dimanche 27 janvier 2013

Prise d’otage, les algériens reconnaissent enfin avoir fait « des erreurs »

In Ameda
Tandis que le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « enlèvement suivi de mort » sur la prise en otages par un groupe islamiste de 41 étrangers et de centaines de travailleurs algériens sur un site gazier en Algérie, le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie reconnaît que les forces de sécurité de son pays ont fait des erreurs lors de la prise d’otages d’in Amenas.
Mourad Medelci a également admis que l’Algérie avait besoin de l’aide de la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme. Le gouvernement algérien a été abondamment critiqué pour avoir refusé l’aide extérieure et ordonné à ses soldats d’ouvrir le feu sur des véhicules remplis d’otages.
L’attaque du 16 janvier, qui a été revendiquée par une organisation liée à Al-Qaïda, a semé la panique parmi les travailleurs étrangers du complexe, qui ont pris la fuite dans le désert pour sauver leur vie. Les forces algériennes ont assiégé l’établissement pendant quatre jours avant de mener l’assaut final. Au moins 37 captifs et 29 ravisseurs sont morts dans l’incident.
Un bilan plus positif que négatif ?
Dans une interview accordé en marge du Forum économique mondial à Davos, M. Medelci a raconté que l’Algérie évaluait actuellement ses erreurs, mais que le bilan de son intervention était plus positif que négatif.
Il a ajouté que son pays allait probablement renforcer la sécurité sur les sites où des multinationales exploitent ses riches ressources en pétrole et en gaz, insistant sur le fait que les étrangers continueraient à travailler en Algérie et que c’était la meilleure attitude que l’on pouvait avoir par rapport au terrorisme.
Mourad Medelci a défendu le choix du gouvernement algérien d’attaquer plutôt que de négocier en disant que les mots ne pouvaient pas résoudre le problème. Le ministre a toutefois concédé que l’Algérie ne pouvait plus combattre le terrorisme seule et qu’elle avait besoin de soutien.
Il a précisé que ce n’était pas l’Algérie qui avait prise pour cible par les extrémistes islamistes, mais les investisseurs et travailleurs étrangers.
En revanche, Ali Benhadj, l’ancien chef du FIS dissous, approuve la prise d’otages
Ali Bendhadj
Ali Bendhadj
Si les (responsables) étaient sages, ils auraient pu les laisser partir ». Car pour lui, cet acte n’était pas du terrorisme. Le « terrorisme » est une « étiquette des Etats », dit-il. « Mais chez Dieu, nous ne sommes pas terroristes »
Quand à Tariq Ramadan, l’affaire est entendue : comme pour les attentats du 11 septembre, il s’agit d’un complot orchestré par l’ouest, et il ne refuse de croire à la présence fortuite des islamistes dans le Sahel désertique : « Leurs lieux d’installation et leurs méthodes d’opération pourraient bien être encouragés et orientés. »

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