dimanche 9 décembre 2012

Le Qatar veut revoir le plan de paix arabe, défendu par Mahmoud Abbas

Le Qatar veut revoir le plan de paix arabe, défendu par Mahmoud Abbas
Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a appelé dimanche les pays arabes à revoir leur plan de paix au Proche-Orient, que le président palestinien Mahmoud Abbas a cependant défendu.

Dix ans après l'adoption du plan de paix arabe, "nous devons objectivement revoir le processus de paix, y compris le plan arabe", a déclaré cheikh Hamad à l'ouverture à Doha d'une réunion du comité ministériel arabe de suivi de ce plan.

Il a ajouté que les pays arabes devraient définir leur "feuille de route pour la prochaine phase" à la lumière des "changements successifs dans la région", en référence au Printemps arabe.

"L'initiative de paix arabe ne sera pas là éternellement et nous ne voulons pas une paix à n'importe quel prix. Pour nous, la paix ne signifie pas une reddition", a-t-il encore dit.

Lancé en 2002, ce plan de paix, d'inspiration saoudienne, offre à l'Etat hébreu une normalisation des relations en échange en particulier d'un retrait israélien des territoires arabes occupés en 1967. Israël a jugé certains éléments positifs mais n'a jamais accepté cette initiative.

Cheikh Hamad a en outre vivement critiqué le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui a, selon lui "prouvé son échec".

"Il faut revoir aussi la mission du Quartette et étudier l'opportunité de son maintien. Le Quartette a prouvé son échec et son incapacité à réaliser quoi que ce soit", a-t-il lancé aux membres du comité ministériel arabe et à M. Abbas.

Mais le président palestinien a pris la défense du plan de paix arabe. "II n'est pas permis, d'aucune manière, de retirer de la table ce plan", a-t-il dit. "Son retrait signifie (aller à) la guerre". "Sommes-nous prêts à la guerre ? Personnellement, je ne suis pas prêt", a-t-il martelé sur un ton sévère.

M. Abbas a aussi souligné que la réconciliation avec le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, passait par la tenue des élections présidentielle et législatives dans les Territoires.

"Sans ces élections, il n'y aura pas de réconciliation", a-t-il dit, en référence à l'accord conclu en 2011 entre les frères ennemis palestiniens mais resté pour l'essentiel lettre morte.

M. Abbas a en outre pressé les Arabes d'honorer leur engagement à venir en aide aux Palestiniens en établissant "un filet de sécurité", à hauteur de 100 millions de dollars par mois, après le récent blocage par Israël du transfert des taxes collectées au profit de l'Autorité palestinienne après l'octroi du statut d'Etat observateur à l'ONU à la Palestine.



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