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jeudi 29 novembre 2012

Les missiles « Patriot » à la frontière turco-syrienne déstabilisent la situation dans la région



Photo : EPA


Le groupe commun de spécialistes militaires formé des représentants de la Turquie et du commandement des forces de l'OTAN a procédé à l’examen des sites pour le placement des systèmes de missiles « Patriot » à la frontière turco-syrienne. L'Allemagne a exprimé la volonté de fournir deux batteries de missiles, et les Pays-Bas – une batterie.


Formellement, les ensembles sont destinés à parer aux tirs de missiles du côté de la Syrie. Cependant, les experts expriment les soupçons qu'en fait, les missiles « Patriot » soient nécessaires aux atlantistes pour fermer l’espace aérien syrien pour n'importe quels vols dans le cadre de la préparation de l'irruption terrestre dans ce pays.

Le premier adjoint du chef du Ministère des Affaires étrangères de Russie Andreï Denisov a déclaré ne pas avoir reçu de réponse cohérente aux questions posées aux atlantistes.

Entre-temps, les atlantistes conseillent aux tiers-pays de ne pas intervenir, et les Allemands rassurent la Russie, en affirmant qu’il n’est pas question de créer une zone fermée pour les vols. À propos, le rôle de l'Allemagne dans cette histoire trouble n’est pas tout à fait incompréhensible, dit le rédacteur en chef de la revue La Défense Nationale Igor Korottchenko.

L'Allemagne est un membre de l'OTAN. Pourtant, elle aurait pu s'abstenir des initiatives douteuses semblables. Personnellement, moi, j’en suis très surpris. Certainement, l'apparition des calculs allemands et des ensembles allemands « Patriot » est une internationalisation du conflit syrien. À n'importe quel moment, il peut s’aggraver et tourner en hostilités.

La livraison supposée à Ankara des ensembles de missiles sol-air « Patriot » fait également naître certains risques pour la sécurité de la Russie, trouve le chercheur principal de l'institut russe des études stratégiques Vladimir Kozine. Le fait est qu'elle pourrait faire partie du système global créé par les États-Unis de l'interception des missiles balistiques, pointé contre plusieurs États. Bref, si les livraisons deviennent une réalité, cela signifiera l’apparition d’un nouvel élément déstabilisant dans le Proche et Moyen-Orient, qui aura des conséquences graves, constate l'expert.
Голос России.

mardi 7 août 2012

Sinaï : Israël met la pression sur l’Egypte | euronews, monde


Nombreuses réactions au Proche-Orient après l’attaque qui a coûté la vie dimanche soir à 16 gardes frontières égyptiens à la frontière avec Israël.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu s’est rendu sur la frontière sud de son pays où il a rappelé l’intérêt commun des deux états frontaliers : “Je crois qu’il est clair qu’Israël et l’Egypte ont l’intérêt commun de faire en sorte que la frontière entre nos deux états soit calme. D’un autre côté il s’avère qu’une fois de plus l’Etat d’Israël ne doit compter que sur lui même quand il s’agit de défendre la sécurité des citoyens israéliens”.
Dimanche un commando djihadiste a tenté de franchir dans le Sinaï la frontière de l’Egypte vers Israël. Le commando avait réussi à s’emparer de deux véhicules blindés égyptiens avec lesquels ils voulaient attaquer le poste frontière de Kerem Shalom.
Le nouveau président égyptien Mohamed Morsi a ordonné un contrôle total sur la région du Sinaï. Cette attaque, la plus meurtrière sur cette frontière depuis des décennies met la pression sur l‘éxecutif egyptien comme le souligne le professeur Gamal Eltahawy de l’université Minya : “Cette attaque a ébranlé la stabilité politique egyptienne et par conséquent sa stabilité économique et c’est tout le processus de développement qui est atteint. Ce sont des forces extérieures qui en sont responsables”.
La présidence de la république égyptienne a proclamé trois jours de deuil national après une attaque qu’elle a qualifiée de terroriste
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