jeudi 27 juin 2013

Rachid Ammar, l'héros de la révolution tunisienne démissionne

 Lundi 24 juin, le chef d'état-major interarmes tunisien, le général Rachid Ammar, a soudainement annoncé qu'il quittait ses fonctions. « J'ai demandé à bénéficier de mon droit à la retraite, ayant atteint l'âge limite [...]. Je l'ai demandé samedi au président et il a accepté mon départ », a déclaré le gradé de 65 ans dans une émission de télévision en direct.
Rachid Ammar, l'héros de la révolution tunisienne démissionne
Le nouveau retraité de l'armée tunisienne a joué un rôle crucial dans la réussite du Printemps Arabe en Tunisie. Il est l'homme qui a dit « non » à l'ordre émis par Ben Ali de tirer sur les manifestants. « D'accord pour déployer les soldats afin de calmer la situation, mais l'armée ne tirera pas sur le peuple », a-t-il répondu à la demande de l'ancien raïs de la République tunisienne.

Contacté après pour prendre la tête du pays au lendemain du départ de Ben Ali, le Général a refusé fermement cette proposition. Il a plaidé au contraire pour le respect de la Constitution qui stipule dans ces situations exceptionnelles, la nomination du Foued Mbezzaâ -le président de la Chambre des députés- comme président par intérim.

Des hommes tel que ce Général, souvent, on ne les voit pas courir les rues. Pour le malheur des peuples arabo-musulmans, ces perles précieuses deviennent de plus en plus en rares dans notre monde. Dans notre monde arabo-musulman, la majorité des cadres de l'armée est assoiffée de l'argent ou du pouvoir, prête à tirer sur le peuple pour préserver son emploi voire pour avoir plus de primes ou une augmentation de salaire.

Cela était nombreuses fois le cas en Irak, la Libye et la Syrie. Cela était le cas en Algérie le 5 octobre 1988, au Bahreïn le 17 février 2011, en Arabie Saoudite le 10 mars de la même année, etc. Cela était également le cas au Maroc en juin 1981. A Casablanca, pour être plus précis, l'armée marocaine censée protéger la vie du peuple marocain a donné la mort à des centaines de marocains.

L'USFP parle de 637 morts. Le PPS affirme lui 800 morts. Les journaux étrangers ont parlé de 600 à 1000 morts, sans parler des 5000 arrestations. Le chiffre minimum dont on parle, c'est trop ! Les mains de notre armée sont sales, très sales même. Ses cadres, leur histoire est tout sauf "rose"… pas comme celle de Rachid Ammar qui a marqué l'histoire en tant qu'héros, non en tant que bourreau qui a souillé l'image de sa fonction, son institution, par sa trahison et ses crimes contre son peuple.

Mes respects à ce Général… et à bas les traîtres, responsables des malheurs de nos peuples !


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