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lundi 10 décembre 2012

Bataille de l’internet: Assange-Wikileaks et l’appel aux armes d’encryptage…


Bataille de l’internet: Assange-Wikileaks et l’appel aux armes d’encryptage…
Cypherpunks, encryptage et la bataille pour l’internet. Qui est qui dans la bataille de l’information ? Bien malin qui peut le dire…
– Résistance 71 –
 
Assange – WikiLeaks l’appel aux armes d’encryptage est un triple-jeu
Cryptome
En appliquant toutes les astuces connues de la cryptographie à l’introduction du livre de Julian Assange “Cypherpunks: Freedom and the Future of the Internet”, intitulée: « A Call to Cryptographic Arms, » (Un appel aux armes cryptographiques) cela pourrait tout aussi bien s’appeler: “A cryptographic call to Arms” (un appel aux armes cryptographié), c’est à dire, un avertissement cryptographié contenu au sein du texte. Assange-Wikileaks, tout comme les cypherpunks, est malin comme un renard pour pratiquer la caractéristique de la cryptographie (encryptage) faite de duplicité, et de ne jamais révéler ce qu’il se passe sous les assurances publiques de fiabilité.
Assange-Wikileaks, tout comme les cypherpunks, évoque la duplicité ouverte-fermée cryptographique comme son attitude personnelle et comme la politique de l’initiative de Wikileaks. Dissimulant, obscurcissant et divertissant ses affaires personnelles tout en recherchant la publicité, et en dissimulant, obscurcissant et détournant les affaires intérieures de l’opération pour ouvertement exposer des documents. Ceci est la cryptographie en action, prétendant publier un code source tout en dissimulant le subterfuge sous-jacent.
De la même manière, Assange-Wikileaks a publié périodiquement des packages encryptés comme “assurances” contre toute volonté de l’arrêter, il a aussi diffusé des câbles du ministère des affaires étrangères américain par une fuite compliquée et sûrement orchestrée.  La fuite du mot de passe pour l’accès à la collectiom de câbles en le donnant à des journalisres à des fins de publication est un classique de la tromperie de la cryptographie.
La cryptographie formule des menaces, des ruses, des révélations, des complots, des diversions, des déceptions, des doubes-jeux, des triple-jeux pour cacher forces et faiblesses, des attaques et des défenses, mensonges et dissimulations, des assurances d’innocence et de la candeur. Les forces et faiblesses de ses algorithmes sont un voile pour la malfaisance de sa mise en action, enrichies de quelques talons d’achilles souvent pourvus de backdoors qui exonèrent les créateurs et les encodeurs et permettent à leur privilège d’influer sur les produits, mieux même, de faire paraître d’incessantes mises à jour comme si les administrateurs de systèmes de l’internet, des télécommunications et les espions de la sécurité nationale, clamant le besoin de contrôle de l’infrastructure pour la sécurité du système.
Crypto AG est un exemple classique parmi bien d’autres de tromperie de la NSA (NdT: National Security Agency, l’équivalent en France de la DCRI, mais avec bien plus de moyens…) pour installer une porte de derrière (backdoor) dans un système d’encryptage très populaire et adopté par bon nombre, puis fuité quelques quelques décennies plus tard pour servir d’avertissement à ceux qui pensaient pouvoir avoir accès à des systèmes de communication complètement sûrs.
Un exemple récent est celui de la cryptographie open source (libre) promue comme moyen de vérifier les systèmes d’encryptage en la rendant publique et sujette à examen. Son inconvénient, et avantage pour les petits malins, est que la plupart des cryptographes ne souscrivent pas à l’aventure du partage, et de manière notable, ceux associés avec les gouvernements, les entreprises et les individuels menteurs, qui prennent les logiciels libres et ne révèlent jamais ce qu’ils peuvent trouver comme faiblesses (qui seront exploitées en secret…) ni ce qui a été fait avec le cadeau gratuit accordé. Les espions américains ont admis qu’ils prennent les logiciels libres (open source), mais ne donnent rien en échange dans le système. Les politiques de conservation de la vie privée et les vœux de protection des sources alimentent les écrans de fumée.
La même chose pourrait être dite au sujet des sites de fuites, des anonymiseurs, IRC, mail groups, médias sociaux, skype, la masse d’offres de sécurité de communications et l’internet lui-même parmi ses plusieurs niveaux d’accès. Services d’offre, gratuits, payants, volés ou à couches multiples d’onion (NdT: “onioned” en anglais qui est une référence clin d’œil au service open source TOR), pour qui la récompense est bien meilleure que l’offre; le modèle stratégique standard de guerre asymétrique, dérivé du pouvoir, de l’éducation, de leaders de toujours de l’histoire sans but lucratif, de la religion, cette dernière dépassée seulement par les hyènes malignes patrouillant aux alentours du troupeau et fomentant de nouvelles attaques pour abattre les chefs de troupeau trop confiants et arrogants.
Les cryptographes ne se font pas confiance l’un l’autre. Les cypherpunks jouent triple-jeu par ruse, ce qui se cache derrière la ruse est ce qui se fomente derrière le livre d’Assange-Wikileaks “Cypherpunks…”
Considérez que le livre d’Assange-Wikileaks “Cypherpunks…” est une ruse cryptographique qui implique un corps de secrets encrypté, une assurance supplémentaire contre la mise à bas d’Assange et de Wikileaks et qui sera annoncée après que le livre ait été suffisamment diffusé dans sa forme imprimée et en ebook (livre électronique). Une proclamation luthérienne moderne de dissidence ouverte et encryptée contre la corruption de l’autorité fermée et secrète.
De plus, imaginez qu’Assange-Wikileaks plante des morceaux encryptés dans toutes ses publications qui pourront être décryptées plus tard, pour être réassemblé dans une révélation encore plus grande. Ceci serait attendu dans le monde de la cryptographie. Les cypherpunks se font les avocats de la dissimulation, de la dispersion, de la distribution de toute coalescence future.
Le pré-positionnement d’attaques et de défenses bien avant qu’elles soient utiles appartient au domaine de la guerre conventionnelle, ainsi qu’à l’entreprise politique, économique et philosophique. Les cypherpunks, avant, pendant et après Wikileaks ont pré-positionné des paquets encryptés d’armes modestement habillés sous la forme de dissidence de et en opposition à la foi de la gouvernance et de la finance.
L’appel aux armes cryptographié d’Assange-Wikileaks est une ruse triple-jeu sous un double-jeu implanté dans les racines de la confiance, une ouverture se déguisant pour une tromperie multiple, bref, l’essence même d’une cryptographie super-blindée.
 
 url de l’article original: http://cryptome.org/2012/12/assange-wl-arms-xxx.htm
 
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
 
 



Alter Info
l'Information Alternative

L’ONU demande le contrôle de l’internet mondial

© Russia Today, traduction par Résistance 71

Les membres de l’International Telecommunications Union (ITU) de l’ONU se sont mis d’accord pour travailler sur des standards de l’internet qui permettraient une mise sous surveillance des usagers à l’échelle mondiale.

Dans une conférence à Dubaï cette semaine, les membres de l’ITU ont décidé d’adopter le standard Y.2770 pour un Deep Packet Inspection (DPI), une proposition top-secrète, qui à l’image de la Chine, permettrait aux entreprises de télécommunications à travers le monde de creuser plus avant et de stocker les données circulant sur la toile.
D’après l’ONU, utilisert les DPI sur une telle échelle globale permettrait aux autorités de détecter plus facilement les transfets et les partages de matériaux à copyrights et d’autres fichiers protégés, en trouvant une façon pour les administrateurs d’analyser les données des transmissions sur la toile et pas seulement les données d’en-tête, qui sont généralement identifiées et interprétées.
“C’est une procédure standard que de canaliser les packets d’information en se fiant aux en-têtes, après tout, cela est la partie qui contient les in formations sur la destination d el’information”, écrit Lawrence Lati de l’Inquirer, “mais en inspectant les contenus de chaque packet d’ISP, les gouvernements et quiconque d’autre, peuvent regarder des données sensibles. Bien que les utilisateurs peuvent limiter les risques d’interception en encryptant les données, suffisamment de ressources d’encryptage peuvent être craquées.”
Tim Berners-Lee, un scientifique informatique que beaucoup regarde comme étant le “père de l’internet”, s’est élevé contre cette mesure de lecture des DPI sur une telle échelle, en s’adressant plus tôt dans l’année dans une conférence du World Wide Web Consortium.
“Quelqu’un attache un de ces intercepteurs de DPI sur votre câble et peut lire chaque packaet d’information et peut réassembler les pages internet visionnées, les cataloguer sous votre nom, votre adresse, votre numéro de téléphone, pour être soit donné au gouvernement lorsqu’il le demande ou pour étre vendu au plus offrant, ceci est une chose très sérieuse au sujet de l’ingérence dans la vie privée des gens”, a t’il dit.
Le blogueur Arthur Herman écrit cette semaine pour Fox News en ligne qe le but des délégués de l’ITU est “de reprendre le contrôle du World Wide Web aux Etats-Unis et le donner aux bureaucrates de l’ONU. Ce sera la plus grosse prise de pouvoir de l’histoire de l’ONU, ainsi qu’une perversion de ce pouvoir”, a t’il prévenu.
Le secrétaire général de l’ITU, le Dr Hamadoun I. Touré, a balayé les critiques qui ont dépeintes le modèle proposé de DPI comme étant invasif, écrivant cette semaine un ´´ditorial où il insiste que la réunion de son organisation à Dubaï ne pose “aucun danger à la liberté d’expression”.
“Ceci est notre chance de tracer une carte routière pour connecter les non-connectés, tout en s’assurant qu’il y ait l’investissement pour créer l’infrastructure nécessaire pour la croissance exponentielle du traffic audio et audio-visuel en ligne”, a déclaré le Dr. Touré durant la conf´´rence, ajoutant que cela présente pour l’ONU “une opportunité en or de donner une connectivité bon marché pour tous, incluant les milliards d’êtres humains sur la planètre qui ne peuvent pas être connectés sur la toile.”
Malgré son explication, quelques nations et qulques grands noms du milieu des affaires en ligne sont demeurés opposés à cette proposition. La conférence de l’ITU cette semaine s’est déroulée à huis-clos et les représentants des grands prestataires de service internet comme Google, Facebook et Twitter n’ont pas pu y participer.
Dans un rapport publié cette semaine par CNet, le journaliste tech Declan McCullagh cite un document coréen qui décrit le document confidentiel standard Y.2770 comme étant capable “d’identifier des données watermark incluses dans les packets MP3, de découvrir les contenus audios protégés par les droits d’auteur, de trouver des messages Jabber dans les textes espagnols et d’identifier les utilisateurs de téléchargements BitTorrent.”
Mercredi, la chambre des représentants américaine a unanimement passée une résolution demandant au gouvernement de s’opposer aux efforts des Nations-Unies à contrôler l’internet.

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