mardi 18 septembre 2012

Mohammed est un vrai Prophète


Mohammed cherchait-il le pouvoir et l'argent derrière la prophétie ?! Jamais ! Et si on compare entre le genre de vie que menait Mohammed (bénédiction et salut d'Allah sur lui) avant puis après sa prophétie, on ne doutera pas une seconde qu'il est un vrai Prophète d'Allah.
En effet, malgré qu'il ait vécu orphelin, il a passé toute son enfance et son jeune âge dans la tutelle de son oncle Abou Tâlib, qui était le grand chef de Qouraysh, et qui l'a inondé de tendresse et d'affection. Puis, à l'âge de 25 ans, il a épousé Khadija, la plus honorable et la plus riche des femmes de Qouraysh.
Donc, jusqu'à l'âge de quarante ans, Mohammed menait une vie paisible, et pratiquait librement son culte selon les prescriptions de la religion d'Abraham. En plus, il jouissait de l'amour et de l'estime de tout son peuple, les petits et les grands, vu son honorable généalogie et ses bonnes mœurs. Il n'avait pas donc la moindre raison logique qui le poussait à prétendre être Prophète, parce qu'il ne manquait de rien.
Et si on suppose qu'il cherchait derrière cela le pouvoir, la gloire et l'argent, ces intentions auraient apparu dans son caractère et son comportement depuis son jeune âge, et son peuple les aurait découvertes facilement. En plus, il avait la possibilité d'obtenir tout cela sans avoir à prétendre la prophétie, puisqu'il provenait, comme nous l'avons dit, d'une noble famille, et tout son peuple l'aimait.
C'est ce que disent la logique et la raison, et c'est ce que la réalité confirme aussi. En effet, les livres de l'histoire témoignent que le Prophète Mohammed était loin de penser à l'argent, à la gloire ou au pouvoir. On en trouve que les chefs de Qouraysh lui ont fait des propositions, à savoir : lui collecter de l'argent, de sorte qu'il sera le plus riche parmi eux, et de le nommer leur chef, contre quoi il délaisse l'appel à l'Islam. Mais il a refusé tout cela, et a répondu qu'il est vraiment Messager d'Allah !
Ils se retournèrent donc contre lui, et lui causèrent beaucoup de tort, jusqu'à tenter de l'éliminer. Il émigra alors à Médine (à environ 450 km au Nord de la Mecque) où il devint entouré par de nombreux adeptes, et bâtit un état islamique. Puis il revint victorieux à la Mecque, et des milliers d'arabes se convertirent à l'Islam. Mohammed devint alors le gouverneur de ce qu'on appelle aujourd'hui : l'Arabie Saoudite. Et il avait la possibilité à ce moment-là, s'il cherchait l'argent et la royauté, d'habiter les palais et d'être servi par les esclaves, comme faisaient les rois à l'époque.
Mais il a fait tout le contraire ! En effet, depuis qu'Allah l'a honoré par la prophétie à l'âge de 40 ans, et jusqu'à sa mort à l'âge de 63 ans, il était le plus ascète dans cette vie ici-bas, et le plus obéissant à Allah.
Ibn Mâjah rapporte en effet, d'après Omar ibn Al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « Je suis rentré (un jour) chez le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui). Il était (allongé) sur une natte (sorte de tapis). Je me suis assis (à ses côtés). Il portait seulement un izâr (sorte de vêtement qui couvre tout le corps). J'ai vu alors les traces de la natte (dessinées) sur son flanc (sur son côté). (J'ai regardé dans la chambre du Prophète), je n'ai trouvé qu'une poignée d'orge d'environ un boisseau et demi, de l'acacia (feuilles d'arbre servant au tannage des peaux d'animaux) dans un coin de la chambre, et une peau (qui n'a pas encore été tannée) suspendue (au mur) ! Je n'ai pas pu retenir mes larmes (en voyant ceci). Il (le Prophète) m'a dit alors : « Qu'est ce qui te fait pleurer, ô ibn Al-Khattâb ?! ». J'ai dit : « Ô Prophète de Dieu ! Pourquoi je ne pleure pas, alors que cette natte a laissé ses traces sur ton flanc, et votre armoire, je n'y vois dedans que ce que je vois (c.à.d. ne contient presque rien), et là-bas, Kisra (le roi des perses) et Qaysar (le roi des romains), vivent dans les fruits et les rivières, alors que toi tu es le Prophète d'Allah et son élu, et telle est ton armoire (et ta réserve) ?! ». Il a dit : « Ô ibn Al-Khattâb ! Ne te satisfait-il pas que l'au-delà (la vie future) soit pour nous et que cette vie ici-bas soit pour eux ?! ». J'ai dit : « Si ! ». (Sounans Ibn Mâjah - Vol 2 - P 1390 - N° 4153).
At-Tirmidhi rapporte, d'après Abdoullah (ibn Mass-oud), (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « Le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) a dormi sur une natte, puis s'est réveillé avec des traces de la natte sur son flanc. Nous (lui) avons dit alors : « Ô Messager d'Allah ! Si tu nous laisses te procurer un tapis (plus confortable) ? ». Il a répondu : « Qu'est-ce que j'ai à faire avec cette vie d'ici-bas ? (ou cette vie n'est pas mon but). Je ne suis dans cette vie que comme un chevalier (ou un passager) qui s'est reposé à l'ombre d'un arbre, puis l'a laissé et parti ». (Sounans At-Tirmidhi - Vol 4 - P 588 - N° 2377).
Al-Boukhâri rapporte, d'après Orwa (qu'Allah soit satisfait de lui), que Aïcha (l'épouse du Prophète, qu'Allah soit satisfait d'elle) lui a dit : « Par Allah, ô mon neveu (fils de ma sœur) ! Il nous arrivait de voir le croissant, puis le croissant (du mois suivant), trois croissants en deux mois, sans qu'un feu ne soit allumé (pour cuisiner) dans la maison du Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) ! ». J'ai dit : « Ô ma tante ! De quoi viviez-vous alors (de quoi vous nourrissiez-vous) ?! ». Elle a dit : « De deux choses : les dattes et l'eau. Sauf que le Messager d'Allah avait des voisins parmi Al-Ansâr, qui possédaient des brebis et qui lui envoyaient de leur lait, alors il nous en donnait à boire ». (Al-Jâma As-Sahih Al-Mokhtasar - Vol 2 - P 907 - N° 2428).
Concernant la prière du Prophète, l'imam Mouslim rapporte d'après Aïcha (l'épouse du Prophète, qu'Allah soit satisfait d'elle), qu'elle a dit : « Le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui), lorsqu'il faisait la prière (volontaire, non obligatoire, de la nuit), il priait (pendant de longues heures) à tel point que ses pieds s'enflaient. Je lui ai alors dis : « Tu fais cela bien que Allah t'a pardonné tes fautes passées et futures ?! ». Il a dit : « Ô Aïcha ! Ne dois-je pas donc être un serviteur reconnaissant ?! » (Sahih Mouslim - Vol 4 - P 2172 - N° 2820).
Concernant sa simplicité dans sa vie quotidienne, Ibn Hibbân rapporte d'après Aïcha (l'épouse du Prophète, qu'Allah soit satisfait d'elle), qu'on lui a demandé : « Que faisait le Prophète (bénédiction et salut d'Allah sur lui) chez lui ? Elle a dit : « Il cousait ses vêtements, réparait ses chaussures et faisait ce que font les hommes chez eux ! ». (Sahih Ibn Hibbân - Vol 12 - P 490 - N° 5677).
Concernant les biens qu'il a laissés après sa mort, alors qu'il était à l'époque le gouverneur de ce qui est connu aujourd'hui sous le nom de l'Arabie Saoudite, l'imam Al-Boukhâri rapporte, d'après Amrou ibn Al-Hârith (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « Le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) n'a laissé à sa mort, ni dirham, ni dinar (monnaie arabe), ni esclave, homme ou femme, sauf sa mule blanche qu'il utilisait comme monture, ses armes, et un terrain qu'il avait laissé (avant sa mort) à titre d'aumône ». (Al-Jâma As-Sahih Al-Mokhtasar - Vol 4 - P 1619 - N° 4192).
Concernant sa modestie, Abou Dâwoud rapporte, d'après Abou Oumâma (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « Le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) est venu vers nous (un jour) en s'appuyant sur un bâton. Nous nous sommes levés pour lui. Il a dit alors : « Ne vous levez pas comme se lèvent les non musulmans, les uns glorifient les autres ». (Sounans Abou Dâwoud - Vol 4 - P 358 - N° 5230).
Abou Dâwoud rapporte aussi, d'après Abou Mijlaz (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « Mouawiya est venu (un jour) vers Ibn Az-Zoubayr et Ibn Âmeur. Ibn Âmeur s'est levé, et Az-Zoubayr est resté assis. Mouawiya a dit alors à Ibn Âmeur : « Assis-toi, car j'ai entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) dire : « Celui qui aime que les gens se mettent debout pour lui, qu'il prépare alors sa place à l'Enfer ! ». (Sounans Abou Dâwoud - Vol 4 - P 358 - N° 5229).
Vous voulez peut-être dire, chère Madame, cher Monsieur, que tous ces Hadiths (paroles du Prophète) attribués à Mohammed pourraient être des mensonges que les musulmans ont fabriqués pour donner une belle image de leur Prophète !
Je jure au nom d'Allah, il n'y a de divinité autre que lui, que jamais, au cours de l'histoire, des gens ne se sont occupés de rédiger la biographie d'un Prophète ou d'un leader, comme l'ont fait les premiers musulmans avec Mohammed (bénédiction et salut d'Allah sur lui) !
Tous les détails, ou presque, de sa vie intime et publique, toutes ses paroles et tous ses actes, depuis sa prophétie et jusqu'à sa mort, ont été transcrits d'une fidélité étonnante, et gardés jusqu'à nos jours sous le nom de : Hadiths Prophétiques (ou paroles du Prophète), dans des livres nommés : Sahih Al-Boukhâri, Sahih Mouslim, Sounans At-Tirmidhi, Mousnad l'imam Ahmed, etc. Et si vous examinez de près la manière dont étaient transcrits les Hadiths dans ces livres, vous serez énormément étonné ! Tous les Hadiths commencent en effet par : Untel nous a rapporté, d'après untel, d'après... que le Prophète Mohammed (bénédiction et salut d'Allah sur lui) a dit ou a fait telle chose.
Ainsi, l'imam Al-Boukhâri par exemple, n'a rapporté dans son livre qui contient plus de 7000 Hadiths, que les Hadiths que, lui-même a entendus de la bouche de personnes qui, eux aussi, les ont entendus de la bouche d'autres personnes... jusqu'à l'arrivée au Prophète Mohammed (bénédiction et salut d'Allah sur lui) ! En plus, l'imam Al-Boukhâri n'a transcrit ces Hadiths qu'après être sûr que tous les rapporteurs dans cette chaîne sont dignes de confiance, sont dotés d'une bonne mémoire, et que chacun a vécu à l'époque de celui qui le précède dans la chaîne, et donc l'a vu et l'a entendu.
Est-il donc raisonnable après ceci, de prétendre que ces Hadiths sont inventés par l'imam Al-Boukhâri ?!
Non, c'est déraisonnable, surtout lorsqu'on sait que les rapporteurs étaient d'une grande vigilance quant à l'authenticité des Hadiths qu'ils rapportaient dans leurs livres, et qu'ils avaient toujours présent en mémoire le Hadith rapporté par Ad-Dârami, d'après Abou Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui), qu'il a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) dire d'en haut de la chaire (siège élevé en bois, sur lequel se met l'imam de la mosquée pour énoncer un discours) : « Ô gens ! Méfiez-vous de trop rapporter sur moi (ou à mon sujet) ! Et celui qui rapporte sur moi, qu'il ne dise que la vérité. (Car) celui qui rapporte volontairement sur moi ce que je n'ai pas dit, qu'il prépare alors sa place à l'Enfer ! ». (Sounans Ad-Dârami - Vol 1 - P 89 - N° 237).
Et même si on retrouve parfois le même Hadith, rapporté de différentes façons, chez Al-Boukhâri et Mouslim par exemple, ceci est normal, car le Prophète (bénédiction et salut d'Allah sur lui) n'a pas ordonné, le long de sa vie, à ses compagnons d'écrire ce qu'il disait et ce qu'il faisait. Mais il leur a incité d'écrire et de mémoriser seulement les versets de Coran.
Al-Hâkim rapporte en effet, d'après Abou Saïd Al-khoudri (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (bénédiction et salut d'Allah sur lui) a dit : « N'écrivez rien qui vient de moi (ou de ce que je dis) à part le Coran. Celui qui a écrit quelque chose de moi à part le Coran, qu'il l'efface ». (Al-Moustadrak à la Assahihayn - Vol 1 - P 216 - N° 437).
Puis, lorsque l'imam Al-Boukhâri et l'imam Mouslim et d'autres Imams ont commencé à rassembler les Hadiths, après la mort du Prophète, il était normal de trouver de légères différences entre les versions du même Hadith, parce que ceux qui l'ont rapporté se sont basés seulement sur leur mémoire, pour se rappeler de paroles qu'ils avaient entendues mais qu'ils n'avaient pas écrites à l'époque. Et si par exemple vous demandez à deux personnes qui venaient de sortir d'une salle de conférence, ce que le conférencier a dit à propos de tel point, vous aurez alors deux réponses légèrement différentes textuellement, mais qui vont dans le même sens.
En plus, la différence des versions donne encore plus de crédibilité au Hadith, car elle prouve que les paroles ont effectivement été prononcées, ou que l'événement a réellement eu lieu et non pas été inventé.
Reste à remarquer que les musulmans, lorsqu'ils citent un Hadith, ils mentionnent seulement le premier rapporteur de la chaîne et le dernier, pour ne pas ennuyer l'auditeur.
Pour conclure ce chapitre, nous disons que : si le Prophète Mohammed cherchait le pouvoir et la célébrité derrière sa prophétie, il aurait prétendu qu'il est fils de Dieu ou son associé ! Loin de lui et de tous les Prophètes de prétendre ceci ! Ils étaient tous fiers d'être serviteurs d'Allah, et demandaient à leurs adeptes de ne les jamais élever plus haut que cette position.
An-Nassâ-i rapporte d'après Anass (qu'Allah soit satisfait de lui), que des gens ont dit au Messager d'Allah (bénédiction et salut d'Allah sur lui) : « Ô le meilleur d'entre nous et le fils du meilleur d'entre nous, ô notre maître et le fils de notre maître ! ». Le Messager d'Allah leur a dit alors : « Ô vous les gens ! Dites ce que vous avez à dire, mais que satan (le diable) ne vous induise pas en erreur. Je ne veux pas que vous m'éleviez au dessus de mon rang qu'Allah, le Très Haut, m'a octroyé. Je (ne) suis (que) Mohammed fils d'Abdoullah, son serviteur et son Messager ! ». (Assounans Al-Kobrâ - Vol 6 - P 71 - N° 10078).


Islam



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