vendredi 25 janvier 2013

Les palestiniens (alias jordaniens) élisent un nouveau gouvernement…

Le Roi de Jordanie et sa femme palestinienne, Rania.




















Les palestiniens, qui représentent 80% de la population « jordanienne », ont voté mercredi pour un parlement avec une autorité plus large, alors que la monarchie cède une partie de ses pouvoirs pour tenter d’empêcher la dissidence frémissante de déborder en un soulèvement arabe définitif.

Le Roi de Jordanie et sa femme palestinienne, Rania.

Plus particulièrement, la nouvelle législature sera en mesure de choisir le Premier ministre, d’annuler des réformes royales et d’en proposer d’autres « venues du peuple. » La politique étrangère et les questions de sécurité restent cependant – du moins pour l’instant – dans les mains du roi.

L’édition 2011 des soulèvements du printemps arabe dans la région a déclenché une vague de manifestations en Jordanie, mais rien de comparable avec l’Egypte, la Libye, la Tunisie, la Syrie et le Yemen.

C’est justement pour éviter de copier le roi à mis en place cette élection, affirmant que le pays est « désormais une plus grande démocratie. » Laissez nous rire.




D’ailleurs, l’opposition et les bédouins rejettent l’idée du vote et disent qu’il s’agit d’un simple stratagème politique pour faire beau aux « yeux des incultes et des américains. » Seuls quelques-uns des 1.500 candidats en lice sont affiliés à des partis. Les allégations d’achat de voix sont nombreuses. «Il n’y a pas de programme dans les campagnes des candidats», regrette un ancien sénateur, Sheikh Talal al Madi. «Les campagnes sont dirigées par l’émotion et se basent davantage sur les relations personnelles que sur des programmes constructifs.»

En fin de journée, 56.5% des personnes autorisées à votée l’avait fait (2.3 millions d’inscrits). Selon l’observateur européen du vote, « il n’y a eu que quelques violations des règles… » s’est il félicité.

Les Frères musulmans sont la formation la plus populaire en Jordanie, bénéficiant d’un fort soutien dans les villes, en particulier auprès des Palestiniens les plus pauvres. Mais en vertu du système électoral, les circonscriptions rurales, faiblement peuplées, où les tribus pro-gouvernementales sont puissantes, obtiennent un poids plus important au parlement que les circonscriptions pauvres et urbaines où dominent les Palestiniens et où les Frères musulmans trouvent leurs appuis. «C’est un simulacre d’élections dont les résultats ne feront qu’entamer la crédibilité du futur parlement», prédit Zaki Bani Roucheid, numéro deux des Frères musulmans.

Par Niso Amzar – JSSNews

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