dimanche 25 novembre 2012

Par son Excellence Yossi Gal, ambassadeur d’Israël en France


Les évènements actuels en Israël et à Gaza prouvent une fois encore à ceux qui cherchent à obtenir le statut d’Etat non membre à l’ONU qu’ils sont dans une situation de « non-contrôle » qui permet aux terroristes du Hamas et du Djihad islamique d’agir à leur guise. Nous constatons d’ailleurs ces derniers jours que la moitié des territoires palestiniens est sous le contrôle de terroristes, et que l’autre moitié est sous celui d’un leader qui use de toutes les manoeuvres possibles pour éviter des négociations directes.

Soyons clairs. Observons la situation à Gaza. Rappelons qu’Israël s’est retiré totalement de la bande de Gaza en 2005, jusqu’au dernier millimètre. Nous avons démantelé dix-neuf villages juifs. Nous avons aussi fait partir, de force, 10 000 Israéliens qui résidaient dans la bande de Gaza. Mais, au lieu de saisir cette occasion historique pour développer ce territoire, Gaza est devenu un dépôt géant de munitions iraniennes, libyennes et soudanaises. Un terrain fertile pour les groupes terroristes, y compris les groupes associés à Al-Qaïda et au djihad mondial. Tout cela sous la supervision et le parrainage du Hamas soutenu par l’Iran qui, plutôt que de bâtir un avenir meilleur pour la population palestinienne, a transformé Gaza en bastion terroriste.
Israël n’a cessé de faire preuve d’une retenue remarquable, mais face à une escalade croissante de la violence imposée par le Hamas, l’Etat d’Israël n’a eu d’autre choix que de réagir fortement. Aucun pays au monde n’accepterait de laisser ses citoyens vivre une telle situation. Israël a le droit, et même l’obligation de se défendre et de protéger ses citoyens.
Le Hamas est responsable de la bande de Gaza et de tout ce qui s’y produit, surtout lorsqu’il s’agit d’actes d’agression comme des tirs de roquettes et de missiles. Le Hamas et les autres organisations terroristes dirigent délibérément leurs missiles sur la population israélienne en se cachant parmi la population civile de Gaza, ce qui constitue un double crime de guerre.
Les objectifs de l’opération israélienne ne sont que militaires. Israël fait tout son possible afin d’éviter que des dommages ne soient infligés à la population civile de Gaza. Israël poursuivra son opération aussi longtemps que nécessaire, jusqu’au rétablissement de la sécurité et de la tranquillité de ses citoyens.
Revenons à Ramallah. Israël demeure engagé dans une solution à deux Etats, conciliant les aspirations nationales palestiniennes et les intérêts vitaux d’Israël. Le seul moyen pour parvenir à un tel règlement, durable, pacifique et juste, est d’établir des négociations bilatérales directes sans conditions préalables.

Des attentes irréalistes
La démarche palestinienne à l’ONU attise dangereusement les passions et risque de créer des attentes irréalistes au sein du peuple palestinien. Les Palestiniens doivent savoir que la décision de l’ONU ne changera rien à leur vie quotidienne. Elle ne leur causera que frustration et désillusion. Cette déception pourrait amener une nouvelle vague de violence palestinienne, ce qui serait dévastateur, compte tenu de la situation très fragile de l’Autorité palestinienne, qui vient d’être confrontée à une vague de contestation sociale.
La démarche palestinienne à l’ONU, quelle que soit son issue, cherche à se passer de négociations en imposant une solution unilatérale à Israël. Au moment où des turbulences sans précédent et des transitions politiques violentes menacent d’engloutir le Moyen-Orient, il est essentiel que les Palestiniens évitent toute démarche unilatérale qui risquerait d’exacerber l’instabilité dans la région et de la plonger dans un cycle incontrôlable de violence.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : « Je vous promets qu’Israël ne sera pas le dernier pays à accueillir l’Etat palestinien à l’ONU ; il sera le premier » à le reconnaître, si cet Etat est issu de négociations. Abou Mazen [nom de guerre de Mahmoud Abbas] porte une lourde responsabilité. A lui de reprendre la seule voie de la paix, la voie des négociations directes.
Yossi Gal pour le CRIF

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