samedi 3 novembre 2012

Mahmoud Abbas surprend à la TV israélienne: finit le « droit au retour » et condamnation du Hamas

Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré jeudi qu’il ne cherchait pas le droit de vivre en Israël, même s’il est né à Safed, dans des remarques qui impliquaient pour la première fois depuis des années, une position modérée sur la demande palestinienne pour un « droit de retour » en Israël pour des millions descendants de réfugiés.

Abbas a également déclaré explicitement que les Palestiniens n’ont pas de revendications territoriales dans l’Israël des années pré-1967. Des déclarations qui vont à l’encontre même de tous ses précédents discours et du logo de son propre parti, le Fatah, qui met en avant une « Palestine » sur tout le territoire d’Israël.
Interrogé lors d’une interview sur Aroutz 2 sur ce qu’il considère être la Palestine, Abbas a répondu que « la Palestine, maintenant pour moi, c’est les frontières de 67, avec Jérusalem-Est comme capitale. C’est maintenant et pour toujours … C’est pour moi la Palestine. Je suis un réfugié mais je vis aujourd’hui à Ramallah.  »
Le journaliste Udi Segal l’acoupé en: « Parfois, votre télévision officielle parle d’Ako (Saint Jean d’Acre, de Jaffa et de Ramle [toutes des villes d'Israël pré-67] comme la « Palestine. »
« Je crois que la Judée-Samarie et Gaza, c’est la Palestine », a déclaré Abbas, « et les autres parties sont Israël. »
Notant que lui-même est né à Safed, dans ce qui, depuis 1948, a été le nord d’Israël, Abbas a déclaré qu’il avait visité la ville et qu’il souhaitait la revoir mais ne pas y vivre. «C’est mon droit de la visiter mais pas d’y vivre, » a t-il dit, marquant un tournant dans la politique palestinienne.
La demande officielle palestinienne pour un «droit au retour» en Israël pour des millions de descendants de palestiniens qui vivaient dans ce qui est aujourd’hui Israël a été un obstacle majeur dans les négociations de paix. Un afflux d’une telle ampleur serait radicalement un changement dans la balance démographique d’Israël, de sorte qu’Israël ne serait plus un Etat Juif – un processus qu’aucun gouvernement israélien n’accepterait.
Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, cité par l’agence Reuters répond que si Abbas « veut voir Safed, ou n’importe où ailleurs en Israël, d’ailleurs, nous serions heureux de lui montrer n’importe où. Mais il doit y avoir une volonté d’avancer sur le processus de paix. » Depuis qu’Abbas n’est pas un citoyen israélien, selon le porte-parole, » il n’a pas le droit de vivre en Israël. Nous sommes d’accord là-dessus.  »
Abbas a indiqué qu’il représentait la dernière chance pour la paix entre Israël et les Palestiniens. « Tant que je suis ici dans ce bureau, il n’y aura pas une troisième Intifada», promit-il, «jamais».
« Nous ne voulons pas à utiliser la terreur, » a déclaré Abbas. « Nous ne voulons pas recourir à la force. Nous ne voulons pas utiliser les armes. Nous voulons utiliser la diplomatie. Nous voulons faire de la politique. Nous voulons utiliser les négociations. Nous voulons utiliser la résistance pacifique. C’est tout.  »
Il a également critiqué les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza vers Israël et le Hamas qui n’a « aucune justification pour lancer les attaques. »
Avi Retschild – JSSNews

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Messages les plus consultés