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dimanche 4 août 2013

Le lauréat du Prix Nobel de la paix expulsé d'Egypte






© Photo : Elena Souponina



La militante des droits de l'Homme yéménite et lauréate du Prix Nobel de la paix, Tawakul Karman s’est vue refusée d'entrer en Egypte.


Tawakul Karman avait eu l’intention de joindre une grève sur le tas, organisée par les partisans de Mohamed Morsi en signe de soutien de président égyptien déchu.

Le personnel de l'aéroport du Caire a déclaré que l'entrée dans le pays a été refusée à la militante des droits de l'Homme pour des raisons de sécurité.

Tawakul Karman est arrivée au Caire des Emirats arabes unis, et est partie à bord de même avion.

mardi 18 juin 2013

Emeutes au Brésil

Emeutes au Brésil


Le Brésil a été le théâtre de plusieurs manifestations, dont une a dégénéré à Rio de Janeiro. En cause : l'augmentation du coût de la vie et les dépenses du gouvernement, liés à l'organisation de la Coupe du monde 2014.

A un an de la Coupe du monde, le Brésil pensait pouvoir prouver qu'il était prêt avec l'organisation de la Coupe des confédérations. Mais la grogne continue de monter dans les rues. Les Brésiliens ne digèrent pas les dépenses réalisées par le gouvernement pour accueillir dans les meilleures conditions la planète football dans un an. Ni l'augmentation obligatoire du coût de la vie qu'engendre un tel événement : les prix des transports (métro train, bus) ont augmenté de 7% en moyenne, tout comme celui des denrées alimentaires (+ 13%).

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans le pays. Généralement dans le calme, comme à Sao Paulo, où 60 000 personnes ont défilé, ou à Brasilia, la capitale économique, où 200 personnes sont montées sur le toit du Parlement pour entonner l'hymne national avant d'en redescendre. Les manifestations ont par contre dégénéré à Rio de Janeiro, où 100 000 personnes, selon la police, s'étaient rassemblées. Mais des groupes de casseurs ont fait dégénérer la marche pacifique. Voitures et poubelles incendiées, pillages et affrontements avec la police ont rythmé la soirée dans les rues, avant que les forces de l'ordre ne parviennent à rétablir la situation.

Ces manifestations sont les plus importantes depuis 1992 et celles contre la corruption du gouvernement de l'époque. La présidente Dilma Roussef, sifflée lors du premier match de la Coupe des confédérations, a tenté de calmer le jeu : "Les manifestations pacifiques sont légitimes et propres à la démocratie". Mais rien ne dit que le mouvement ne prendra pas de l'ampleur la compétition approchant.



Alter Info
l'Information Alternative

Brésil : Violentes manifestations dans tout le pays contre l’austérité

Des centaines de milliers de Brésiliens manifestaient lundi à Rio et Sao Paulo et dans la plupart des grandes villes du Brésil pour protester contre la hausse des prix des transports publics et le coût du Mondial-2014, en pleine Coupe des Confédérations de football.
L’assemblée prise d’assaut par les manifestants
Reportage BFM TV
via Fortune Desouche

dimanche 24 mars 2013

Une action massive contre le mariage homosexuel a lieu à Paris

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Photo : EPA

Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une manifestation contre la légalisation du mariage homosexuel. Les unités de la police renforcées sont en service au cœur de la capitale française.

Le projet de loi autorisant les couples homosexuels d'enregistrer les mariages, a été approuvé par la chambre basse du parlement français. En avril, le projet de loi sera examiné au Sénat.

Les organisateurs du rassemblement déclarent que la légalisation des mariages homosexuels détruit les principes de la société, en niant les liens naturels de la parenté, ce qui pourrait provoquer les problèmes inévitables économiques, sociaux et éthiques. Ils ont appelé les autorités à organiser un référendum national sur c e projet de loi.




Источник: Голос России.

jeudi 7 février 2013

Les troubles continuent en Tunisie






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Photо: EPA
La tension monte de nouveau dans le centre de la capitale tunisienne. Des affrontements ont repris dans la rue principale de Tunis, l'avenue Habib Bourguiba, entre les manifestants indignés par l'assassinat du chef de file de l'opposition Chokri Belaïd et la police. Les gardiens de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes lorsque les manifestants se sont approchés du siège du ministère des Affaires étrangères.
A Gafsa les manifestants ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.
Les désordres en Tunisie se poursuivent pour la deuxième journée d'affilée.
Источник: Голос России.

vendredi 7 décembre 2012

Grandes manifestations en Égypte contre la tentative du gouvernement de changer la constitution


Grandes manifestations en Égypte contre la tentative du gouvernement de changer la constitution
De grandes manifestations ont éclaté au Caire et dans d'autres villes d'Égypte contre la tentative du président égyptien Mohamed Mursi d'imposer une nouvelle constitution antidémocratique.
Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés sur la place Tahrir, où les manifestations qui avaient éclaté en janvier 2011 avaient entraîné la chute du dictateur égyptien Hosni Moubarak. Des manifestations ont également eu lieu à Alexandrie, dans la ville industrielle de Mahalla et ailleurs. 


Des contre-manifestations ont été organisées pour aujourd'hui par le gouvernement et les Frères musulmans. Un conflit direct est possible, même si les manifestations pro-gouvernement ont été déplacées depuis la place Tahrir jusqu'à l'Université du Caire. 



La série la plus récente de manifestations de masse a commencé après la publication par Mursi le 22 novembre d'un décret qui accordait au Président des pouvoirs très larges « de prendre toutes mesures qu'il considère nécessaire afin de préserver et sauvegarder la révolution, l'unité nationale et la sécurité nationale. » Le décret déclarait également que le pouvoir judiciaire, dominé par des anciens de l'ère Moubarak, n'aurait aucun contrôle sur les décisions présidentielles. 



Le décret a donné à l'assemblée constituante – dominée par les Frères musulmans de Mursi – deux mois supplémentaires pour finir de rédiger une constitution. Cependant, dans le contexte de nombreuses manifestations populaires et de divisions très nettes au sein de l'élite dirigeante Égyptienne, l'assemblée a décidé la semaine dernière de faire passer une nouvelle constitution aussi vite que possible. Mursi devrait signer la constitution dès aujourd'hui, avec un référendum populaire qui devait suivre dans les 15 jours. 



Un reportage de l'Associated Press décrivait l'insistance frénétique au sein de l'assemblée constituante pour terminer et approuver la constitution. L'AP écrit : « Durant la session de jeudi [qui a duré 15 heures], le chef de l'assemblée Hossam al-Ghiryani a insisté avec acharnement pour que les membres en finissent. Lorsqu'un article a reçu 16 objections, il a fait remarquer que cela imposerait de reporter le vote de 48 heures d'après les règles de l'assemblée. "Maintenant je demande un nouveau vote," a-t-il dit, et tous les membres sauf quatre ont abandonné leurs objections. » 



La course pour qu'une constitution soit rédigée était en partie alimentée par des inquiétudes sur la possibilité que la Cour suprême déclare illégale l'assemblée constituante ce week-end. Une décision contre l'assemblée est toujours possible. Les juges suprêmes ont annoncé vendredi que le pouvoir judiciaire pourrait refuser de superviser le référendum sur la constitution, ce qui remettrait en question sa légalité. 



L'objectif principal de la nouvelle constitution est de consolider l'alliance des Frères musulmans avec l'armée et les États-Unis. C'est essentiel non seulement pour maintenir la position des Frères dans la lutte entre factions au sein de la bourgeoisie égyptienne, mais, plus important encore, pour écraser l'opposition montante parmi les travailleurs et les jeunes. 



Le gouvernement cherche à appliquer des mesures d'austérité drastiques en échange de prêts promis par le Fonds monétaire international et d'un afflux de capital international. Jeudi, des représentants du gouvernement ont juré que les manifestations n'auraient aucun effet sur sa détermination à imposer les mesures exigées par les banques. 



Mursi est encouragé par le soutien continu que lui accorde Obama. Son décret du 22 novembre est intervenu un jour après que la ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton a chanté ses louanges pour son rôle dans la négociation d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Les États-Unis considèrent le gouvernement des Frères musulmans comme un élément essentiel d'un réseau d'états gouvernés par des partis musulmans sunnites (dont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar). Cette alliance soutient la guerre civile pour le compte des États-Unis en Syrie et sera nécessaire à toute action militaire des États-Unis ou d'Israël contre l'Iran. 



Vendredi, le gouvernement d'Obama a refusé très clairement de critiquer la nouvelle constitution du régime Mursi. L'Associated Press a fait savoir que si « La porte-parole du ministère des affaires étrangères Victoria Nuland se lamentait du manque de consensus, » le « gouvernement Obama refuse de critiquer le projet de constitution égyptien malgré le débat international intense sur la question d'une protection adéquate des femmes, des minorités religieuses et des voix dissidentes. » 



Parmi la liste des inquiétudes citées par l'AP, il n'est pas fait mention du rôle que la constitution donne à l'armée, laquelle reste l'institution dominante de la politique égyptienne. 



La constitution impose que le ministre de la Défense soit un officier militaire et que les affaires militaires et le budget de la défense soient supervisés par un conseil spécial de généraux de haut rang, aux côtés du président. L'armée continuerait à opérer sans contraintes ni contrôle sérieux. 



Les tribunaux militaires haïs de tous sont également maintenus. Une version antérieure de la constitution contenait une réserve qui aurait empêché les tribunaux militaires de juger des civils, mais elle a été supprimée sur demande de l'armée. Elle a été remplacée par l'article 198 qui autorise ces tribunaux à juger « les crimes qui touchent aux forces armées. » Plus de 12 000 civils sont passés devant les tribunaux militaires depuis le soulèvement de janvier 2011. 



La constitution consacre également l'Islam comme religion d'Etat et pose au moins les bases nécessaires pour faire de la Sharia le fondement du droit. Ces fondements sont définis comme « incluant des preuves et des fondements généraux, des règles et de la jurisprudence ainsi que des sources acceptées par la doctrine de l'Islam sunnite et la majorité des universitaires musulmans. » Un rôle particulier est accordé à ceux de l'université Al-Azhar, un institut islamique situé au Caire, dans la supervision de la rédaction des lois. 



Parmi les autres dispositions antidémocratiques, la constitution interdit « d'insulter ou de montrer du mépris envers toute personne. » Sous Moubarak, de nombreux manifestants avaient été arrêtés pour avoir insulté le président ou fait des déclarations qui étaient considérées comme allant contre la religion. 



Les manifestations de masse, dont celles qui ont eu lieu vendredi, ont été menées par des factions du monde politique égyptien qui ne sont pas moins hostiles à la classe ouvrière que Mursi. Parmi celles-ci, on compte l'ex-candidat à la présidentielle et ex-directeur de l'Agence de l'énergie atomique Mohammed El-Baradei et son Parti de la constitution, le Nassériste Hamdeen Sabahi, l'ex-ministre de Moubarak et secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, et l'homme d'affaires milliardaire Naguib Sawiris, fondateur du Parti des Égyptiens libres. 



Les principaux partis libéraux bourgeois ont formé une alliance avec le Mouvement des jeunes du 6 avril et une série de partis "de gauche", dont les Socialistes révolutionnaires, avec pour objectif de contenir l'opposition de masse et de stabiliser la position de la classe dirigeante. 



El-Baradei a prévenu qu'« une guerre civile menace d'éclater en Égypte, » notant que cela pourrait entraîner l'intervention directe de l'armée. 



Dans un entretien la semaine dernière avec le magazine d'information allemand Der Spiegel, Moussa a déclaré que « L'opinion publique n'a jamais été aussi polarisée qu'elle l'est aujourd'hui. » Il a ajouté, « Certains égyptiens croient que la guerre civile a déjà commencé, mais nous aimerions éviter un tel scénario à tout prix. » 



Les actions de Mursi soulignent le fait que les droits démocratiques et tous les intérêts économiques et sociaux de la classe ouvrière égyptienne et des jeunes ne peuvent être réalisés dans le cadre du monde politique bourgeois et du régime capitaliste. 




Alter Info l'Information Alternative

samedi 10 novembre 2012

Vague de manifestations en Espagne après un 2ème suicide

Vague de manifestations en Espagne après un 2ème suicide



Aux cris de « banquiers assassins », des centaines de personnes ont manifesté vendredi à Madrid après le suicide d’une femme au Pays Basque qui devait être expulsée, le deuxième en 15 jours en Espagne, tandis que le gouvernement doit présenter lundi des mesures d’urgence.

Des manifestations étaient aussi organisées à Barakaldo, ville du Pays basque où une femme de 53 ans, ancienne élue socialiste, s’est suicidée, selon la police basque, « alors que les huissiers allaient l’expulser de son logement« .

« Coupables! coupables!« , « honte! honte! » criaient les manifestants à Madrid, dénonçant les banques, comme Bankia, récemment nationalisée et renflouée par les contribuables, qui continuent d’expulser les petits propriétaires frappés par le chômage et la crise.

Rejoints vendredi soir par une centaine de manifestants, des petits propriétaires ruinés et menacés d’expulsion campent depuis le 22 octobre dans le centre de la capitale espagnole devant Caja Madrid, l’une des caisses d’épargne ayant fusionné pour former la banque Bankia.

« Escroquerie du crédit« , pouvait-on lire sur une banderole accrochée aux barreaux devant la banque.

« Bankia trompe, escroque et chasse les gens de leur maison« , pouvait-on lire sur les pancartes, agitée par les manifestants qui ont observé une minute de silence.

Il s’agit du deuxième suicide en raison des expulsions qui se multiplient dans une Espagne en récession et où le chômage frappe plus d’un actif sur quatre. Le 25 octobre, un homme, José Luis Domingo, avait été retrouvé pendu dans le sud de l’Espagne au moment où il devait être expulsé de son logement.


Avec 350 000 propriétaires surendettés expulsés depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, ce phénomène est l’une des manifestations les plus criantes de la crise économique en Espagne.



Face à cette situation, le gouvernement a annoncé vendredi qu’il présenterait lundi des propositions à l’opposition socialiste afin de s’accorder sur des mesures d’urgence pour freiner les expulsions et afin de protéger les populations les plus vulnérables.


Alter Info
l'Information Alternative

lundi 8 octobre 2012

La Tunisie – l’automne arabe ou un coup d’Etat à la longue






Nikita Sorokine, Alexandre Artamonov , Igor Yazon, Imad Toufaili







En Tunisie, le procureur d’Etat exige la peine de mort pour les 87 personnes ayant attaqué l’ambassade des Etats-Unis après l’apparition sur le web du film scandaleux L’Innocence des musulmans. Mais si les motifs des musulmans sont évidents, la réaction des autorités est évaluée différemment par différents experts.


Les autorités ont trop élargi la compréhension de la loi antiterroriste, estime le défenseur des droits de l’homme Mohamed Jasin Jalasi. Après la révolution de 2011, les forces politiques de Tunisie ont décidé de ne pas appliquer cette loi, a-t-il rappelé dans l’interview à La Voix de la Russie.« Mais, malheureusement, les autorités tunisiennes ont décidé d’en profiter dans leurs intérêts. Pas tous les membres de la manifestation avaient des intentions radicales. Ils étaient pourtant accusés suivant presque les mêmes articles, la destruction des biens et les appels à la violence. Je trouve que c’est une exagération. Tout simplement, la Tunisie veut montrer aux Etats-Unis qu’elle assure la sécurité des ambassades et se bat contre les salafistes. En même temps, il faut reconnaitre que parmi les personnes arrêtées, il y a des salafistes avec un passé criminel. Il faut examiner chaque cas séparément au lieu de jugement collectif ».


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Источник: Голос России.


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