lundi 24 décembre 2012

En Allemagne, Dieu n'est plus un homme


S'appuyant sur la grammaire allemande, qui comporte trois genres, la ministre de la Famille réclame que le mot « Dieu » se décline au neutre.

C'est une affaire grammatico-religieuse qui ne pouvait agiter que l'Allemagne. Et si on mettait le mot «Dieu» au neutre au lieu du masculin? «Das Gott» au lieu de «der Gott» (il y a trois genres en allemand, NDLR). La ministre de la Famille, Kristina Schröder, a-t-elle tourné sept fois sa langue dans sa bouche avant de faire cette proposition grammaticale?

Cette sortie, dans un entretien au magazine die Zeit, occupe la trêve des confiseurs en Allemagne. Plusieurs responsables conservateurs se sont lancés dans une insolite polémique théologique, où même la chancelière, Angela Merkel, par la voie de son porte-parole, a été invitée à prendre position. On imagine mal en France, laïcité oblige, Jean-Marc Ayrault devoir s'exprimer sur un tel sujet.

Dans l'article, la jeune ministre chrétienne-démocrate (35 ans) peste entre autres sur les discriminations racistes contenues dans les histoires qu'elle lit à sa fille de 18 mois et sur le sexisme des contes de Grimm. Puis, la discussion se déplaçant sur le terrain religieux, elle suggère d'utiliser le neutre pour le «bon Dieu» en guise de compromis entre genre féminin et masculin.

De la très catholique Bavière sont venues les piques les plus acérées. «C'est de l'analphabétisme religieux», s'est insurgé le prélat Wilhelm Imkamp, également conseiller du Vatican. «Je trouve triste que, en raison du politiquement correct, l'on ravisse à nos enfants des images fortes si importantes pour l'imaginaire», a complété la ministre bavaroise des Affaires sociales, Christine Haderthauer, dans le quotidien Bild.

Volée de bois vert

Ses contempteurs accusent Kristina Schröder, d'ordinaire assez sceptique sur le féminisme, d'essayer de faire parler d'elle alors qu'elle a du mal à exister au sein du gouvernement fédéral. Assaillie, l'intéressée est allée déterrer un texte du pape Benoît XVI allant (...)Lire la suite sur Figaro.fr

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