mardi 8 janvier 2013

Ennahda pille les caisses de l’Etat.



Alors que l'Etat tunisien est quasiment en faillite financière, le gouvernement usurpateur décide de dédommager les "victimes" de l'ancien régime à coup de millions de dinars. Ainsi, les anciens comploteurs et terroristes se font récompenser, alors que les blessés de la "révolution" attendent qu'on leur rende justice. 




Dans un Etat de droit, il revient à la justice de réparer les erreurs judiciaires et de rétablir les victimes dans leurs droits. Les tunisiens auraient fait une « révolution » pour un Etat de droit, il revient par conséquent à la seule justice tunisienne de se déjuger elle-même d'abord en innocentant des justiciables qu'elle aurait condamnés à tort, ensuite de juger du bien-fondé des demandes de réparation du préjudice moral et matériel qui doit être dûment prouvé et avéré de tous les islamistes qui ont connu la prison et qui ont été condamnés par les tribunaux tunisiens et pas uniquement pour de simples délits d'opinion. 




Tout indique, en effet, qu'ils ont violé le code pénal tunisien et qu'ils avaient mené des activités dangereuses pour la sécurité et la paix civile du pays en vue d'imposer et propager leur idéologie par la force et la violence. Ennahdha, jugée par la justice canadienne comme étant une organisation terroriste, de même que Hamadi Jébali, impliqué directement dans le meurtre d'un ressortissant allemand (attentat de 1986 contre les hôtels de Monastir et Sousse), est une organisation qui a fait de la terreur son seul mode opératoire, s'apparente surtout aux mouvements groupusculaires d'extrême gauche qui ont ensanglanté l'Europe occidentale pendant ses années de plomb de la fin des années 60 à la fin des années 80. Elle fut pour la Tunisie du milieu des années 70 au début des années 90, et l'attentat meurtrier de Bab Souika, ce que furent pour la France, l'Italie et l'Allemagne, respectivement Action Directe, les Brigades Rouges et les F.A.R. 




Etant donné que les trois pays précités sont des Etats de droit, si l'on suit la logique des islamistes tunisiens, les militants de ces mouvements devraient être en état aussi de réclamer leur innocence dans le respect des règles de procédure accompagnées par une demande de reconnaissance du préjudice qu'ils auraient subi du fait de leur emprisonnement. Comparer Ennahdha à l'I.R.A. c'est faire injure aux catholiques irlandais victimes de la terreur d'Etat britannique dont de nombreux militants ont été détenus arbitrairement par les autorités judiciaires britanniques et qui furent rétablis dans leurs droits par la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Il n'appartient pas à Ennahdha de juger des atteintes aux libertés dont furent victimes ses militants-activistes, ni d'apprécier de la légalité de leur détention, elle se doit nécessairement d'aller en justice afin d'annuler les condamnations dont ils font l'objet et de faire valoir par la même ses prétentions pécuniaires pour dommages et intérêts auxquels ils auraient droit. 




Tant que la justice tunisienne n'a pas été saisie de demande dans ce sens, ni l'annulation du jugement de la Cour d'Appel d'Ottawa, Ennahdha et ses militants restent condamnés pour les crimes et délits qui leur sont imputés. Nul n'est en droit de faire réparation lui-même de l'injustice dont il se prévaut et jusqu'à l'épuisement de toutes les voies de recours internes et internationales telle que la Cour Internationale de Justice ; ils restent plus que jamais condamnés pour leurs crimes dont certains auraient pu leur valoir la peine capitale. Il n'y a pas pire crime que d'imputer à la victime les horreurs et les abominations qu'on lui a fait subir et pour lesquelles on lui demande d'en assumer les conséquences financières. 




Contrairement à tout ce qui a été dit ces dix dernières années par certains gauchistes et droit-de-l’hommiste qui se sont mis au service de la propagande islamiste, Ennahdha n'a pas mené des simples actions politiques pacifiques en Tunisie limitées à des seuls actes de propagande idéologique qui relèvent du champ de la liberté d'expression, elle a enfreint la loi pénale tunisienne et s'est rendue coupable des plusieurs crimes et délits : association de malfaiteurs, appartenance à une organisation illégale, tentatives d'assassinats, attentats et troubles de l'ordre public en bande organisée, complot contre la sécurité de l'Etat, atteintes aux biens et aux personnes, violence et commissions d'actes terroriste ayant occasionné la mort d'autrui, aspersion des femmes tunisiennes au vitriol, etc.... 




Alors que les familles des « martyrs » de la « révolution » et les blessés attendent encore réparation, Ennahda s’est empressée de récompenser ses anciens terroristes sans tenir compte ni de l’opinion publique, ni de l’état économique et financier du pays. Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances qui a eu le courage de démissionner, vient de déclarer sur Hannibal TV, que « ce dédommagement octroyé aux islamistes risque de provoquer la faillite de l’Etat ». Un Etat qui a déjà du mal à payer les salaires des fonctionnaires et qui est le dernier souci de Ghannouchi et des malfrats qui ont fait main basse sur la Tunisie. Pourquoi n’utilise t-il pas les millions de dollars que le Qatar a offert à Ennahda ? Pourquoi ne se sert-il pas des millions de dollars que les libyens lui ont versé en échange de Baghdadi ? Et dire que l’ancien régime est tombé en raison de la corruption ! 


Salem Benammar 






















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