dimanche 25 novembre 2012

Ce n’est qu’une question de temps avant que nous soyons à nouveau rappelés

50.000 réservistes de Tsahal ont été appelé pour accomplir leur devoir durant l’Opération « Pilier de Défense ». Ils ont laissés leurs familles, leurs emplois, leur vies, et se sont ralliés à l’appel au devoir lancé par leur pays.
Un cessez le feu a été annoncé le 21 Novembre, avant qu’une opération terrestre, qui était l’étape suivante à laquelle les réservistes étaient censés participer, ne soit lancée. Ceux-ci avaient exprimé leur volonté de mettre leur vie en danger, comprenant la nécessité d’une telle action.
Maintenant qu’ils ont reçu l’ordre de se retirer, ils se sentent déçus et rabaissés.  Des milliers de réservistes encore en service ont signé une pétition demandant au gouvernement de lancer l’opération terrestre dans le but d’éradiquer toutes les infrastructures terroristes de la bande de Gaza.
Yahel, âgé de 29 ans, père de deux enfants, banquier dans la vie civile et médecin de combat dans la réserve a été appelé Vendredi matin. « Ils ont tiré sur nous, nous avons tiré sur eux, rien n’a été reglé au final. C’est juste une question de temps avant que cela ne recommence. Pendant ce temps, à Gaza, ils se réjouissent de leur « victoire », alors que nous avons tous le moral dans les bottes. Je ressens un sentiment désagréable de déception. Nous avons été humiliés », a-t-il témoigné à l’agence de presse Tazpit. Même si l’opération est apparemment terminée, il ne s’attend à rentrer à la maison que vers le milieu de la semaine.

Oriyah parle lui aussi d’un sentiment général de déception, mais adopte une position plus calculée. Il a 32 ans, est père de 4 enfants, a quitté son cabinet juridique pour tenir son rôle de conducteur de transport de troupes blindé. Il déclare ne pas être totalement à l’unisson avec le sentiment général d’humiliation. « Une incursion terrestre aurait eu un coût. Le question est dorénavant simple : quand est ce que que les tirs reprendront ? Parce qu’ils reprendront. L’autre question sera l’ampleur de la riposte israélienne lors de cette reprise. Ce n’est qu’alors que nous saurons si nous avons accomplis quelque chose ces jours ci. Il y a également des considérations politiques à prendre en compte. En fin de compte, nous devons attendre et voir comment les choses vont évoluer dans le futur. » Il soulève une autre question fondamentale : « le timing : pourquoi ont-ils attendu le Mercredi pour accepter le cessez-le-feu ? Qu’avons nous réussi à faire lors des derniers jours que nous n’avions pas réussi auparavant ? S’ils voulaient un cessez-le-feu, pourquoi attendre aussi longtemps ? »

Le commandant N (anonymat préservé pour raison de sécurité), un officier supérieur de la réserve de Tsahal, a lui donné une analyse plus approfondie de la situation. « Nous avons besoin d’observer la situation dans son contexte. Militairement, nous aurions pu mettre le Hamas à genoux dans un court laps de temps. Pour une raison quelconque, nous n’avons pas reçu le feu vert de l’échelon politique, et c’est pour moi une source de déception. Militairement, il y avait un écart énorme, quoi qu’en pensent de nombreuses personnes. Nous avons militairement la domination totale de la bande de Gaza. Nous avons sérieusement paralysé leurs capacités militaires  Nous avons éliminé un grand nombre de leurs commandants militaires et de leurs postes de commandement, et de ce point de vue le Hamas a été complètement défait. Le système de défense « Dôme d’Acier » a complètement annihilé les capacités balistiques du Hamas, et cela a d’une certaine manière donné de la marge au Hamas, parce que sans celui ci le nombre de civils blessés aurait été nettement plus élevé, obligeant le gouvernement à réagir de façon bien plus dure. Le Dôme d’Acier a empêché une nouvelle escalade et a donné aux dirigeants israéliens une marge de manoeuvre et du temps. Je suis déçu que nous n’ayons pas obtenu une victoire claire et décisive, du type qui n’aurait pu être vu autrement que comme telle. Nous n’avons pas clairement dissuadé le Hamas de ne plus jamais attaquer Israël. Dans un proche avenir, le Hamas va tenter de développer de nouvelles capacités, telles qu’anti-aériennes, ou terre-mer, ceci dans le but de créer un nouvel équilibre de pouvoir avec l’armée israélienne. Ils ont réussi, via les tractations diplomatiques, à obtenir l’ouverture des passages terrestres, et vont tenter d’obtenir l’ouverture des passages maritimes. La grande question est de savoir comment Israël va réagir à ces nouvelles capacités. »
Il pense lui aussi que ce n’est qu’une question de temps avant que les tirs ne reprennent. « La prochaine fois, cela sera nettement plus difficile et complexe pour Israël d’agir. L’Egypte ne servira plus de chien de garde et n’essayera pas ou ne sera pas capable d’arrêter la contrebande d’armes vers Gaza, et n’essayera pas ou ne sera pas capable de contrôler les différentes organisations terroristes. Le président Morsi va devoir faire face à une période très difficile dans un avenir proche, et devra se méfier des organisations terroristes. »

Les sentiments varient, mais tous conviennent que ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne soient appelés à défendre Israël contre les terroristes de Gaza.

Aryeh Savir – Tazpit News Agency / Adaptation française JSSNews.com

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