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dimanche 14 juillet 2013

Pourquoi Marzouki et Ennahda devaient être chassés avant Morsi et les Frères musulmans ?





L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les gens sensés pleins de doutes...


Entre les présidents égyptien et tunisien, il y a des similitudes frappantes, jusqu’aux premières lettres de leurs noms : Mohamed Morsi (M.M) et Moncef Marzouki (M.M). Les deux sont la risée de leurs peuples qui se sont très vite rendu compte des limites intellectuelles et de l’incompétence criante de ces deux imposteurs hissés à la tête de leurs pays par un caprice de l’histoire. Si les Egyptiens ont traduit en acte leur colère, les Tunisiens retrouvent leur passivité atavique. Et pourtant, ces derniers avaient mille fois plus de raisons de « dégager » Marzouki que les Egyptiens à chasser Morsi. Pourquoi ?

On ne peut qu’être satisfait par le mouvement de colère qui a ébranlé, ensuite délogé Mohamed Morsi du pouvoir. Radicalement opposés aux islamistes, les dernières nouvelles parvenues du Caire ne peuvent que nous réjouir. Cet incapable, qui s’est pris pour le « pharaon » d’Egypte, a oublié la leçon de son prédécesseur, Hosni Moubarak, à savoir que le soutien américain est à géométrie variable ! L’armée égyptienne vient de faire la preuve que, malgré les pressions subies depuis février 2011 par les manœuvres sournoises de l’administration américaine, elle est restée patriotique. En tant que Tunisiens, nous aurions espéré que notre pays soit précurseur d’un tel réveil nationaliste. Au risque de nous soupçonner encore une fois de favoritisme à l’égard d’un ancien ambassadeur, ce qui s’est produit en Egypte, c’est exactement ce que Mezri Haddad attendait de l’armée tunisienne, lorsqu’il a publié son « Appel en 7 points », le 13 juin 2012 (voir ci-dessous). Une fois de plus, il a vu juste, même s'il n’a pas été écouté.

Et pourtant, il nous est difficile de passer sous silence la légitimité démocratique de ce Frère musulman qui est arrivé au pouvoir par la volonté générale des Egyptiens. En juin 2012, en effet, le peuple égyptien avait démocratiquement élu Mohamed Morsi. Il nous est difficile aussi d’occulter le fait qu’il n’y est que depuis un an, comme l’a dit et répété son frère en secte, Youssef Qaradaoui, dans son ultime supplique au peuple égyptien pour sauver le soldat Morsi.

Quoique l’on pense de ces événements, depuis la chute de Hosni Moubarak, en une année, les Egyptiens ont organisé des élections législatives et présidentielles. Ils se sont choisi des députés et un président. Ils ont adopté une constitution. A l’inverse de la Tunisie, où il n’y a toujours pas de constitution, où le président actuel n’a pas été élu démocratiquement mais désigné par Rached Ghannouchi, et où l’assemblée constituante a perdu son honneuir et sa légalité depuis déjà un an. Logiquement donc, c’est Moncef Marzouki, la vitrine « laïque » du mouvement islamiste, qui plus est non élu au suffrage universel, qui aurait dû être balayé, ainsi que la section tunisienne des Frères musulmans.

Ajoutons à cela le fait qu’en Egypte, Mohamed Morsi n’a pas été publiquement humilié par le roitelet du Qatar, venu en Tunisie en tant que libérateur, pour apprendre, dès son arrivée à l’aéroport, à celui qui faisait office de président provisoire, lui apprendre « comment se tenir et comment saluer » ! Une humiliation non pas de Moncef Marzouki qui n’a aucune dignité, mais du peuple tunisien. Il n’y a pas eu non plus d’assassinats politiques, comme ce fut le cas de Tarek Mekki et Chokri Belaïd. Il n’y a pas eu de livraison d’anciens hauts responsables libyens comme ce fut le cas de Baghdadi Mahmoudi, livré à ses tortionnaires contre argent. Il n’y a pas eu autant de vol et de corruption des nouvelles « élites » dirigeantes. Il n’y a pas eu autant d’exportation de terroristes vers la Syrie. Il n’y a pas eu d’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis. Il n’y a pas eu des événements de la même gravité que ceux de Djebel Chaambi…Autant de raisons qui auraient dû radicaliser la société civile et l’opposition contre ces usurpateurs au pouvoir, et mobiliser la rue comme cela vient de se produire en Egypte. Pourquoi donc la Tunisie, cellule mère du printemps islamo-atlantiste n’a-t-elle pas bougé ?

Primo, parce que nous n’avons pas la même armée. Si l’armée égyptienne avait ses raisons pour se soumettre aux exigences américaines en février 2011, tout comme l’armée tunisienne en janvier 2011, il n’en demeure pas moins vrai que les hauts gradés égyptiens n’ont pas perdu un iota de leur patriotisme nassérien. Ils viennent d’en faire la démonstration spectaculaire au grand dam de l’administration américaine, qui ne sait plus sur quel pied danser et dont le jeune président Barack Hussein Obama a, à demi-mots, soutenu Mohamed Morsi en l'appelant de tenir compte des réformes qu'exige le peuple égyptien. Au lieu d’un tel réveil patriotique, notre général Rachid Ammar, qui n’a jamais dit « Non à Ben Ali » mais « Oui, Oui, aux Etats-Unis », a préféré déserter plutôt que de sauver le bateau ivre tunisien qui s’achemine vers une somalisation certaine, selon ses propres dires à la télévision tunisienne, devant des milliers de télespectateurs. Une telle attitude se résumerai au célèbre « Courage, fuyons » ! Les crédules et les imbéciles parlent aujourd'hui de ce général traitre comme d'un futur sauveur de la Tunisie puisqu'on lui prête maintenant des ambtions présidentielles. Il n'en a ni la stature, ni la culture, ni encore moins le patriotisme.

Secundo, parce que nous n’avons pas la même opposition, qu’elle soit libérale ou gauchiste. Avant même les élections de juin 2012, l’opposition égyptienne s’est gardée de toute compromission avec les Frères musulmans. Elle s’est réorganisée en intégrant les anciens cadres et militants du « Parti national démocratique » qui gouvernait le pays sous la présidence de Moubarak. Ses dirigeants ne sont pas devenus des abonnés à l’ambassade des Etats-Unis au Caire, à l’exception de Mohamed El-Baradei, que les Américains gardent sous la main au cas où…On ne peut pas en dire autant de l’opposition tunisienne, mis à part trois ou quatre partis politique qui sont plus ou moins marginalisés.

Tertio, parce que nous n’avons pas la même élite intellectuelle ni les mêmes journalistes. Les critiques violentes des figures emblématiques de l’intelligentsia égyptiennes et des journalistes, n’ont pas eu leur équivalent en Tunisie. Même les plus audacieux, comme Amor S’Habou, Nizar Bahloul, Moez Ben Gharbia, ou Soufiane Ben Farhat, n’ont jamais atteint, dans leur critique d’Ennahda et de Moncef Marzouki , le niveau des journalistes égyptiens à l’égard des Frères musulmans et du président Morsi. Tous les observateurs étrangers s’accordent aujourd’hui à dire que la rue égyptienne a bougé parce que la presse écrite et audiovisuelle dans ce pays a crée les conditions psychologiques et politiques d’un tel soulèvement populaire.

Afin que nos lecteurs ne nous prennent pas pour des dupes, on doit ajouter à ces trois paramètres de dissemblance entre le cas égyptien et le cas tunisien, un quatrième facteur, qui est déterminant et même plus important que ceux déjà mentionnés : le poids de la Tunisie dans la géopolitique américaine, en comparaison avec celui de l’Egypte. Il n’y a pas le moindre doute que dans le séisme politique que l’Egypte vient de connaître, deux impondérables y sont pour beaucoup : la victoire de la Syrie sur les mercenaires islamo-fascistes, et le coup de balai américain dans les écuries qataries. Après deux années d’acharnement, les Américains ont compris que le régime syrien ne tombera pas, et que la fumisterie du « printemps arabe » s’est arrêtée aux murailles infranchissables de Damas. Ce en raison de quoi Barack Hssein Obama a voulu s’en laver les mains tel Ponce Pilate, en lâchant l’émir pantin du Qatar et son vizir carpette. Pour les initiés, ce fut un tournant décisif dans la stratégie américaine, qui passe de l’appui massif pour l’international islamo-terroriste, à la neutralité pragmatique...en attendant d'autres revirements selon les conjonctures et les évolutions. Ce changement n’est donc pas irréversible, mais son impact a été immédiat sur l’Egypte.

Reste par conséquent la question que tous les Tunisiens se posent : le séisme égyptien peut-il avoir des conséquences sur la situation tunisienne ? En d’autres termes, la Tunisie qui a contaminé l’Egypte par sa vraie fausse révolution, peut-elle être influencée à son tour par la véritable révolution qui vient de se produire au pays de Nasser ? La rue, soutenue par l'armée, va t-elle se mobiliser pour chasser du pouvoir Rached Ghannouchi et sa marionette Moncef Marzouki ?

La réponse est oui, si et seulement si les trois paramètres que nous avons indiqués changent. C’est-à-dire si l’armée, ou ce qu’il en reste après sa purge, prend conscience des périls qui menacent la sécurité du pays ; si l’opposition, y compris l’UGTT, arrête de se prostituer et de se disputer le pouvoir ; et si les journalistes suivent l’exemple de leurs collègues égyptiens en faisant preuve de courage et en exprimant le ral-bol général des Tunisiens à l'égard des tocards de la Troïka et des corrompus qui ont fait main basse sur la Tunisie. Le peuple tunisien ne bougera pas tant que les élites militaires, politiques, intellectuelles, journalistiques et syndicales n’auront pas changé d’approche et de praxis politique. C’est-à-dire tant qu’elles n’auront pas placé les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus de leurs petits et mesquins calculs politiques. Tous ceux qui redoutaient le « châtiment » américain ou la colère de l'Oncle Sam devraient savoir que les Yankees s’accommodent toujours du fait accompli. Le cas syrien, et désormais égyptien, le prouve amplement.

Karim Zmerli -
Afrique Asie

jeudi 17 janvier 2013

Scandale à Carthage

 Marzouki a demandé à Hollande de « solder l’héritage Sarkozy », en oubliant lui-même de solder l’héritage Ben Ali. Dans l’interview accordée à BFM-TV, un détail a échappé aux observateurs tunisiens et français, mais pas à Tunisie-Secret : dans le salon où s’est déroulée cette interview, un trophée symbolisant le 7 novembre 1987, que le locataire très provisoire de Carthage a oublié de retirer ! Ainsi, Moncef Marzouki qui s’est, une fois de plus, érigé en donneur de leçons à la France et même en réformateur du « système mondial », demande à François Hollande de « solder l’héritage » de son prédécesseur sans se rendre compte que dans le salon où il reçoit son visiteur, trône le symbole suprême de l’ancien régime. Comme le ridicule ne tue plus dans cette république bananière, il dit même au journaliste de BFM-TV : « Nous sommes entrain d’enterrer l’ancien sans que le nouveau soit tout à fait là ». T.S va prouver à ses lecteurs que l’ancien est non seulement encore là, mais qu’il est juste en face de ce président fantoche. Enquête exclusive sur un scandale explosif.
Scandale à Carthage : Moncef Marzouki nostalgique du 7 novembre. Voici la preuve
Pourquoi Tunisie-Secret s’est arrêtée sur ce détail ? D’abord parce que Moncef Marzouki est un sacré menteur. En novembre 1987, comme Rached Ghannouchi et bien d’autres révolutionnaires aujourd’hui, il a été parmi les premiers à féliciter Ben Ali après son accession au pouvoir. Ensuite, parce qu’après sa nomination comme président par Rached Ghannouchi, il a continué à mentir, notamment lorsqu’il a déclaré aux Tunisiens qu’il a sorti des caves du palais le grand portrait de Bourguiba pour l’exposer dans un salon du palais. C’est absolument un mensonge, ce portrait a toujours été exposé dans la grande galerie du palais de Carthage, aux côtés de tous les Beys husseinites qui se sont succédés à la tête de la Tunisie. Marzouki fait semblant de respecter Bourguiba. A part l’hypocrisie, la duplicité et la démagogie, Marzouki partage avec Ghannouchi une haine pathologique à l’égard du « combattant suprême », Habib Bourguiba. Troisième raison, ce président a eu pour premier conseiller un ancien haut cadre du RCD, qui a démissionné depuis que T.S a révélé ce scandale, et il a nommé à la tête de l’Institut d’Etudes stratégiques un certain Tarek Kahlaoui, ancien militant d’Ennahda, ancien cadre-chercheur au sein d’Al-Jazeera, ancien et actuellement collaborateur de Freedom House, et ancien lèche-botte de Sakr El-Materi. Ceci pour l’introduction.

Des phrases qui en disent long sur Moncef Marzouki
          

Avant le croustillant, on commence par quelques autres petits détails qui sont pour nous tout aussi importants que le scoop déniché aujourd’hui par T.S. Cette récente interview accordée à BFM-TV que nos lecteurs peuvent visualiser intégralement sur d’autres sites, commence par la question d’un journaliste qui maitrise son métier et qui connait les règles de la bienveillance : « deux ans après le départ du président Ben Ali, un an après votre arrivée à la présidence, quel bilan… ». Ce journaliste français de BFM-TV ne parle pas de « président déchu » ou du «Al-rais al-maklou », comme certains scribouillards et politicards endoctrinés par les propagandistes islamistes d’Al-Jazeera, mais du « président Ben Ali » ! Nous adhérons et nous employons dans T.S tous les autres termes - dictateur, autocrate, tortionnaire, corrompu…- mais pas les termes qu’Al-Jazeera fabrique et que certains tunisiens reprennent comme de vulgaires perroquets et de misérables esclaves de la chaine qatarie.

Second détail : sur la petite table qui sépare le journaliste français du président provisoire, il n’y a pas un vert de thé ou de café, pas même une bouteille d’eau. C’est plutôt curieux dans un pays où les Tunisiens, gouvernants comme les gouvernés, savaient recevoir l’étranger. Mais ce n’est pas étonnant dans un palais où certaines secrétaires se promènent en « chlakha  », selon le témoignage du journaliste tunisien Safi Saïd, qui dit d’ailleurs lui-même n’avoir pas eu droit à un verre d’eau !

Troisième détail, Moncef Marzouki déclare au journaliste : « Notre constitution va fonder la Tunisie pour un siècle ou deux siècles ». Après le débat hautement intellectuel de cette illégitime et médiocre Assemblée constituante, sur la charia et la complémentarité de la femme par rapport à l’homme, on s’attend plutôt à ce que cette constitution fasse reculer la Tunisie d’un ou deux siècles.

Quatrième détail, Marzouki dit : « Les jeunes veulent manger les fruits d’un arbre qui vient d’être planté…C’est une difficulté d’ordre psychologique » ! Tenez donc, cela voudrait dire que les jeunes qui croient avoir fait une grande « révolution » et grâce auxquels Marzouki est aujourd’hui à Carthage et les islamistes au pouvoir, que ces jeunes ont un problème psychologique. Peut-être, après tout ! Et nous en faisons partie.

Cinquième détail au sujet de l’affaire Rafik Bouchlakha, qui a été révélée par Olfa Riahi, Marzouki dit : « Il y a en Tunisie une liberté d’expression qui comporte beaucoup d’effets pervers, beaucoup d’accusations… ». Ainsi, les coucheries de Bouchlakha avec sa « cousine » au Sheraton et aux frais de la princesse n’est pas une affaire très grave révélée par une journaliste qui fait son travail, mais un effet pervers, une accusation qui découle d’une liberté d’expression mal comprise.

Sixième détail, Marzouki déclare : « J’ai fait mon boulot, j’ai fait mon métier en tant que président ». Ceux qui l’ont précédé à cet endroit, le grand président Bourguiba et le général Ben Ali, ne considéraient pas la présidence comme un métier, encore moins comme un boulot, mais comme une vocation, un sacerdoce au service de la nation. Marzouki fait effectivement son boulot de président fantoche, désigné par Rached Ghannouchi pour services rendus à la cause islamiste, et chargé de mener le pays jusqu’à l’accomplissement de la dictature religieuse.

Une œuvre d’art qui représente le 7 novembre 1987 et que Marzouki conserve à Carthage
         

Venons-en maintenant au détail qui a échappé à tous le monde. Dans ce salon présidentiel où s’est déroulée cette interview (voir vidéo ci-dessous), juste derrière le journaliste de BFM-TV, on remarque un trophée représentant le chiffre 7 avec au-dessus une forme circulaire. Intrigué par cet objet qui orne ce salon, Tunisie-Secret a voulu en savoir davantage. Nous avons donc mené notre enquête et le résultat est accablant : nos informateurs, y compris au palais, nous ont affirmé que ce trophée est à cet emplacement depuis des années et qu’il s’agit d’un cadeau offert par le ministère de la Culture avec cette inscription gravée : « A Monsieur le Président de la République, Zine Al-Abidine Ben Ali, l’artisan du changement historique » ! Que la forme circulaire au-dessus du 7 représente en réalité un disque, puisque l’événement immortalisé par ce trophée était a priori un festival de la chanson. Ce sont les seul éléments qui étaient en notre possession avant de mener notre enquête. Voici ce qu’elle révèle.

Il s’agissait en effet de la neuvième édition du festival de la chanson tunisienne, qui a été organisé en 1996 par le ministère de la Culture. Le trophée en question a couté très cher et il a été fabriqué en France. Et pour cause : il a été réalisé (moulage) par la Fonderie d’Art Landowski, nom du célèbre sculpteur figuratif et fondeur Paul-Maximilien Landowski. C’est dans cette Fonderie familiale qu’ont été réalisé les 7 d’Or, les Molières et même certains Oscars de films ou chansons américains. Quant au sculpteur de ce trophée, il s’agit du non moins célèbre Edgar Morineau, celui qui a crée pratiquement tous les disques d’or en France. On est pour le moins surpris que les tunisiens aient fait appel à une Fonderie et à un sculpteur aussi renommés et onéreux. Tunisie-Secret a alors voulu en savoir plus.

Nous nous sommes donc rendus à la Fonderie d’Art Landowski où nous avons découvert le mystère. Ce trophée n’a pas été commandé et payé par le ministère tunisien de la Culture, mais par un richissime homme d’affaire franco-tunisien dont nous préserverons ici l’anonymat. Nous avons appris que ça lui a couté à l’époque 3 millions de francs (450 000 euros), c’est-à-dire 900 000 dinars, pour les six trophées ; car il y a eu six, en effet. Cette année-là (1996), le 1er prix a été attribué à la chanteuse Dorsaf el-Hamdani. Le second prix à été attribué à Saber Rebaï, et le troisième prix, à Chokri Bouzayane. L’homme d’affaire franco-tunisien a gardé pour lui un exemplaire. Un autre a été conservé par la Fonderie Landowski dont nous avons pris la photo ci-jointe. Quant au sixième, c’est celui qu’on voit dans le salon du palais et qui a été offert à Ben Ali par le ministre de la Culture en 1996, M. Salah Bakkari.

Cela vaudrait plus cher que les slips de Ben Ali

Telle est donc l’histoire de ce trophée que Moncef Marzouki a gardé au palais de Carthage et qui représente le symbole même de l’ancien régime que ce président provisoire est « entrain d’enterrer ». Compte tenu de la valeur, pas symbolique mais financière de cette œuvre d’art, Marzouki devrait enlever ce trophée du palais et le remettre au salon d’exposition et de vente des montres, des costumes, des cravates, des chaussettes, des slips de Ben Ali, ainsi que des bijoux de Leila Trabelsi qu’elle a probablement reçu comme cadeaux des princesses du Golfe à l’époque où elle trônait sur la Tunisie. Cette œuvre d’art estimée aujourd’hui par les amateurs d’art et les collectionneurs entre 500 000 et 800 000 euros, compte tenu de la signature d’Edgar Morineau et de Landowski, et qui pèse 11 Kg de bronze véritable patiné à l’ancienne, selon les Fonderies Landowski, pourrait être vendue aux enchères et l’argent pourrait servir à renflouer les caisses d’un Etat qui a fait faillite en deux ans. A moins de consacrer cet argent à la construction de la grande mosquée Ghannouchi dans sa ville natale, ou à la reconstruction du mausolée de Sidi Bousaïd, récemment dévasté par les flammes de l’obscurantisme. Ou, ce qui serait encore mieux, de l’offrir à la sainte Mannoubia Bouazizi, la mère du premier « martyr » de la révolution du jasmin, qui mérite bien un mausolée.
Tunisie-Secret.com

Karim Zmerli avec la collaboration N.B           






Scandale à Carthage : Moncef Marzouki nostalgique du 7 novembre. Voici la preuve



jeudi 10 janvier 2013

Mustapha Abdeljalil s’est réfugié en Tunisie

Abdeljalil a rencontré Marzouki et, de façon secrète, Rached Ghannouchi, les suppliant de lui accorder le refuge en Tunisie, où une partie de sa famille se trouve déjà. Marzouki y serait favorable mais pas Ghannouchi, qui n’agit qu’en étroite concertation avec son ami Abdelhakim Belhaj, l’ancien bras droit de Ben Laden, le soldat de BHL, l’actuel homme fort de la Libye et le principal mercenaire du Qatar en Syrie. A moins de payer une rançon pour alimenter encore les caisses d’Ennahda !
Mustapha Abdeljalil s’est réfugié en Tunisie, à ses risques et périls !


Premier à avoir trahi la Libye, Mustapha Abdeljalil, ancien président du Conseil National de Transition (CNT), s’est rendu la semaine dernière en Tunisie où il espère s’installer définitivement, se sentant menacé dans son pays. Il a pu quitter la Libye alors qu’il était frappé d’une mesure d’interdiction de voyager, a priori en raison de l’affaire Abdelfattah Younès, le général félon qui aurait été assassiné par les terroristes d’Abdelhakim Belhaj, sous les ordres du Qatar, et qui, selon nos informations, a été liquidé par des éléments kaddafistes . A priori, car le tribunal militaire de Benghazi l’avait accusé, le 13 décembre dernier « d’abus de pouvoir et de tentative d’émiettement de l’unité nationale » et que dans le cadre de cette affaire, il devait comparaître devant ce tribunal militaire le 20 février prochain ! Des traitres et des pantins des Etats-Unis, du Qatar, d’Israël, de la Turquie et de la France, qui parlent d’unité nationale !!! En réalité, ce procès contre Mustapha Abdeljalil s’inscrit dans la guerre que se livrent les différents protagonistes de la tragédie libyenne, chacun agissant soit sous la houlette des Frères musulmans, soit celle des wahhabites, soit encore celle d’Al-Qaïda.



Selon l’AFP, sur la base d’une source du tribunal militaire libyen qui a requit l’anonymat, Mustapha Abdeljelil est arrivé à Tunis à l’invitation de Moncef Marzouki. Ce n’est pas tout à fait exact puisque, selon nos informations, c’est à l’aéroport de Tripoli et devant la police, que Mustapha Abdeljalil a évoqué une invitation officielle du président provisoire tunisien, ce que la présidence tunisienne a confirmé à la police des frontières libyennes. Abdeljalil a persuadé Marzouki qu’il voulait s’enquérir de l’état de santé de sa fille qui serait hospitalisée dans une clinique en Turquie, que par conséquent, il ne fait que transiter par Tunis avant de se rendre à Ankara. L’information (AFP) suivant laquelle une source du tribunal militaire libyen a déclaré que Mustapha Abdeljalil a pris une autorisation du tribunal pour se rendre en Turquie (et non pas en Tunisie) est également fausse. Une information du même tribunal militaire, par la voix de l’un de ses membres, Majdi al-Baraassi, l’a d’ailleurs infirmé en déclarant que « l’ex-chef du CNT a été laissé en liberté sous caution, mais une interdiction de voyager a été émise à son encontre jusqu’à sa comparution comme accusé devant le tribunal militaire de Benghazi, le 20 février prochain ».




C’est donc de façon illégale que l’ancien chef des sicaires libyens a pu quitter Tripoli pour Tunis. La raison du départ précipité d’Abdeljalil Mustapha est la crainte de se faire liquider physiquement comme beaucoup d’autres, notamment Jomaa al-Jazwi, qui a été assassiné en juin dernier, ou de subir une lourde peine d’emprisonnement pour son implication dans l’assassinat du général Abdelfattah Younès, dont il avait lui-même annoncé la mort le 29 juillet 2011 et dont le corps a été criblé de balles et brûlé. L’ex-chef du CNT a paniqué après son interrogatoire devant le tribunal militaire d’Al-Marj, à une centaine de Km de Benghazi, mardi 1er janvier 2013. Son complice dans l’invasion de la Libye, Mahmoud Jibril, principal pion du Qatar, est d’ailleurs lui aussi convoqué devant ce tribunal militaire.




Selon nos informations, Mustapha Abdeljalil n’a toujours pas quitté la Tunisie pour la Turquie. Le fait de loger dans une villa à Gammarth et non pas dans un hôtel, indique qu’il compte y résider définitivement. Après le retournement de situation en Syrie, Ankara aurait fait savoir à Abdeljalil Mustapha qu’il était indésirable en Turquie. Non guère que la Turquie a l’intention de se dégager du bourbier syrien après l’accélération de l’éradication des terroristes et des mercenaires étrangers qui y mènent la guerre, mais pour s’y empêtrer davantage ! Le principal chef de ces terroristes et mercenaires du Qatar et d’Arabie Saoudite est en effet Abdelhakim Belhaj, l’ancien bras droit de Ben Laden, qui est entrée en « libérateur » de Tripoli, la main dans la main avec l’autre guide spirituel de la « révolution libyenne », Bernard Henri-Lévy ! L’invasion de la Libye accomplie, Abdelhakim Belhaj avait reçu à l’époque des instructions pour s’installer aux frontières syro-turques avec un millier d’islamo-terroristes dont 600 libyens (voir les articles du The Daily Telegraph de novembre 2011).



Après un court passage à Tunis, le mois dernier, pour de soi-disant soins médicaux, Abdelhakim Belhaj est tout de suite retourné en Turquie pour persuader ses terroristes libyens, tunisiens, égyptiens, tchétchènes, anglais, français et australiens, tous de confession islamique et d’idéologie islamiste, de retourner sur le front syrien. Des informations de la presse écrite américaine, notamment le New York Times, indiquent que plusieurs bataillons de « l’armée libre syrienne » battent en retraite et se replient sur leurs bases arrières turque et jordanienne. Beaucoup d’entre eux essayent de regagner leurs pays d’origine, où ils vont pouvoir mener à bien leur mission djihadiste au nom d’Allah, de l’islamisation de l’univers…et du magnifique « printemps arabe » ! Quant à Mustapha Abdeljalil, il devrait se trouver un autre pays d’exil. Rached Ghannouchi pourrait tout à fait le livrer à ses amis libyens, contre argent, à l’instar de Baghdadi Mahmoudi, qui agonise en ce moment dans les geôles libyennes.www.tunisie-secret.com
  
Karim Zmerli                 






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