pays — ainsi qu'aux États-Unis24. Il prend aussi une position claire en faveur du Conseil national syrien25.

Au terme du congrès du parti, tenu du 12 au 16 juillet 2012, Ghannouchi est confirmé comme président du nouveau bureau exécutif. Il obtient à Londres, avec le président de la République Moncef Marzouki, le prix Chatham House 2012 décerné par le Royal Institute of International Affairs.
Vie privée[modifier]

Rached Ghannouchi est marié et père de quatre filles et deux garçons, Bara26 et Mouadh (arabe : معاذ). Parmi ses filles on distingue Yusra, docteur enastrophysique et porte-parole d'Ennahda à l'international et qui intervient régulièrement sur la chaîne anglaise Channel 4 et Intissar, diplômée en droit de Cambridgeet de la London School of Economics27 exerçant le métier d'avocate spécialisée dans la défense des droits de l'homme28.

Soumaya, diplômée de philosophie et chercheuse à la School of Oriental and African Studies de Londres, qui signe régulièrement des articles dans le quotidien The Guardian dès 2006 ; elle est mariée avec Rafik Abdessalem29,30, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jebali. Son fils Mouadh est économiste et accompagne son père à des sommets internationaux comme au Forum de Davos de 2012.

Lire aussi  
 La liste des terroristes que Rached Ghannouchi a envoyés en Syrie

La liste des terroristes que Rached Ghannouchi a envoyés en Syrie

Tunisie : Rached Ghannouchi, en étroite collaboration avec les Services britanniques et israéliens, enrôle de jeunes tunisiens pour les envoyer tuer et se faire tuer en Syrie. En contrepartie de ce Djihad, la promesse anglo-américaine de maintenir Ennahda au pouvoir.
La liste des terroristes que Rached Ghannouchi a envoyés en Syrie
C’est Bachar Jaafari, l’ambassadeur de la République arabe syrienne auprès de l’ONU, qui a communiqué, en mai dernier, cette liste de 26 terroristes étrangers au Secrétaire général des Nations Unies ainsi qu’au président du Conseil de sécurité. Sur les 26 criminels, 20 appartiennent à Al-Qaïda dont 19 sont de nationalité tunisienne. Aux 17 Tunisiens cités à la fin de cet article, il manque deux, qui ont pris les précautions de faire disparaitre leurs passeports.

La Tunisie, premier exportateur de terroristes

Tunisie-Secret a déjà révélé qu’à la bourse du terrorisme international, les Tunisiens étaient bien cotés, et pas seulement depuis la « révolution du jasmin » (voir l’article de Nebil B.Y, « Les Tunisiens classés en tête des peuples qui menaceraient la France »). Mais c’est après le coup d’Etat americano-qatari du 14 janvier 2011 que la Tunisie est devenue premier exportateur, non point d’huile d’olive, de dattes ou de matière grise, mais de djihadistes tout aussi fanatisés que les Talibans d’Afghanistan. La plupart de ces « guerriers de l’islam » sont des criminels successivement libérés par Farhat Rajhi, à la demande expresse de Sihem Ben Sédrine et Radhia Nasraoui, et par Moncef Marzouki, sous l’injonction de Rached Ghannouchi. Certains ont été enrôlés dans l’armée des mercenaires et les autres ont disparu dans la nature pour reprendre en toute impunité leurs activités criminelles.
  
Depuis ces amnisties au nom des droits de l’homme, il y a en Tunisie entre 2 et 8 meurtres commis par semaine dont aucun media local ne parle. Le dernier en date (20 novembre) étant celui d’un père de famille dans la ville du Kram, trouvé égorgé et jeté sur les rails du TGM au niveau de la station L’aéroport. Le plus grand nombre de ces criminels ont été envoyés d’abord en Libye, ensuite en Syrie par les frontières turques et libanaises. En août 2012, sur les 107 mercenaires tués par l’armée nationale syrienne à Alep, 48 étaient de nationalité tunisienne. Selon Al-Manar infos du 31 août 2012, les autres nationalités sont libyenne, libanaise, palestinienne, saoudienne et yéménite. http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=77041&cid=18&fromval=1

Et sur les 63 terroristes éliminés par l’armée nationale syrienne en juillet 2012, 34 étaient des Tunisiens âgés entre 23 et 42 ans, dont Marwane le « chahid » (martyr) dont la mère est fière (vidéo ci-dessous). Une mère tunisienne fière de son fils de 25 ans, envoyé en terre arabe pour égorger des femmes et des enfants syriens au nom de l’islam !        



Saïd Ferjani et Abdelhakim Belhadj, stratèges de l’islamo-sionisme

Après un mois d’endoctrinement idéologique et d’entrainement paramilitaire assurés par des cadres d’Ennahda et des émirs du « Groupe islamique combattant » libyen, ces criminels sont envoyés par avion en Turquie, où ils reçoivent le détail de leur mission djihadiste avant de pénétrer les territoires syriens par les frontières turques. Deux « guides » sont chargés du recrutement, de l’endoctrinement et de l’entrainement de ses terroristes : le tunisien Saïd Ferjani, ancien sous-officier de l’armée tunisienne impliqué dans le coup d’Etat raté du 9 novembre 1987, et ex-bras droit de Rached Ghannouchi à Londres, et le libyen Abdelhakim Belhadj, membre actif d’Al-Qaïda, impliqué dans l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid et « libérateur » de Tripoli sous le commandement « philosophique » de Bernard-Henri Lévy ! Selon les interrogatoires de ces terroristes par la police syrienne, l’opération est financée par des fonds qataris et saoudiens en étroite collaboration avec les services anglais et américains. Le but de l’opération, semer la terreur parmi les populations civiles avec des crimes d’une extrême barbarie, que la chaîne de propagande Al-Jazeera attribue bien évidemment à l’armée nationale syrienne, et commettre des attentats contre les institutions étatiques syriennes pour impressionner le gouvernement et déprimer le peuple.

Mohammad Walid Al-Assadi, un réfugié palestinien au Liban, arrêté en Syrie pour y avoir commis des actes terroristes a avoué avoir subi un entrainement dans des camps du courant salafistes takfiris à Saida, financé par l’Arabie saoudite et le Qatar : « le financement venait de l’Arabie saoudite et du Qatar et il était assez suffisant pour que n’ayons pas besoin de travailler et pour être à leur disposition quand ils nous le demandent ». Il signale avoir dans un premier moment combattu à Tripoli, contre le quartier alaouite de Bab Mohsen, avoir séjourné à Tozeur, avant d’être envoyé en Syrie, en compagnie de 15 autres jeunes hommes libanais et palestiniens et où on l’a sommé d’effectuer un attentat suicide dans la ville de Lattaquié.

Rached Ghannouchi, serviteur d’Allah…et de la British Armed Forces

Comme en Tunisie, en Libye, en Egypte et au Yémen, les événements en Syrie ont commencé par une offensive virtuelle sur le Web à laquelle les cyber-collabos tunisiens avaient activement pris part. Les mêmes techniques de désinformation et d’amplification acquises dans les multiples stages de formation américaines ont été utilisées avec l’assistance technique et médiatique d’Al-Jazeera.
 
Comme la Syrie n’a pas été déstabilisée, grâce à la résistance de son peuple et à la maturité de sa jeunesse, les impérialo-sionistes ont décidé de confier la sous-traitance de cette conspiration à leurs valets islamistes. Le deal, on vous maintient au pouvoir et en contrepartie vous nous aidez à « libérer » la Syrie. Le premier à avoir répondu à cet appel du « devoir » est Rached Ghannouchi. Avec le Qatar, la Tunisie a été en effet le premier pays arabe à expulser l’ambassadeur de Syrie en Tunisie. Toujours avec le Qatar, elle a été le premier pays arabe à accueillir le fameux « Conseil national syrien » avec à sa tête Burhan Ghalioun. Mais le plus important n’est pas dans ce genre d’initiatives assumées et publiquement affichées, mais dans les missions secrètes que les services britanniques ont confiées au chef d’Ennahda, notamment la fusion entre l’ASL (Armée libre syrienne) et le MOL (Mouvement des officiers libres), le 23 septembre 2011, quelques jours après le kidnapping du lieutenant-colonel Hussein Harmouch, qui avait d’ailleurs refusé toute collaboration avec les Frères musulmans syriens.
                
Liste des mercenaires du Qatar, d’Arabie Saoudite et d’Israël en Syrie

Souhaïl Sakasli, né en 1986 à Bizerte, électricien, entôlé dans Al-Qaïda
Majdi Ayar, né en 1985 à Mateur, chauffeur de camion, enrôlé dans Al-Qaïda
Mohamed Trabelsi, né en 1984 à Bizerte, boutiquier, condamné en Tunisie en 2006
Oussama Hedhili, né en 1986 à Menzel Bourguiba, étudiant, université Zaytouna
Walid Daffar, né en 1985 à Kairouan, étudiant ENIT
Sami Kamil, né en 1990 à Sousse, étudiant Beaux Arts
Bilel Ayari, né en 1989 à Tunis, sans diplômes et chômeur
Ridha Bey, né en 1988 à La Marsa, étudiant en communication
Mohamed Dhifallah, né en 1986 à Ben Guerdane, ouvrier
Wissem Hlima, né en 1992, profession libérale
Romdane Soltani, né en 1973 à Tunis, vendeur d’habits
Messaoud Ghouma, né en 1988 ( ?), profession libérale, condamné en Tunisie en 2007
Walid Fadhl, né en 1987, commercial, condamné en Tunisie en 2007-2009
Bilel Marzouki, né en 1980 à Tunis, ouvrier, condamné en Tunisie à trois ans
Haykel Touiti, né en 1986 à La Marsa, ouvrier, condamné en 2008
Okba Gasri, né en 1984 à Tunis, étudiant en technologie, condamné à 4 ans
Amine Necibi, né en 1983 à Sidi Bouzid, électronicien, condamné en 2008  

Le gouvernement syrien estime le nombre de djihadistes-terroristes tunisiens présents sur les territoires syriens à plus 800 personnes. Le nombre de terroristes faits prisonniers à 164. Le nombre de terroristes tués par l’armée nationale syrienne à 98 personnes. Aucun média tunisien n’a jusqu’à présent parlé de ces « martyrs » du « printemps arabe » !
http://www.tunisie-secret.com

Karim Zemerli et Nabil B.Y         






mardi 27 novembre 2012

Tunisie : Habib Ellouze invite Rached Ghannouchi à laisser la politique de côté


Dans une interview accordée au journal Le Maghreb, Habib Ellouze, un des dirigeants du mouvement Ennahdha, a déclaré qu’il aimerait que l’actuel président, Rached Ghannouchi, se consacre à la direction du mouvement, et laisse la direction du parti Ennahdha à un jeune du mouvement, dont Habib Ellouze n’a pas voulu donner le nom.

Selon Ellouze, Ennahdha a commencé son existence comme un mouvement de prédication, mais aujourd’hui, c’est la dimension politique qui l’emporte au sein du mouvement islamiste.

Habib Ellouze, qui a laissé entendre que le parti et le mouvement, portant tous les deux le nom d’Ennahdha pourraient se séparer, a par ailleurs affirmé que le mouvement poursuivra la lutte pour son projet islamique, de manière non-violente.

Shems fm / Le Maghreb



Ennahda ou mouvement Ennahda, signifiant Mouvement de la Renaissance (Nahda en arabe), est un parti politique tunisien islamiste.
Il est fondé le 6 juin 1981 sous le nom de Mouvement de la tendance islamique (MTI) avant de changer de nom en février 1989.
Longtemps interdit, il est légalisé le 1er mars 2011 par le gouvernement d'union nationale instauré après la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali. Il obtient 89 députés au sein de l'assemblée constituante de 2011, ce qui en fait la première force politique du pays.

samedi 24 novembre 2012

Tunisie: Sans les ONG américaines, les islamistes tomberont aux prochaines élections


« Rached Ghannouchi tombera dans les prochaines élections, mais je conseille aux Tunisiens de demander que ces élections soient placées sous le contrôle de l’ONU et pas des ONG américaines », déclare le célèbre chroniqueur d’une TV égyptienne, qui révèle par ailleurs l’existence d’une base américaine en Tunisie. Nous en déduisons que l’ISIE n’est pas une instance proprement tunisienne, mais un cheval de Troie de la CIA.





Sans la corruption de l’ISIE et la complicité de Kamel Jendoubi, Ennahda n’aurait pas été majoritaire et le CPR aurait obtenu un score inférieur à celui du POCT. Les documents explosifs que nous venons d’obtenir et qui feront l’objet d’un dossier complet, nous permettent d’affirmer que les premières élections « transparentes » et « démocratiques » du 23 octobre 2011 ont été trafiqué.

L’ISIE, instance-écran de la NED


L’on peut d’ores et déjà avancer que l’ISIE n’était qu’une instance écran, crée à la hâte pour réaliser « les objectifs de la révolutions » selon l’agenda américain. Ceux qui ont préparé, financé et organisé les élections tunisiennes sont en réalité de pseudo ONG américaines, principalement l’International Foundation for Election Systems (IFES), qui est une ramification de la National Endowment For Democracy (NED), l’organisation secrète de la CIA qui a joué un rôle majeur dans le démantèlement de l’URSS, qui a été le laboratoire du « printemps arabe » et qui continue aujourd’hui à mener une campagne subversive contre la Chine, l’Iran, le Venezuela et Cuba. Joe Lieberman et John McCaïn en sont les principaux dirigeants.
Pour ne pas s’enfoncer dans les théories du complot, nous allons laisser un ancien haut fonctionnaire du Département d’Etat américain nous présenter cette ONG de bienfaisance, fondée par Ronald Reagan en 1983, qui, en amont (formation des cybers-collabos) et en aval (mainmise sur les différentes structures postrévolutionnaires), a restructuré le paysage politique tunisien. Dans son livre Rogue State : A guide to the World’s Only Superpower (Common Courage Press, 2001), William Blum écrit que le NED « allait pouvoir faire à peu près ouvertement ce que, pendant des années, la CIA avait fait en douce », en agissant « souvent dans le sens opposé à sa vocation proclamée ». Selon lui, le NED « intervient dans les affaires intérieures de pays étrangers de plusieurs façons. Il fournit fonds, savoir-faire techniques, entraînement, matériel didactique, ordinateurs…, à des organisations de citoyens, à des syndicats, à des mouvements de dissidents politiques ou d’étudiants, à des éditeurs, à des journaux et autres médias ».

La rencontre secrète du 25 octobre 2011

C’est donc cette ONG qui a pris le contrôle du processus « révolutionnaire » jusqu’à son aboutissement logique : les élections du 23 octobre 2011, qui ont consacré le triomphe d’Ennahda, du CPR et du Ettakatol. La Fondation Carter, plus crédible et bénéficiant de l’aura moral de son créateur, n’a été associée en tant qu’observateur que pour faire passer la pilule. Nous reviendrons sur le rôle trouble d’une autre ONG suédoise.
Selon les documents que nous avons reçus, une réunion secrète a eu lieu, le 13 août 2011 entre Rached Ghannouchi, Hammadi Jebali, Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jaafar. Elle s’est déroulée dans la nuit du 13 août dans le domicile de Nasr Ali Chakroun.

C’est ce soir-là qu’a été décidé le partage du gâteau tunisien et la répartition des quotes-parts. Plus importante encore que cette réunion, la rencontre du 25 octobre 2011, dans un appartement au quartier Ennasr, avenue Hédi Nouira, entre Kamel Jendoubi (ISIE), Mohamed Abbou (CPR), Mohamed Bennour (Ettakatol), Ali Larayedh (Ennahda), et un certain Marc Zartmann, un américain dont nous n’arrivons pas encore à identifier la fonction, ni à délimiter le rôle exact qu’il a joué dans l’organisation des élections du 23 octobre. Pour nous, Marc Zartmann est un proche collaborateur de John McCaÏn au sein de la National Endowment For Democracy (NED). Nous en apporterons les preuves. Tout porte à croire donc que les résultats du scrutin ont été arrangé selon les exigences américaines et conformément à l’accord secret du 13 août 2011 entre les responsables de la future Troïka. Ce qui expliquerait d’ailleurs le retard de plusieurs jours avant de rendre public les résultats de ces « premières élections démocratiques » dans l’histoire de la Tunisie.

Une leçon pour l’avenir
A notre avis, avec ou sans ces combines mafieuses entre partis, Ennahda aurait de toute façon gagné ces élections, pour des raisons tout à fait objectives : psychologie sociale d’une grande partie de Tunisiens qui voyaient dans l’islamisme un retour à la morale religieuse, décapitation préalable du RCD, métastase de partis parasitaires (plus de 120), dispersion des forces de gauche, financement occulte d’Ennahda par le Qatar… L’enjeu n’était donc pas la victoire d’Ennahda, qui est acquise, mais le choix des partenaires qui devaient servir au décor démocratique.
Et ceci nous amène aux propos du chroniqueur égyptien Taoufik Okacha, qui semble bien informé. Ce dernier « conseille au peuple tunisien d’exiger le placement des prochaines élections sous le contrôle des Nations Unies et non point des organisations non gouvernementales…pour que ne se reproduise pas en Tunisie ce qui s’est passé dans les élections égyptiennes ». On notera que pour plusieurs observateurs égyptiens, celui qui aurait gagné les élections n’est pas le Frère musulman Mohamed Morsi mais le nassérien Hamdeen Sabbahi. Il a dû se passer en Egypte ce qui s’est passé en Tunisie le 23 octobre 2011, choix stratégique américain oblige !

http://www.tunisie-secret.com

Karim Zemerli

Rached Ghannouchi et le sionisme

Avant de prendre les rênes du pouvoir et sur les conseils de son ami Richard Pearl, le Premier ministre turc Erdogan s’était rendu en 2003 à Washington pour présenter ses lettres de créance. Aujourd’hui c’est à Rached Ghannouchi de quémander l’accord américain pour jouir en toute tranquillité du pouvoir tunisien. Ghannouchi invité de Foreign Policy

Au début du mois de décembre, M. R. Ghannouchi s’est rendu à Washington pour assister à la cérémonie organisée par le magazine Foreign Policy au cours de laquelle il a reçu la distinction de l’un des plus grands intellectuels de l’année 2011 décernée par le prestigieux média américain.

Il est à noter que parmi ces 100 plus grands intellectuels dont fait partie Rached Ghannouchi on retrouve les sinistres Dick Cheney, Condoleezza Rice, Hillary and Bill Clinton, Robert Gates, John McCain, Nicolas Sarkozy, Rajae Tayeb Erdogan et comble de tout le sioniste Bernard Henri Lévy comme on retrouve certains de nos « intellectuels arabes » tels que Wadah Khanfar, Mustapha Barghouthi, Wael Ghonim ou Sami ben Gharbia, Mohamed Baradei et une liste malheureusement encore bien longue de laquais bien rodés à la tartufferie révolutionnaire par des organismes comme Freedom House ou Global Voice Project. Curieux nationalistes que ces « héros » qui acceptent les honneurs d’un organisme américain qui a de tout temps soutenu les dictatures et qui continue à clamer haut et fort par la personne de son président qu’aucun allié n’est plus important aux Etats-Unis qu’Israel. Il est vrai que comme l’estime le Foreign Policy « le Printemps arabe a remodelé la région et Obama s’est adapté, comme les valeurs et les intérêts de l’Amérique l’exigeaient. C’est vrai qu’en politique américaine, les alliances changent, les intérêts restent les mêmes.

Et comme si ce n’était pas suffisant, Rached Ghannouchi a profité de son séjour pour se rendre au Washington Institute for Near East Policy où il a tenu une conférence sur sa conception de l’Islam moderne et modéré et où il a répondu à plusieurs questions posées par l’assistance. Avant de rendre compte de la teneur de ses discussions avec les dirigeants du WINEP, il est utile d’expliquer que cet organisme est un thinktank très influent fondé en 1985 par M. Martin Indyk, auparavant chargé de recherche à l’American Israel Public Affairs Committee ou AIPAC, le lobby israélien le plus puissant et le plus influent aux Etats-Unis. Son influence s’exerce principalement sur les médias et le pouvoir exécutif américain. A cet effet, le Winep convie les journalistes à des déjeuners hebdomadaires, publie des analyses et fournit des « experts » aux stations de radio et aux talk-shows télévisés. Les collaborateurs israéliens du WINEP, et parmi eux les journalistes Hirsh Goodman, David Makovsky, Ze’ev Schiff et Ehud Yaari, bénéficient également d’un accès direct aux médias américains.

C’est donc devant un parterre composé de journalistes, de politiques et décideurs dans leur majorité plus soucieux des intérêts d’Israel que de ceux des Etats-Unis eux-mêmes que Rached Ghannouchi a exposé sa vision du futur rôle joué par les Frères Musulmans en Tunisie, en Afrique du Nord et dans le monde arabe et de leur collaboration avec les Etats-Unis. Non content de montrer son allégeance totale au gouvernement américain en ponctuant ses discours par des compliments mielleux, Rached Ghannouchi a tenu à rassurer le lobby sioniste quant à l’article que lui-même avait proposé d’inclure dans la constitution tunisienne concernant le refus du gouvernement de collaborer avec Israël. Il ne sera jamais inscrit dans la Constitution tunisienne que la Tunisie n’établira jamais de relations de quelque nature que ce soit avec l’entité sioniste. Le problème n’est pas tant dans l’inscription de l’article dans la Constitution (bien que réclamée à cor et à cris par les sitinners du Bardo) mais les dans les voltes-faces et les revirements du Cheikh comme il aime à se faire appeler. Le peuple tunisien n’est pas le seul à le taxer de menteur. Son passage au WINEP n’a pas été un moment de plaisir, On ne plaisante pas avec le lobby juif qui est très rancunier et n’oublie pas la moindre phrase ou déclaration faite à son sujet. Croyant jouer au plus malin, notre pauvre Cheikh s’est fait épingler avec vidéo à l’appui quand il a renié avoir traité les Etats-Unis de Grand Satan en 1989. La honte pour une personne qui prétend devenir une é en matière d'enseignement islamique. Mais bon, notre serviteur de service accumule les sciences et les expériences et les alliances qu’il en tire. Il a commencé par le nassérisme égyptien, puis le baathisme syrien, en passant par le tourabisme soudanais, le khomeïnisme iranien, le belhadjisme algérien, le saddamisme irakien, le kadhafisme libyen, l’erdoganisme turc, le hamadbenkhalifisme qatari et même le benalisme tunisien, le voilà qui aujourd’hui s’essaie au sionisme israélien et à l’atlantisme américain. Son appétit est grand, c’est pourquoi il aura mangé à tous les râteliers. Mais lors de sa visite à Washington, il s’est réservé le morceau du chef en déclarant qu’il s’engage à respecter la démocratie et à coordonner ses actions avec l’OTAN. Clair et net, la Tunisie de Ghannouchi sera occidentale ou elle ne le sera pas, comme l’a été celle de Ben Ali. On appelle cela le changement dans la continuité. Avec cependant avec deux nuances de taille. La première est qu’aujourd’hui les choses ont changé et les Tunisiens ont appris à séparer l’Etat du parti. Si Ennahdha a obtenu le plus grand nombre de voix, ce parti n’est pas l’Etat. M. Ghannouchi qui n’est que chef de parti, doit se souvenir que la Tunisie plus à l’ère du RCD-Etat et à ce titre il n’a aucun droit de parler au nom du gouvernement qui est composé de plusieurs partis. La seconde est que dire une chose et faire son contraire a un prix et dans le cas de la Tunisie de 2011, la maison ne fait pas de crédit.

M. Ghannouchi doit garder en tête que la révolution s’est faite par les braves et sans son soutien. S’il est vrai que les millions de dollars du Qatar l’ont mené au pouvoir, les millions de Tunisiens qui ont renversé Ben Ali sont autant capables de le renvoyer en Grande Bretagne si jamais il lui prenait l’envie d’en faire des collaborateurs du sionisme ou de l’impérialisme. Il est dommage qu’un Cheikh qui se prétend « Haut Guide Musulman » se place en tête de peloton de ceux qui ruent dans les bras du sionisme international alors qu’on attendait de lui qu’il soit le chef de file du combat contre l’occupation d’Al Qods et le projet de destruction de sa Mosquée.



Fatma Benmosbah

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