dimanche 13 octobre 2013

Une nouvelle étude ADN remet en question l’authenticité de la tête d’Henri IV



En 2010 et 2012, une équipe de scientifiques rassemblée autour du médecin légiste Philippe Charlier serait 


parvenue à authentifier la tête embaumée du roi qui aurait été séparée de son corps à la Révolution - même si aucun document d'archives ne le rapporte. Sous la Terreur, le tombeau du roi à la basilique de Saint-Denis fut comme ceux des autres monarques, profané. Son corps, exposé au public durant deux jours, fut ensuite jeté, avec celui des autres rois, dans une fosse commune. Au début du xxe siècle, un collectionneur prétendait posséder la tête momifiée du roi. Il fallut attendre le quadricentenaire de l'assassinat du roi en 2010 pour que des analyses scientifiques soient effectuées sur la présumée relique.

Une première étude aurait trouvé trente points de concordance confirmant que l'identité de la tête embaumée était bien celle du roi Henri IV avec, selon les auteurs de cette étude, « 99,99 % de certitude ». Cette conclusion fut confirmée en 2012 par une seconde étude à l'Institut de biologie évolutive de Barcelone qui parvint à extraire de l'ADN et à le comparer avec l'ADN supposé de Louis XVI (à partir d'un mouchoir qui aurait été trempé dans le sang du roi le jour de son exécution). À l'occasion de l'annonce des résultats, une image du visage royal créé virtuellement en 3D fut présentée au public.

Le sang de Louis XVI n'était pas le sang de Louis XVI et du coup, la tête d'Henri IV ne serait finalement pas la tête d'Henri IV: une nouvelle étude basée sur l'ADN des Bourbon encore vivants vient casser le lien génétique qui confirmait l'identité du chef du "Vert Galant".


La tête momifiée du roi Henri IV, assassiné en 1610, a été retrouvée en 2008. Elle avait alors pu être authentifiée par une vingtaine de spécialistes après deux ans d’analyses. Les recherches, conduites par le légiste spécialiste des énigmes historiques Philippe Charlier, s’appuyaient sur de nombreux recoupements scientifiques et historiques. Mais à ce moment-là déjà, l'historien Philippe Delorme avait contesté chacun des arguments avancés par les experts.

Retrouvée en 2008 après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête du roi Henri IV avait été authentifiée en 2010 par une équipe d'une vingtaine de spécialistes conduite par le légiste et anthropologue Philippe Charlier, sur la base de recoupements scientifiques et historiques, contestés point par point par Philippe Delorme.


Fin 2012, le Dr Charlier avait publié avec un expert espagnol en paléogénétique, dans la revue Forensic Science International, un profil génétique commun trouvé entre la tête momifiée et du sang séché provenant d'un mouchoir qui aurait trempé dans le sang royal le jour où Louis XVI fut guillotiné, le 21 janvier 1793. Pour l'équipe franco-espagnole, la concordance génétique entre les deux reliques validait de fait leur appartenance à deux rois de France séparés par sept générations.

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La rédaction

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