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mercredi 19 juin 2013

L’Iran des mollahs intégristes génocidaires




Michel Garroté, réd en chef –- La soi-disant « élection » du soi-disant « modéré » mollah Hassan Rohani (photo), comme nouveau président de l’Iran, est l’occasion de rappeler ici, qu’une alliance de l’Occident avec tel ou tel pays musulman, doit être considérée, comme une alliance tactique à court terme, même si elle est renouvelable pendant un certain laps de temps. L’Occident doit admettre, une bonne fois pour toutes, que l’islam est imprévisible ; et que par conséquent, la stratégie globale à moyen et long terme de l’Occident, face à l’islam, reste, essentiellement, un ensemble de tactiques à court terme, modifiables à tout instant.

En outre, l’Occident a tout intérêt à maintenir un équilibre des forces entre islam sunnite et islam chiite. Et si les deux branches de l’islam, la branche sunnite et la branche chiite, sont en guerre, comme actuellement en Syrie, l’Occident doit apprendre à en tirer profit. Car le temps que ces deux branches consacrent à se combattre signifie un temps de répit, pour l’Occident, pour Israël, et, dans une moindre mesure, pour les Chrétiens d’Orient (dans le cadre du conflit syrien, le transfert de chrétiens syriens dans des secteurs chrétiens du Liban n’est pas forcément une mauvaise chose).

A propos de l’Iran, sur Le Huffington Post Français, Yves Bonnet, ancien directeur de l’ex-DST (qui avec les ex-RG constituent aujourd’hui la DCRI) écrit (extraits adaptés ; voir source en bas de page) : « Il y a au moins un pays qui ne s’y trompe pas, c’est Israël, dont le gouvernement et la presse, pour une fois unanimes, ne consacrent au non-évènement de l’élection présidentielle iranienne qu’un commentaire laconique : « nous jugerons sur pièces ». C’est bien le plus que l’on puisse faire, quand l’évidence s’impose de la mascarade du scrutin et de l’inanité du résultat ».

Yves Bonnet : « Le scrutin d’abord : après l’épuration de la liste des candidats, allant jusqu’à celle d’un ancien Président de la « République islamique », par ailleurs objet d’un mandat d’arrêt international délivré par Interpol, après la réduction à quatre du chiffre des « nominés », dont aucun ne s’inscrivait dans la « ligne » du Président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, après la qualification absurde des impétrants entre conservateurs « durs » et « modérés », alors que tous sont issus du même moule khomeyniste et que leurs titres à la rigueur inflexible du régime sont équivalents, après tous ces avatars d’une élection ordinaire en dictature, sont intervenues des manipulations révélatrices de l’état de décomposition de la théocratie ».

Yves Bonnet : « Etant donné que le ministère de l’intérieur est tenu par un partisan d’Ahmadinejad, le résultat ne pouvait être contesté dans l’ordre qu’il donnait des candidats. En revanche, il importait de ne pas aller à un second tour, compte-tenu du précédent de 2009 et des troubles qu’il avait suscités. Il fallait aussi donner au monde l’impression d’une vraie consultation populaire, ayant mobilisé les foules ».

Yves Bonnet : « Telle était la mission impartie au million de séides stipendiés du régime sous des formes et des appellations diverses : adjonction d’un autre scrutin, municipal celui-ci, au présidentiel, affluence de miliciens dans les bureaux de vote comme naguère chez nous, des inspecteurs des R.G. à une fameuse réunion électorale, regroupement de bureaux de vote afin d’en élargir la fréquentation, et pour couronner le tout, multiplication des chiffres obtenus par quatre ou cinq dans les « salles de regroupement des voix », doux euphémisme pour désigner les bureaux de trucage électoral ».

Yves Bonnet : « De la sorte, après avoir eu le culot d’annoncer dès la veille du scrutin les chiffres de participation, les autorités ont pu proclamer élu dès le premier tour un candidat qui n’avait même pas obtenu le fatidique quart des électeurs inscrits que requiert une élection à la majorité absolue. Qu’importe puisque les médias occidentaux ont avalé la supercherie, comme un brochet affamé gobe l’appât et l’hameçon ».

Yves Bonnet : « Le nouveau Président ensuite. La personnalité du mollah Hassan Rohani ne diffère en rien de celle de ses prédécesseurs. Il suffit de consulter sa biographie pour s’en convaincre. Ancien proche de l’ayatollah Khomeiny, il présente le profil d’un spécialiste des questions militaires, avec l’exercice des fonctions de secrétaire du Conseil supérieur de la sécurité nationale pendant seize ans, de 1989 à 2005, fonctions qu’il cumulait avec celles de conseiller à la sécurité nationale du Président, de membre du Conseil supérieur de la défense, de commandant en chef de la défense aérienne, de président du Conseil supérieur de la logistique de guerre et, pour couronner le tout, de Président de la commission de la défense nationale ».

Yves Bonnet : « Ce qui ne donne pas précisément l’image d’un grand pacifiste qui serait résolu à stopper la marche de l’Iran vers la possession de l’arme nucléaire, s’il en avait le pouvoir. Hassan Rohani a encore récemment déclaré qu’il avait trompé la troïka européenne à ce sujet afin de permettre la poursuite du programme atomique et ses déclarations d’allégeance au Guide suprême ne laissent place à aucune ambigüité quant à sa loyauté envers les caciques du régime. Parler, dans ces conditions, d’une « cohabitation » entre le Guide et le Président témoigne d’une méconnaissance certaine de la logique institutionnelle de l’Iran religieux ».

Yves Bonnet : « Il convient donc de ne pas oublier aussi vite les antécédents de ce religieux. Pourrait-il avoir changé et s’être converti à une relative modération ? Pourrait-il infléchir la ligne doctrinale de la République islamique au point de supporter que s’exprime une opposition politique au principe même d’une théocratie ? Pourrait-il donner des preuves de l’arrêt du programme nucléaire et abandonner le soutien à la Syrie de Bachar el Assad ? Comme le souligne Israël, il faut certes attendre les actes plutôt que les discours de cet homme qui nous a déjà floués ».

Yves Bonnet : « Mais alors, ces élections sont-elles un coup pour rien ? Ce serait faire bon marché de la volonté populaire de changement que ces élections ont fourni l’occasion de découvrir. Indiscutablement, tous les analystes s’accordent sur ce point, l’Iran vit une véritable et inexorable conversion des esprits à un changement de régime, à l’abandon du Velayate Faqih, la primauté du jurisprudentiel religieux, au retour des libertés. L’adhésion à une constitution (celle de l’ayatollah Khomeiny) qui falsifiait l’élan libérateur de 1979, longtemps nié contre toute évidence par ceux qui avaient confisqué la volonté démocratique, n’est certes plus depuis longtemps et une certaine opposition, celle qui a multiplié les gestes pendant la campagne électorale, et qui s’exprime clairement en faveur d’une démocratie pluraliste et tolérante, en a durement payé le prix ».

Yves Bonnet : « Aujourd’hui, même les contempteurs de ce système archaïque en demandent l’amodiation. Aujourd’hui, même les caciques du régime, Rafsandjani en tête, s’en désolidarisent. S’ils le font, ce n’est pas par bonté d’âme ni en vertu d’une improbable grâce, mais plus simplement parce qu’ils mesurent la profondeur et la largeur du fossé qui les séparent de la société civile et des forces actives de ce grand pays. Leur « réalisme » les conduit sur le chemin de l’apaisement que le Guide n’empruntera jamais. Mais il sort affaibli de l’épreuve. Il s’est résigné à la victoire approximative de Rohani parce qu’il tient toujours les rênes du lourd char de l’Etat. Mais l’essieu en est fendu et ne tardera guère à se briser », conclut Yves Bonnet sur Le Huffington Post Français (fin des extraits adaptés ; voir source en bas de page).

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Pour ce qui me concerne, je suis moins optimiste qu’Yves Bonnet et je rappelle qu’Ahmadinejad avait dit (conformément à la doctrine des ayatollahs iraniens qui dirigent le pays depuis 1979), à la conférence révisionniste du 25 octobre 2005, qu’il fallait « rayer Israël de la carte » (voir sources en bas de page). La vraie citation, traduite du farsi vers l’anglais, puis traduite de l’anglais vers le français, serait, nous dit-on, celle-ci : « L’Imam (l’ayatollah Khomeiny) a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps ». Ce qui, traduit mot à mot du farsi, donnerait, nous dit-on encore : « Imam (Khomeiny) ghoft (a dit) een (ce) rezhim-e (régime) ishghalgar-e (occupant) qods (Jérusalem) bayad (doit) az safheh-ye ruzfgar (de la page du temps) mahv shavad (disparaître de) ».

Le fait est qu’à part cette phrase – avec ses deux traductions apparemment différentes mais en réalité issues d’une même idéologie génocidaire – Ahmadinejad avait aussi déclaré : « Certains pays européens insistent pour dire que, durant la seconde guerre mondiale, Hitler a brûlé des millions de juifs et les a mis dans des camps de concentration. Donnons une terre aux sionistes en Europe, en Allemagne ou en Autriche, pour qu’ils puissent y installer leur gouvernement ». Notons qu’en Iran les mots « juifs », « sioniste » et « gouvernement » (israélien) forment un tout. Et qu’il n’y a donc pas en Iran – pour Ahmadinejad, pour le Guide suprême, pour les ayatollahs et pour les imams – de différence entre, d’une part les mots « régime », « sioniste » et « gouvernement » ; et d’autre part, les mots « juifs » et « Israël ».

Le 19 décembre 2005, le Washington Post avait repris les propos d’Ahmadinejad : « Excepté qu’il n’y a jamais eu de tels camps et pas d’Holocauste du tout. Rien qu’un mythe, une légende fabriquée de toutes pièces sous le nom de massacre des Juifs ». Et le Washington Post avait rappelé qu’Ahmadinejad, président d’un pays en voie de devenir nucléaire, était un fervent adepte de l’Apocalypse. Dans l’islam chiite, on croit au retour messianique du douzième Imam. En 2005, le journaliste iranien Hossein Bastani avait confirmé qu’Ahmadinejad précisait, conformément à la doctrine des ayatollahs iraniens qui dirigent le pays depuis 1979, dans des réunions officielles, que le douzième Imam, « caché », réapparaîtrait. En outre, toujours selon Ahmadinejad, Israël serait rayé de la carte l’année du retour du douzième imam.

Le 16 décembre 2006, la chaîne radiotélévisée britannique BBC News, rappelait la conférence révisionniste, qui s’était tenue le 25 octobre 2005 sur le thème « Le monde sans le sionisme ». Le 16 décembre 2006, la BBC précisait qu’il s’agissait d’une conférence organisée en octobre 2005 par l’Iran, à Téhéran, sous les auspices de Mahmoud Ahmadinejad, à l’époque fraîchement « élu » président. Parmi les participants à cette conférence révisionniste, ajoutait le reporter de la BBC ayant couvert l’événement en 2005, il y avait les négationnistes les plus connus du monde ; notamment l’Australien Frederick Töben, condamné à la prison en Allemagne pour incitation à la haine et insulte à la mémoire des morts ; les Français Robert Faurisson et Georges Theil, condamnés en France pour négationnisme ; l’Américain David Duke, ancien dirigeant du Ku Klux Klan.

A la lumière des faits concrets rappelés ci-dessus et au-delà des querelles stériles de traduction, il est archi-clair qu’Ahmadinejad voulait bel et bien deux choses et non pas une seule : primo, il voulait rayer Israël de la carte ; et secundo, il voulait faire disparaître le régime israélien de la page du temps. Ahmadinejad voulait les deux car concrètement les deux vont pour lui de pair (voir sources en bas de page).

Et le soi-disant « modéré » mollah Hassan Rohani, nouveau président de l’Iran, pense exactement la même chose qu’Ahmadinejad, conformément à la doctrine du Guide suprême et des ayatollahs qui dirigent le pays depuis 1979. Sous la nouvelle « présidence », celle du mollah « modéré » Hassan Rohani, qui dépend de l’autorité du Guide suprême, sous cette nouvelle « présidence », la fabrication de la bombe nucléaire iranienne va continuer comme avant. Seuls les médias français feignent, tant bien que mal, de ne pas le savoir.

Il faut dire que le cas français est un peu particulier. En 2009, des dépannages frigorifiques auraient été effectués sur un site nucléaire français, site sensible classé III sécurité nationale. Lors de ces dépannages, il aurait fallu, nous signale-t-on, en outre, de bonnes notions en électronique de puissance et de bonnes connaissances du principe d’enrichissement de l’UF6 par centrifuge. Une méthode utilisée en Iran pour enrichir l’uranium dans des milliers de centrifugeuses enterrées dans des sites tel que Natanz par exemple. Il y aurait eu, en France, en 2009, dans une usine de conception de prototype de haute technologie, une armoire en cours de montage pour un moteur à palier magnétique haute vitesse avec, dessus, l’inscription, sur un panneau : Iran.

Cette usine aurait détenu, il y a quelques années, le record mondial de rotation (18 000 tours/seconde) sur un rotor plein de 9 mm qui a explosé et traversé 4 cm de plexiglas et s’est planté dans un coffrage. La France aide l’Iran depuis les années 1970 dans le partenariat nucléaire. Il se raconte que le partenariat aurait « cessé » en 1979 avec la montée au pouvoir des ayatollahs iraniens. L’entreprise à laquelle appartenait l’usine susmentionnée fabrique des machines pour différents secteur de l’industrie française, y compris la défense, l’aérospatiale, l’énergie et la pharmacie (voir sources en bas de page).

En Israël, en revanche, on sait que la fabrication de la bombe nucléaire iranienne va continuer comme avant. En Israël, on fait publiquement savoir qu’on le sait. Et on fait publiquement savoir que l’on fera tout pour protéger le peuple juif israélien de la menace – létale, existentielle – iranienne.

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté www.dreuz.info

Sources mentionnées ou reprises :

http://www.huffingtonpost.fr/yves-bonnet/hassan-rohani-president-iran_b_3459407.html?utm_hp_ref=france

http://monde-info.blogspot.ch/2007/09/ahmadinejad-dtruira-t-il-isral.html

http://monde-info.blogspot.ch/2011/11/liran-integriste-genocidaire-et.html

http://www.dreuz.info/2012/09/liran-confirme-quil-rayera-israel-de-la-carte/

http://www.dreuz.info/2013/04/frappes-israeliennes-contre-le-nucleaire-iranien/

http://www.europe-israel.org/2011/05/le-monde-n%E2%80%99a-pas-appris-les-lecons-de-la-shoah-%E2%80%93-par-michel-garrote/

http://www.dreuz.info/2011/11/quels-pays-fabriquent-le-nucleaire-iranien/


samedi 13 avril 2013

Une journaliste de CNN a reçu des ordres pour diaboliser la Syrie et l’Iran


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L’ancienne journaliste de CNN Amber Lyon a révélé que durant son activité pour la chaîne elle a reçu des ordres afin de transmettre de fausses informations et d’exclure certaines autres non-favorables à l’administration US dans le but de créer chez le public une opinion favorable au lancement d’une attaque contre l’Iran et la Syrie.
Amber Lyon a été citée par le principal site Internet slovaque comme affirmant que les grands diffuseurs médiatiques américains travaillent intentionnellement à créer une propagande contre l’Iran afin de recueillir l’assentiment de l’opinion publique dans le but d’une invasion militaire contre ce pays.
Elle a révélé que le scénario utilisé avant le lancement de la guerre en Irak a été préparé pour être répété maintenant que l’Iran et la Syrie sont sujets à une diabolisation permanente.
L’ancienne journaliste a fait savoir que la chaîne CNN manipule et fabrique des nouvelles ou les sélectionne lorsqu’ils diffusent des nouvelles, insistant sur le fait que la chaîne reçoit de l’argent du gouvernement américain et d’autres pays en échange de contenu.
H. Said
Egalité & Réconciliation
http://www.nouvelordremondial.cc

mercredi 9 janvier 2013

Chuck Hagel au Pentagone

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Michel Garroté, réd en chef – Ce mardi, le président du Parlement israélien, Reuven Rivlin, fait part de ses inquiétudes en ce qui concerne la nomination de Chuck Hagel à la tête du Pentagone. Reuven Rivin a des doutes sur l’engagement de Chuck Hagel envers la défense d’Israël en raison de certains propos de Hagel sur l’influence du « lobby juif » et du « lobby israélien » à Washington ; et en raison de son opposition aux sanctions contre l’Iran.

De son côté, le ministre israélien de la Défense civile, Avi Dichter, invite les Israéliens à ne pas tirer de conclusions hâtives sur la nomination l’ex-sénateur du Nebraska, Chuck Hagel, à la tête du Pentagone. Avi Dichter précise toutefois, sur les ondes de la radio publique israélienne : « Il y a eu dans le passé des nominations [ndlr - américaines] qui paraissaient inquiétantes, mais en fin de compte la réalité a été totalement différente, que cela soit en bien ou en mal ».

Chuck Hagel au Pentagone, cela sera différent en bien ou en mal ?

Le Vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, se déclare, pour sa part, favorable au choix de Chuck Hagel comme secrétaire américain à la Défense. À son avis, l’ancien sénateur du Nebraska considérerait Israël comme un allié véritable et naturel des États-Unis. Les réserves exprimées par des membres de la classe politique israélienne sur la nomination de Chuck Hagel rejoignent celles de certains Républicains aux États-Unis qui reprochent à Chuck Hagel sa tiédeur envers Israël.

Ces Républicains, dont il est lui-même issu, reprochent entre autres à Chuck Hagel de s’être opposé par le passé à des sanctions contre la Libye et contre l’Iran, et, aussi, d’avoir critiqué l’influence du « lobby juif » à Washington.

Une image que Chuck Hagel tente de mettre derrière lui dans une entrevue accordée au Lincoln Journal Star dans laquelle il affirme que son bilan témoignerait de son « soutien sans équivoque et total envers Israël ». « Il n’y a pas l’ombre d’une preuve que je suis anti-Israël », se défend Chuck Hagel dans le Lincoln Journal Star. Quant à son opposition aux sanctions contre l’Iran, Chuck Hagel l’explique en alléguant que cette solution serait « contre-productive » et qu’elle ne réglait en rien, selon lui, le problème avec l’Iran. « Faire avancer le processus de paix au Proche-Orient est dans l’intérêt d’Israël », poursuit Chuck Hagel.

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – la thèse complotiste sur l’influence du « lobby juif » et du « lobby israélien » à Washington peut légitimement inquiéter le peuple israélien. Toutes les communautés des Etats-Unis ont des lobbies. Beaucoup de lobbies juifs américains sont israélophobes, alter-juifs et votent à gauche. Le lobby saoudien à Washington utilise des millions de pétrodollars afin d’embaucher les meilleurs lobbyistes américains auprès du Congrès.

S’opposer aux sanctions contre l’Iran en ajoutant aussitôt que faire avancer le processus de paix au Proche-Orient est dans l’intérêt d’Israël, c’est du niveau de Jimmy Carter, l’un des pires présidents démocrates de l’histoire des USA. Barack Hussein Obama aurait-il placé à la tête du Pentagone un Républicain israélophobe totalement ignare en matière de politique proche et moyen orientale ?

Reproduction autorisée
Avec mention www.dreuz.info
Et source :

jeudi 3 janvier 2013

Pourquoi l’usine iranienne de Busherh fait croire à un possible nouveau Tchernobyl…

La confrontation sur le programme nucléaire de l’Iran est susceptible de s’accélérer en 2013, avec un renforcement des sanctions,les menaces de frappes israéliennes et les centrifugeuses qui continuent de tourner à plein régime. Alors que plus d’attention sera concentrée sur les deux sites d’enrichissement d’uranium de Natanz et Fordo – un troisième site de la carte du nucléaire sauvage, situé sur le golfe, pourrait se révéler plus dangereux.
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Niché entre deux villages endormis de pêche côtière, la centrale nucléaire de Bushehr a longtemps été considéré comme «acceptable» face au programme nucléaire iranien. Construit par les ingénieurs russes et contrôlés par l’Agence internationale de l’énergie atomique, il a  déjà produit de l’électricité, et la plupart des experts nucléaires sont d’accord sur le fait qu’il ne mérite pas le même niveau de préoccupation que d’autres sites nucléaires.
Bushehr pourrait toutefois se révéler être la pièce la plus dangereuse du casse-tête nucléaire de l’Iran pour une autre raison: sa planification hasardeuse et ses innombrables problèmes techniques… En fait, ce pourrait être le nouveau Tchernobyl. Ce pourrait être un désastre humanitaire, économique écologique et mondial.
Les problèmes techniques au cours des 12 derniers mois ont soulevé de sérieuses préoccupations quant à la capacité de l’Iran à exploiter cette installation. L’usine a été fermée en octobre pour limiter les dommages potentiels suite à la découverte de boulons errants trouvés sous ses piles à combustible. Les responsables occidentaux se sont dits préoccupé par un rapport de l’AIEA publié en novembre qui déclare que l’Iran a installé dans cette usine « des carburants inattendus dans le but d’assurer la sécurité de l’état, de la région et de ses habitants. »
Pendant ce temps, les scientifiques russes ont retardé le transfert des opérations à leurs homologues iraniens… Un transfert qui devrait se faire en mars 2013.
Plus troublant encore est le fait que Bouchehr se trouve sur une ligne de faille active, augmentant les risques d’une catastrophe de type Fukushima. Si aucune mesure n’est prise, la probabilité d’un accident est beaucoup trop élevée pour que la communauté internationale continue d’ignorer la vérité.
Une crise de type Tchernobyl à Bushehr infligerait non seulement de graves dommages dans le sud de l’Iran, mais aussi dans au moins 6 états producteurs de pétrole (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et les Émirats arabes unis). En effet, les capitales de ces États sont plus proches de Bushehr à Téhéran. Les radiations nucléaires dans l’air et l’eau pourraient perturber le détroit d’Ormuz, le plus important passage de pétrole au monde. Les prix du pétrole monteraient en flèche. L’économie mondiale feraient face à un ouragan.
Avec des vents dominants soufflant d’est en ouest dans le golfe, et les courants côtiers ce cercle dans le sens antihoraire, les retombées radioactives pourraient contaminer les champs de pétrole et des usines de dessalement qui fournissent l’eau douce pour les habitants locaux. Ce serait un désastre absolu pour les États du Golfe qui s’appuient sur ces usines de dessalement de l’eau, et menacerait également la Cinquième Flotte de l’US Navy, en poste à Bahreïn.
Nous ne pouvons pas ignorer ce problème frémissant. Alors que tous les yeux sont fixés sur les autres principaux sites nucléaires – Fordo et à Natanz – Bushehr nécessite plus d’attention. L’AIEA. devrait lancer rapidement une évaluation complète des vulnérabilités de la centrale nucléaire de Bushehr. Tant la catastrophe de Tchernobyl en 1986 que  l’accident de Fukushima en 2011 renforcent la réalité que l’inattendu peut se produire dans les centrales nucléaires. Ces événements renforcent également l’importance d’avoir une capacité de réponse d’urgence intégré aux niveaux local, national et régional.
L’histoire de Bushehr est troublante. Commencée en 1975 avec des ingénieurs allemands, arrêtée après la révolution de 1979, et reprise avec l’aide de l’Agence russe de l’énergie atomique, connue sous le nom de Rosatom, il a été aux prises avec des retards et des problèmes techniques depuis le début.
En Août 2010, après plusieurs années de retard, le plant est devenue officiellement opérationnelle lorsque les barres de combustible ont été transportés vers le réacteur. Après plus de six mois de fonctionnement, le réacteur a dû être fermé en raison de problèmes avec le système de refroidissement, qui a été imputé à des composants fabriqués en Allemagne. Selon Gholamreza Aghazadeh, l’ancien chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, les problèmes étaient des anomalies de conception. Selon lui, 24 % de la centrale a été construite par les allemands, 36% par les iraniens et 40% par les russes… Ce n’est pas la façon dont vous construisent une centrale nucléaire sûr.
De plus, il y a de sérieuses questions sur la capacité du régime iranien à répondre à une catastrophe nucléaire majeure. L’Iran n’a tout simplement pas les capacités de préparation civile pour répondre à une tragédie à l’échelle de Tchernobyl ou de Fukushima.
L’Iran est le seul pays qui exploite une centrale nucléaire sans avoir signé la Convention de 1994 sur la sûreté nucléaire. La communauté internationale devrait pousser l’Iran à signer le traité avec la même vigueur qu’il pousse l’Iran à divulguer des informations sur ses sites d’armes présumés. Même des pays comme Israël, l’Inde et le Pakistan – dont aucun n’a signé le Traité de non-prolifération nucléaire – ont signé la Convention sur la sûreté nucléaire.
Les traités sont importants, bien sûr, mais ils ne suffisent pas. Voisins de l’Iran doit collaborer avec les États-Unis et d’autres grandes puissances sur les efforts d’intervention rapide pour atténuer un désastre potentiel. Les Nations Unies devraient former un comité pour étudier les problèmes de Bushehr et offrir une assistance technique afin de minimiser le risque d’accident. En outre, l’ONU doit concevoir sa propre stratégie d’intervention d’urgence pour faire face à un éventuel accident nucléaire de Bushehr.

Par Amos Lerah – JSSNews




« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?

 Washington œuvre à la destruction d’une très longue liste de pays
« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?
Une dangereuse rumeur s’est propagée à travers le monde et elle pourrait avoir des conséquences catastrophiques. La légende veut que le président iranien ait menacé de détruire Israël ou, pour citer les propos déformés, dit « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à la croyance populaire, il n’a jamais fait cette déclaration […] (Arash Norouzi, Wiped off The Map: The Rumor of the Century, janvier 2007.)





Les États-Unis ont attaqué directement ou indirectement environ 44 pays à travers le monde depuis août 1945, certains d’entre eux à plusieurs reprises. Le but affiché de ces interventions militaires était d’effectuer un « changement de régime ». Pour justifier et dissimuler ce qui correspondait à des actions unilatérales et illégales, on a invariablement évoqué les « droits humains » et la « démocratie ». (Professeur Eric Waddell, The United States’ Global Military Crusade (1945- ), Global Research, février 2007)

« Voici un memo du Pentagone qui décrit comment nous allons anéantir sept pays en cinq ans en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et pour terminer, l’Iran ». J’ai dit « Est-il classifié? » Il a dit « Oui monsieur. » J’ai répondu : « Alors ne me le montrez pas. » (General Wesley Clark, Democracy Now, 2 mars 2007.)


Washington « œuvre à la destruction » d’une très longue liste de pays.


« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?
Qui « raye des pays de la carte? » L’Iran ou les États-Unis?

Durant une période appelée euphémiquement l’« après-guerre » – de 1945 à aujourd’hui – les États-Unis ont directement ou indirectement attaqué plus de 40 pays.

Alors que les principes de la politique étrangère des États-Unis prétendent « propager la démocratie », l’interventionnisme étasunien, par des moyens militaires et des opérations clandestines, a donné lieu à la déstabilisation totale et la partition de pays souverains.

Détruire des pays fait partie d’un projet impérial des États-Unis, un processus de domination mondiale. De plus, selon des sources officielles, les États-Unis ont en tout 737 bases militaires à l’étranger (données de 2005).


« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?
Le concept d’« État en déroute »

Dans son rapport « Global Trends » (Tendances mondiales, décembre 2012), le National Intelligence Council (NIC), situé à Washington, « prédit » que 15 pays en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient deviendront des « États en déroute » d’ici 2030 en raison de leurs « conflits potentiels et leurs ennuis environnementaux ».



La liste des pays dans le rapport de 2012 du NIC comprend l’Afghanistan, le Pakistan, le Bangladesh, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Kenya, le Burundi, l’Éthiopie, le Rwanda, la Somalie, la République démocratique du Congo, le Malawi, Haïti et le Yémen. (voir p 39)

Dans le rapport de 2005, publié au début du second terme de Bush, le NIC avait prévu que le Pakistan deviendrait un « État en déroute » d’ici 2015 « car il sera affecté par la guerre civile, la talibanisation totale et la lutte pour le contrôle de ses armes nucléaires ».

Le Pakistan a été comparé à la Yougoslavie, découpée en sept États par procuration après une décennie de « guerres civiles » parrainées par les États-Unis et l’OTAN.

Le NIC prévoyait pour le Pakistan « un destin à la yougoslave […], un pays déchiré par la guerre civile, des bains de sang et des rivalités interprovinciales ». (Energy Compass, 2 mars 2005.)
Bien qu’il affirme que les États en déroute « servent de refuge aux extrémistes politiques et religieux » (p. 143), le rapport ne reconnaît pas que depuis les années 1970, les États-Unis et leurs alliés ont secrètement soutenu des organisations religieuses extrémistes afin de déstabiliser des États-nations laïques et souverains. Et le Pakistan et l’Afghanistan étaient des États laïcs dans les années 1970.

Un « statut d’État en déroute » à la yougoslave ou à la somalienne n’est pas le résultat de divisions sociales internes, mais un objectif stratégique mis en œuvre par des opérations clandestines et des actions militaires.

Fund for Peace, dont le siège est à Washington et le mandat consiste à promouvoir « une sécurité durable par la recherche », publie (annuellement) un « Index des États en déroute » basé sur une évaluation des risques (voir la carte ci-dessous). Trente-trois pays (compris dans les catégories Alerte [rouge] et Avertissement [orange]) sont identifiés comme étant des « États en déroute ».

Selon Fund for Peace, les États en déroute sont également des « cibles pour les terroristes liés à Al-Qaïda ».

Le classement annuel des pays par Fund for Peace et Foreign Policy indiquant les symptômes des États en déroute/fragiles est publié au moment où le monde s’inquiète de plus en plus du sanctuaire étatique au nord du Mali où s’établissent des extrémistes liés à Al-Qaïda pour l’expansion du djihad.

Inutile de dire que l’histoire d’Al-Qaïda comme élément du renseignement étasunien, son rôle dans la division des factions et l’instabilité au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique subsaharienne n’est pas mentionnée. Les activités des unités djihadistes d’Al-Qaïda dans la plupart de ces pays relèvent d’un programme clandestin diabolique du renseignement.


« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?



Les États « faibles » et « en déroute » : une menace pour les États-Unis

Selon une logique tordue du Congrès étasunien, les « États en déroute plus faibles » constituent une menace pour la sécurité des États-Unis : « [P]lusieurs menaces [émanent] d’États décrits soit comme étant faibles, fragiles, vulnérables, défaillants, précaires, en déroute, en crise ou déstructurés ».

Lorsque la Guerre froide a pris fin au début des années 1990, les analystes ont pris conscience de l’émergence d’un environnement de sécurité internationale dans lequel les États faibles et défaillants devenaient des véhicules pour le crime organisé international, des voies pour la prolifération nucléaire et des points chauds pour les conflits civils et les urgences humanitaires. Les menaces potentielles à la sécurité nationale des États-Unis que posent les États faibles et défaillants est devenue davantage évidente avec les attentats du 11-Septembre 2001 contre les États-Unis commis par Al-Qaïda, organisés par Oussama ben Laden à partir du refuge offert par l’Afghanistan. Les événements du 11-Septembre 2001 ont poussé le président George W. Bush à déclarer dans la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis de 2002 que les « États faibles comme l’Afghanistan peuvent poser un danger aussi grand pour nos intérêts nationaux que les États forts ». (Weak and Failing States: Evolving Security, Threats and U.S. Policy, Rapport du CRS pour le Congrès des États-Unis, Washington, 2008.)

Dans ce rapport du CRS du Congrès, on ne mentionne toutefois pas que « les points chauds du crime organisé et les conflits civils » sont le résultat d’opérations clandestines du renseignement étasunien.

Fait amplement documenté, l’économie afghane de la drogue, générant plus de 90 pour cent des réserves mondiales d’héroïne, est liée à une opération de blanchiment d’argent de plusieurs milliards de dollars impliquant de grandes institutions financières. Le commerce de la drogue en provenance de l’Afghanistan est protégé par le CIA et des forces d’occupation des États-Unis et de l’OTAN.

« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?
La Syrie qualifiée d’« État en déroute »

Les atrocités commises contre la population syrienne par l’Armée syrienne libre (ASL), appuyée par les États-Unis et l’OTAN, créent les conditions favorisant une guerre confessionnelle.

L’extrémisme confessionnel favorise le démantèlement de l’État-nation qu’est la Syrie ainsi que la fin du gouvernement central à Damas.


Le but de la politique étrangère de Washington est de transformer la Syrie en ce que le NIC appelle un « État en déroute ».

Le changement de régime implique le maintien d’un gouvernement central. Alors que la crise syrienne se développe, l’objectif ultime n’est plus le « changement de régime », mais la destruction et la partition de la Syrie en tant qu’État-nation.

La stratégie des États, de l’OTAN et d’Israël consiste à diviser le pays en trois États faibles. De récents reportages indiquent que si Bachar Al-Assad « refuse de démissionner, la Syrie « deviendra un État en déroute comme la Somalie ».

L’un des possibles « scénarios de démantèlement » rapporté par la presse israélienne est la formation d’États, séparés et « indépendants », sunnite, alaouite-chiite, kurde et druze.

Selon le major-général Yair Golan des Forces de défense d’Israël (FDI), « la Syrie est dans une guerre civile qui fera d’elle un État en déroute où se propagera le terrorisme » et les FDI analysent actuellement « comment la Syrie se démantèlerait ». (Reuters, 31 mai 2012.)

En novembre l’ambassadeur de la paix des Nations Unies Lakhdar Brahimi a laissé entendre que la Syrie deviendrait « une nouvelle Somalie […] mettant en garde contre un scénario où les seigneurs de guerre et les milices remplissent un vide laissé par l’effondrement de l’État ». (Reuters, 22 novembre 2012.)

« Ce que je crains est pire […], que l’État s’effondre et que la Syrie se transforme en Somalie. »

« Je crois que si l’on ne s’occupe pas de cette question correctement, la partition ne sera pas le problème mais plutôt la « Somalisation » : l’effondrement de l’État et l’émergence de seigneurs de guerre, de milices et de groupes de combattants. » (Ibid.)

Ce que l’envoyé de l’ONU a omis de mentionner est que le démantèlement de la Somalie était délibéré. Il faisait partie d’un projet militaire et du renseignement des États-Unis, désormais appliqué à plusieurs pays ciblés du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie qualifiés d’« États en déroute ».

Voici la question principale : qui déroute les États en déroute? Qui les « anéantit »?

Le démantèlement planifié de la Syrie en tant qu’État souverain relève d’un plan régional intégré d’ordre militaire et des services de renseignement comprenant le Liban, l’Iran et le Pakistan. Selon les « prédictions » du NIC, le démantèlement du Pakistan devrait se produire au cours des trois prochaines années.

Article original: “Wiping Countries Off the Map”: Who’s Failing the “Failed States”, publié le 29 décembre 2012.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).


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mardi 18 décembre 2012

L’Iran aurait assez de plutonium pour fabriquer 24 bombes du type employé à Nagasaki.



Echec des pourparlers nucléaires américano-iraniens.




Fatman: le type d’Implosion nucléaire de ce procédé.

Les négociations secrètes en face-à-face que le Président Barack Obama a lancées avec l’Iran sont allées droit dans le mur. Un membre de premier plan de l’équipe iranienne, Mostafa Dolatyar, a déclaré, vendredi 14 décembre, à New Delhi, que le processus diplomatique visant à résoudre le problème nucléaire avec l’Iran, ne menait, en fait nulle part, parce que la demande que Téhéran mette un terme à son enrichissement d’uranium à 20% n’a aucun sens ».

Il a poursuivi en disant : “Ils [les puissances mondiales] ont fait certains liens avec des questions purement techniques, et d’autres, purement politiques. Aussi longtemps que cela traduit la mentalité, l’esprit et que c’est là toute l’approche du sujet par le 5+1 [Les Six Grandes Puissances] – ou quelle que soit la façon dont on l’appelle- il n’y a aucune issue à ce jeu ».

Selon Debkafile : la phrase : “ou quelle que soit la façon dont on l’appelle” peut être prise comme la première allusion voilée de l’Iran aux pourparlers directs avec Washington, lancés le 1er décembre, en Suisse, dans la ville de Lausanne. Mostafa Dolatyar n’est pas un quelconque responsable anonyme. Il est à la tête du Think Tank lié au Ministère des Affaires étrangères iranien, l’Institut des Etudes de Politique Internationale, et également un membre d’importance au sein de l’équipe iranienne faisant face aux négociateurs américains à Lausanne. Ses remarques ont, indubitablement, bénéficié de l’autorisation spéciale du bureau du Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui, à travers lui, a diffusé un message à l’attention de Washington : si l’exigence de suspension de l’enrichissement est maintenue, le jeu est terminé.

Après plus de 15 ans de diplomatie allant clopin-clopant, largement dénuée d’objectifs précis, avec les puissances mondiales et de tactiques évasives envers l’agence nucléaire de l’ONU, Téhéran montre, pour la première fois, des signes d’impatience et, plus seulement son habituel mépris. Cela traduit que deux choses ont changé :

1.Au cours de toutes ces années, Téhéran a profité de toute ouverture diplomatique pour faire traîner les négociations en longueur au sujet de son programme nucléaire, afin de gagner du temps, être dégagé de toute pression et pousser ce programme plus avant. Maintenant, les Iraniens font comprendre aux Américains et aux Européens qu’ils ont atteint leur objectif. Pour eux, le temps n’a plus aucune importance, comme il peut en avoir pour l’Occident.

2. Le Wall Street Journal a révélé la deuxième évolution, le 5 décembre, dans un court article intitulé : « De Bushehr à la Bombe ». Cette révélation n’a été reprise par aucune autre publication occidentale, ni même israélienne, en dépit de sa nature sensationnelle.

S’appuyant sur des sources des renseignements américains, l’article suggérait que le retrait de 136 barres de combustibles du réacteur de Bushehr, à la mi-octobre – au prétexte de bouts de métal éparpillés – et le retour de ces barres, au cours de la dernière semaine de novembre « pourrait être un test mené par les Iraniens pour tenter de réinitialiser ces barres à l’intérieur de bombes au plutonium ».

Les experts nucléaires américains, russes et israéliens ont toujours maintenu que la technologie consistant à extraire du plutonium à partir de barres de combustibles était trop coûteuse et compliquée pour être pratiquée – et qu’elle était certainement bien au-delà des capacités de l’Iran.




Le Wall Street Journal est d’un avis différent : “… Les experts nous ont confié que l’extraction rapide de plutonium utilisable pour des armes à partir de barres de combustibles ayant déjà servi, est un procédé direct qui peut être réalisé dans un espace plutôt réduit (et facile à maintenir secret) ».

Cela signifie que Téhéran peut facilement fabriquer des bombes au plutonium, sans avoir besoin de construire un vaste réacteur au plutonium, comme celui qui est construction à Arak.

L’article poursuit en révélant que, par le biais de cette méthode, l’Iran pourrait extraire 220 livres (un peu moins de 100 kgs) de plutonium, suffisant pour produire l’équivalent de « 24 bombes du type de celle employée à Nagasaki » – faisant référence au bombardement de la ville japonaise, le 9 août 1945, qui a mis un terme à la Seconde guerre Mondiale.

L’une de ces bombes – surnommée “ L’homme Gras » (Fat Man, selon le surnom de Winston Churchill)- est égale à 20 kilotonnes. Les sources militaires et du renseignement de Debkafile remarquent que si cette révélation illustre l’état réel du programme nucléaire de l’Iran, alors le jeu est réellement terminé. La politique de poursuite d’imposition de sanctions mise en oeuvre par l’Occident, pour contraindre l’Iran à abandonner son enrichissement et à fermer son installation souterraine de Fordo est devenue dénuée de toute pertinence. Il en va, aussi, de même, pour les fameuses lignes rouges que le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou souhaitait rendre si explicites, grâce à l’usage d’un graphique, devant l’Assemblée Générale de l’ONU, le 27 septembre dernier.

Ce que Mostafa Dolatyar était en train de dire, en effet, c’est, tout simplement, que l’Iran avait dominé le jeu de ses adversaires, jusqu’à la ligne finale d’arrivée, annonçant que la partie est finie.

Adaptation : Marc Brzustowski.




DEBKAfile Reportage Spécial 15 Decembre 2012, 12:03 PM (GMT+02:00)

http://www.debka.com/article/22616/US-Iranian-nuclear-talks-fail-Iran-has-plutonium-for-24-Nagasaki-type-bombs

mardi 27 novembre 2012

Les Iraniens surpris, une fois de plus, en pleine crise de mythomanie
























L’Iran se vante régulièrement d’être capable de produire sans aide extérieur de nombreuses réalisations technologiques de pointe. Ces derniers temps, ils se vantaient entre autres de produire des drones de dernière génération, ces avions sans pilote dans lesquels les Israéliens excellent.
Plus tôt ce mois ci, ils se vantaient par exemple d’avoir effectué un essai réussi d’un nouveau drone à décollage et atterrissage vertical, et avait publié des photos censées prouver cela.


Mais voilà, le monde est petit, et rapidement la blogosphère s’est posée des questions en voyant lesdites photos. Un britannique tenant un blog sur l’aviation, Gary Mortimer avait par exemple exprimé de sérieuses réserves :  «Quand je l’ai vu, je savais que je l’avais vu avant, mais je ne pouvais pas savoir où». Mortimer a ensuite ajouté que les Iraniens pouvaient avoir acquis le drone ou des parties de celui-ci à des fins expérimentales, mais qu’il lui semblait très peu probable que celui ci soit, comme l’affirmait Téhéran, « 100% homemade ».
Et finalement, un bloggueur iranien vivant à l’étranger, le Dr Jabbar, a levé le lièvre : les médias iraniens n’avaient fait que publier la photo du drone créé par une université japonaise, probablement récupéré directement sur le site web de ladite université (on se demande, en passant, pourquoi ils ont ressenti le besoin de photoshoper les héoliennes présentes sur le toit du bâtiment).

Ces derniers temps, les Iraniens avaient également affirmé, toujours photos à l’appui, qu’ils avaient développé des drones d’un rayon d’action de 1000 miles, qui auraient été testés avec succés lors des derniers excercices militaires des Gardiens de la Révolution. Le Ministre adjoint de la Défense de l’Iran, Mohammad Islami, avait alors affirmé à l’agence Fars qu’ils en étaient à l’étape de l’installation de missiles sur lesdits drones. D’autres responsables militaires prétendaient que l’Iran travaillait sur un autre drone d’une portée de 2000 miles, capable d’atteindre Israël.

La question intéressante, étant donné le niveau de précision démontré par les missiles iraniens tirés depuis Gaza, et en prenant en compte que l’Iran a pour l’instant bien du mal à mettre en orbite des satellites de plus de 50 kilos, est de savoir comment ils comptent contrôler ledit drone…
Toutes ces histoires, sentant bon la mythomanie a plein nez, me font penser à un précédent, dont vous devez probablement vous souvenir tant il avait déclenché le rire et l’ironie sur internet :

Quel intérêt il y a-t-il à mentir, quand on est soit disant sûr de sa force ? La réponse est me semble-t-il contenue dans la question.

mercredi 21 novembre 2012

Ghaza: Khaled Mechaal remercie l’Iran pour avoir armé la résistance

Ghaza: Khaled Mechaal remercie l’Iran pour avoir armé la résistance

Khaled Mechaal, chef en exil du bureau politique du Hamas, a estimé mercredi qu’Israël avait échoué dans son «aventure» dans la bande de Ghaza et s’était rallié aux conditions posées par les Palestiniens.
«Loué soit Allah», a-t-il lancé lors d’une conférence de presse au Caire, ajoutant qu’Israël avait «échoué dans son aventure». Il a dit que si les Israéliens respectaient la trêve, les Palestiniens en feraient de même. Même chose en cas de non-respect de la part de l’Etat hébreu.
Le responsable du Hamas, qui gouverne l’enclave côtière soumise depuis des années à un blocus israélien, a remercié l’Egypte pour le rôle qu’elle a joué dans l’accord de cessez-le-feu qui vient d’entrer en vigueur. Il en a fait de même avec l’Iran, cette fois pour avoir armé et financé les Ghazaouis en dépit de divergences dans la crise syrienne.
Le Hezbollah soutient le Hamas malgré sa position sur la Syrie
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a assuré quant à lui que le mouvement shiite libanais soutenait les dirigeants du Hamas à Gaza face à l’opération militaire israélienne, insistant que ce soutien n’était pas remis en cause par leurs divergences concernant la crise syrienne.
«L’Iran, la Syrie et le Hezbollah ne vont pas abandonner le peuple de Ghaza et sa résistance, et c’est une obligation religieuse, morale, et humanitaire», a déclaré Nasrallah dans un discours retransmis à ses partisans sur un écran géant, dans la banlieue sud shiite de Beyrouth.
Le Hezbollah est un allié des régimes iranien et syrien
Damas a longtemps soutenu le Hamas, mais le mouvement islamiste palestinien a apporté son soutien aux rebelles syriens.
La rupture avait été consommée avec une attaque en règle en octobre de la télévision officielle syrienne contre M. Mechaal, accusé d’ingratitude et d’avoir «vendu la résistance pour le pouvoir», pour avoir exprimé son «soutien à la révolution du peuple syrien» lors d’un congrès en Turquie, à couteaux tirés avec le régime syrien. Les autorités syriennes ont par ailleurs fermé le 6 novembre les bureaux du Hamas dans le pays.
Les Frères musulmans, influents au sein de l’opposition syrienne, sont idéologiquement proches du mouvement palestinien.
Le chef du Hezbollah a également appelé lundi les dirigeants arabes à fournir des armes au Hamas, tournant en dérision des États du Golfe comme le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui arment les rebelles syriens.
«Israël parie maintenant sur la liquidation du stock de roquettes de la résistance palestinienne, il est de notre devoir d’ouvrir les frontières et d’envoyer des armes à la résistance à Ghaza», a affirmé M. Nasrallah. «Certains envoient des armes en Syrie mais n’osent pas envoyer une seule balle en Palestine, à cause de la présence d’Israël», a-t-il ajouté.
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mardi 20 novembre 2012

D’où proviennent l’arsenal du Hamas?

Le Hamas se fournit en armes essentiellement via les tunnels souterrains de contrebande creusés à la frontière entre Gaza et l’Égypte. Depuis que le Hamas s’est emparé du pouvoir dans la bande de Gaza 2007, les trafics d’armes via ces tunnels se sont intensifiés. Financé par l’Iran, l’arsenal du Hamas s’est largement renforcé. Il s’agit de fusils, d’explosifs, de missiles anti-char et des missiles à longue portée, utilisés contre les civils israéliens.
L’an dernier, 2500 fusils, 5000 roquettes et 15 missiles ont été interceptés avant qu’ils ne tombent dans les mains des terroristes de Gaza. Avez-vous une idée de la quantité d’armes que nous n’avons pas interceptée ?

dimanche 11 novembre 2012

Dan Halutz: « Pour l’Iran, il n’y a que des bombes nucléaires qui peuvent marcher… »

Puisqu’il ne faut se fier qu’au Sunday Time concernant les déclarations suivantes, autant les prendre avec des pincettes. Mais si elles sont réelles, alors, il faut se préparer à un avenir noirci par la vision de la bombe iranienne.

« Les dirigeants israéliens ont conclu que les frappes aériennes classiques seraient insuffisantes pour freiner le programme nucléaire iranien, ne laissant le choix que de l’utilisation d’une bombe nucléaire tactique ou une invasion terrestre » affirme l’hebdomadaire en langue anglaise.
Les « experts de la défense », cités par l’article, soulignent que l’installation iranienne de Fordo, qui est situé profondément sous terre près de la ville de Qom, est bien à l’abri des frappes classiques. Jusque là, rien de neuf, puisque Israël compte utiliser des bombes américaines spécialisées pour transpercer le sol et le béton pour atteindre l’installation.
Mais selon le journal qui cite Dan Halutz, « la seule façon d’en finir avec le programme nucléaire de l’Iran est d’utiliser l’option nucléaire. » halutz est l’ancien chef d’état major de Tsahal.
« Mais j’espère que Bibi n’est pas assez fou pour y penser. »
Selon des rapports étrangers, Israël est en possession d’un important arsenal d’armes nucléaires, y compris d’armes tactiques telles que les bombes à neutrons, ainsi que des missiles Jericho à longue portée pour envoyer ces têtes nucléaires.
Israël possède également les fameuses bombes GBU-28, les bombes anti-bunker qui pourraient être lâchées par l’Israel Air Force. Toutefois, selon les évaluations, ces bombes ne paraissent pas suffisantes pour pénétrer dans le centre de Fordo.
Avi Retschild – JSSNews

dimanche 4 novembre 2012

En dialoguant avec l’Iran, l’Argentine fait enrager le régime sioniste

Emilio Marin est un journaliste argentin qui publie depuis 1987 un édito hebdomadaire dans le journal La Arena qui parait dans la ville de Santa Rosa dans la Pampa. Emilio Marin collabore aussi avec un certain nombre d’organes de presse, le plus souvent de gauche mais aussi de type universitaire.

Emilio Marin
Il nous propose un article extrêmement intéressant dans lequel il offre un aperçu assez complet de l’évolution des relations entre l’Argentine et l’Iran à partir de l’attentat contre l’AMIA (l’association mutuelle israélite de Buenos Aires) à la  récente relance des discussions entre les deux pays.
Emilio Marin n’est ni chiite, ni crypto chiite (sa barbe renvoie plus sûrement à Fidel Castro et Che Guevara). Il n’empêche qu’il expédie rondement les accusations contre l’Iran dans l’affaire de l’AMIA qui reposent sur une enquête bâclée à dessein sur fond de corruption du pouvoir et de manœuvres américaines et sionistes.
Emilio Marin évoque une des raisons de cette reprise des relations : un Iran qui cherche à rompre son isolement et une Argentine en quête de débouchés pour ses productions, agricoles notamment.
Il y a bien sûr d’autres aspects qu’Emilio Marin ne fait en fin de compte que suggérer qui sont ceux de la réorientation de la diplomatie argentine vers une plus grande autonomie à l’égard de Washington dans un processus qui travaille une bonne partie de l’Amérique latine, et une volonté de rejeter les oukases imposés par la finance mondiale. Et qui dit finance mondiale, dit FMI, Banque Mondiale, dollar et donc Etats Unis et le reste du monde capitaliste.
Aussi bien sur le volet diplomatique qu’économique, l’Argentine joue une partie serrée dans laquelle les adversaires de sa politique utiliseront  tous les moyens qu’ils jugent bons pour la ramener dans ce qu’ils estiment être le droit chemin.

Un dialogue irano-argentin cordial à Genève

Les deux pays en avaient décidé ainsi aux Nations Unies et ils ont tenu leur première réunion à Genève. L’objectif est d’apurer les conflits et de trouver une solution au contentieux sur l’AMIA. Une décrispation des relations qui a deux ennemis puissants.
Par Emilio Marin, La Arena (Argentine) 3 novembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri
Les relations entre l’Argentine et l’Iran se sont améliorées petit à petit depuis 2010. Les deux parties ont cherché à surmonter les obstacles qui se dressent entre elles depuis que, en juillet 1994, s’était produit un attentat brutal à Buenos Aires contre l’AMIA, une association israélite. 85 personnes avaient trouvé la mort. Une enquête judiciaire avec une forte interférence des services secrets d’Israël et des Etats Unis avait accusé sans preuves l’Iran d’être le présumé responsable. C’est alors qu’avait commencé le déclin de cette relation et la méfiance entre les deux pays.
L’Argentine avait réclamé en 2006 auprès d’Interpol l’extradition de hauts responsables accusés d’être les commanditaires de l’attentat. Parmi eux, entre autres, l’ex président Ali Rafsandjani, l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi, l’ambassadeur de l’époque à Buenos Aires, Hadi Soleimanpour, qui est maintenant vice ministre des relations extérieures, chargé des affaires africaines. Téhéran avait rejeté cette demande et les relations furent de fait réduites au minimum.
Les représentations diplomatiques des deux pays ont été ramenées au niveau de chargés d’affaires. A Buenos Aires, c’est Ali Pakdaman qui représente l’Iran.
Ces requêtes judiciaires infondées résultaient de l’instruction menée par le magistrat Juan José Galeano, en pleine époque menemiste (du président Carlos Menem) qui ne se distinguait pas précisément par la qualité ou par l’indépendance de la justice. Galeano avait fini par être destitué par le Conseil de la magistrature et ce qu’on lui reprochait avait en partie à voir avec sa gestion de ce dossier. Il avait payé 400 000 dollars, sur des fonds réservés à la SIDE (services secrets argentins) à Carlos Telleldín un des prisonniers [en relation avec l’attentat] afin qu’il charge certains accusés et qu’il en disculpe d’autres. A la fin, tous s’étaient retrouvés libres mais un des éléments de ce dossier scandaleux restait inchangé : l’accusation selon laquelle l’attentat avait été décidé par l’Iran et exécuté par ses agents du Hezbollah libanais. Les pièces de ce puzzle ne s’emboîtaient pas, mais la SIDE, la CIA et le Mossad firent en sorte qu’on les voie comme allant bien ensemble. Galeano limogé de ses fonctions à la justice le dossier sera repris tel quel par Rodolfo Canicoba Corral et le procureur de la république Alberto Nisman, qui maintiendront la pression judiciaire contre Téhéran.
On avait atteint le fond en matière de relations entre les deux pays. Le commerce bilatéral était tombé moins de 50 millions de dollars, presque rien. Le président Néstor Kirchner, puis Cristina Fernández étaient allés à l’Assemblée générale de l’ONU avec des dirigeants de la communauté israélite dans leurs délégations officielles. Et dans leurs discours, ils avaient réclamé les extraditions à Téhéran. En l’absence de réponse positive, à l’instar des Etats Unis et d’Israël, la représentation argentine avait quitté l’Assemblée Générale au moment où le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad avait commencé son discours. L’Argentine participait au boycott et aux sanctions de l’ONU sur l’accusation contre l’Iran pour un autre fait non démontré : que son programme nucléaire pacifique aurait des visées militaires.
Parlons un peu
Après ce tableau peu reluisant, a commencé à poindre un vent contraire dans les relations bilatérales à partir de 2010. Comme tout est lié, les choses avaient commencé par le commerce et les nécessités économiques. Les exportations argentines étaient en augmentation, passant à 84 millions de dollars en 2008, 371 millions en 2009, 1 455 millions en 2010 et 1 189 millions en 2011. Le chiffre sera supérieur en 2012.
La république achète surtout des denrées alimentaires, de la farine et de l’huile de soja, du blé, du maïs et d’autres produits. Et le gouvernement argentin, heureux d’un fort excédent dans les échanges, a en vue un dispositif semblable à celui qui le lie au Venezuela. L’Iran est un grand producteur de pétrole dont le client principal était jusqu’alors l’Union Européenne. Les multiples sanctions imposées par ce bloc impérialiste, aligné sur les Etats Unis, laisse une partie de la production iranienne disponible pour d’autres marchés comme la Chine ou ceux d’autres pays membres du Mouvement des Non Alignés.
Ce ne sont pas seulement les échanges avec l’Iran qui se sont améliorés mais aussi les relations politiques. A la 66ème Assemblée Générale de l’ONU, en 2011, Cristina Fernández avait proposé à son homologue de tenir le procès des responsables de l’attentat contre l’AMIA dans un pays tiers. Même si l’Iran n’a pas donné de suite favorable, insistant sur le fait qu’il n’avait rien à voir avec cet acte, cela revenait dans les faits à un assouplissement de l’exigence par Buenos Aires d’obtenir l’extradition d’un ancien président et d’un ministre en exercice, entre autres accusés.

Cristina Fernandéz et Hector Timerman
A la veille de la 67ème Assemblée, en septembre dernier, Ahmadinejad avait demandé à l’Argentine une réunion au niveau ministériel pour essayer de trouver une solution à ce différend. Il trouva un écho chez la présidente Argentine qui dans son discours à l’Assemblée répondit favorablement à cette demande. Et le 27 septembre, dans le palais de cristal newyorkais, les deux chefs de la diplomatie, Héctor Timerman et Alí Akbar Salehi, ainsi que le vice ministre des affaires étrangères Eduardo Zuain et un autre fonctionnaire Iranien.
Revenir en arrière du chemin vers la mésentente n’est jamais facile. A cette occasion, les diplomates ont dialogué et consigné leur accord de principe dans un document qui disait deux choses. Qu’ils chercheraient une solution légale compatible avec la législation de chaque pays. Et qu’ils poursuivraient le dialogue par l’intermédiaire dé délégués au siège genevois de l’ONU, jusqu’à aboutir à un accord sur le dossier de l’AMIA.
Le premier dialogue en territoire suisse a eu lieu le 29 octobre. La délégation venue de Buenos Aires comprenait le vice ministre des affaires étrangères Zuain, la responsable du Trésor [avec rang de ministre] Angelina Abbona et la directrice du service juridique du ministère des affaires étrangères, Susana Ruiz Cerutti.
Il n’y a pas eu de grandes nouveautés, ni d’informations précises de ce qui a été discuté. Ce n’est pas de l’excès de zèle mais plutôt un signe de responsabilité de la part des deux parties, pour avancer pas à pas et éviter de faire capoter un processus très compliqué, avec des ennemis puissants à l’affût. Ce qui est positif, c’est qu’ils se sont parlé à nouveau, sans que personne ne quitte la partie.
Oiseaux de mauvais augure.
Un certain nombre d’oiseaux de mauvais augure machinent et manœuvrent pour que rien de positif ne sorte de Genève.
L’un d’entre eux est le gouvernement des Etats Unis, qui a intérêt à isoler, à sanctionner et éventuellement à agresser l’Iran sous le prétexte jamais démontré d’un programme nucléaire à visées militaires. L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), dirigée par le japonais Yukiya Amano, n’a pas été en mesure de dissiper tous les doutes en dépit de l’autorisation par Téhéran d’une inspection de tous les sites nucléaires.
On peut comparer avec Israël, l’autre grand ennemi de la réconciliation irano-argentine, qui ne montre pas ses installations nucléaires à Dimona et dans d’autres centrales, alors qu’on sait avec une quasi certitude qu’elle dispose de 200 armes nucléaires.
Le Département d’Etat a été un peu plus discret dans son travail de sape contre le dialogue de Genève et celui qui l’a précédé à New York. Mais il n’y a pas eu de changement de politique. Il y a plutôt une division du travail avec son allié sioniste qui a endossé le rôle du «méchant» qui lui va si bien.
Quand Timerman a rencontré à New York son collègue Israélien Avigdor Lieberman le 28 septembre, à peine 24 heures après en avoir fait de même avec son homologue Iranien, il fut surpris parce que l’ambassade d’Israël à Buenos Aires avait diffusé un document déplorant la rencontre entre officiels Argentins et Iraniens. Le communiqué parlait de «la grande désillusion» israélienne du fait de cette rencontre, ce qui revenait à une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays et ç une attitude déloyale à l’égard de Timerman qui représentait habituellement le point de vue le plus pro-israélien au palais San Martin.
A l’approche de la date de la réunion des délégués Argentins et Iraniens à Genève, le 29 octobre, Israël a recommencé à tirer à l’artillerie lourde contre cette démarche. Le même calibre, ou à peu près, que celui qu’elle utilise pour bombarder les Palestiniens à Gaza.
C’est l’ambassadrice de Tel Aviv à Buenos Aires, Dorit Shavit, qui avait parlé en premier pour chicaner les autorités argentines : «nous attendons que vous ne soyez pas naïfs avec l’Iran» (La Nacion, 14/10).
Puis était arrivé au siège du ministère des affaires étrangères le directeur général du Département Amérique latine du ministère israélien, Itzhak Shoham, qui avait fait pression contre le dialogue avec la république islamique. Il avait été reçu par le sous-secrétaire à la politique latino-américaine au ministère, Diego Tettamanti et par le directeur du Département Afrique du Nord et Moyen Orient, Hernán Plorutti.
Finalement, le jour même où les délégations se sont rencontrées au Palais des Nations de Genève, on a pu entendre «La Nacion» (29/10) tirer à boulets rouges avec un éditorial. Les deux premières lignes disaient : «la décision du gouvernement de négocier avec le régime de Téhéran viole la constitution, affecte notre souveraineté et profite aux auteurs de l’attentat.»
Il aurait aussi bien pu être écrit par Benjamin Netanyahou et publié dans une gazette de l’armée israélienne. Cet éditorial se résumait à une défense inconditionnelle de l’Etat sioniste et à une critique féroce de Cristina [Fernandéz, la présidente]. Résultat : objectivité zéro, comme chez les dirigeants de l’AMIA et de la DAIA [équivalent du CRIF en Argentine].

source:http://mounadil.wordpress.com/

samedi 3 novembre 2012

La TV Irlandaise rivalise avec l’Iran: « Israël est un cancer ! »

« Israël est le cancer des affaires étrangères. Il polarise la communauté islamique du monde contre le reste du monde. » Imaginez que cette phrase a été dite avec un lourd accent irlandais, à la télévision, en prime-time qui plus est… Et ce n’est pas tout:
« Si vous faites affaire avec le problème d’Israël et des Palestiniens dans cette partie du monde, il va y avoir des conflits et des désaccords. C’est une injustice massive – ils ont volé la terre des Arabes. »


La semaine dernière, TV3 (Irlande) et sont diffuseur Vincent Browne, ont parlé du second débat américain à la présidentielle. Il a trouvé le mot « cancer » approprié pour décrire Israël, et comme si cela ne suffisait pas, il a finalement déterminé que la terre d’Israël a été volé aux Arabes .
Le présentateur, un gauchiste anti-israélien et les journalistes, ne sont pas rares dans les médias du monde entier à critiquer Israël, mais quand une chaîne de télévision utilise l’antenne pour être ouvertement antisémite et refuse de s’excuser, le plus grave n’est-il pas qu’aucun grand média ne sorte de ses gonds pour réclamer le pardon ?
M. Browne est-il la terreur des médias irlandais? Ou est-ce que ses collègues estiment qu’il est légitime de se référer à une nation comme à un cancer?

Puisque tous les grands journaux, la télévision et la radio en Irlande ont presque complètement ignoré l’incident, il est m’apparaît donc clair que l’antisémitisme fait donc partie intégrante de l’agenda politique et médiatique irlandais.

Avec BDSBG - JSSNews

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