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mardi 1 octobre 2013

Le Pays Basque vote son autonomie en 1936.

Sous la seconde République, diverses propositions de statut d'autonomie ont été développées. En septembre 1931, le premier projet de statut qui inclut les provinces de Biscaye, du Guipuscoa, d'Alava et de Navarre, soutenu par les carlistes et les nationalistes basques est rejeté par les Cortes constituantes car il outrepasse les limites fixées par laConstitution. Une version modifiée incluant seulement les provinces basques de l'ouest (suite au refus exprimé par les représentants des municipalités de Navarre en 1932, à la suite d'un vote contesté) est également rejeté en 1934 par le Gouvernement du Parti Républicain Radical et de la Confédération espagnole des droites autonomes.

Finalement, le statut est approuvé le 6 octobre 1936 alors que la Guerre civile a déjà commencé. Tout comme dans le projet précédent, ce statut n'inclut pas la Navarre. Le premier Gouvernement autonome, présidé par José Antonio Aguirre du Parti nationaliste basque et composé de membres du Parti socialiste ouvrier espagnol, du Parti communiste espagnol, de l'Action nationaliste basque, de la Gauche républicaine et de l'Union républicaine, dure du 7 octobre 1936 au 30 mars de l'année suivante. Ce statut est ensuite supprimé par le régime franquiste.

vendredi 21 juin 2013

L’Espagne démantèle un réseau terroriste vers la Syrie


Ceuta-2

Michel Garroté, réd en chef –- Un réseau Al-Qaïda envoyant des combattants en Syrie a été démantelé, ce vendredi à l’aube, dans l’enclave espagnole de Ceuta, située au nord du Maroc. Huit personnes ont été arrêtées. Le réseau Al-Qaïda de Ceuta avait aussi une base dans la ville voisine de Fnideq, située au Maroc. L’opération a été menée conjointement à l’aube par la police nationale espagnole qui avait commencé à enquêter sur ce réseau en 2009, et, par la garde civile espagnole, qui avait commencé à enquêter sur ce réseau en 2011.

Le réseau terroriste hispano-marocain démantelé envoyait des djihadistes venus du Maroc, en partance depuis l’enclave espagnole de Ceuta, aux groupes affiliés à Al-Qaïda en Syrie, via la ville espagnole de Malaga, puis, la Méditerranée, et, enfin la péninsule anatolienne de Turquie ; ou encore, par le détroit de Gibraltar, puis via la Belgique et les Pays-Bas. Des dizaines d’individus, certains mineurs, sont partis de Ceuta et du territoire marocain via ce réseau terroriste.






Certains ont perpétré des attentats-suicides tandis que d’autres ont intégré des camps d’entraînement qui les ont préparés au djihad. Plusieurs groupes de djihadistes attendaient encore de faire bientôt le voyage depuis l’Espagne jusqu’en Syrie. Ce réseau, installé à Ceuta et Fnideq, réalisait un travail de recrutement, d’endoctrinement, d’organisation et de financement des voyages, en contact avec d’autres terroristes, et, suivant les directives de l’organisation terroriste al-Qaïda. L’opération menée conjointement par la police nationale espagnole et la garde civile espagnole continue, notamment à Ceuta.

Situés au sud du détroit de Gibraltar, l’enclave de Ceuta, celle de Melilla et l’île de Perejil sont des territoires espagnols. Gibraltar est un territoire britannique. Sous le gouvernement espagnol précédent – socialiste – des centaines de milliers de clandestins marocains ont été régularisés par la gauche au pouvoir. Ceux-ci sont déjà – ou deviendront bientôt – des citoyens espagnols et donc des titulaires d’un passeport communautaire. C’est là tout le paradoxe de la lutte antiterroriste : tenter de démanteler des réseaux Al-Qaïda tout en perdant le contrôle de l’immigration musulmane de peuplement.

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté www.dreuz.info



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