vendredi 18 octobre 2013

Le jour où Israël devait disparaître

Maxime Perez
Ouverts au public, les protocoles de réunions secrètes entre Golda Meir et les membres de son cabinet sont un véritable trésor de l’histoire. Ils traduisent la stupeur qui s’est emparée des responsables israéliens dans les premières heures de l’offensive arabe contre l’Etat juif. Extraits.

Le 5 octobre 1973 à l’aube, Zvi Zamir, directeur du Mossad, reçoit un message de l’une de ses sources les plus fiables : l’Egypte et la Syrie s’apprêtent à déclencher les hostilités contre Israël. Le général Eliahou Zeïra, chef des renseignements militaires (Aman), se dit sceptique. Par deux fois, en mai et août, les exercices effectués par les troupes égyptiennes à la frontière avaient obligé l’armée israélienne à se mobiliser. Coût des opérations : 20 millions de dollars. Zeïra demande au directeur du Mossad de vérifier cette source avant d’en informer Golda Meir, alors premier ministre.

Zamir s’envole pour Londres afin de rencontrer son informateur. Il apprend que plusieurs milliers de familles de conseillers soviétiques en Egypte et en Syrie sont rapatriées en URSS. Des navires russes, habituellement amarrés dans les ports égyptiens de Port-Saïd, Alexandrie et Marsa Matrouh, ont même déjà rejoint le large. Le chef du Mossad alerte Tel Aviv dans la nuit du 5 au 6 octobre, au moment où la plupart des réseaux de communication sont paralysés par la fête de Yom Kippour, le jour le plus sacré du calendrier hébraïque. Par précaution, l’état-major de Tsahal place son aviation en état d’alerte. Plusieurs escadrilles se tiennent prêtes à l’attaque de bases aériennes ennemies.



Maxime Perez est journaliste en Israël. Diplômé de Science politique et spécialisé dans les questions de sécurité et de défense, il est également membre de l’AJD (Association des Journalistes de Défense)

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