Affichage des articles dont le libellé est la crise syrienne.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la crise syrienne.. Afficher tous les articles

dimanche 6 janvier 2013

Assad propose un plan de règlement par étapes

Syrie: Assad propose un plan de règlement par étapes


Intervenant en public pour la première fois depuis sept mois, le président syrien Bachar el-Assad a proposé un plan de règlement par étapes de la crise, comprenant la formation d'un nouveau gouvernement, une amnistie générale et la tenue d'une conférence sur le dialogue national.

"La première étape de sortie de la crise doit être l'engagement des Etats étrangers de cesser de fournir une aide financière aux terroristes. Dans un deuxième temps, on convoquera une conférence gouvernementale sur le dialogue national. Troisièmement, la création d'un nouveau gouvernement et une amnistie générale", a déclaré M. Assad, réalisant un discours à la nation consacré au conflit que traverse le pays depuis 21 mois.

Bachar el-Assad a dit souhaiter une résolution politique de la crise, et déploré l'absence de partenaires à ces fins. Le chef de l'Etat a dans le même temps qualifié l'opposition de "marionnette créée par l'occident", et dénoncé les tentatives de provoquer une "partition de la Syrie".

La Coalition nationale syrienne (opposition) a rejeté dimanche la proposition de règlement pacifique formulée par le président de Syrie Bachar el-Assad au cours de son discours à la nation, rapportent les agences occidentales.

"La proposition d'Assad montre qu'il veut court-circuiter une résolution du conflit susceptible d'être obtenue au cours de futures négociations entre la Russie et les Etats-Unis avec la participation de (l'émissaire de l'Onu, ndlr) Brahimi, raison pour laquelle l'opposition ne l'accepte pas, si Assad et son régime ne quittent pas le pouvoir", a annoncé le représentant de l'opposition syrienne Walid Bunni.


http://fr.rian.ru/onlinenews/20130106/197146274.html

protostar
Alter Info
l'Information Alternative

mercredi 26 septembre 2012

Plus de 30.000 morts en 18 mois de conflit en Syrie (ONG)

Des soldats syriens se tiennent autour du cratère laissé par une bombe près du bâtiment de l'état-major à Damas, le 26 septembre 2012 (Photo Louai Beshara/AFP)


Mercredi 26 septembre 2012, 14h34
Plus de 30.000 personnes, en majorité des civils, ont péri en plus de 18 mois de conflit armé en Syrie, selon un bilan fourni mercredi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

D'après cette ONG basée en Grande-Bretagne qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins sur place, 21.534 civils (armés et non armés), 7.322 soldats et 1.168 déserteurs sont morts dans la répression et les bombardements des forces du régime de même que dans les combats entre soldats et rebelles.

Le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a précisé que ce bilan n'englobait pas "les milliers de disparus dans les geôles syriennes et dont les cadavres (de plusieurs d'entre eux) sont retrouvés par la suite".

Il n'englobe pas non plus les "milliers de chabbihas (miliciens pro-régime) tués ni les centaines de corps non identifiés, retrouvés pour la plupart ces trois derniers mois".

"Plus de 30.000 morts en 18 mois, plus de 100 personnes tuées chaque jour et la communauté internationale et les pays arabes continuent de dire qu'il faut faire 'quelque chose' pour la Syrie", déplore M. Abdel Rahmane.

"La Syrie est détruite et le monde reste silencieux et se contente de paroles", a-t-il ajouté.

Mardi, les violences avaient fait 217 morts --136 civils, 54 soldats et 27 rebelles, avec 59 civils tués pour la seule province de Damas.

dimanche 19 août 2012

Syrie : Lakhdar Brahimi succède à Kofi Annan comme médiateur

L'ancien ministre algérien des Affaires étrangères devient le nouveau médiateur international en charge de la crise syrienne.

Le diplomate algérien Lakhdar Brahimi a accepté vendredi 17 août de prendre le relais de Kofi Annancomme médiateur international dans le conflit en Syrie où des combats entre l'armée et des insurgés dans la capitale et à Alep ont encore fait des dizaines de morts. Ancien chef de la diplomatie algérienne, Lakhdar Brahimi, 78 ans, a accepté de prendre la difficile succession de Kofi Annan au lendemain de la décision du Conseil de sécurité de mettre fin à la mission des observateurs de l'ONU qui étaient chargés de surveiller un cessez-le-feu jamais appliqué. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé à un soutien international "fort, clair et unifié" à Lakhdar Brahimi alors que les divisions persistantes des grandes puissances sur le dossier syrien avaient conduit Kofi Annan à jeter l'éponge le 2 août.

Des combats près de Damas

Sur le terrain, des combats ont éclaté vendredi près de l'aéroport militaire de Mazzé, dans la banlieue ouest de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), preuve d'une résistance rebelle dans la capitale malgré les nombreux communiqués des autorités assurant que la ville avait été "nettoyée des terroristes". Plusieurs quartiers du sud de Damas ont également été bombardés par l'armée, d'après l'OSDH qui rapporte la mort de 72 personnes, dont 43 civils, pour vendredi. A Alep, insurgés et forces armées se livraient toujours bataille pour le contrôle de cette ville stratégique située à 355 km au nord de Damas et proche de la frontière turque, en proie à des combats depuis près d'un mois. Plusieurs quartiers où les rebelles sont retranchés étaient bombardés tandis que des combats se déroulaient dans d'autres secteurs de la métropole, selon l'OSDH qui tire ses informations d'un réseau de militants et de témoins.

Tensions accrues au Liban

Comme tous les vendredis depuis le début de la révolte il y a 17 mois, des manifestations ont été organisées, malgré la répression, un peu partout en Syrie sous le slogan "avec une Armée syrienne libre (ASL) unie, la victoire est assurée", en référence aux insurgés qui combattent les troupes du régime. Dans les provinces d'Alep (nord), en partie sous contrôle rebelle, et de Deraa (sud), foyer de la révolte, des "manifestations massives" ont eu lieu pour réclamer le départ du président Bachar al-Assad, selon l'OSDH. Dans la ville d'Idleb, les forces de l'ordre ont encerclé les mosquées pour empêcher les fidèles de défiler dans la rue, selon l'OSDH.

23.000 morts

Les violences en Syrie, qui ont fait plus de 23.000 morts en 17 mois, font de plus en plus craindre une propagation du conflit au Liban voisin où des dizaines de Syriens et deux Turcs ont été enlevés cette semaine par des hommes armés chiites en représailles aux rapts de certains de leurs coreligionnaires enSyrie. L'ambassade américaine à Beyrouth a fait état de "menaces d'attaques accrues contre les citoyens américains au Liban" et la Turquie a appelé ses ressortissants à ne pas se rendre au pays du Cèdre, peu après des appels lancés par cinq monarchies du Golfe, dont l'Arabie saoudite, qui ont demandé à leurs ressortissants de quitter le Liban. Allié de l'Iran et du régime syrien, le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, a déclaré que son mouvement armé n'avait "pas pu contrôler les réactions" des preneurs d'otages chiites au Liban. Le Hezbollah a été accusé par Washington de jouer "un rôle central" dans la répression en Syrie.

Une diplomatie divisée

Preuve des divergences persistantes au sein de la communauté internationale, une réunion à l'ONU du groupe d'action international sur la Syrie a été boudée par les Occidentaux et annulée vendredi par Moscou. Alliés de Damas, les Russes avaient appelé à une telle réunion après la décision du Conseil de sécurité de mettre fin à la mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus). "A ce stade, on ne voit pas bien l'intérêt d'une telle réunion: les divisions sont si fortes qu'il n'y a aucune chance pour que ce groupe d'action international trouve un accord politique sur la Syrie", a expliqué un diplomate à New York. Principal allié régional de Damas, Téhéran a pour sa part annoncé avoir accepté une proposition du président égyptien Mohamed Morsi pour la création d'un groupe de contact sur la Syrie avec l'Egypte, l'Iran, mais aussi l'Arabie saoudite et la Turquie, deux pays qui soutiennent les insurgés. Achevant en Turquie une tournée régionale qui l'a conduit en Jordanie et au Liban, trois pays accueillant des dizaines de milliers de réfugiés syriens, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a haussé le ton contre Bachar al-Assad, le qualifiant de "bourreau" et espérant que son régime serait "abattu rapidement".

Messages les plus consultés