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mardi 9 juillet 2013

Israël presse Washington de maintenir l’aide militaire à l’Egypte



Israël a demandé aux Etats-Unis de ne pas geler l’aide militaire américaine à l’Egypte après la destitution du président Mohamed Morsi par l’armée, ont indiqué mardi des médias israéliens. 

Cette requête vise à empêcher l’application d’une loi américaine interdisant le versement d’une aide financière à un régime issu d’un coup d’Etat. 

Selon la radio publique, des responsables israéliens ont pressé les Etats-Unis de ne pas geler l’aide militaire à l’Egypte, d’un montant annuel de 1,3 milliard de dollars. Le quotidien Haaretz citant un haut responsable américain a précisé que des coups de téléphone marathon ont été échangés sur ce dossier entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et John Kerry le secrétaire d’Etat américain, le ministre de la Défense Moshé Yaalon et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel ainsi qu’entre les conseillers à la défense nationale des deux pays Yaakov Amidror et Susan Rice. 

Au cours de ces discussions, les interlocuteurs israéliens ont souligné que toute remise en cause de l’aide financière américaine risquait d’avoir un impact négatif sur la sécurité d’Israël dans la mesure où l’armée égyptienne disposerait de moins de moyens pour assurer la sécurité dans le Sinaï. 

Cette région située aux confins de l’Egypte, d’Israël et de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas connaît depuis 2011 une recrudescence d’activités des mouvements islamistes radicaux, jihadistes et salafistes. Les enlèvements et attaques visant les forces de sécurité égyptiennes ainsi que les tirs de roquettes vers le sud d’Israël s’y sont multipliés. 

Plusieurs soldats et policiers ont été tués dans le Sinaï ces derniers jours, après que des islamistes ont publiquement menacé de commettre des violences en représailles à l’éviction de Morsi. 

L’aide américaine couvre près de 80% des dépenses d’équipement de l’armée égyptienne et près du tiers de son budget, selon le Congrès américain. 

Les responsables israéliens ont également exprimé la crainte que la suspension de l’aide américaine puisse remettre en cause le traité de paix israélo-égyptien conclu en 1979. Les Etats-Unis sont signataires des annexes portant sur les questions de sécurité de ce traité, a rappelé le Haaretz. 

Selon la radio publique, les responsables israéliens estiment que l’Egypte devrait connaître une période d’instabilité chronique car les Frères musulmans, le mouvement dont est issu Mohamed Morsi, ne renonceront pas facilement au pouvoir. 

Le ministre de la Défense Moshé Yahalon a également estimé à la radio publique que les événements en Egypte reflètent l’instabilité chronique qui règne au Moyen-Orient. Nous n’intervenons pas dans le débat politique égyptien, mais nous suivons avec vigilance et attention tous les développements afin de défendre nos intérêts, a ajouté le ministre. 

Depuis l’éviction du président Morsi, Benjamin Netanyahu a donné comme consigne à ses ministres de ne pas s’exprimer sur l’Egypte. 

Interrogé par l’AFP, un haut responsable a refusé de confirmer ou démentir les informations sur une intervention israélienne concernant l’aide américaine à l’Egypte. 

samedi 29 juin 2013

Les Etats-unis autorisent leurs agents à quitter l’Egypte



Les Etats-Unis autorisent leurs agents en Egypte à quitter le pays en raison des violents affrontements qui secouent la pays depuis vendredi 28 juin.
Les violents heurts qui ont éclaté vendredi entre partisans et opposants du président égyptien l’islamiste Mohamed Morsi à Alexandrie dans le nord-ouest du pays, ont poussé les États-Unis à autoriser certains de leurs agents sur place à quitter le pays.
Selon un communiqué du ministère américain des Affaires étrangères publié le 28 juin, le département d’État a autorisé un nombre limité d’employés gouvernementaux et leurs familles à quitter l’Égypte en raison des « troubles politiques et sociaux qui s’y déroulent ». Le département d’État exhorte également les ressortissants américains se rendant en Égypte ou ceux qui y résident à reporter leurs voyages et à rester extrêmement vigilants pour leur propre sécurité.
Un Américain avait été tué lors des heurts ce vendredi, ce qui porte à trois morts le bilan des violences dans la ville, selon la télévision d’État et des sources médicales et de sécurité de plus de cent personnes blessées à Alexandrie lors des affrontements.
Les blessés ont été transférés à l’hôpital. Les heurts avaient éclaté lors de manifestations rivales à Alexandrie, qui est la deuxième ville d’Égypte. Les manifestations rivales avaient rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers tout le pays spécialement à la grande place Tahrir au Caire.


vendredi 7 décembre 2012

L'Egypte en crise

Photo: AFP / Christophe de Roquefeuil
AFP / Christophe de Roquefeuil


Des graffitis hostiles au chef de l'Etat égyptien Mohammed Morsi recouvrent un mur du palais présidentiel d'Ittihadiya au Caire, mercredi 5 décembre. Des dizaines de milliers de personnes ont assiégé la présidence mardi, ce qui ne s'était jamais produit même pendant la révolte de début 2011. Les protestataires rejettent un décret du 22 novembre qui a élargi les pouvoirs du président islamiste et lui a permis de soumettre à un référendum, le 15 décembre, un projet de Constitution controversé.
Ce projet est accusé par l'opposition de ne pas protéger certains droits fondamentaux, dont la liberté d'expression, et d'ouvrir la porte à une application plus stricte de la loi islamique. Les libéraux, les chrétiens et les partis de gauche avaient boycotté sa rédaction.

Photo: AFP / Christophe de Roquefeuil
AFP / Christophe de Roquefeuil


L'Egypte en crise












Des graffitis hostiles au chef de l'Etat égyptien Mohammed Morsi recouvrent un mur du palais présidentiel d'Ittihadiya au Caire, mercredi 5 décembre. Des dizaines de milliers de personnes ont assiégé la présidence mardi, ce qui ne s'était jamais produit même pendant la révolte de début 2011. Les protestataires rejettent un décret du 22 novembre qui a élargi les pouvoirs du président islamiste et lui a permis de soumettre à un référendum, le 15 décembre, un projet de Constitution controversé.
Ce projet est accusé par l'opposition de ne pas protéger certains droits fondamentaux, dont la liberté d'expression, et d'ouvrir la porte à une application plus stricte de la loi islamique. Les libéraux, les chrétiens et les partis de gauche avaient boycotté sa rédaction.


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jeudi 15 novembre 2012

L’Egypte prête à rompre l’accord de paix avec Israël ?

Mis à jour en pied de page
Cela fait des mois que l’Egypte cherche un moyen de briser les accords de paix avec Israël, ou tout du moins de les « retoucher. » Avec l’opération Colonne de Fumée, Morsi pourrait sauter sur l’occasion.

D’ailleurs, le parti de Morsi n’a-t-il pas déclaré il y a quelques jours qu’une « attaque israélienne sur les Palestiniens serait intolérable » ?
Et aujourd’hui, l’Egypte a condamné les représailles, réclamant un « cessez-le-feu israélien immédiat. »
Oui mais Israël n’a pas l’intention de laisser ses citoyens en danger alors, Israël va continuer d’attaquer. Israël compte détruire les organisations terroristes autant que faire se peut. Israël veut viser les chefs de ces organisations et neutraliser le plus grand nombre possible de lanceurs de missiles. Et Israël le fera.
D’ailleurs, Israël réclame de son côté que l’Egypte reprenne la situation en main dans le Sinaï où des roquettes ont été lancées cet après-midi.
Le ministre de la Défense Ehud Barak a lui lancé une ferme mise en garde adressée notamment au Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.
« Le Hamas est responsable des tirs de roquettes et de toutes les autres tentatives à partir de Gaza visant à blesser nos soldats et nos civils, même si d’autres groupes y participent. Et c’est le Hamas qui va payer le prix fort, un prix qui sera douloureux », a averti le ministre dans un communiqué.
« Nous frapperons avec une intensité toujours plus grande », a promis M. Barak.
Selon le quotidien Maariv, le Hamas est convaincu que Netanyahu fera preuve de retenue pour ne pas être accusé d’orienter la campagne électorale sur les questions sécuritaires plutôt que sur les problèmes économiques et sociaux.
En novembre 2008, trois mois avant les dernières élections législatives, un cessez-le-feu avec le Hamas avait volé en éclats, conduisant le Premier ministre d’alors, Ehud Olmert, à déclencher une offensive dévastatrice contre Gaza, l’opération « Plomb durci », du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, qui avait coûté la vie à 13 Israéliens.
M-à-J: Comme pour prouver le bien fondé de notre article, l’Egypte annonce le retrait de son ambassadeur en Israël…
Antoine Chatrier – JSSNews

dimanche 23 septembre 2012

Israël n’acceptera pas de modifier son traité de paix avec l’Egypte

Israël n’acceptera pas de modifier son traité de paix avec l’Egypte


Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a exclu dimanche qu’Israël accepte de modifier les clauses de son traité de paix conclu en 1979 avec l’Egypte. 

« Il n’y a pas la moindre possibilité qu’Israël accepte de modifier le traité de paix avec l’Egypte », a-t-il déclaré à la radio publique israélienne. 

« Nous n’accepterons aucune modification des accords de Camp David », a-t-il insisté, soulignant notamment le caractère intangible des avenants militaires de ces accords. 

« L’Egypte doit remplir ses obligations dans le Sinaï », a ajouté M. Lieberman, en allusion aux nombreuses attaques anti-israéliennes lancées ces derniers mois par des éléments incontrôlés à partir de cette zone désertique. 

Vendredi, trois hommes, lourdement armés et infiltrés en Israël à partir du Sinaï égyptien, ont été tués, ainsi qu’un soldat israélien, au cours d’un accrochage dans un secteur de la frontière israélo-égyptienne où la barrière de sécurité est encore inachevée. 

L’armée égyptienne est faiblement présente dans le Sinaï, conformément aux accords de paix avec Israël qui prévoient la démilitarisation de la péninsule. 

En accord avec Israël, elle y a cependant déployé des effectifs supplémentaires pour lancer le 7 août « l’opération Sinaï », son plus vaste déploiement dans la péninsule depuis sa restitution par Israël en 1982, affirmant avoir tué des dizaines de « terroristes » ou « éléments criminels », dont elle n’a pas révélé la nationalité. 

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