dimanche 18 novembre 2012

L’auriez-vous cru ?

Dans un article (que vous pouvez lire ici) que j’avais rédigé il y a plus de 3 ans (déjà), j’évoquais la Cucaracha, chanson de la révolution mexicaine qui se révélait finalement un hymne  à la prise de marijuana pour avoir plus de courage pour aller au combat.
J’ai pire aujourd’hui pour vous. Nombre d’entre-nous (les moins jeunes) ont appris une fameuse comptine dans leur prime scolarité :

  • Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés
  • La belle que voilà, la laiss’rons nous danser (ou ira les ramasser selon les versions)
  • Entrez dans la danse, voyez comme on danse,
  • Sautez, dansez, embrasser qui vous voudrez


Cette innocente chansonnette de cours de récréation cache en vérité un message bien plus croustillant. Durant son règne et entre deux croisades, Saint-Louis (Louis IX) s’efforça d’éradiquer les maisons de prostitutions. Or, en ce XIII ème siècle, les bordels (appelons un chat un chat) avaient coutumes d’arborer au dessus de leurs portes une branche de laurier. Oui, bordel, justement. Ces lieux souvent insalubres et glauques n’étaient autres que des baraques faites de planches. A l’époque, le mot planche se disait « bord » en germain (ancêtre de l’allemand) que le français d’alors transforma en « borde ». Le terme bordel fit alors vite son apparition.

Louis IX, par un édit de 1254 fera interdire ces endroits de débauche. Mais la colère du peuple sera la plus forte et il révoquera son édit mais limitera alors le commerce charnel des « aimables dames » à certains quartiers de la ville.

Bref, le petit couplet ci-dessus évoque la nostalgie provoquée par la fermeture des cabanes sulfureuses. Chantonnerez encore cette ritournelle de la même façon ?


Consultez l'article complet sur le site Culture Générale


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