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samedi 8 juin 2013

Les réseaux sociaux, un trésor pour l'espionnage américain

 Les communications des non-Américains sur des sites comme Facebook et Skype sont lues et écoutées par l'agence d'espionnage américaine, une surveillance décuplée sous Barack Obama et qui réactivait vendredi le débat des années post-11-Septembre. "L'administration a désormais perdu toute crédibilité sur ce sujet", condamnait vendredi le New York Times dans un éditorial. "M. Obama prouve le truisme selon lequel l'exécutif utilisera tous les pouvoirs qui lui sont donnés, et en abusera".
Les réseaux sociaux, un trésor pour l'espionnage américain
"George W. Obama", titrait jeudi le site Huffington Post en publiant une photo-montage d'un président mi-George W. Bush, mi-Barack Obama.

Entre 2007 et 2011, les sites de Microsoft, Google, Yahoo!, Facebook, YouTube, Skype, AOL, Apple et PalTalk ont commencé à être intégrés dans un programme secret de l'Agence nationale de sécurité (NSA) pour que ses analystes puissent consulter directement et en temps réel les courriels envoyés sur Hotmail ou Gmail, ainsi que toute conversation, photos, vidéos, et chats internet sur ces sites.

L'existence du système PRISM, révélée simultanément jeudi soir par les quotidiens Washington Post et The Guardian, a été défendue par le patron du renseignement américain, James Clapper, qui a mis en valeur le trésor d'informations ainsi récupérées.
L'administration Obama a précisé que ces procédures ciblaient les non-Américains vivant en dehors des Etats-Unis.

"Les informations récoltées par ce programme font partie des informations les plus importantes que nous collectons à l'étranger, et sont utilisées pour protéger notre pays d'une grande variété de menaces", a-t-il déclaré dans un communiqué, tout en condamnant les fuites et en relevant de "nombreuses inexactitudes" dans les articles.

De fait, des questions demeuraient sur le degré d'implication, voire de connaissance, des neuf sociétés internet. Elles ont catégoriquement démenti donner un "accès direct" à la NSA.

"Nous n'avons jamais entendu parler de PRISM", a affirmé le porte-parole d'Apple. "Nous ne fournissons à aucune organisation gouvernementale un accès direct aux serveurs Facebook", a déclaré un responsable de Facebook.

Les deux journaux ont été contactés par un ancien officier du renseignement qui leur a transmis une présentation PowerPoint du système. L'ampleur de la surveillance s'y étale, jusqu'à couvrir la plupart des grands réseaux sociaux, à l'exception notable de Twitter. "Ils peuvent vraiment voir vos idées se former au fur et à mesure que vous les tapez", a confié l'officier au Washington Post.

Vie privée et sécurité
Le Congrès américain a voté en 2001, six semaines après les attentats du 11-Septembre et à la quasi-unanimité, la vaste loi antiterroriste "Patriot Act", renouvelée depuis à de larges majorités et renforcée pour élargir le cadre de la surveillance électronique.

Un autre programme, révélé mercredi soir, consistant à récupérer l'intégralité des relevés des appels téléphoniques passés aux Etats-Unis existe depuis 2007.

De nombreux élus soutiennent l'exécutif, affirmant qu'un attentat terroriste a été déjoué grâce aux saisies des données téléphoniques.

Mais des parlementaires reconnaissaient que le débat sur l'équilibre entre vie privée et raison d'Etat méritait d'être relancé.
"Je pense qu'il y a des façons de maintenir la sécurité du pays, d'accéder aux données de ceux que nous soupçonnons, sans que les données soient accumulées de cette manière", a expliqué le républicain Bob Corker.

D'autres ont laissé éclater leur colère.
"Je pense que quand des Américains qui respectent la loi téléphonent, qui ils appellent, quand ils appellent et d'où ils appellent sont des informations privées", a dit Ron Wyden, un démocrate. "Indéfendable", a lancé son collègue Bernie Sanders.

"Les deux derniers jours ont montré qu'il fallait plus de transparence", résume pour l'AFP Mark Rumold, de l'Electronic Frontier Foundation.

"Si la NSA a une porte d'entrée dans Google, c'est presque le pire cauchemar des gens".

Source: AFP

mercredi 29 mai 2013

Internet creux fou


Internet rend fou
Les réseaux sociaux nous transforment en zombies à la recherche inlassable d'une nourriture synthétique de l'esprit et du coeur et ne pouvant jamais s'en rassasier. Les scientifiques ne dramatisent pas la situation, mais ils appellent à faire attention à ce problème alarmant.
Il s'agit d'un mal nouveau apparu suite au boom d'Internet. Les scientifiques ne parlent pas encore d'un trouble mental, mais il ne fait pas de doute qu'il s'agit d'une dépendance sérieuse. Telle est l'opinion de la psychologue Olga Serebrovskaïa :

« Ce n'est pas un type de maladie mentale. D'aucuns deviennent dépendants, d'autres non. En général, les gens sont prédisposés à des addictions : à l'alcool ou au tabac. Il y a un certain type de l'individu qui s'appelle « dépendant » et qui sera atteint, tôt ou tard, d'une telle ou telle dépendance. Aujourd'hui nous parlons de l'addiction aux réseaux sociaux. C'est une pathologie de la personnalité. Etant donné que cette pathologie est frontalière, son traitement pharmacologique n'est nécessaire que dans des cas praticulièrement graves. Le plus souvent, une psychothérapie suffit. Cependant les gens n'y sont pas prédisposés parce que dans un réseau ils obtiennent ce qu'ils cherchent dans la vie de tous les jours, mais à moindres frais.

D'autre part il est impossible d'arrêter le progrès. Et les réseaux sociaux (Internet en tant que tel au sens plus large) ne sont pas le pis acquis. Pourtant il faut savoir s'en servir, tout comme de tout autre acquis. Le pistolet et l'ordinateur connecté à Internet ne tuent pas d'eux-mêmes, tout dépend de l'homme concret. Selon l'expert des médias Anton Merkourov :

« Les réseaux sociaux représentent un phénomène nouveau devenu accessible grâce aux possibilités médiatiques uniques et à la diffusion d'Internet. D'une part, c'est un instrument de communication peut-être plus commode que le téléphone ou la lettre. De l'autre, cela devient addictif et demande de trouver un équilibre. Celui-ci dépend de l'individu. L'humanité a une courte expérience de la vie dans les réseaux. En attendant Internet n'est pas très compréhensible. Mais en tout état de cause c'est un instrument utile. C'est l'affaire de chacun comment l'utiliser. Il y en a beaucoup de choses intéressantes outre la possiblité d'écrire dans les réseaux sociaux et d'en lire des contenus ».

Il y a quelques années ni les journalistes ni les scientifiques ne croyaient que l'addiction à Internet était possible. Cette idée faisait rire beaucoup d'entre eux. Même aujourd'hui la comparaison d'Internet à un stupéfiant semble être tirée par les cheveux. Mais si nous reconnaissons comme tel la télévision, pourquoi éviter ces conclusions à l'égard du web. Olga Serebrovskaïa pense que :

« Les gens cherchent dans le monde virtuel ce qu'ils ne trouvent pas dans le monde réel. Les raisons sont les plus variées : la fuite de la solitude, les loisirs, la volonté de se faire l'illusion d'être utile. En plus, la communication dans les réseaux est plus facile. Elle impose moins d'exigences. Dans le monde réel, pour communiquer il faut avoir bonne mine, sourire, être conforme d'autres standards, être plus honnête. C'est pourquoi dans la communication personnelle il est plus facile de découvrir l'insincérité. L'expression du visage et l'intonation revêtent une plus grande importance ».

Il y a une opinion qu'Internet est un instrument en vogue, comme le téléphone pour les générations précédentes. Il ne faut pas oublier que tout ce qui est accessible grâce à Internet, était non moins accessible beaucoup avant l'invention de l'ordinateur. Tout ceci continuera de rester accessible même à l'époque où les ordinateurs ne seront plus en vogue.

http://french.ruvr.ru/2013_05_27/Internet-rend-fou-5048/








Alter Info
l'Information Alternative

dimanche 18 novembre 2012

Tous les réseaux sociaux au service de Tsahal contre le Hamas

Tout à son grand œuvre de e-communication pour justifier son attaque contre le Hamas dans la bande de Gaza, l’armée israélienne s’est-elle réellement pris les pieds dans le tapis numérique ?
L’armée israëlienne utilise depuis mercredi 14 novembre tous les réseaux sociaux pour communiquer, en temps réel, ses informations sur l’offensive contre le Hamas à Gaza. Une utilisation intensive de Twitter, Facebook et autres Tumblr qui ne va pas sans poser de problèmes.

C’est une première. Jamais dans l’histoire militaire moderne une armée n’avait autant joué la carte 2.0. pour communiquer sur une opération en cours que l’Israël Defense Force (IDF), l’armée de l’État hébreu.
Israël ne s’est pas contentée de tuer, mercredi, le chef militaire du Hamas à Gaza, Ahmed al-Jaabari. L’armée israélienne a posté dans la foulée, sur YouTube, la vidéo de l’attaque qui, d’après elle, a coûté la vie au dignitaire du parti islamiste palestinien.

L’État hébreu n’a pas seulement lancé sa plus vaste offensive à Gaza depuis trois ans, il l’a annoncée sur Twitter. À 16 heures (heure française), on pouvait lire sur le compte officiel de l’IDF que l’armée israélienne entamait “une vaste campagne contre des sites et des responsables d’activités terroristes dans la bande de Gaza, visant notamment des cibles du Hamas et du Jihad islamique [un autre groupe islamiste actif dans la bande de Gaza, NDLR]”.
Depuis lors, ce compte s’est transformé en veritable “liveblog” de l’offensive israélienne. C’est par ce canal que les militaires ont rendu publique la mort de Ahmed al-Jaabari et qu’ils postent des informations en temps réel sur l’avancée des opérations. @IDFSpokesperson y a aussi lancé un avertissement au Hamas, recommandant qu’aucun “de leurs membres ne se montrent dans les jours à venir”.
#PillarofDefense vs #GazaUnderAttack
Très au fait des us et coutumes du célèbre service de microblogging, Tsahal a, dès le départ, fait un usage intensif de hashtag (mots-clé sur Twitter) tels que #PillarofDefense (« Pilier de défense », le nom officiel de l’opération militaire), #Hamas ou #Gaza. Autant de termes qui se sont rapidement retrouvés parmi les plus recherchés sur Twitter.
Mais l’armée israélienne a déployé un arsenal de communication 2.0. bien plus vaste. Outre Twitter, Tsahal met régulièrement à jour un blog Tumblr, sa page Facebook et ne manque pas une occasion de nourrir son compte Flickr d’images capturées par ses forces durant l’offensive.
Face à cette machine bien huilée, le Hamas a très vite tenté de réagir. Le compte Twitter des brigades Ezzedine al-Qassam - le bras armé du parti islamiste – essaie d’imposer son propre hashtag #GazaUnderAttack. Elles répondent aussi directement aux tweets de l’IDF. “@IDFspokesperson Nos mains bénies sauront atteindre vos dirigeants et soldats où qu’ils se trouvent (vous avez ouvert les portes de l’enfer au dessus de vos têtes)”, pouvait-on ainsi lire sur leur compte peu après le début des hostilités.

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