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samedi 29 juin 2013

Obama en Afrique pour défendre les intérêts stratégiques et pécuniaires américains


Le président américain Barack Obama 

Le président américain Barack Obama a rencontré le président du Sénégal, Macky Sall, ainsi que des juges et des avocats de la Cour suprême du pays jeudi au début d'une tournée africaine d'une semaine qui l'emmènera dans trois pays afin de promouvoir les intérêts stratégiques et pécuniaires des Etats-Unis sur ce continent. Un de ses objectifs essentiels est de contrer la Chine dans ce qui se résume à une nouvelle ruée sur l'Afrique pour les marchés et les ressources énergétiques et minérales substantielles du continent.
Cette tournée marque la première fois où Obama a mis le pied sur le sol africain depuis une escale de 20 heures au Ghana, au retour d'une conférence au sommet en Europe, il y a quatre ans. Le nouveau président d'alors avait déclaré, « J'ai le sang de l'Afrique qui coule en moi. »
Cette fioriture rhétorique avait rendu explicite l'importance pour l'impérialisme américain de la présidence d'Obama : présenter un nouveau visage au monde, tout en poursuivant la même politique prédatrice et criminelle qui avait provoqué la colère internationale et la haine sous son prédécesseur, George W. Bush.
Quatre ans plus tard, la nouveauté du premier président afro-américain des États-Unis est passée de mode, et, d'après les reportages venant d'Afrique, il y a un cynisme très répandu sur les tentatives d'Obama de tenter de se servir de son histoire familiale pour prétendre avoir une affinité spéciale pour ce continent. En fait, l'aide américaine à l'Afrique a baissé sous Obama, chutant de 8,24 milliards de dollars durant la dernière année de la présidence Bush à moins de 7 milliards aujourd'hui.
Sa propre présidence est encore plus profondément empêtrée dans la criminalité internationale que sous Bush, des assassinats par drone à l'espionnage massif par la NSA de la population américaine et du monde entier ainsi qu'à la chasse à l'homme montée contre Edward Snowden pour avoir révélé ce crime. Ces questions ont suivi Obama en Afrique, rendant l'un des principaux objectifs affichés de son voyage, la promotion de la "démocratie", absurde et hypocrite.
D'après un communiqué de presse de la Maison Blanche sur la tournée africaine d'Obama : « Le président va renforcer l'importance que les États-Unis accordent à nos liens profonds et toujours croissants avec des pays d'Afrique sub-saharienne, y compris en étendant la croissance économique, l'investissement, et le commerce ; en renforçant les institutions démocratiques ; et en investissant dans la prochaine génération de dirigeants africains. »
Le représentant du commerce américain Michael Froman, qui accompagne Obama, a déclaré avant ce voyage que, « l'Afrique veut des investisseurs, en particulier des investisseurs américains. » Lui et d'autres responsables américains ont insisté sur le fait que le message de ce voyage est de promouvoir des accords pour la coopération avec les États-Unis plutôt que d'apporter de l'aide, qui a toujours été employée par Washington pour soumettre d'anciens pays coloniaux à ses intérêts. Si plusieurs dirigeants d'entreprises américaines accompagnent Obama dans sa tournée, ce que les États-Unis ont à proposer n'est pas du tout clair.
Le voyage d'Obama suit l'exemple d'une tournée qui a eu lieu il y a trois mois par le nouveau président chinois Xi Jinping, qui a visité les deux pays où le président américain se rendra après le Sénégal – l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Dans ce qui a été sa première tournée à l'étranger après avoir pris ses fonctions à Beijing, Xi a également visité la République du Congo.
Durant sa tournée, Xi a proposé aux pays africains une ligne de crédit de 20 milliards de dollars et signé des contrats de première importance notamment pour un projet de port à 10 milliards de dollars à Bagamoyo, en Tanzanie.
La Chine a éclipsé les États-Unis en termes de commerce et d'investissement en Afrique. C'est le premier partenaire commercial de l'Afrique, le commerce dans les deux sens entre eux a pratiquement doublé dans les seules cinq dernières années atteignant près de 200 milliards de dollars, soit le double de ce que font les États-Unis avec ce continent.
La plupart des investissements chinois concernent des mines et des infrastructures visant à faciliter l'extraction des matières premières et leur envoi vers la Chine.
Le mantra de la « démocratie » répété par Washington vise à contraindre les gouvernements africains à faire des réformes libérales, dont des privatisations et l'abolition des subventions et des contrôles douaniers à l'importation exigées par le capital transnational. Il vise également à contrer l'influence chinoise en accusant Beijing, de ne pas être intéressé par la « démocratie » et les « droits de l'homme », supposément au contraire de Washington.
Ce type de déclarations idéologiques semble n'avoir aucun écho en Afrique. À la veille de la visite d'Obama, Foreign Affairs, un journal américain très proche des milieux de la politique étrangère, demandait au président sénégalais Macky Sall si l'investissement de plus en plus important de la Chine était « mauvais pour la perspective de la démocratie africaine. »
Sall a répondu : « Bien, je ne vois pas pourquoi le développement des investissements chinois constituerait un danger pour la démocratie. La coopération avec la Chine est bien plus directe et rapide que la coopération que nous avons avec les pays occidentaux, les États-Unis, les pays européens, et d'autres donateurs bilatéraux. Il y a de nombreux critères de gouvernance, sur ci ou ça, et un grand nombre de procédures […] Je ne dis pas que ce que la Chine fait est mieux, mais au moins ça va plus vite. »
Quant à l'agenda « démocratique » de Washington, l'itinéraire d'Obama dément les affirmations de son gouvernement. Il a été largement remarqué que le président américain n'a pas inclus dans ses visites les alliés les plus proches de Washington en Afrique : l'Éthiopie, le Nigeria, l'Ouganda et le Kenya.
Le premier pays, qui a prêté son armée comme force intermédiaire pour l'intervention américaine en Somalie, est bien connu pour ses répressions internes. Et dans le second, les États-Unis soutiennent une campagne contre la révolte du mouvement islamiste armée Boko Haram au Nord-Est du Nigeria, qui a connu des massacres, des exécutions sommaires et des enlèvements.
L'Ouganda qui a également fourni des troupes intermédiaires pour la guerre en Somalie, a violemment réprimé l'opposition politique, fermé des journaux pour avoir critiqué le gouvernement et mené une campagne brutale contre les homosexuels. Et le Kenya, patrie du père d'Obama, tout en étant un allié proche, est dirigé par un président et un vice-président qui sont recherchés par la Cour pénale internationale pour des crimes contre l'humanité en raison de leur rôle dans l'orchestration des violences qui ont fait plus de 1000 morts après les élections de 2007-2008. Voilà les partenaires « démocratiques » de l'impérialisme américain.
L'impérialisme américain s'en remet toujours plus ouvertement à sa supériorité militaire résiduelle, la seule chose qu'il lui reste, pour contrer l'influence grandissante de la Chine en Afrique. La guerre des États-Unis et de l'OTAN en Libye a servi à priver la Chine d'investissements qui valaient des milliards de dollars et l'a forcée à évacuer des milliers de ses citoyens. Deux ans plus tard, cependant, les compagnies pétrolières publiques chinoises Sinopec et PetroChina font des offres alléchantes pour obtenir des concessions pétrolières en Libye.
Le commandement militaire américain AFRICOM a établi une base de drones au Niger, soutenant l'intervention de l'impérialisme français au Mali. Il a déployé des troupes en Afrique centrale, apparemment pour chasser Joseph Kony, chef d'une guérilla, et a lancé des troupes de formateurs des forces spéciales dans tout le continent pour consolider les relations américaines avec les armées africaines. En Somalie, dans le même temps, il a mené des raids aériens meurtriers.
Le militarisme croissant des États-Unis sur le continent a soulevé une hostilité très largement répandue. Les responsables américains avaient exprimé des inquiétudes que le voyage d'Obama en Afrique du Sud, la deuxième partie de sa tournée, ne soit éclipsé par la mort imminente de l'ex-président africain, dirigeant du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, avec qui le président américain avait espéré faire une séance de photos.
Cependant, cette visite sera également confrontée à des protestations contre la politique de son gouvernement. Si le gouvernement ANC du président Jacob Zuma a vanté cette visite comme une aubaine pour l'économie de l'Afrique du Sud, les deux partenaires du parti au pouvoir, la confédération syndicale COSATU et le Parti communiste d'Afrique du Sud, participent à une manifestation « NObama » à Pretoria le 28 juin, jour de l'arrivée du président.
Et deux organisations ont demandé qu'Obama soit arrêté pour crime de guerre.
L'Association des avocats musulmans d'Afrique du Sud a déposé une demande devant la Haute cour de Pretoria pour demander l'arrestation d'Obama, mais leur demande a été rejetée.
Et la Société pour la protection de notre Constitution a déposé un affidavit accusant le président américain de « crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. »
Mohammed Hussein Vawda, de cette société, a dit que l'affidavit accusait Obama d'avoir en toute responsabilité tué des milliers de gens, dont des femmes et des enfants, au Pakistan, en Syrie, et dans d'autres pays qui « ne représentaient aucune menace pour les États-Unis. »
Ce document accusait également Obama pour les assassinats par drones de gens considérés comme hostiles au gouvernement américain. « Ces attaques ne sont pas autorisées par des mandats édictés par une cour de justice, » a dit Vawda.




Alter Info
l'Information Alternative

mardi 16 avril 2013

Attentats de Boston : False Flag ou récupération ?


Attentats de Boston : False Flag ou récupération ?







Des attentats viennent de se produire lors du Marathon de Boston en ce 15 avril 2013 et n'a pas encore été revendiqué. Toute l'Amérique est en émoi. Le Président Obama promet évidemment de "trouver les coupables" bien qu'il déclare "ne pas savoir qui a fait ça et pourquoi" en l'état actuel des choses.

Au moment où cet article est rédigé, on dénombre trois morts, dont un enfant, et plus d'une centaine de blessés. L'émotion est vive partout dans le pays, ainsi que dans le monde entier, comme en atteste le flot incessant de nouvelles à ce sujet depuis plusieurs heures.






Cependant, au delà de l'émotion, ces attentats sont assez difficilement compréhensibles dans un contexte international certes tendu, mais dans lequel l'administration Obama a montré une tendance nette à vouloir se désengager de théâtres d'opérations sensibles comme l'Afghanistan, l'Irak ou la Syrie.

Alors, que va-t-on pouvoir nous vendre cette fois-ci ?

ISLAMISTES
Même si elle peut ne pas paraître crédible aux yeux de citoyens ré-informés, c'est à dire boycottant les médias mainstream au profit de sites d'information indépendants, il est tout à fait possible que suite à des investigations poussées du FBI, soit découvert un Coran ou deux sous les décombres de la zone d'arrivée du marathon de Boston.

Si en plus, il nous est ressortie des tiroirs de la CIA, une petite vidéo truquée d'un leader salafiste exprimant sans réserve sa joie, et brandissant sa kalachnikov importée de Russie tout en criant "Allah Ackbar", il y a fort à parier que les néo-conservateur de Fox News seront aux anges, tel Erik Rush qui vient de demander sur son compte Twitter de "tuer tous les musulmans" car "ils sont maléfiques" [1]...

Il faudra craindre, si c'est cette thèse qui est imposée dans les médias par le complexe militaro-industriel, de voir dans les semaines qui viennent, des GIs débarquer en Syrie ou en Iran sans que les réticences de l'administration Obama n'y puisse grand chose, et encore moins les doutes de la communauté internationale. Pour le plus grand bonheur d'Israël...

Néanmoins, ce scénario ne semble pas le plus probable compte-tenu du fait que les américains et l'opinion internationale ont encore en tête l'arnaque des "armes de destruction massives". C'est pourquoi, il semblerait davantage que nous nous dirigions vers une autre piste.

ACTIVISTES ANTI-GOUVERNEMENTAUX
La symbolique de la date des attentats de Boston est intéressante. Le 15 avril est, dans l’État du Massachusetts, la date du Patriots' Day (Journée des Patriotes) qui fait référence au retrait des Britanniques de la ville de Boston. C'est aussi, ironiquement, le Tax Day (Journée de l'Impôt) qui est la date limite de paiement des impôts pour les Américains.

C'est pourquoi, cette symbolique du jour [2] pourrait accréditer assez simplement la thèse d'une action d'activistes anti-gouvernementaux, comme le furent les "Davidien" de David Koresh à Waco, Texas [3].

L'intérêt d'une telle thèse pour l'administration Obama est la suivante. Les activistes anti-gouvernementaux étant tous pour le libre port des armes à feu, d'aucun y verraient dans ces explosions de Boston, un prétexte pour faire passer les lois restreignant la vente des armes à feu et ainsi faire plier l'encombrante NRA [4] qui fait encore de la résistance à ce sujet.

Car il est clair qu'un peuple désarmé est plus facile à maîtriser qu'un peuple dépossédé de ses moyens de défense. Ce n'est pas un hasard si la liberté d'expression est mieux respectée aux États-Unis qu'en France...

Quoiqu'il en soit de la piste qui sera privilégiée, islamistes étrangers ou dissidents américains, déjà, des premiers indices d'un coup monté se font déjà jour...

FALSE FLAG
Les attentats du marathon de Boston s'est produit le même jour que l'exercice "explosion contrôlée" de la brigade de déminage de Boston comme l'indique le compte Twitter du Boston Globe :


C'est d'autant plus troublant que le commissaire de la police de Boston a déclaré que l'incendie de la bibliothèque JFK ne semble pas relié aux explosions du marathon [5]. Faut-il donc y voir un coup monté, un False Flag, des agences gouvernementales américaines ? Ce ne serait pas la première fois. Le dernier en date qui fut médiatisé étant probablement la tuerie de Sandy Hook à Newtown [6].

L'avenir nous dira à qui profite réellement le crime. Et l'avenir nous dira, peut-être, s'il s'agit d'une tragédie récupérée en opportunité pour justifier des guerres à travers le monde, ou bien d'un coup monté depuis le début. Mais soulignons déjà l'indécence des médias à relayer en boucle cet événement certes tragique, mais non moins que d'autres beaucoup moins couverts comme les attentats qui ont lieu chaque jour en Irak du fait même de l’interventionnisme américain [7], les exactions barbares de l'Armée dite Syrienne Libre [8] soutenue par l'OTAN, ou bien les maltraitances à Guantánamo [9] indignes de la "première démocratie du monde".

La vie n'a certes pas de prix, mais devons-nous constater que celle d'un étranger, qui plus est musulman, vaut beaucoup moins que la vie d'un américain...

Références

[1] Erik Rush: Kill All Muslims in Response to Boston Marathon Attack (Right Wing Watch)

[2] Patriots Day revisited New meaning: Waco raid anniversary resonates with extremists (The Baltimore Sun)

[3] Les hallucinés de Waco (L'Express)

[4] La NRA entend mener "le combat du siècle" contre le plan de contrôle des armes à feu (Le Monde)

[5] Boston police commissioner: JFK Library fire doesn't appear to be related to race explosions  (Romandie)

[6] Newtown Connecticut Elementary Shooting Is A Staged False Flag Against Gun Owners and Preppers (Info Salvo)

[7] 37 morts dans une série d'attentats en Irak (Le Monde)

[8] FSA Decapitate then Grill Their Victims – Syria (Syria News)

[9] "Guantánamo est en train de me tuer", affirme un détenu (Le Point)



source : Kairos & Logos


Alter Info
l'Information Alternative

lundi 19 novembre 2012

Le temps d'agir sur les changements climatiques

Bien que la science se refroidit, la conversation sur le changement climatique a été réchauffé par le président Obama jeudi. Sur Pensées du Kansas, Josh Rosenau dit: «C'est un changement bienvenu par le silence complet des dernières années, mais bien en deçà de ce que le peuple américain et le monde méritent." Rosenau fait valoir que le consensus scientifique établi de longue date, une tentative à la politique est en retard. Californie, le canari dans une mine de charbon, vient d'adopter un système de plafonnement et d'échange visant à réduire les émissions de carbone. Pendant ce temps, les négationnistes du changement climatique veiller à maintenir une équivalence faux. Prendre problème avec un article dans le New Scientist , Greg Laden écrit: «L'idée que les effets du réchauffement climatique sont quelque chose de l'avenir est un mensonge négationniste standard." En fait, Greg soutient, le réchauffement climatique a progressé graduellement depuis que nous avons commencé " la combustion de gros du charbon. "Et Hermine, William M. Connolley explique l' accumulation de glace dans certaines parties de l'Antarctique en tant que produit de vent, pas la frigidité.

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