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lundi 5 août 2013

Hassan Rohani prête serment devant le Parlement iranien



Hassan Rohani a prêté serment devant le Majlis, le Parlement iranien. Seul candidat religieux et considéré comme un modéré, il a remporté le scrutin de juin dernier dès le premier tour. Il suscite dans le camp des réformateurs et en particulier chez les jeunes un immense espoir de changement. Ils espèrent que le nouveau président parviendra à faire lever les sanctions occidentales qui plombent l'économie grâce à sa volonté de dialogue:

"Anéantir les tensions, créer la confiance mutuelle et le dialogue constructif permettra de déterminer notre chemin futur. J'insiste clairement: l'Iran n'a jamais voulu être en guerre avec le monde, nous allons concentrer tous nos efforts pour contenir ceux qui veulent la guerre et ceux qui les déclenchent." a-t-il déclaré devant les députés.

La marge de manoeuvre dont disposera Hassan Rohani dépendra de la volonté du Guide suprême. Le nouveau président a aussi présenté les membres de son gouvernement dépourvu de femmes. Le Parlement a désormais quinze jours pour leur accorder sa confiance.


source:
Youtube http://bit.ly/zr3upY
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mercredi 19 juin 2013

La blessure cachée du nouveau Président iranien


Pourquoi personne ne parle du suicide du fils d'Hassan Rohani dans les médias?





« Je déteste votre gouvernement, vos mensonges, votre corruption, votre religion » écrivait depuis Londres le fils exilé de Hassan Rohani, qui s’est suicidé car il ne supportait pas que son père, décrit comme un modéré par tous ces gros malins de journalistes, soit un islamiste radical, extrémiste.

Derrière les sourires et la gaieté provoqués par le triomphe de Hassan Rohani au premier tour de l’élection présidentielle iranienne, se cache une tragédie personnelle : son fils aîné s’est donné la mort pour protester contre les liens que son père a tissé avec le guide suprême qui dirige l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei.

«Je déteste votre gouvernement, vos mensonges, votre corruption, votre religion, vos doubles standards et votre hypocrisie», écrivait le fils du nouveau président dans une note publiée à Londres par un exilé iranien et commentateur politique, Ali Reza Nouri.

«J’ai honte de vivre dans un environnement où je suis obligé de mentir à mes amis chaque jour, en leur disant que mon père ne fait pas partie [de cette horreur]. Mentir en leur disant que mon père aime cette nation, alors je sais que ce n’est pas vrai. Ça me rend malade de te voir, mon père, baiser la main de Khamenei », écrivait le jeune homme dans la lettre publiée dans le journal londonien Al-Sharq al-Awsat.

La presse officielle iranienne, en 1992, a attribué de façon mensongère le suicide du jeune homme à un chagrin d’amour.




Rohani a eu des mots très durs pour son fils qui, dit-il, a commis un grand péché en mettant fin à sa vie, ce qui ne l’a pas empêché de le faire enterrer dans le temple du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeini.

Le président nouvellement élu de l’Iran, tout en promettant dans sa première conférence de presse depuis son élection, de suivre une « voie de modération » a dit qu’il ne soutiendrait pas l’arrêt de l’enrichissement d’uranium, qui est la pierre d’achoppement sur les négociations entre l’Iran et les puissances mondiales.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Sources (en Farsi) :


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