Manaf Tlass avait tenté des missions de conciliation entre le pouvoir et le rebelles à Rastane et à Deraa, mais sans succès. Depuis plusieurs mois, il avait troqué son uniforme pour des habits civils et se trouvait à Damas, où il s’était laissé pousser les cheveux et la barbe. La rupture avec le pouvoir a été consommée avec le refus du général Tlass de prendre la tête de l’unité chargée de l’offensive en février-mars contre Baba Amr, un quartier de Homs contrôlé par les rebelles. Bachar el-Assad l’aurait ensuite mis à l’écart. Manaf Tlass a choisi de partir, furieux, après le refus de Bachar el-Assad de le faire passer du grade de général de brigade à celui de général de division lors de promotion militaire annuelle annoncée chaque 1er juillet. Selon des proches du général, toute sa famille se trouve déjà à l’étranger ainsi que son frère Firas, un homme d’affaires installé à Dubaï. Son cousin Abdel Razzak Tlass, est le chef à Homs de la brigade Farouk, une unité combattante de l’Armée libre syrienne (ALS), composée en grande partie de déserteurs.
Michel Garroté
Rédacteur en chef
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