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lundi 5 août 2013

Un témoignage sincère d'un frère Algérien à propos du pouvoir des généraux.






"A lire absolument, voici les impressions d'un Algérien sur son pays rapportées telles qu'elles ont été écrites.

Bonjour, je suis algérien, vivant en Algérie..."Fier?":je pense que ce sentiment n'a plus lieu d'exister dans "la" société moderne". Il est "vain". Loin de vanter sa civilisation millénaire ou la grandeur de son peuple, ou de perdre son temps à se sentir "fière", la Chine n'arrête pas de travailler, de se développer et de "grandir".

La Tunisie et le Maroc sont en train de suivre sa voie (à leur échelle, bien sûr): Démocratisation du travail et de l'entrepreneuriat (et même de la société pour le Maroc); fondation de structures économiques solides; et surtout, environnement social favorable à l'épanouissement des différents acteurs économiques. 

Mais, qu'en est-il de l'Algérie? 

J'avoue que je me suis intéressé aux différents "accrochages" entre algériens et marocains, sur ce forum, et y ai même parfois participé. Je veux donc, en toute "malheureuse" sincérité, faire le point sur la situation de mon pays, aujourd'hui. 

Diplomatie: Absence et faiblesse. Loin de son influence et de son leadership du tiers-monde et du monde arabe, des années 70, l'Algérie d'aujourd'hui n'ose s'impliquer ou intervenir dans aucune affaire internationale. Elle n'est même pas en mesure de se défendre quand elle est attaquée, que ce soit par la France (histoire de la colonisation) ou par le Maroc (qui est en voie de gagner l'affaire du Sahara), ou même par la Tunisie (mutisme des responsables algériens sur les événements de Sfax) et la Lybie l'a remplacé pour dominer les Touaregs.

Sur le plan militaire, elle s'engage avec le Maroc dans une course "stupide" à l'armement, sans en tirer aucun avantage diplomatique. 

Démocratie: Je n'apporte rien de nouveau en disant qu'il n'y a pas de démocratie en Algérie. Et pour ceux qui me diront que c'est le seul pays arabe où l'on peut publiquement insulter son président, je répondrai que "ça", c'est de "l'anarchie". En Algérie, non seulement personne ne craint personne (vous me direz que c'est bien), mais en plus, personne "ne respecte" personne. La démocratie est le respect de l'autre. En Algérie, c'est le moi qui existe; l'autre n'existe pas.

Je vous raconte cette anecdote: "je suis allé au stade du 5 juillet, pour assister à une finale de la Coupe d'Algérie. Quand Bouteflika est entré dans les tribunes officielles, tout le monde s'est mis à crier: Bouteflika...Ya 3Atika...la coupe Ila Ellikaa!! Poulicia (la police)...Ya El3attayine! Je me suis dit:wow, c'est un peuple brave, il n'a peur de rien! Mais, quand l'équipe adverse a marqué un but, les supporters ont commencé à "s'entre-insulter", à casser les chaises. Et là, j'ai compris qu'ils étaient peut-être "courageux", mais anarchiques. Ils n'ont tout simplement pas la notion du "respect de l'autre". D'ailleurs, c'est pour ça que dans les matchs de l'équipe nationale, les Algériens sifflent toujours les hymnes de leurs adversaires. Et c'est malheureux! 

Economie : L'économie algérienne se résume au pétrole et à la corruption. Si demain l'Algérie entre en guerre ou le pétrole vient à s'épuiser, nous mourrons tous de faim. Y'a pas une seule entreprise algérienne qui fera entrer de l'argent au pays. Et ne me parler surtout pas de la mascarade du "TONIC" qui a coulé "LA BADR"! 

Travail: tous les Algériens veulent travailler comme cadres, dans les bureaux, mêmes les plus tarés. "Sebhane Ellah", il n'y a même pas de maçons chez un peuple aussi pauvre. On est arrivé à appeler les Chinois pour construire nos maisons! Si tu fais appel à un peintre, il faut que tu le surveilles du matin au soir, pour qu'il fasse un bon travail...Ou ya rebi! 

Eliteans une société aussi agressive, vous comprendrez que l'élite est fragile, démunie et faible. Pour un cultivé algérien, travailler sereinement dans la journée, lire un bon livre le soir, dans sa maison, en se sentant protégé, sans avoir de problèmes, sans être stressé ou agressé est un luxe impossible. Il est même devenu normal qu'un concierge insulte un grand professeur en médecine. Résultat:fuite des cerveaux. J'ai eu mon diplôme l'année dernière, et déjà 70% de ma promo est en France. Beaucoup suivront cette année. 

Je pense aussi qu'il se passe de bonnes choses au Maroc. Bonne chance!"

Tous les Algériens que j'ai rencontré au Maroc ou ailleurs dans le monde considèrent que le Maroc va dans le bon sens.

Si j'ai choisi ce témoignage, c'est pour sensibiliser les séparatistes du Maroc et ce sont eux qui nous importent sur le danger qu'ils encourent en choisissant l'Algérie, c'est-à-dire l'idée d'indépendance.

lundi 17 juin 2013

En Algerie, la maladie du Président sclérose une communication défaillante.

 Quand la maladie du Chef de l’État devient tabou, le mensonge officiel peine à chasser la spéculation et l'intox des médias et des internautes.La mauvaise gestion de la question met à nu une communication en faillite à l'image du pays.
En Algerie, la maladie du Président sclérose une communication défaillante.
Abdelhamid Mehri (1) aurait prédit « Tout Président Algérien qui toucherait à la Constitution finira ses jours dans la malédiction ».

Le 8 avril 2013, le Premier ministre Abdelmalek Sellal installe la Commission des experts chargée de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la révision de la constitution. Vingt jours après, au JT du 27 avril 2013, le cardiologue Bougherbal (2) annonce au peuple algérien l’hospitalisation du Président de la République A. Bouteflika à l’hôpital Val-de-Grâces à Paris « pour des examens complémentaires suite à son accident ischémique transitoire (A I T) » (3). Il justifie ce transfert par le « manque de compétence médicale algérienne et le manque de moyens techniques ». (4).

La déclaration de Bougherbal et le transfert de l’illustre malade à l’étranger ont soulevé une polémique entre les neurochirurgiens algériens sur l’absence ou non des moyens techniques et du savoir – faire dans ce cas précis. Pour le neurochirurgien de l’hôpital de Blida, le professeur Bouyoucef, notre pays dispose des compétences médicales et des moyens de « chercher et trouver l’étiologie de cet accident et de la traiter. Des centaines d’Algériens sont traités dans nos services pour le même motif » (5).

La question de la bonne gouvernance s’impose dans les discussions des Algériens. Ils ne peuvent concevoir qu’un pays qui dépense plus de 500 milliards de dollars en 10 ans, n’arrive pas à assurer des soins aux normes internationales. La santé publique est sinistrée.

Dés le début, le simulacre commence. Le comble du ridicule est dépassé, le cardiologue continue depuis Alger à rassurer les Algériens sur l’état de santé de leur Président en puisant à partir de Paris ses informations que lui donnait un membre de la famille du Président. Il est chargé de faire cela « car on me l’a demandé de le faire et je le fais jusqu’au moment où on me demande d’arrêter ». (4 bis).

Aucune photo, aucun communiqué officiel, aucun bilan médical mettent à nu le dysfonctionnement des institutions et la mauvaise gestion de la question qui sclérosent bien une communication défaillante. Seul le Premier ministre, tout en admettant le scepticisme des Algériens à l’égard de ses déclarations, s’ingénie tant bien que mal à donner les « bonnes nouvelles » et avance même que le président, par téléphone, suit de très prés les affaires du pays. Il est au courant de tout et décide de tout. Puisqu’il il peut parler pendant des heures, pourquoi ne consacre- t-il pas 5 minutes à son peuple pour faire taire tous ses détracteurs ?

Les jours qui passent, la photo qui tarde et l’aphasie qui est totale laissant penser que les dégâts sont importants. La rumeur, la spéculation et l’intox s’installent chez les Algériens. Les analystes voient des luttes entre la Présidence et la Défense pour la succession du président. Les internautes s’agitent, les uns fantasment les autres fabulent.

Toujours pas de photo. Les jours passent, les déclarations officielles se suivent et se ressemblent « Il va bien et se repose ». Le ministre des Affaires étrangères M. Medelci depuis Addis-Abeba, déclare « les nouvelles sont bonnes Il rentrera bientôt en Algérie » (6). Le 1er mai 2013, le chef de l’Etat, à travers une lettre lue par son conseiller, s’adresse aux travailleurs et le 4 du mois, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il décrète le 22 octobre « journée de la presse ». Il est fait état de la promulgation de décrets présidentiels portant promotions de hauts fonctionnaires à la présidence. L’objectif est pour laisser croire au peuple que le Président suit les affaires du pays et qu’il était en mesure d’apprécier les dossiers qui lui sont présentés et de signer, le cas échéant des décrets. Il est en mesure de tenir le stylo est de signer donc il peut encore diriger le pays.

Si les décrets sont réellement signés par A. Bouteflika à Val-de-Grace ils doivent porter alors, Val-de-Grace le ….. et non Alger le……… Une grave atteinte à la souveraineté nationale. Des indiscrets parlent de paraphe du chef de l’Etat scanné.

Les jours passent et toujours aucune photo. La rumeur enfle, la spéculation trace l’avenir du pays, l’intox se conjugue au présent. Les informations tendancieuses ou mensongères sont dans toutes les bouches. La mort du président est annoncée (8). L’opacité se confirme dans la méthode de communication du Gouvernement. Le 19 mai 2013, un quotidien algérien « Mon journal » a été interdit de parution parce qu’il affirmait que le président Algérien était revenu le 15 mai 2013 à Alger dans un état « comateux » après une « détérioration de sa santé ».

La communication officielle est déléguée au gouvernement et à la presse de l’Hexagone. Tantôt c’est Fabius tantôt c’est Hollande qui, se croyant investis du poste de porte – parole de la Présidence Algérienne nous informent sur l’état de santé de notre Président et de son lieu de séjour. Confondant l’Elysée à el Mouradia François Hollande parle du sujet qui ne regarde que les Algériens. Le président est « en convalescence dans l’établissement des Invalides où il se voit se prodiguer tous les soins nécessaires et il aura ensuite à rentrer, j’espère le plus vite, dans son pays » (10)

Un membre de ce gouvernement informe le peuple algérien du transfert du Président algérien du Val-de-Grace vers l’’Institution Nationale des invalides, établissement médical des techniques de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessées de guerre et des grands handicaps. Invalides « pour suivre sa convalescence » (9). Des précisions sur le lieu où se repose le Chef de l’Etat Algérien sont apportées .Il est dans un appartement aux Invalides « près du tombeau de Napoléon et du musée de l’armée, au centre de Paris ».Ces précisions appellent des interrogations et je laisse le soin aux lecteurs de les poser et d’y répondre.

En Algérie ce dossier est un tabou
En Algèrie, la maladie du Prèsident sclérose la communication défaillante.

Devant le flou total qui entoure l’état de santé du Président de la République, un membre du Conseil constitutionnel aurait déclaré, sous l’anonymat, selon El Watan que les membres de cette institution, se sont concertés en l’absence du Président Tayeb Bélaiz pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la république « Lorsque le Président de la république, pour cause de maladie grave ou durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la vérité de cet empêchement approprié, par tous les moyens, propose à l’unanimité, au Parlement, de déclarer l’état d’empêchement ». Le président du Conseil, proche du cercle présidentiel, n’a pas réagi pour faire réunir les membres du Conseil en dépit des critiques de la classe politique et de la presse algérienne et de la gravité de la situation du pays.

Les Algériens se demandent à quoi servent des institutions qui ne sont pas capables d’assumer les prérogatives que leur confère la Constitution ? Ils ne comprennent pas non plus comment un homme peut – il bloquer toute une Institution ?

Cela n’est possible que dans un pays où le pouvoir est dilué entre plusieurs centres de décision qui fait que l’Algérie est dirigée par plusieurs présidents de la République mais un seul passe par des urnes que les autres prennent soin de bien les bourrer à son avantage.

Les jours passent, la rumeur enveloppe toute l’Algérie et l’intox se voit dans les marchés, les « supputateurs » préparent l’avenir du pays et les spéculateurs. Les photos du Président apparaissent au lendemain du reportage de Mardi 11 juin 2013, la chaine de télévision publique (L’ENTV) fait état « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après – midi à Paris entre Bouteflika et deux Hauts responsables algériens ». Le lendemain les photos sont diffusées. Elles montrent un Président considérablement diminué, emmitouflé dans un peignoir noir, le visage pale et les traits tirés. Il est entre le chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire et le Premier ministre.

Un mini – conseil des ministres à Paris durant lequel Bouteflika aurait longuement écouté les exposés sur la situation sécuritaire et économique du pays avant de donner les instructions et les orientations pour la poursuite des activités du Gouvernement. Il avait donc parlé. Pourquoi pour faire taire les incrédules n’avait-il pas adressé un mot au peuple algérien ? Ces images démentent la rumeur sur sa mort mais ne mettent pas fin aux interrogations sur sa capacité à gouverner. Elles annoncent cependant que la transition à bel et bien commencé.

L’entretien a eu lieu dans une apothicairerie * de l’hôpital, aménagée en urgence et dans la précipitation le portrait du Président F. Hollande n’a pas été décroché.

L ‘Algérien peut-il relever la tète comme il lui a été ordonne un jour du siècle passé.

SERAGHNI Laid

Références :
• Apothicairerie : Ancienne pharmacie d’avant 1777 en France que l’on trouve dans les hôpitaux anciens. Elle est généralement au rez de chassée et prés des cuisines et de la laverie.

1- Homme politique et grand militant né le 3 avril 1926 au Khroub (Constantine) mort le 30 janvier 2012 à Alger. Il est connu par le projet qui porte son nom « le projet Mehri » qui constitue une réponse au projet de Gaule.
2- Professeur en cardiologie, directeur du Centre Nationale de la Médecine des sports et ancien sénateur du tiers présidentiel et président de la commission nationale des soins à l’étranger.
3- Accident ischémique transitoire : c’est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparait sans séquelle. (le figaro.fr- sante).
4 et 4 bis Le MATIN DZ du 30 avril 2013,
5 El Watan du 29 avril mai 2013,
6 L’expression du 23 mai 2013 ;
7 Le MATIN DZ du 30 avril 2013,
8 Valeurs actuelles du 10 juin 2013,
9 – Romandie du 21 mai 2013.
10 – Le monde du 21 mai 2013
11 – Liberté du 1 juin 2013.




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l'Information Alternative

mardi 30 avril 2013

De Marines en Algerie?

Bruits de bottes, chuchotis de babouches, et cancans maghrébins (Quand, quand ?)...
Des Marines en Algérie ?
Des médias, pas toujours bien informés, pas toujours bien intentionnés, souvent orientés, ont fait état de l’arrivée prochaine, en Espagne, de 500 Marines environ, et de 08 avions de combat. Cette décision aurait été prise, selon ces journaux, afin d’intervenir en Algérie,"où les prémices d’un chaos généralisé se font de plus en plus précises..."

Prochaine ou imminente ? Faudrait savoir…

Si l’information d’un déplacement de troupes américaines, vers l’une de leurs nombreuses bases dans le monde, en l’occurrence celle de Moron de la Frontera, en Andalousie, venait à se confirmer, rien ne dit que cette décision aurait été prise dans l’urgence, en prévision de ce chaos qui ne laisserait donc plus de doute. Dans ces circonstances, les mots pèsent leur poids. L’ordre de mouvement ne semble donc pas avoir été pris dans la précipitation, puisqu’il ne s’est pas encore concrétisé sur le terrain. Il y a donc de la marge donc, entre une arrivée prochaine qui n’aurait pas de caractère exceptionnel, et qui pourrait prendre des mois, et une arrivée imminente, qui aurait déjà dû se produire, et qui aurait confirmé, un tant soit peu, qu’il y de l’orage dans l’air.

Encore que si ce chaos généralisé était aussi certain, et aussi imminent, que nous l’annoncent ces mêmes médias, ce ne serait pas le mouvement de forces aussi minimal, 500 soldats et 8 avions, qui pourrait y changer quelque chose, ni être en mesure d’assurer la protection de citoyens américains, dans un pays aussi vaste. A la limite, c’est même faire injure à ce si effroyable chaos, tant espéré, semble-t-il, que de penser qu’il suffirait de si petites forces pour le conjurer, où pour s’y déployer avec tant de désinvolture, façon Rambo, pour ramener à la maison les gentils compatriotes, sauvés des griffes de quelques sauvages, qui auront provoqué le désastre annoncé, juste avec des canifs entre les dents.

Entre routine, et stimuli...

Cette annonce d’un mouvement de forces américaines n’est peut-être qu’une action tout à fait routinière, comme il s’en passe tant, au sein de cette grande armada, qui est présente aux quatre coins de la planète. Mais même si l’on considère qu’elle a obéi à des considérations conjoncturelles, où l’Algérie aurait sa place, ce ne pourrait être qu’une force d’appoint, venue renforcer, ou remplacer, des troupes déjà en place, dont l’objectif premier n’est pas l’intervention, mais la prévention et le signal. En plus clair, un tel événement, mineur en soi, peut signifier que des dispositions, presque banales, comme un mouvement ordinaire de troupes, a été servi à l’opinion publique sous un emballage qui indique un autre contenu. Pour obtenir des effets précis. Pour faire une sommation sans frais !

En tout état de cause, et quelles que soient les raisons de cette arrivée probable de troupes américaines dans leur base d’Espagne, le dispositif même de l’opération indique qu’elle est d’importance secondaire, et qu’elle répond à des prévisions d’événements probables, mais non imminents. Puisque le processus, et le mode opératoire de ce mouvement ne sont pas du genre à répondre à l’urgence, telle qu’annoncée par des médias d’appoint.

Cet envoi possible de ces troupes, dont le support médiatique qui a été mis en branle confirme qu’il recherche surtout un effet psychologique et politique, a un rôle de stimuli, à destination d’acteurs divers et variés. Il peut rechercher, en même temps, un but qui exprime la détermination, destiné à impressionner des groupes islamistes qui s’agitent, et qui ont besoin d’être gardés sous contrôle psychologique, qu’un autre , à l’attention de certaines puissances qui lorgnent du côté du Sahel, du Maghreb et de l’Afrique, d’une manière générale.

La Chine et l’Afrique...

Un aspect, géostratégique, d’une importance primordiale dans la compréhension de certains événements, doit toujours être pris en considération, lorsqu’il est question de cette région du monde, même si la conjoncture actuelle semble l’avoir éclipsé. Les printemps des peuples dans la région, même s’ils ont bouleversé la composante des régimes qui étaient autorisés par l’occident à gérer ces territoires, et même s’ils ont fait oublier que rien de vraiment fondamental dans le destin de ces mêmes peuples n’a changé, ont juste occulté les vrais grands problèmes. Entre autres, celui de l’affrontement titanesque, même s’il se déroule en mode muet, entre les deux plus grandes puissances du monde. C’est la guerre silencieuse, mais d’une violence inouïe, même si elle ne fait pas de morts visibles, qui a lieu entre les USA et leurs alliés, d’un côté, et la Chine de l’autre.

La Chine est dans une phase de déploiement en Afrique, qui reste le seul continent dont elle pourrait faire éventuellement son pôle énergétique, en plus de multiples autres ressources, immenses, qu’elle pourrait en tirer. Il y va de sa propre survie. Le reste du monde est déjà pris.

Elle aura bientôt besoin de façon impérieuse, à l’instar des grandes puissances, de pouvoir contrôler une part du marché des hydrocarbures. D’avoir, elle aussi, sa propre chasse gardée, de faire de l’Afrique son Golfe à elle. Les grandes manœuvres, dont ne savons que la part émergée, qui ont lieu autour du Sahel, et la détermination des USA de contrôler cette région, sont bien plus décisives qu’on ne pense. Ce n’est pas là notre sujet, aujourd’hui, mais il est nécessaire de savoir que le Sahel est au cœur d’un déploiement stratégique de premier plan. Cette région désertique est l’exact centre du monde "utile", et les ressources hydrocarbures prouvées qui y dorment, ainsi que dans le Maghreb et dans l’Afrique subsaharienne, en font un champ de bataille où se jouera l’avenir du monde.

La France aiguillonnée par les Américains...

Pour les USA, qui savent qu’ils ne pourront pas, seuls, contrôler la situation dans cette région ultra-stratégique, la France est l’allié incontournable, puisqu’elle en a été l’ancienne puissance occupante, que les régimes qui s’y vautrent dans leurs turpitudes sont censés être sous son contrôle, et qu’elle affirme disposer sur ces derniers, d’une influence certaine. Son rôle dans l’éviction du despote libyen, et dont certains dessous sont tout à fait inavouables, ont démultiplié la peur qu’elle inspire aux despotes de toute la région.

Mais malgré cela, les Américains ne sont pas loin de considérer que la France n’est plus à la hauteur des nouvelles données, qu’elle ne maîtrise pas autant qu’elle le devrait la situation, et qu’elle se montre particulièrement décevante dans le contrôle des vrais mécanismes. Dans une telle conjoncture, où les Américains considèrent qu’il ne faut pas subir les événements mais les créer, pour pouvoir mieux les juguler, la France n’a pas assez de gnaque. C’en est fini de son influence des années passées. Les temps ont changé. Au point où même les marchés lui échappent, peu à peu, comme du sable qui lui glisse entre les doigts.

Les Américains ne ratent pas une occasion de lui rappeler qu’elle doit reprendre la main, et qu’ils ne permettront pas que la situation leur échappe, comme en Libye, où elle semblait en position dominante, pourtant. Ils disent clairement à la France qu’ils n’hésiteront pas à palier à son insuffisance, si elle continue ainsi à perdre du terrain. Et il n’est pas à écarter que les Américains voudraient bien rogner, pour eux-mêmes, certaines brisées de la France, quitte à y mettre du leur.

C’est pourquoi le mouvement annoncé des troupes américaines peut être interprété, entre autres signaux, comme un signal en direction de la France, pour lui enjoindre de s’imposer, si elle ne veut pas perdre ses chasses gardées. Les Américains ne veulent pas de relâchement de la garde au Maghreb et au Sahel.

L’intervention de la France au Mali, en plus d’autres considérations, comme la protection de ses propres intérêts dans la région, procède de cette approche.

Il y a loin, de la coupe aux lèvres...

L’Algérie, et les événements qui pourraient y survenir, sont l’objet d’une très grande attention, tant de la part des Américains que celle des Français. Parce que l’Algérie, même si ses dirigeants ne sont pas à la hauteur de ses capacités, est une puissance potentielle. Toutes les dispositions ont été prises, en tenant compte de scénarios divers, pour y préserver, coûte que coûte, les intérêts occidentaux, si la situation venait à dégénérer brusquement, dont la partition du pays, et le détachement de son sud utile, ne sont pas des moindres.

Mais ces tirages de plans sur la comète restent encore du domaine de l’hypothétique.
Rien, pour le moment, ni aucun signal d’alarme, n’a suscité la mise en branle d’un quelconque plan d’urgence. L’Algérie est un morceau autrement plus lourd que la Libye. Tout ce qui la concerne, jusqu’au détail qui peut sembler insignifiant, est examiné à la loupe, soumis aux plus hautes autorités, pesé au trébuchet, manipulé avec un soin qui confine à l’orfèvrerie.

Tous les experts et les vigiles qui sont au chevet de la situation, savent que tant que le régime algérien dispose encore du très considérable matelas financier pour anesthésier les foules, et tant qu’il continue à se ménager des alliés naturels, au sein des populations, par couches sociales entières, ce chaos généralisé que nous annoncent les uns et les autres relève encore du canular, où de méthodes de conditionnement des masses, pour des raisons aussi surprenantes qu’elles sont variées.

D.Benchenouf


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mardi 16 avril 2013

Décès de l’ancien président algérien Ali Kafi




Décès de l’ancien président algérien Ali KafiAli Kafi, qui a accédé à la présidence de l’Algérie en 1992 après l’assassinat de Mohamed Boudhiaf, est mort, annonce la presse algérienne.

L’ancien président du Haut comité d’Etat (HCE), Ali Kafi, est décédé, mardi matin à Alger, à l’âge de 85 ans, rapporte l’agence de presse algérienne, citant des proches du défunt.

Kafi a été transféré, lundi, aux urgences de l’hôpital d’Ain Naadja suite à un malaise, ajoute APS.

L’ancien colonel de l’Armée de libération nationale fut plusieurs fois ambassadeur d’Algérie dans plusieurs capitales.

Il fut également membre du HCE du 11 janvier 1992 au 2 juillet 1992, lorsqu’il succéda à Mohamed Boudiaf, et a dirigé le pays pendant une période transitoire (1992-1994).

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jeudi 11 avril 2013

Algerie: Un syndicat anti Salafisme pour des imams

Algerie: Un syndicat anti Salafisme pour des imams

Les imams algériens venus des quatre coins de l’Algérie ont réussi une prouesse inédite en mettant en place aujourd’hui dimanche un syndicat en bonne et due forme.

Nos imams se sont ainsi réunis autour de l’éminent cheikh Djelloul Hadjimi, une figure très connue au sein de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), au complexe touristique Mazafran de Zeralda. Résultat : la Coordination nationale des imams (CNI) bénie par les honorables «chouyoukh» a vu le jour sous l’aile protectrice de l’UGTA dont elle est organiquement liée.

C’est une première dans ce secteur si sensible que les imams disposent de leur propre syndicat. Mais au-delà de la défense de ses droits socio-professionnels, ce conseil national des imams vise surtout à sanctionner toute sortie des rangs de la part de ses membres. Il y a un constat en effet que certains imams n’hésitent pas à relayer la propagande wahabite dans les mosquées d’Algérie. Le regain du Salafisme si visible à travers l’accoutrement des priants, semble avoir accéléré la prise de conscience quant à la nécessité de mettre le holà dans un secteur qui échappe au contrôle des autorités.

Des comportements qualifiés de «déviationnistes» ont été plusieurs fois signalés et même dénoncés par le ministère des affaires religieuses.

Les imams de Sidi Said…

Mais quand c’est l’imam lui-même qui s’adonne à ce genre d’exercice de prosélytisme, il y a péril en la demeure. C’est pourquoi, la constitution de ce conseil national des imams se veut être une digue contre la poussée salafiste.

Cheikh Hadjimi n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que l’Islam algérien s’inscrit dans le respect de la pratique ancestrale qui fait de la modération son credo.

«Nous allons défendre notre Islam, loin de toute idéologique politique ou courant de pensée venu d’ailleurs. Nous devons retrouver nos pratiques religieuses ancestrales, celles de nos parents et de nos grands parents », a professé doctement cheikh Hadjimi dans une allusion à peine voilée aux Salafisme directement importé du Qatar et de l’Arabie saoudite.

La bénédiction de l’Etat

Et au cheikh de dicter la conduite à tenir pour un imam algérien : «Nos imams doivent avoir un comportement exemplaire, faire preuve d’un patriotisme sans faille, rester ouverts sur la société et sur le monde extérieur sans qu’ils ne soient influencés par les courants de pensées et les idéologies qui se répandent partout dans le monde musulman et qui visent à avilir notre population pour qu’elle soit à la merci de puissances extérieures qui ne veulent pas forcément du bien pour notre pays », renchérit un autre imam.

Dans son sermon moderniste, Cheikh Hadjimi a aussi soutenu que l’Islam et la démocratie ne sont pas «antinomiques». «Nous prônons un Islam décomplexé qui sera toujours au service du pays et de la société. Un Islam qui défendra les intérêts suprêmes de la nation, qui éduquera la société et évitera à nos enfants de tomber dans l’obscurantisme », soutient-le cheikh.

Cela étant dit, même si certains diront que ce conseil national des imams est tout droit sorti des arcanes du régime, l’avancée inexorable du Salafisme voire du chiisme méritent bien que l’Etat s’en occupe quitte à lancer un syndicat alibi.

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vendredi 1 février 2013

Cheikh Imran Hosein : «Les musulmans doivent cesser d'utiliser le dollar» (1)


Algeriepatriotique : Vous avez prédit depuis plusieurs années le déclin du système financier mondial basé sur une monnaie dont la valeur est régulée artificiellement. Y a-t-il un moyen pour les pays musulmans de sortir de ce système frauduleux ?

Cheikh Imran Hosein : Salam alaïkoum ! Je suis si heureux de m’adresser à l’Algérie, pays des moudjahidine. C’est aussi un grand plaisir pour moi de vous entendre me poser cette question concernant le monde actuel de la finance. C’est une véritable musique dans mon oreille de vous entendre le décrire comme un «système monétaire frauduleux» car, malheureusement, nos oulémas musulmans ne sont pas, eux-mêmes, encore arrivés à cette conclusion. Les livres de fiqh qu’ils étudient ne traitent pas de l’économie moderne liée à la finance internationale et n’ont donc pas une connaissance soutenue de ce sujet. Les oulémas souffrent, à la fois, d’un manque de connaissances et d’outils d’analyse à travers lesquels ils seraient arrivés à la conclusion que vous venez d’évoquer, à savoir que le système monétaire moderne qui a vu le jour à la conférence de Breton Woods en 1944, et qui s’est effondré en août 1971 pour être remplacé par le système monétaire basé sur le pétrodollar, est faux, frauduleux et illicite. Ce système agit comme un véhicule pour l’exploitation économique et l’esclavage financier progressif des masses à travers le monde. Tant que les oulémas musulmans n’étudieront pas l’économie monétaire internationale et acquièrent le courage de se battre pour la vérité et la justice (al-mâroûf) et s’opposer à tout ce qui est faux et injuste (al-munkar), il sera impossible pour les musulmans d’échapper à cette toile financière empoisonnée qui a été tissée autour de nous. Nous devons confronter nos oulémas en Egypte et ailleurs avec l’argument que la charia islamique ne pourra être renforcée que si nous restaurons le dinar et le dirham comme monnaie. Et nous ne pourrons pas restaurer le dinar et le dirham comme monnaie tant que nous demeurerons des Etats membres du Fonds monétaire international (FMI), parce que les clauses imposées par le FMI – mystérieusement ! – prohibent l’utilisation de l’or comme monnaie. Si le monde veut savoir pourquoi le FMI, qui a été conçu par les sionistes, interdit l’utilisation de l’or comme monnaie, il faudra poser cette question à Ad-Dajjâl (le faux Messie). Celui-ci expliquera, alors, qu’il veut imposer ses règles à l’ensemble de l’humanité tout en régnant sur Israël. Ainsi, seulement, pourra-t-il convaincre les juifs qu’il est effectivement le Messie ! Le système monétaire frauduleux d’Ad-Dajjâl ne saurait être instauré si l’or est utilisé comme monnaie. Ad-Dajjâl a besoin d’un système monétaire frauduleux pour réduire une partie du monde à une pauvreté abjecte et à un esclavage financier tout en enrichissant cette autre partie du monde qui le soutient et travaille pour lui. Les soutiens à Ad-Dajjâl peuvent être trouvés aujourd’hui parmi l’élite nantie du monde musulman. Deuxièmement, si les oulémas musulmans étudiaient l’économie monétaire internationale et acquéraient la connaissance liée à ce sujet, ils pourraient alors être convaincus d’utiliser les arguments religieux pour mobiliser les masses pour qu’un tel changement restaure le dinar et le dirham comme monnaie. Ceci est possible, car beaucoup de pays dans le monde musulman, même lorsqu’ils sont sécularisés et qu’ils adoptent un mode de vie moderne, n’en ressentent pas moins de l’amour pour l’islam, pour les valeurs morales et pour ce qui est droit et juste, et, par conséquent, s’opposent à tout ce qui faux et injuste. Tant que l’amour pour l’islam et pour la vérité et la justice existe dans leurs cœurs sécularisés, il nous sera toujours possible de pénétrer leurs cœurs avec des arguments religieux dont voici un exemple : Mahmoud offre à Ahmed une somme d’argent, en dinar ou en dirham, dans le cadre d’une transaction commerciale entre eux. Les oulémas musulmans ont le devoir d’expliquer à Ahmed que s’il refusait d’accepter le dinar ou le dirham pour le paiement de la somme due et exige d’être payé en contrepartie en dollar américain, en roupie pakistanaise ou indonésienne, alors, il commettrait un péché pour lequel il devra répondre le jour du Jugement dernier. Ceci est un argument que les oulémas musulmans pourraient utiliser, en effet, non seulement pour pousser les masses musulmanes à acquérir dinars et dirhams, mais aussi pour les utiliser pour acheter et vendre. Les gouvernements laïcs dans le monde musulman qui sont obligés de maintenir la loi (sioniste) internationale ne peuvent pas, aujourd’hui, transcender cette stratégie religieuse si elle est mise effectivement en application par les oulémas. Dans ce cas, l’Etat ne pourrait plus arrêter la propagation de l’usage du dinar et du dirham comme monnaie, défiant ainsi la loi (sioniste) internationale. Troisièmement, les oulémas peuvent s’appuyer sur la sourate «A’tawba» pour dire que toute personne qui rendrait illicite ce que Dieu a considéré comme licite (comme l’usage du dinar et du dirham) se rendrait coupable de chirk (association d’autres dieux ou des êtres à Dieu) et que ce péché est le seul que Le Tout-Puissant ne pardonne jamais. De plus, tous ceux qui accepteraient la loi du FMI interdisant l’usage de l’or comme monnaie et s’abstiennent d’utiliser l’or comme monnaie commettent le chirk. Quatrièmement, les oulémas peuvent déclarer, à juste titre, que le retrait de cette «monnaie» qui est citée aussi bien dans le Coran que dans la Sunna (c’est-à-dire le dinar et le dirham), et son remplacement par la fausse monnaie actuelle, constitue une hérésie (bid’a) et ceux qui se rendent coupable d’une tel péché répréhensible, comme ceux qui l’acceptent, iront en enfer. Enfin, nous avons besoin d’enseigner la monnaie dans l’islam aux syndicats qui, une fois cette connaissance acquise, réclameront que les travailleurs touchent leurs salaires en vraie monnaie (c’est-à-dire en dinar et en dirham) au lieu et place de la fausse monnaie. Les leaders du mouvement syndical, au même titre que les oulémas musulmans, ne maîtrisent pas la question de l’économie monétaire internationale. Aussi s’engagent-ils dans des négociations pour revendiquer des augmentations salariales, mais dès qu’ils obtiennent une augmentation, Ad-Dajjâl recourt à l’inflation et baisse la valeur de cette fausse monnaie. Et comme la monnaie perd de sa valeur, du coup, l’augmentation des salaires n’a plus aucun impact. Les oulémas ont besoin de se réveiller et de reconnaître que l’inflation est une forme d’usure (riba).

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