vendredi 25 janvier 2013

L'histoire tout entière de Valérie Trierweiler

File:Trierweiler 2012.JPG



























La régente de l'Élysée



Quand vous lisez une biographie, rappelez-vous que la vérité n'est pas faite pour être publiée

Née à Angers2, dans le quartier de la Roseraie3, Valérie Massonneau est la cinquième d'une famille de six enfants4.

Après avoir vécu dans la tour Chaptal de la cité du Grand-Pigeon5, la famille Massonneau s'installe rue de Champagne en 1969, dans un lotissement HLM proche du quartier de Monplaisir6. Son père, Jean-Noël Massonneau, invalide civil de guerre après avoir perdu une jambe en sautant sur un engin explosif à 12 ans7, meurt quand elle a 21 ans8. Banquiers, son grand-père et son arrière-grand-père ont été des associés de la banque angevine J. Bordier Fils, Massonneau et Cie, vendue en 1950 au Crédit de l'Ouest6. Une histoire familiale qu'elle déclare avoir découverte seulement en 2012, pendant la campagne présidentielle, grâce aux investigations du quotidien Ouest-France9. Après la mort de son père, sa mère travaille comme hôtesse d'accueil à la patinoire d'Angers4.

Valérie Massonneau suit une scolarité successivement à l'école Paul-Valéry, au collège Jean Lurçat et au lycée Joachim-du-Bellay d'Angers, où elle obtient un baccalauréat littéraireen 1983, avant de poursuivre ses études à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne6. Elle suit dès lors des cours d'histoire4 puis de sciences politiques, conclus par le DESS de communication politique et sociale de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne2.
Carrière journalistique[modifier]

Après l'obtention de son DESS en 1988, Valérie Trierweiler collabore à la revue Profession Politique où travaille Gérard Carreyrou. En 19896Roger Thérond l'engage à Paris Match7, où elle couvre des sujets politiques et suit notamment le Parti socialiste10. En 2005, Paris Match l'écarte de la rubrique politique en la nommant grand reporter, un titre « fictif »11 car la rédaction lui demande de se consacrer uniquement à la critique littéraire.

À partir de 2005, au lancement de Direct 8, à l'époque chaîne du groupe Bolloré, elle présente des émissions et rendez-vous politiques, notamment sous forme d'entretiens. Ainsi, jusqu'en 2007, elle présente l'émission hebdomadaire en direct Le Grand 8, première émission politique de Direct 8, initialement en compagnie de Dominique Souchier2.

À partir de septembre 2007, elle co-anime, avec Mikaël Guedj, l'émission politique hebdomadaire de Direct 8, intitulée Politiquement parlant.

Après avoir animé, de mars à octobre 2011, 2012, Portrait de campagne12,13, elle présente l'émission Itinéraires d'interview de personnalités du show business, à compter du 28 janvier 201214. Ce nouveau magazine connaît des débuts difficiles, en termes d'audience15 mais réussit ensuite de belles performances16.
Compagne du président de la République

Valérie Trierweiler lors de l'investiture du président de la République française François Hollande, le 15 mai 2012 dans la cour du palais de l'Élysée.
Article détaillé : Liste des Premières dames de France.

Depuis le milieu des années 200017,18,19,20, elle partage sa vie avec François Hollande. Lors de sa campagne présidentielle, Valérie Trierweiler dispose d'un bureau au siège de campagne du candidat du PS, avenue de Ségur (Paris), notamment pour répondre au courrier qui lui est adressé21 ; elle prend également l'initiative d'installer dans le grand escalier une exposition de photographies22. François Hollande étant le 24e président de la République depuis le 15 mai 2012, elle est présentée comme la « Première dame de France »23,24 bien qu'elle ne soit pas mariée à l'actuel chef de l'État et qu'elle refuse le terme. Ainsi, elle déclare, concernant ce « rôle, à la suite de la victoire de François Hollande » : « Il n'y a pas de définition précise, j'ai besoin de réfléchir. […] Ce sera plus facile une fois l'investiture passée, une fois que j'aurai vraiment réalisé, que tout cela deviendra concret y compris de façon pratique et que j'aurai notamment un agenda, un bureau »25. En raison de la situation matrimoniale particulière du couple, les médias américains l'ont baptisée la « first girlfriend » à l'occasion du premier voyage présidentiel de mai 2012 aux États-Unis26,27.

Elle assiste à l'investiture de François Hollande, où pour la première fois une « passation de témoin » entre Premières dames a lieu28, et participe au programme organisé pour les Premières dames parMichelle Obama, lors du sommet du G8. Au sein du palais de l'Élysée, elle dispose d'un cabinet composé d’une chargée de mission, de deux secrétaires29, plus un chauffeur, dirigé par l'ancien journaliste Patrice Biancone, dispositif plus réduit que celui de Carla Bruni-Sarkozy, la taille de l'équipe n'étant pas légalement fixée30. Lors d'une visite d'une école en marge du sommet de l'OTAN àChicago, elle déclare avoir l'ambition de devenir « ambassadrice de l'égalité des chances »31.

Elle publie François Hollande président. 400 jours dans les coulisses d'une victoire, un album de photos légendées, mais les ventes s'avèrent très décevantes32.

Affirmant son indépendance, elle poursuit sa chronique littéraire hebdomadaire dans Paris Match33. Le 12 juin 2012, dans l'entre-deux tours des élections législatives de 2012, quelques heures après que Ségolène Royal a annoncé sur sa profession de foi électorale avoir reçu le soutien de son ancien compagnon François Hollande, les encouragements adressés sur son compte Twitter par Valérie Trierweiler à Olivier Falorni34, candidat socialiste dissident dans la première circonscription de la Charente-Maritime face à l'ancienne compagne du président de la République, posent la question de sa place dans le paysage politique français, et celle de la frontière entre vie privée et sphère publique35,36. Cet événement a reçu le nom de « Tweetgate » dans les médias, en référence au fameuxscandale du Watergate, car il provoqua des tensions entre certains membres du Parti socialiste et la compagne de François Hollande37, et aussi au sein de la famille du président de la République, son fils Thomas estimant un mois plus tard que ce tweet avait détruit l'« image normale » que son père avait construite38. En septembre de la même année, elle déclare que « c'était une erreur » et qu’elle« le regrette »39.

Elle continue par la suite de participer à plusieurs cérémonies officielles, où elle apparaît néanmoins plus en retrait. François Hollande déclare lors de l’interview qui suit le défilé du 14 juillet, où sa compagne était présente dans la tribune présidentielle : « Valérie veut garder son activité professionnelle. Je le comprends. Elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l’exigera, et ce n’est pas très fréquent ». Le conseiller spécial du président, Aquilino Morelleprécise : « Les temps ont changé. Aujourd'hui, nous avons une Première dame qui travaille. Il faut s’adapter. Ne soyons pas plus royaliste que le roi. On peut être journaliste culturel et ne pas interférer avec la politique »29. En septembre, elle devient ambassadrice de la fondation Danielle-Mitterrand40. Elle annonce par la suite renoncer à animer une émission de télévision sur D8, où elle était pressentie41.

Le 18 octobre, lors d’un déplacement à Chambly (Oise) pour la fondation Danielle Mitterrand, elle déclare finalement assumer le rôle de Première dame, reconnaissant avoir auparavant « tâtonné » : « On ne devient pas comme ça Première dame du jour au lendemain, mais j'éprouve maintenant une grande joie à faire ce genre de choses et je continuerai »42. Alors qu’elle visite une école française à l’occasion du voyage diplomatique de François Hollande en Algérie, elle déclare à des enfants à propos de son rôle : « Ça fait très peur, au début. On ne sait pas ce qu’il faut faire. Ensuite, on apprend, comme vous à l’école »43.
Vie privée[modifier]

En 1995, Valérie Massonneau épouse Denis Trierweiler1. Celui-ci est secrétaire de rédaction à Paris Match44, auteur, universitaire, traducteurgermaniste et spécialiste du philosophe Hans Blumenberg45,46. Une procédure de divorceest engagée en 200747. Elle garde le nom de son mari après leur divorce48,49,50 prononcé en 201047.

À partir du milieu des années 200017,18,19,20, elle entretient une relation avec François Hollande qu'elle a rencontré dans un contexte professionnel lors des élections législatives de 1988. Celui-ci envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2007, mais y renonce51. En octobre 2010, ils rendent publique leur union libre7.

Le 20 octobre 2011, elle porte plainte contre X pour « collecte et traitement illicite de données personnelles » auprès du parquet de Paris, à la suite de la parution le 4 octobre, du magazine L'Express affirmant dans un article qu'au début 2011, elle aurait fait l'objet d'une enquête sur son passé et son entourage de la part d'une section de la Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris52,53. Chargée par le parquet de Paris de mener des investigations, l'Inspection générale de la police nationale met en évidence que la fiche de Valérie Trierweiler est un faux mais clôt le dossier, sans chercher l'auteur du délit. Après avoir décidé de classer l'affaire54, le parquet de Paris confie à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) des investigations complémentaires réclamées par le préfet de policeMichel Gaudin55.

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