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vendredi 28 décembre 2012

Opération "Portes Ouvertes" En Cisjordanie Et A Gaza Pour Des Dirigeants Arabes = Operation De "Normalisation" Pour Israël

Le régime colonial juif sioniste a changé sa stratégie vis à vis des territoires palestiniens occupés en 1967, la Cisjordanie et Gaza. Israël a lancé "l'Opération Portes Ouvertes" accueillant - discrètement en partenariat avec le Fatah d'Abbas le Hamas et le Pharaon Morsi - des dirigeants politiques du Monde Arabe pour montrer qu'il est entrain de "normaliser" ses relations avec ces derniers que ceux-ci le cautionnent et par là même cautionnent l'occupation colonisation juive sioniste de toute la Palestine.
Opération



A tout seigneur tout honneur !

C'est d'abord l'ami secret du régime juif sioniste l'Emir du Qatar, le cheikh Hamad al-Thani, qui s'est rendu à Gaza arrivé via l'Egypte à grands renforts de couverture médiatique le 23 Octobre dernier avec en poche un chèque de 400 millions de dollars pour payer la note des destructions israéliennes pendant la guerre 2008-2009 ""Opération Plomb Durci" contre Gaza.

Pendant la nouvelle blitzkrieg israélienne, "Colonne de Nuée" contre le camp de concentration de Gaza le défilé des responsables politiques du monde arabe s'est intensifié avec la visite à Gaza du premier ministre égyptien, Hicham Kandil. Kandil - qui a bénéficié d'une "trêve israélienne - s'est rendu à Gaza le 16 Novembre pour discuter d'un cessez le feu. Puis c'est au tour d'une délégation de la "Ligue Arabe" - devenue l'annexe des dictatures monarchiques du Golfe Arabie Saoudite et Qatar en tête- conduite par son président, Nabil al-Arabi , d'avoir fait leur BA en se rendant à Gaza de même que le ministre tunisien des Affaires étrangères.

Puis c'est au tour du roi Abdallah II de Jordanie d'avoir été à Ramallah en Cisjordanie occupée le 6 décembre dernier où il a rencontré Mahmoud Abbas le président auto proclamé de l'Autorité Palestinienne. Selon la version officielle la visite du roi visait à réitérer le soutien de la Jordanie aux Palestiniens, après leur "succès historique" aux Nations unies et pour les aider à établir un Etat.

Rien n'a filtré des discussions entre Abdallah et Abbas.

Selon certaines informations - pouvant avoir été "fuitées" par des responsables juifs sionistes de Tel Aviv ? - Abdallah et Abbas se seraient entretenus de la possibilité de créer une confédération entre "l'état palestinien" et la Jordanie.

Une telle confédération en effet verrait le territoire de Cisjordanie et de Jordanie réunis ce que souhaite vivement le régime juif sioniste qui pourrait ainsi s'enraciner sur le reste de la Palestine à l'exclusion de Gaza devenu une "colonie" de l'état palestinien au bord de la Méditerranée. Sur ce territoire réunifié la majorité de la population serait palestinienne - ce qui est déjà le cas en Jordanie et en Cisjordanie- et permettrait à Israël de négocier l'installation des réfugiés palestiniens et leurs descendants disséminés dans des camps en Syrie, Liban, ect...dans cette confédération.

Ce plan Abdallah Abbas de confédération permet de comprendre pourquoi Abbas a tout récemment demandé à l'ONU de faire venir en Cisjordanie les réfugiés palestiniens du camp de Yarmouk en Syrie victimes des attaques répétées de l'ASL Al Qaeda & C° car il est conforme à sa position de renonciation au droit au retour des Palestiniens en Palestine occupée par l'entité juive sioniste : territoire actuel occupé nommé "Israël".

Enfin pour conforter cette opération "portes ouvertes" organisées par le régime juif sioniste la Ligue Arabe a décidé de se rendre cette fois en Cisjordanie occupée le 29 Décembre pour y apporter une première aide de 100 millions à l'Autorité Palestinienne. Au début du mois, le gouvernement israélien a annoncé le blocage pour Décembre du transfert des taxes dues à l'Autorité palestinienne, à titre de sanction contre la démarche d'Abbas de reconnaissance d'un état palestinien avec statut d'observateur à l'ONU. Le chef de la Ligue Arabe Nabil al-Arabi et une dizaine de ministres arabes des Affaires étrangères se rendront donc le 29 décembre en Cisjordanie pour avaliser cette aide autrement dit pour payer à la place de la puissance occupante colonisatrice juive sioniste ce qui est du au peuple palestinien.

Toutes ces visites ne peuvent se faire qu'avec l'aval de la puissance occupante colonisatrice, Israël, qui contrôle toutes les entrées de la Cisjordanie et de Gaza occupés.

Par conséquent ces dirigeants arabes ne font que conforter le régime sioniste dans ses actions d'occupation et de colonisation de la Palestine qui se sont intensifiées tout récemment avec l'annonce de la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée incluse Jérusalem Est.

On comprend maintenant pourquoi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit après la condamnation molle de ces nouvelles constructions par le CSONU qu'il s'en foutait de ce que disait l'ONU.

Israël est entrain de réussir son opération "normalisation" avec certains pays arabes dont les dirigeants acceptent de venir en Palestine occupée reconnaissant ainsi un état de fait : l'occupation colonisation de la Palestine par l'entité juive sioniste. Malgré toutes leurs déclarations sur leur soutien au peuple palestinien et à sa lutte pour la création d'un état ils avalisent cette "normalisation" qui leur est dictée en coulisse par Israël et son Parrain américain grand pourvoyeur d'aide à ces pays sous tutelle coloniale et sous perfusion des pétro-dollars des pays du Golfe et des dollars du FMI/US.

En d'autres termes ces dirigeants arabes légalisent la présence de l'entité juive sioniste en Palestine. Ils ne semblent pas avoir compris que l'arme principale du peuple palestinien face à l'occupant colonisateur juif sioniste c'est de lutter en dénonçant systématiquement et par tous les moyens légaux dont il dispose l'illégitimité de l'entité juive sioniste au Moyen Orient en général et en Palestine en particulier. Cette illégitimité est la hantise des colonisateurs juifs sionistes leur talon d'Achille.

L'OLP avait déjà avec les Accords d'Oslo été le premier mouvement au monde de résistance a avoir reconnu la légitimité de l'occupation colonisation juive sioniste un suicide politique et stratégique au service de l'entité juive sioniste qui en a profité pour par des "faits accomplis" sur le terrain coloniser encore plus la Palestine volant les terres et pillant les ressources énergétiques - gaz en Méditerranée - dépossédant le peuple palestinien tout en procédant à son génocide lent et son sociocide avéré.

Désormais les dirigeants arabes par leurs visites dans le cadre d'opérations "portes ouvertes" 2012 concoctées par le régime juif sioniste avec la complicité de ceux qui revendiquent défendre la cause du peuple palestinien Fatah et Hamas inclus légitimisent les actes de colonisation pré et post guerre de 1967 commis par l'entité juive sioniste. Non seulement ils participent de la dépossession qui dure depuis des décennies des Palestiniens mais en plus ils les privent de toute possibilité de négocier avec l'entité sioniste qui fort de cette "normalisation" sur le terrain n'acceptera rien de moins qu'un état juif sur toute la Palestine mandataire arguant d'une légitimité "Made in Monde Arabe".

Le peuple palestinien doit reprendre impérativement et avant qu'il ne soit trop tard son destin en main s'il veut un jour retrouver le chemin de son état : toute la Palestine mandataire, et sceller définitivement cet épisode colonial juif sioniste dans les pages noires de son histoire.

information opinion analyse traduction

vendredi 30 novembre 2012

Selon Jeune Afrique, Nawaat est financé par le sioniste George Soros et Tunisie-Secret est inspirée par le bourguibisme



L’Open Society Institute, une vitrine « humanitaire » de la CIA et du Mossad, finance à 80% le site Nawaat, que Sami Ben Gharbia a fondé et qui a joué un rôle majeur dans la déstabilisation de la Tunisie. Nous le savions déjà, mais lorsque c’est Jeune Afrique qui l’écrit, cela prend un air plus « sérieux » ! Voici l’intégralité de cet article suivi de notre mise au point et commentaire.





Électron libre dans le paysage médiatique tunisien, le site Nawaat, média citoyen alternatif, porte un autre regard sur l'actualité, soulève des questions de fond et va au plus près des faits.

Une carte des prisons tunisiennes, les télégrammes diplomatiques de WikiLeaks concernant la Tunisie... le site Nawaat (« noyau », en arabe) ­n'hésitait pas à publier des documents sensibles sous le régime de Ben Ali et avait même développé un système qui échappait à la censure à partir d'un logiciel édité par Google. En postant des centaines d'articles, de témoignages, de photos et de vidéos sur le soulèvement de 2011, Nawaat ne s'est pas contenté d'accompagner la révolution ; il en a été l'un des médias leaders en relayant les revendications populaires.



Cyberdissidence



« Nawaat est sans doute l'acteur qui a le mieux compris l'usage des réseaux sociaux durant la révolution tunisienne », estime ReadWriteWeb, un blog spécialisé dans les technologies de l'information. Animé depuis 2004 par des cyberdissidents, Nawaat « donne la parole à tous ceux qui par leur engagement citoyen la prennent, la portent et la diffusent ». Tout un programme rendu effectif avec un contenu enrichi par la contribution de bénévoles, des citoyens soucieux d'informer. La ligne éditoriale s'est construite autour de la défense des libertés fondamentales et de la démocratie en Tunisie, par Sami Ben Gharbia, Riadh et Sofiane Guerfali, rejoints en 2006 par un quatrième mousquetaire, Malek Khadhraoui. Venus d'horizons différents, ils ont mis en commun leur formation en droit, en technologie et en journalisme pour faire entendre, depuis leur exil en France, la voix de la cyberdissidence.




La formule aurait pu ne pas résister à la libéralisation du web tunisien et à la prolifération des médias en ligne, mais Nawaat, qui a pris le contre-pied de la tendance générale, s'est mué en média indépendant. « Tous les médias font de l'opinion, nous avons développé d'autres créneaux comme l'investigation et l'information de proximité », explique Malek Khadhraoui, rédacteur en chef du site.



Écho



Désormais, l'équipe a pignon sur rue, s'est structurée et emploie une dizaine de personnes tout en veillant à son indépendance, alors que celle des médias ainsi que le professionnalisme des journalistes font débat dans le pays. Le site a dû créer son propre modèle économique ; désormais, 20 % de son budget est assuré par l'association des amis de Nawaat et 80 % par la fondation du financier américain George Soros, l'Open Society Institute. Nawaat s'est également diversifié en développant un réseau national de journalistes citoyens à travers tout le pays, en lien avec Canal France International (CFI), et héberge des start-up spécialisées dans le domaine de l'information. En se faisant l'écho des régions et en travaillant dans la proximité, Nawaat est devenu un miroir de la Tunisie. « Dans ce contexte, la liberté d'informer n'est pas la priorité de la classe pauvre et de ses jeunes. Le vrai problème, c'est la justice sociale. Mais ceux qui subissent cette injustice ont également besoin de la liberté pour exprimer leur galère », souligne Malek Khadhraoui.



Le dessous des cartes



« Délivrer une information sans concession », c'est la ligne que promeut le site Tunisie-Secret. Et il y parvient dans une large mesure. De scoops en révélations, il révèle le dessous de nombreux événements ayant fait l'actualité tunisienne depuis la révolution. À l'origine de l'initiative, quatre Tunisiens anonymes vivant entre la France et leur pays natal et bénéficiant des réseaux d'information de Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l'Unesco, devenu proche de Ben Ali après en avoir été le farouche opposant et qui s'est désolidarisé du régime à quelques heures de sa chute. Aujourd'hui, Tunisie-Secret offre une tribune francophone aux mouvements politiques se revendiquant de l'héritage de Bourguiba.




« Nawaat, noyau dur du Web alternatif tunisien »

Par Frida Dahmani, Jeune Afrique du 28 novembre 2012













Commentaire de Tunisie-Secret



Selon Jeune Afrique, Nawaat « ne s'est pas contenté d'accompagner la révolution ; il en a été l'un des médias leaders en relayant les revendications populaires ». Mieux encore, Nawaat a joué un rôle clef dans le déclenchement de la « révolution du jasmin », en étant un parfait relais, non guère des « revendications populaires », mais des consignes et des mots d’ordre des services de renseignement américains, sans lesquels Nawaat n’aurait jamais pu obtenir le fameux « logiciel édité par Google » et bien d’autres redoutables gadgets qui ont été gracieusement offert aux cybercollabos tunisiens. Toute proportion gardée, Nawaat a joué exactement le même rôle que la télévision de l’émir Hamad, Al-Jazeera.

Souvenons-nous des fameuses fuites de « documents confidentiels » diffusés par Wikileaks. A qui l’organisation de Julian Assange, qui n’est plus si mystérieuse, a-t-elle confié l’exclusivité des documents concernant la Tunisie ? A Nawaat ! C’était quelques semaines avant le suicide du « bac+4 qui a été giflé par une policière », Mohamed Bouazizi. C’est-à-dire le début de la « jasmin operation », le véritable nom de code que les services américains ont donné au changement de régime en Tunisie avant que le groupe Anonymous la rebaptise « Operation Tunisian ». Simple hasard ou coordination synchronisée entre les différentes organisations de George Soros ? Ce milliardaire sioniste d’origine hongroise est en effet le principal financier de l’organisation Wikileaks. L’avocat actuel de Julian Assange, qui n’est plus en odeur de sainteté, est Mark Stevens, également avocat officiel de l’Open Society Institute.

L’OSI se présente comme une organisation philanthropique ayant pour objectif de « promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme, l’indépendance des médias… ». Son fondateur, George Soros, de son vrai nom György Schwartz, spéculateur sans scrupule et l’un des plus puissants appuis financiers à l’Etat d’Israël, avec les Rothschild. Parmi ses trophées, avant le « printemps arabe » dont il est l’un des cerveaux et financiers, l’implosion de l’URSS, la guerre civile et interconfessionnelle en Yougoslavie, la destruction de la Cote d’Ivoire.

L’article de Jeune Afrique cite Riadh Guerfali, Sofiane Guerfali et Sami Ben Gharbia comme les fondateurs de Nawaat, en 2004. C’est exact, sauf que Sami Ben Gharbia a été le véritable stratège de cette cellule qui était à mi-chemin entre l’information et le renseignement. Dans un article que nous avons intitulé « Sami Ben Gharbia, le grand Gourou de la Secte des cybercollabos » (19 décembre 2011), Tunisie-Secret a été le premier site d’information à faire quelques révélations au sujet de ce cyberdissident tout en sourire, qui pratique trois langues et qui a été le principal recruteur de jeunes tunisiens pour des stages en subversion financés par l’Open Society Institute, la Freedom House, l’IRI, le NED, l’USAID…

Originaire de Bizerte, militant islamiste ayant effectué un long séjour en Iran (1996-1997), ayant fui la Tunisie en 1998 pour arriver en Europe, Sami Ben Gharbia est pour nous le parfait exemple du militant idéaliste qui finit en vulgaire agent de l’impérialisme sioniste. Depuis qu’il a été généreusement distingué par le magazine américain Foreign Policy, pour services rendus à la cause impérialiste, il a disparu de la circulation. Dans son Palmarès des « 100 penseurs mondiaux de l’année 2011 », ce magazine fondée par Samuel Huntington met Sami Ben Gharbia en bonne compagnie : Waddah Kanfar, l’agent du Mossad, Bernard-Henri Lévy, le guide de la révolution libyenne, Dick Cheney, le criminel de guerre en Irak, Condoleezza Rice, John McCain et Rached Ghannouchi !

Mise au point au sujet de Mezri Haddad

Selon Jeune Afrique, Tunisie-Secret bénéficierait des « réseaux d’information de l’ancien ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO ». Ce n’est pas seulement ses réseaux d’information que M.Haddad a mis à notre service mais aussi son puissant réseau d’amis en France, en Amérique Latine et dans le monde arabe. Il nous a également donné accès à ses archives privés, comme il l’avait fait pour un célèbre blogueur, qui s’est montré bien ingrat à son égard et dont nous aurons l’occasion de révéler les turpitudes.

Nous avons été les tout premiers à défendre Mezri Haddad lorsqu’il a été lynché, diffamé et calomnié par les cyber-islamistes et la « horde » facebookarde qui les a suivies. Nous n’avons pas défendu un homme mais un philosophe qui ne méritait pas cette campagne de dénigrement orchestrée dont il a été victime, au moins pour trois raisons. Primo, il n’a jamais été membre du RCD mais au contraire l’un des premiers à s’opposer à la dictature de Ben Ali. Secundo, il a été le seul responsable tunisien à démissionner de son poste à un moment où personne ne s’attendait à une chute aussi rapide du régime. Tertio, il n’a jamais insulté le peuple tunisien mais a essayé de lui ouvrir les yeux sur la « Horde fanatisée » qui agissait secrètement et dont on constate aujourd’hui la nuisance. Incontestablement, les événements ont donné raison à Mezri haddad, puisque les islamistes qu'il désignait par "hordes fanatisées" sont aujourd'hui au pouvoir.

Avant même d’aller à sa rencontre, il nous a ouvert les yeux par son livre qui restera probablement dans l’histoire comme le premier à dévoiler les enjeux géostratégiques du « printemps arabe », avec pour cheval de Troie l’islamisme à savoir « La face cachée de la révolution tunisienne. Islamisme et Occident : une alliance à haut risque ». Et nous avons voulu en savoir davantage en lisant tous ses ouvrages antérieurs. Nous avons alors découvert un philosophe comme il n’y en a pas beaucoup dans le monde arabe et un penseur politique d’une grande clairvoyance. Tout a été dit dans son livre magistral « Carthage ne sera pas détruite. Autopsie de la campagne antitunisienne » (2002), tout, y compris ce que nous vivons actuellement, que ce soit en Tunisie ou dans le monde arabe. Deux, parmi les quatre fondateurs de Tunisie-Secret ont eu la chance de l’avoir eu comme professeur de philosophie du droit à Paris II-Assas. Au pire moment de l’épreuve (novembre 2011), il nous a reçu chez lui dans un petit village de la banlieue parisienne. On s’attendait à voir un homme brisé, démoralisé et fini. On a découvert un homme droit comme un chêne, un ambassadeur modeste et affable. Il nous a impressionné par sa résistance psychologique à toutes épreuves et par la lucidité de ses analyses politiques et géopolitiques.

Tous novices en politique, comme les 90% des Tunisiens, c’est Mezri Haddad qui nous a convaincu qu’en dépit de tout ce qui se passe et de tout ce qui se passera dans l’avenir, c’est le bourguibisme qui sauvera la Tunisie. En cela, Jeune Afrique a parfaitement raison. Nous avons suivi beaucoup de ses conseils et le seul désaccord que nous avons eu avec lui portait sur ceux qu’il avait appelé lui-même les cybercollabos. Avec sa grandeur d’âme et son sens de la morale, il nous a prié de les épargner. « Ce ne sont que des victimes » nous disait-il en ajoutant « la priorité, c’est le combat contre le totalitarisme islamiste et les forces antipatriotiques qui vont brader la Tunisie au Qatar ».

Nous lui avons demandé plusieurs fois de prendre la direction de Tunisie-Secret. Il n’en a pas voulu. Mais nous ne désespérons pas de le voir à la tête de Tunisie-Secret, comme il l’a été au bon vieux temps du combat contre la dictature de Ben Ali. Cette dictature, qu’il a été le premier à combattre durant onze années, avant de rompre avec une opposition phagocytée par l’islamisme et manipulée par les différents services de renseignement. Son instinct patriotique a été plus fort que sa foi dans la démocratie.

Mais tout cela c’est le passé. Aujourd’hui, c’est la Tunisie qui est menacée dans son identité, dans sa personnalité, dans sa dignité et dans sa souveraineté. Au diable l’ancien régime et aux enfers ce nouveau régime opportuniste, incompétent et traitre. Pour que la Tunisie retrouve son indépendance et sa dignité, elle a besoin de toute son élite intellectuelle et politique. Particulièrement celle qui, à l’instar de Mezri Haddad, a servi un Etat, un peuple, un pays, un idéal, peut-être un rêve mais jamais un régime.

http://www.tunisie-secret.com




Karim Zemerli, Lilia Ben Rejeb, Nebil Ben Yahmed





















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