mercredi 31 juillet 2013

Vue depuis le sommet du Djebel Chambi



Le Djebel Chambi est le nom donné au massif montagneux (djebel) qui comprend le point culminant de la Tunisie (1 544 m1).

Situé au centre-ouest du pays, à 17 kilomètres au nord-ouest de la ville de Kasserine et à quelques kilomètres de la frontière algérienne, on peut y accéder par un chemin emprunté par les véhicules tout-terrain jusqu'à une altitude de 1 300 mètres. Par la suite, une randonnée pédestre d'une durée de deux heures permet d'accéder au sommet. Ce sont lesScouts tunisiens, au lendemain de l'indépendance du pays en 1956, qui y ont placé un croissant métallique, symbole de l'islam pour marquer leur ascension.

Il constitue l'un des sommets des monts Tébessa rattachés à la chaîne de la dorsale tunisienne. Cette montagne calcaire est profondément entaillée et ravinée par l'érosion. Elle est recouverte d'une flore et d'une faune typiques d'un milieu semi-aride car la pluviométrie reste limitée à 250 millimètres de précipitations par an en plaine et à 500 en altitude. Un très léger manteau neigeux peut recouvrir le sommet durant l'hiver.


Le parc national de Chambi est inauguré en 1980 afin de protéger le milieu naturel du massif.

mardi 30 juillet 2013

L’embuscade de Jebel Chaambi porte l’empreinte des terroristes algériens


soldat tunisien égorgé

D’après  Mosaïque Fm, citant des sources sécuritaires algériennes, le groupe terroriste dirigé par Kamel Ben Arbia, alias Abou Fida serait derrière l’attentat qui a tué, lundi 29 juillet 8 militaires tunisiens.

Ce groupe de sept terroristes, tous fichés par les services des armées tunisienne et algérienne est composé de Khaled Hamadi Chayeb, Ismaïl Ghrissi, Mahmoud Saad Hassine, Abdelghani Ouhichi, Ahmed Ben Ahmed Baccar et Mohamed Larbi Ben Massoud Ben Ali.

Selon le site algérien El Watan, Kamel Ben Arbia a été arrêté la semaine dernière dans la wilaya d’El Oued. Il était activement recherché par les autorités tunisiennes et algériennes. Il aurait révélé lors de son arrestation qu’un groupe islamiste tunisien, appartenant à Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), est toujours en activité sur la frontière tuniso-algérienne.

Selon les autorités algériennes, ce massacre intervient en réponse à l’arrestation du leader Kamel Ben Arbia.

Jebel Chaâmbi: 9 Soldats Tués Dans Une Embuscade





Les autorités tunisiennes ont confirmé lundi 29 juillet 2013 en début de soirée le décès des militaires embusqués en fin d’après-midi dans la localité de Sabaa Diar relevant du Gouvernorat de Kasserine.


Neuf soldats de l’armée nationale ont été tués dans la journée du lundi 29 juillet 2013 lors d’une embuscade tendue par un groupe terroriste à Jebel Chaâmbi. Certains des militaires tués, ont été égorgés par les terroristes et leurs armes ont été volées. Une mine terrestre a aussi explosé sous un véhicule de l’armée à Talla et a causé trois blessures.



Deuil national

La Tunisie connait un deuxième deuil national, six jours après l’assassinat du député de l’opposition, Mohamed Brahmi. Selon le bilan du ministère de la Défense, cité par l’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP), huit militaires ont été tués et trois autres blessés dans l’embuscade, dans la zone du mont Chaambi, située à proximité de la frontière algérienne, et contrôlée par Al-Qaïda. La Présidence a annoncé dans un communiqué « un deuil national de trois jours », après cet assaut qui reste le plus grave contre les forces tunisiennes, depuis la révolution de 2011. D’autres informations fournies par d’autres médias tunisiens évoquent un bilan de sept à neuf morts. Des sources militaires et médicales indiquent que plusieurs des victimes avaient été égorgées. Des images de la télévision d’Etat montrent des corps mutilés. Dans les rues tunisiennes c’est la grogne chez les populations, excédées par la situation actuelle de leur pays. Dans la nuit du lundi, une centaine de manifestants en colère se sont regroupés à Kasserine, ville voisine du mont Chaambi, et des heurts impliquant policiers, détracteurs du pouvoir et partisans du gouvernement, ont eu lieu, selon la presse locale. Sans faire de victime. De son côté, le Président Mocef Marzouki, un laïc allié aux islamistes d’Ennahda au pouvoir, a fait appel à « l’union nationale ». « Si nous voulons affronter ce danger (terrorisme), nous devons l’affronter unis. J’appelle la classe politique à revenir au dialogue, car le pays, la société sont menacés », a-t-il déclaré. Le Président tunisien regrette que la mort de Mohamed Brahmi, attribuée aussi aux salafistes djihadistes, n’a pas contribué à l’union nationale, mais plutôt pour la division et l’anarchie » en Tunisie.

Ennahda seul contre tous ?

A l’annonce de cette attaque, et aux différentes manifestations survenues dans les rues tunisiennes, le Premier ministre, Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda, a exclu tout départ de l’ensemble du gouvernement, mais il a promis des élections pour le 17 décembre. Une date symbolique, car il s’agit du jour où, en 2010, le vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, s’est immolé par le feu, donnant le coup d’envoi de la révolution tunisienne. « Ce gouvernement continuera d’assumer ses fonctions. Nous ne nous accrochons pas au pouvoir, mais nous avons un devoir et une responsabilité que nous assumons jusqu’au bout », déclare-t-il. Dans le même temps, le Premier ministre se dit « ouvert au dialogue ». Tandis que l’opposition demande la démission du gouvernement et l’organisation d’élections. Surtout que les autorités en place ont annoncé de multiples calendriers électoraux qui n’ont pas été respectés. D’ailleurs, le même Larayedh promettait un scrutin avant la fin 2013. L’un des partenaires laïcs des islamistes, Ettakatol, n’exclut pas la possibilité de se retirer du gouvernement. Il doit se prononcer sur sa décision, au cours d’une réunion, dans la nuit de lundi à mardi.

Cette embuscade vient une fois de plus remettre en cause la capacité du gouvernement à pouvoir sécuriser le territoire tunisien. Le gouvernement fait l’objet d’une contestation grandissante depuis l’assassinat, jeudi, de Brahmi, deuxième opposant à être tué, après Chokri Belaïd, abattu le 6 février 2013. Et ce premier assassinat avait précipité la chute du premier gouvernement d’Ennahda.


Noms des militaires tués et blessés dans l’attentat terroriste au Chaambi

Les huit militaires tombés en martyrs lundi, en début de soirée, dans un attentat terroriste au Mont Chaambi, à Kasserine (centre-ouest de la Tunisie), accomplissaient leur devoir sacré, indique mardi le ministère de la Défense nationale.

L’attaque a aussi fait trois blessés.

Noms et prénoms des militaires tués et blessés, communiqués par le ministère de la Défense nationale:

Militaires tués:

-Lieutenant Nizar Ben Ali Lemkacher, 25 ans originaire de Chebba (Mahdia)

-Caporal-Chef Lotfi Ben Hassen Aouadi, 31 ans Testour (Béja)

-Caporal Maher Ben Abdelmajid Guesmi, 28 ans Ghardimaou (Jendouba)

-Caporal Hédi Ben Ahmed Messadi, 27 ans El Hamma (Gabès)

-Caporal Tarek Ben Hasni Othmani, 22 ans Om Larayess (Gafsa)

-Caporal Marouane Ben Ali Mechi, 21 ans Meknassi (Sidi Bouzid)

-Soldat 1ere classe Yassine Ben Hamadi Hichri, 24 ans Sidi Ahmed (Bizerte)

-Soldat volontaire Maher Ben Mohamed El Hédi Ammar, 22 ans Makthar (Siliana)

Militaires blessés :

-Lieutenant-Colonel Hatem Ben Abdelaziz Ayadi, 47 ans Tunis

-Sergent Hichem Ben Nasser Khmiri, 37 ans Kasserine

lundi 29 juillet 2013

Google travaille sur un traducteur instantanné pour smartphone


Le projet consiste à créer un smartphone capable de traduire les flux de voix instantanément dans une autre langue. Dans le cadre d’une conversation audio par exemple, il sera désormais possible de briser la barrière de la langue et de communiquer avec n’importe quel individu, d’où le nom “Babel” en référence à la tour éponyme et à son histoire biblique.

Le projet a même été évoqué par Hugo Barra, vice-président de Google, qui a déclaré au UK Times que le projet n’en était encore qu’à la première phase de développement. Certaines expériences de traduction (de l’anglais au portugais notamment) auraient donné des résultats probants, “proches de la perfection”, selon les dires de Barra. Se pose toutefois le problème du bruit ambiant, qui risque fort d’obstruer la conversation et la compréhension de l’outil de reconnaissance vocale. Voilà pourquoi cette technologie ne risque pas d’arriver sur nos smartphone avant quelques années. L’innovation nécessite également une connexion à très haut débit pour le traitement rapide des informations. Une prouesse que pourra peut-être réaliser la 4G. Mais en attendant la présentation du projet, armons-nous de patience et laissons au projet le temps de mûrir…

La Tunisie à la croisée des chemins




le terrorisme connaît le prix de tout et la valeur de rien.


La Tunisie va-t-elle sombrer dans le cauchemar vécu par l’Algérie durant la décennie 1990 ? Beaucoup de similitudes existent entre les deux pays, qui font craindre le pire pour nos voisins qui, malheureusement, n’ont pas assez de moyens pour y faire face. On dit que l’histoire est un éternel recommencement. Il y a des raisons de le croire. Quand le peuple s’est soulevé le 5 Octobre 1988, le FIS a profité de la situation pour récupérer la colère populaire et pour s’infiltrer ensuite dans les rouages de l’Etat avant de s’engager dans le terrorisme à grande échelle.

Ennahdha de Rached Ghannouchi a fait de même. Il a profité du soulèvement populaire déclenché par la mort d’un jeune à Sidi Bouzid pour s’engouffrer dans la brèche et récupérer à son profit la révolution naissante, alors qu’il n’a joué aucun rôle dans l’histoire.
Vainqueur des élections pour la Constituante, sa gestion des affaires a été caractérisée par l’apparition de la violence islamiste.
Celle-ci s’est exprimée jeudi avec l’assassinat d’un député militant de la démocratie et farouche opposant au fascisme islamiste, Mohamed Brahmi. Avant lui, Chokri Belaïd, une grande figure du combat démocratique, a été assassiné dans les mêmes conditions il y a six mois.

Dans les deux cas, l’opposition tunisienne unanime a accusé Ennahdha d’être le commanditaire des crimes. Bien entendu, Ghannouchi a démenti, comme le faisait Abassi Madani en son temps, avec la différence que le premier, plus intelligent, a condamné l’assassinat de Brahmi, alors que le second a toujours refusé de condamner le terrorisme.

Ayant atteint les sommets de l’Etat, Ghannouchi n’est pas prêt à abandonner cette chance qui s’est offerte à lui d’imposer une société gérée par la charia. Pourtant, son bilan est négatif. La Constituante, qui avait une année pour préparer une nouvelle Constitution, accuse un très grand retard. Ennahdha est accusé de provoquer le blocage pour ne pas avoir à aller à des élections qui se concluraient par sa totale défaite, selon les sondages. Il a également échoué sur le plan économique, surtout que les touristes, une des principales sources de revenu en devises, ont peur de se rendre en Tunisie. Enfin, les Tunisiens ont constaté que le salafisme n’est pas combattu avec détermination et qu’il bénéficierait même d’une certaine complaisance. Le blocage est total pour l’instant.

Il faut craindre un développement du terrorisme islamiste qui plongerait alors le pays dans une situation inextricable. Dans cette grisaille, il y a cependant la société civile tunisienne et les partis démocratiques qui n’acceptent pas le bradage de leur liberté et qui luttent merveilleusement pour que la Tunisie reste ancrée dans la modernité. C’est dire que l’espoir n’est pas perdu.
Tayeb Belghiche

Les documents secrets qui dévoilent les liens entre les Etats-Unis, Israël et les Frères musulmans






A la lumière d’une investigation très poussée et de recoupements de documents dont nous disposons, et en nous basant sur des sources multiples et fiables, ce travail d’investigation dévoile le lien souterrain entre l’administration américaine, le sionisme et les Frères musulmans. La pierre angulaire de cette connexion stratégique n’est autre que Huma Abedin, bras droit d’Hillary Clinton, épouse d’un sioniste notoire candidat à la mairie de New York, Anthony Weiner, et fille de Saleha Mahmood Abedin, membre des Frères Musulmans, précisément de sa branche féminine «les Sœurs musulmanes», et qui siège au sein du bureau avec la femme du président égyptien déchu Mohamed Morsi, dont elle est l’amie personnelle.
Algeriepatriotique avance les preuves matérielles de ces recherches pour la construction d’un article documenté qui a pou but d’éclaircir la situation actuelle ou postérieure à ce qui se passe dans le monde arabe sous le règne de la secte assassine des Frères musulmans et de ses ramifications tentaculaires. Le chaos que vit le monde arabe actuellement n’est autre que la résultante de tous ces éléments bien combinés.
Huma Abedin et les détails de son rôle central dans la grande machination
Huma Abedin est née en 1976 à Kalamazoo, Michigan. Son père, Syed Abedin (1928-1993), était un érudit d'origine indienne, qui avait travaillé en tant que professeur invité à l'université King Abdulaziz d'Arabie Saoudite au début des années soixante-dix. La mère de Huma, Saleha Mahmood Abedin, est une sociologue ayant des liens avec de nombreuses organisations islamistes, y compris les Frères musulmans, et est connue pour son plaidoyer en faveur de la charia. Quand Huma a eu deux ans, la famille Abedin a déménagé du Michigan à Jeddah, en Arabie Saoudite. Ce déménagement a eu lieu lorsque Abdullah Omar Naseef, alors vice-président de l'université Abdulaziz, a recruté son ancien collègue Zyed Abedin pour travailler à l'Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), un think tank islamique basé en Arabie Saoudite que Naseef se préparait à lancer. Un certain nombre d'années plus tard, Naseef a développé des liens étroits avec Oussama ben Laden et Al-Qaïda. Il est essentiel de noter que pour l'IMMA, l'ordre du jour était et demeure à ce jour une politique étrangère calculée du ministère des Affaires religieuses de l’Arabie Saoudite, comme le journaliste Andrew C. McCarthy l’explique, consistant à «fortifier une population agressive non assimilée vers la suprématie islamique qui va progressivement mais radicalement modifier le caractère de l'Occident.
A 18 ans, Huma Abedin retourne aux États-Unis pour suivre des cours à l’université George Washington. En 1996, elle a commencé à travailler en tant que stagiaire dans l’équipe de Bill Clinton à la Maison Blanche, où elle a été affectée dans l’entourage de la première dame, Hillary Rodham Clinton. Abedin a été finalement embauchée comme assistante de Mme Clinton et a travaillé pour elle depuis, dans son parcours au Sénat (en 2000 et 2006) et dans sa candidature à la présidence qui a échoué en 2008. De 1997 jusqu'à peu avant le début de 1999, et toujours en stage à la Maison Blanche (http://www.shoebat.com/2012/08/18/successors-at-msa-board-huma-served-on-at-gwu-include-al-qaeda-terrorist-iiro-leader/) , Abedin était membre du conseil exécutif de l’Association des étudiants musulmans (MSA) de l'université George Washington (GWU). Il est à noter qu’en 2001-2002, peu de temps après qu’Abedin a quitté ce conseil exécutif , le «guide sprituel» de l’association de l’université était Anwar al-Awlaki, membre influent d’Al-Qaïda. Un autre aumônier de MSA de l’université (depuis au moins octobre 1999 à avril 2002) était Mohamed Omeish, qui a dirigé l'Organisation internationale islamique de secours, liée au financement d’Al-Qaïda. Le frère d’Omeish, Esam, a dirigé la Muslim american society, branche quasi officielle des Frères musulmans aux États-Unis. Les deux frères Omeish ont été étroitement associés à Abdurahman Alamoudi, qui sera plus tard condamné et incarcéré sur des accusations de terrorisme. Dans les années 1996-2008, Abedin a été employée par l'Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA) comme rédactrice en chef de sa publication en interne, dans le Journal des affaires des minorités musulmanes (JMMA ). Durant sept ans, Abedin a travaillé en même temps que la présence active à l’IMMA de l’affilié à Al-Qaïda, Abdullah Omar Naseef, et les six dernières années de Huma Abedin au sein du comité de rédaction du JMMA (2002-2008), elle a collaboré avec lui dans le conseil. Cependant, tout au long de ses années à l’IMMA, Abedin est restée une proche collaboratrice d’Hillary Clinton. En 2008, lors de la campagne de Mme Clinton pour les primaires à la présidentielle, le New York Observer a décrit Huma Abedin, fraîchement nommée directrice du cabinet de la candidate, comme étant «un conseiller de confiance de Mme Clinton, en particulier sur les questions relatives au Moyen-Orient». Selon un certain nombre de personnes de l’entourage de Clinton, «lors des réunions sur la région, le point de vue de Mme Abedin était toujours recherché». Quand Mme Clinton a été nommée secrétaire d 'Etat par le président Barack Obama en 2009, Abedin est devenue son chef adjoint personnel, et c’est approximativement à ce même moment que le nom de Huma Abedin a été retiré du Journal des affaires des minorités musulmanes. «En dehors de leur relation de travail, Abedin et Mme Clinton ont également développé un lien personnel étroit pendant leurs années de vie commune», comme en témoignent les proches d’Hillary Clinton. En 2010, celle-ci a affirmé : «J'ai une fille, mais si j'en avais une deuxième, ce serait Huma.» En 2011, Mme Clinton a effectué une visite amicale à la mère de Huma Abedin, Saleha Mahmood Abedin, en Arabie Saoudite. A cette occasion, Mme Clinton a décrit publiquement son aide comme «très importante et sensible».
Suite à des protestations de sénateurs républicains qui s’inquiétaient de voir des personnes issues de la branche des Frères musulmans nommés à des postes de conseiller à la Maison Blanche, dont Huma Abedin, le sinistre sénateur McCain alias «Frankenstein», impliqué dans la guerre du Golfe et en Syrie, etc. a défendu vigoureusement Huma Abedin contre ses homologues pourtant du même parti. Que cache la sympathie du sioniste McCain pour Huma Abedin, la «Sœur musulmane» ? Le 10 juillet 2010, Huma Abedin, musulmane pratiquante, s’est mariée au membre du Congrès Anthony Weiner lors d'une cérémonie officiée par l'ancien président Bill Clinton. Un certain nombre d'analystes ont noté qu'il est extrêmement rare que des femmes musulmanes, en particulier celles dont les familles ont des liens étroits avec les Frères musulmans, épousent des juifs comme Weiner.
Le 1er février 2013, dernier jour de prestation d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’Etat, Abedin a démissionné de ses fonctions de chef adjoint personnel de Mme Clinton. Le 1er mars, elle a été nommée pour former l’équipe de transition du Département post-Etat, composée d’un bureau de transition de six personnes et situé à Washington. Les créateurs préférés de Huma Abedin sont M. de la Renta, Catherine Malandrino, Charles Nolan, Yves Saint Laurent et Prada . «Et elle a un faible pour les sacs Marc Jacobs », dit l'ami. «Elle est connue pour ses sacs.» Robert Barnett, avocat de longue date des Clinton, a dit que depuis 11 ans qu’il la connaît, il ne l'a jamais vu porter la même tenue deux fois. Et certains se demandent comment elle a pu s’acheter un appartement à Washington DC en 2006, dont le coût s’élevait à 649 000 $ alors que son salaire maximum ne dépasse pas 9 999 $.
Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, et son influence.
En plus d’être membre des «Sœurs musulmanes», Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, est également membre de la Ligue islamique mondiale, instrument saoudien de diffusion de l'islamisme wahhabite. L'organisation qu'elle dirige, le Comité international islamique pour la femme et les enfants, fait partie de la Ligue islamique mondiale. Ce comité de la Ligue islamique dispose d'une charte écrite par les dirigeants des Frères, y compris par le cheikh Youssef al-Qaradawi, un partisan du Hamas. Il n'est donc pas surprenant que l'organisation veuille se débarrasser des lois contre le viol conjugal, autoriser le mariage avant l'âge de 18 ans et d'autres éléments constitutifs de la charia. Elle est également membre du conseil de l'International islamic council pour dawah à travers le groupe qu'elle dirige. Le défunt père de Huma Abedin, le Dr Syed Abedin, fut intimement lié aux radicaux. Il a dirigé l'Institut des affaires des minorités musulmanes basé en Arabie Saoudite, et financé par la Ligue islamique mondiale. Cet Institut fut une entité de l'Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (WAMY), fondée par le neveu d’Oussama Ben Laden et mis en cause dans le financement d'Al-Qaïda (http://www.postedeveille.ca/2012/03/canada-un-organisme-de-jeunesse-musulmane-perd-son-statut-d-organisme-de-bienfaisance.html). L'Institut a également publié un livre de Mme Mahmood Abedin dont Huma fut elle-même l'assistante éditoriale de l'Institut de 1996 à 2008, ce qui signifie qu'elle a participé à l'édition du livre extrémiste de sa mère. Le frère d'Huma Abedin, Hassan, avait obtenu une bourse du Centre d'Oxford pour les études islamiques, une entité qui est très proche des Frères musulmans, au même moment où le cheikh Youssef Al-Qaradawi siégeait dans son conseil. Un proche collaborateur de la famille Abedin est Abdullah Omar Naseef. Il est l'ancien secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. Il a fondé la fameuse banque Rabita, dont les avoirs ont été gelés par le gouvernement des États-Unis en octobre 2001 pour son soutien aux groupes terroristes. Le père de Huma a rencontré Naseef quand il était professeur invité à l'université du Roi Abdul Aziz, où Naseef était le doyen. Il y a des rapports contradictoires quant à savoir de qui entre le père de Huma et Naseef fut à l'origine de l'Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), mais il naquit clairement d'un effort commun et fut soutenu par la Ligue islamique de Naseef. Huma, sa mère, son frère et sa sœur ont travaillé pour le journal de l'IMMA. La mère de Huma et Naseef sont aussi membres du Conseil de la présidence du Conseil international islamique pour dawah sous la direction de Al-Qaradawi. Tous ces liens sont largement documentés et détaillés par le Center of Politics Studies, un centre de recherche américain réputé.
JMMA Editorial Board (Journal of Muslim Minority Affairs)
Directrice de publication : Saleha S. Mahmood Abedin (mère)
Assistants à la rédaction :
Huma Abedin
Hassan Abedin (frère de Huma Abedin)
M. Hakan Yavuz
Heba A. Khalid (sœur de Huma Abedin)
Zulekha Pirani
Autres collaborateurs :
M. Hakan Yavuz, Hamid Ismail, Sanaa Pirani
Ce journal constitue une véritable toile d’araignée incluant de nombreux participants actifs dans divers pays, liés à des think tanks, universités et centres de recherche travaillant avec la confrérie des Frères musulmans : Baha Abu-Laban (Canada), Imtiaz Ahmad (Bangladesh), Munir D.Ahmed (Germany), Ameer Ali (Western Australia), Zafar Ishaq Ansari (Pakistan), Ali Asani (USA), Goulnara Baltanova (Russia), Pervaiz Iqbal Cheema (Pakistan), Allan Christelow (USA), Asghar Ali (India), John Esposito (USA), Marc Gaborieau (France), Dru C. Gladney (Hawaii, USA), Bruce M. Haight (USA), Riaz Hassan (Australia), Baymirza Hayit (Germany), Kemal Karpat (USA), Bernard Lewis (USA), Tahir Mahmood (India), R. J. May (Australia), Ali A. Mazrui (USA), Barbara Pillsbury (USA), James Piscatori (UK), Azade-Ayse Rorlich (USA), Jan Slomp Leusden (Netherlands), Michael W. Suleiman (USA), Suha Taji-Farouki (UK), John O. Voll (USA), Earl Waugh (Canada), Lawrence Ziring (USA).
Pour que le tour d’horizon soit complet, n’oublions pas les six collaborateurs et conseillers spéciaux de Barak Obama à la Maison Blanche et qui sont tous issus de la confrérie des Frères musulmans :
Pour rappel :
Arif Ali-Khan, nommé secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure en 2009 par Obama. Il a été conseiller d’Obama et chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique (ramification de l’Organisation mondiale des Frères musulmans), il a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le «printemps arabe».
Mohamed Elibiary (alias le «qutbiste» pour son fanatisme à l’égard des idées de Sayed Qutb) est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Ex-directeur de la section de Houston au Council on American Islamic Relations (CAIR), vitrine des Frères musulmans aux USA, il a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.
Rached Hussein, membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. A participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem Al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison-Blanche et l’a chargé de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire.
Salem El-Marayati est un américain d’adoption né en Irak. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post-11 septembre 2001 n’ont pas empêché El-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.
Mohamed Majid, né dans le nord du Soudan en 1965, est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été enseignant à l’université de Howard en 1997, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord-américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.
Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain célèbre. Il est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barack Obama’s Advisory.
Les organisations auxquelles appartient la mère d’Huma Abedin, Saleha S. Mahmood Abedin, sont :
- Dar Al-Hekma College, College Administration (Vice Dean Of Institutional advancement, et Director of General Education) :
- Institute of Muslim Minority Affairs (Director), London
- JMMA (Journal of Muslim inority Affairs), Editorial Board (Editor)
- Peace Councilors (Director of General Education and Founder), Dar Al-Hekma College, Jeddah, Saudi Arabia
- IICWC ( International Islamic Committee for Woman and Child), (Chairperson), Amman, Jordan.
- Seeds Of Spirituality (Co-Chair Pakistan) Global Peace Initiative of Women
Le Comité islamique international pour la femme et l'enfant (IICWC) stipule, entre autres :
annulation des lois actuelles qui criminalisent les mutilations génitales féminines, pas d’âge minimum pour le mariage, droit pour les hommes à la polygamie et au viol, baisse de l’âge de la majorité à 15 ans au lieu de 18, etc. Tout lecteur voulant prendre mesure de l’ampleur du désastre peut consulter les aberrations rétrogrades sur le site de ces organisations.
Anthony Weiner, époux de Huma Abedin : sa fonction et ses missions
Anthony Weiner, l’époux de Huma Abedin, le célèbre «Carlos Danger» dans les sites pornos, est né en 1964. Il a fait campagne en 2005 sans succès pour devenir le maire de New York City. Cette même année, il a été condamné à une amende de 47 000 $ par la Federal Election Commission (http://www.votelaw.com/blog/archives/002354.html) pour avoir pris «des contributions excessives de 183 contributeurs individuels pour les élections primaires et générales de 2000» (http://www.weinerfacts.com/weiner/?paged=2) . Depuis qu'il est entré en politique, Weiner est un avocat pour Israël. Dans les primaires démocrates aux présidentielles de 2008, Weiner était un fervent partisan de la candidate Hillary Clinton. En 2010, il a épousé Huma Abedin, avec laqelle il a eu un enfant. Il est l'un des plus fervents défenseurs au Congrès de l'assurance-maladie prise en charge par l’Etat, et il semble cependant que le secteur de la santé ait été le premier contributeur de sa campagne pour le Congrès en 2008.
Tout au long de la dernière décennie, Weiner a embrassé beaucoup de positions pro-israéliennes d'extrême droite. A un journaliste du New York Times qui lui demandait s’il croyait toujours que la Cisjordanie n’était pas occupée par l’armée israélienne, il a répondu qu’il était persuadé que «cette zone est laissée à la discrétion des gens qui sont là-bas». «Non-occupation de la Cisjordanie, ai-je bien entendu ?» s'est exclamé le journaliste incrédule. «Oui», a répondu Weiner. Après un moment, le journaliste a insisté : «Vous dites qu'il n'y a pas de présence de l'armée israélienne ?» «Oui», a déclaré sèchement Weiner.
Plus tard, il a célébré le passage d'un projet de la Chambre de couper le financement de l'Autorité palestinienne et de forcer la délégation palestinienne à l’ONU à quitter les USA en disant : «Ils devraient commencer à emballer leurs petits sacs de terroristes palestiniens.» Un amendement présenté par Weiner met hors la loi la mission palestinienne de l'ONU sur le côté est de Manhattan. Weiner est tellement aveuglé par son allégeance à Israël et tellement ignorant du Moyen-Orient qu'il a joué un rôle sinistre dans la politique étrangère américaine.
Anthony Weiner a notamment appelé au licenciement de Joseph Massad, professeur au département des langues et des cultures du Moyen-Orient de l'université de Columbia. Sa carrière n'aurait pas été controversée s’il n'avait été un enseignant américano-palestinien traitant d’Israël et de la Palestine. Dans cette affaire qui a fait un tollé sur le plan médiatique et au niveau de l’enseignement universitaire aux USA, Anthony Weiner s’est vu comparé au sénateur Joseph McCarthy en ciblant ce professeur pour sa soi-disant position anti-israélienne. On peut qualifier cet événement «d’Affaire Massad» dans laquelle le New York Times a pris le parti du professeur. Pour les universitaires et la société américaine dans son ensemble, le maccarthysme est inacceptable, sauf lorsqu’il s’agit de la critique d'Israël. La presse tabloïde de droite a exécuté une série d'attaques brutales contre le professeur, lui prêtant des propos inexacts et qui ont été réunis dans un film de propagande fait par un groupe de défense, dans laquelle des accusations anonymes l’ont mis en cause sans que le professeur puisse répondre aux allégations. Les attaques contre Massad et deux autres professeurs du département ont été menées à l'extérieur du campus par des organisations sionistes d’extrême droite alignées sur le Likoud d'Israël, notamment une organisation trouble basée à Boston et appelée Le projet David qui a produit le film dans lequel les accusations ont été portées. En fait, d'après une étude approfondie de Scott Sherman dans le journal La Nation, il n'existe pas qu’un seul film mais six. Le Projet David a toujours refusé de les rendre disponibles à La Nation et Charles Jacobs, le directeur de l’organisation sioniste, a également refusé de fournir des détails sur les bailleurs de fonds du groupe ou sur ses liens avec les professionnels lobbyistes pro-israéliens.
Concernant l'attaque israélienne sur le Marmara Mavi, de «la flotille de la liberté», dans les eaux internationales et qui a fait 9 morts, Weiner a déclaré : «Si vous voulez engager un conflit avec la marine israélienne, ce n'est pas difficile à faire. On a offert des alternatives à cette flotille. Au lieu de cela, ils ont choisi de naviguer dans les mailles d'un blocus internationalement reconnu. C’était un acte d’hostilité de pure provocation à l’égard d’Israël.» Or, le blocus des civils de Ghaza est une violation du droit international. Il n'est pas reconnu internationalement et au contraire a été condamné par presque tous les pays et par l'organisation des droits de l'Homme.
Weiner a déclaré que le New York Times est anti-Israël, a allégué que l'Organisation de libération de la Palestine est toujours répertoriée par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, alors que l’OLP a été retirée de la liste il y a plus de deux décennies. Il prétend que Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, n'est pas le chef de l'OLP. Il a refusé de condamner l'utilisation par Israël de bombes à fragmentation sur les fermes civiles du sud-Liban en 2006. Il a dit que l'armée israélienne n'occupe pas la Cisjordanie et qu'il n'y a pas de présence de l'armée israélienne en Cisjordanie. Il a appelé la guerre d'Israël contre Ghaza une guerre «humanitaire» alors que 400 enfants ont été tués. Il a voté pour l'autorisation de la guerre en Irak en 2002, avant de se tourner plus tard contre cette guerre. Anthony Weiner sait comment flatter les partisans d'Israël. Il a déclaré à Mondoweiss (site internet couvrant la politique étrangère américaine au Moyen-Orient) que le «boycott, le désinvestissement et les sanctions» (BDS) étaient «imprudents» et qu'Israël est un «allié important» pour les Etats-Unis. Israël est «une démocratie dans une oasis d'Etats et d'organisations terroristes. Il faut sauvegarder Israël», a-t-il ajouté.
L’ascension politique de Weiner a été alimentée par une collecte de fonds qui constitue un trésor de guerre en bonne santé. Il est entré dans la course avec 4,2 millions de dollars à la banque – question qui a été soulevée avant qu'il ne quitte le Congrès à la suite de son premier scandale sexuel (tweets montrant des photos de lui dénudé envoyé à des femmes). Certains donateurs qui ont donné un coup de pouce à Weiner ont des vues bellicistes en accord avec ses commentaires sur Israël, comme les dossiers de la Commission des finances de la campagne de New York l’ont révélé.
Eli E. Hertz a donné 1 000 $ à Weiner en octobre 2007. Hertz, qui a assisté à un dîner de l’Organisation sioniste d'Amérique (ZOA) en 2006 et où Weiner a dit en plaisantant qu’elle est «l'aile ZOA du Parti démocrate», est un membre du conseil exécutif de l'American-Israel Public Affairs Committee. Hertz était aussi un administrateur de l'Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, et a écrit de nombreux articles pour la pro-colonisation du site Arutz Sheva. Il a justifié la Nakba dans une colonne écrite en mai 2013 : «Déloger tous les habitants arabes de zones sensibles à proximité de colonies juives, en établissant une continuité territoriale entre les blocs sous contrôle juif, et assurer le contrôle des voies de transport principales sont des nécessités militaires», écrit-il.
Un autre membre de l'AIPAC pour financer Weiner est Dozoretz Beth, qui a siégé au comité exécutif du lobby pro-israélien. Dozoretz a donné 2 000 dollars en 2008, et a suivi avec une contribution de 3 050 $.
En mars 2007, Arnold Goldstein, un homme d'affaires pro-israélien, a donné 4 000 $ à Weiner. Deux ans plus tard, Goldstein a donné 5 millions de dollars à Technion-Israel, l'Institut de technologie de Haïfa, pour «construire les véhicules aériens sans pilote et le Centre satellite» à l'école, selon le Jewish Week . «Parce qu’Israël est un petit pays entouré par tant d'ennemis, il doit être technologiquement plus avancé que ses voisins hostiles pour continuer à exister», ajoutant : «Le programme de robotique est assez étonnant, et je pense qu'il est essentiel pour l'existence d'Israël.»
Le point de vue de Weiner sur le mouvement BDS («Boycott, désinvestissement et sanctions» , campagne politique appelant à exercer toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël. BDS a été proposée en 2002 et lancée formellement le 9 juillet 2005 par la société civile palestinienne rassemblant 172 organisations) rejoint celui de Michael Adler, un autre donateur de sa campagne. Adler, ancien vice-président des Fédérations juives d'Amérique du Nord, a donné 2 000 $ à Weiner en 2008. En janvier 2011, Adler a fait un discours à la Fédération juive du Grand Miami, dont il était président, et a dénoncé le mouvement BDS qui cherche «à détruire Israël en tant qu'Etat juif démocratique. Le mouvement BDS est un mouvement politique très sophistiqué. Leur but de détruire Israël est aussi dangereux que n'importe quelle arme ou armée. C'est un mouvement de terrorisme politique et économique que nous arrêterons.»
Un autre donateur belliciste est Irwin Hochberg, qui a donné au candidat 1 000 $ en 2007. Hochberg est le vice-président de ZOA, et siège au comité exécutif du Middle East Forum, un groupe anti-musulman dirigé par le néo-conservateur Daniel Pipes. En juillet 2013, Weiner a reçu un don de 4 950 $ (le maximum autorisé par la loi) de John Merrigan, un lobbyiste pour Al Jazeera.
Relations sexuelles entre Hillary Clinton et Huma Abedin
C’est la question que se sont posée plusieurs organes de presse dont Le Times de Londres, Le Matin (Suisse) et La Stampa (Italie). Le journal suisse reprend de vieilles rumeurs qui courent sur l’ex-première dame depuis l’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche en 1993. La Stampa avait ouvert le bal avec un long article intitulé «Vingt ans, très belle et amante de Hillary» consacré à Huma Abedin, l’assistante personnelle de la sénatrice de New-York. «La rumeur a été relancée suite à la publication, sur son site internet, d’un article du journaliste indépendant Ron Rosenbaum», raconte Le Matin. Dans son texte daté du 29 octobre 2007, il rapportait une discussion qu’il avait eue avec un fin connaisseur du monde des médias. «Ce dernier m’a dit que le Los Angeles Times couvrait un scandale sexuel impliquant un candidat à la présidentielle. Mon interlocuteur a ajouté que «dans le microcosme politique, tout le monde connaissait l’histoire», écrivait Ron Rosenbaum. Dans son article, ce journaliste ne citait aucun nom, mais on comprenait que le «scandale» concernait Hillary Clinton. «Si tous les journalistes suivant la campagne présidentielle sont au courant, mais n’écrivent pas une ligne, c’est une nouvelle en soi. Je n’aimerais pas me retrouver à la place de mes confrères. Il doit leur être vraiment difficile de savoir s’il faut publier ou non la rumeur», précisait Ron Rosenbaum, cité par Le Matin. Hillary Clinton a toujours démenti ces rumeurs. Elle a réagi lors d’une interview au magazine The Advocate sur sa prétendue homosexualité : «Les gens disent beaucoup de choses sur moi et je n’y prête aucune attention. Ce n’est pas vrai que je suis homosexuelle, mais je n’ai aucun contrôle sur les rumeurs. Les gens continueront à dire ce qu’ils ont envie de dire.» Toujours est-il que la candidate démocrate et Huma ont toujours été très proches. Qualifiée d’arme secrète d’Hillary, la jeune femme a travaillé pour les Clinton depuis 1996. A l’occasion d’un portrait que le très chic Vogue a consacré à Huma, Hillary lui avait rendu un bel hommage : «Huma a l’énergie d’une femme de 20 ans, la confiance en soi d’une femme de 30 ans, l’expérience d’une femme de 40 ans et la grâce d’une femme de 50 ans. Elle est à la fois équilibrée, gentille et intelligente. J’ai vraiment de la chance de l’avoir dans mon équipe depuis dix ans.» Un responsable au niveau supérieur du ministère de la Justice américain a dit à Big Head DC que la rumeur à propos d’Hillary Clinton «qui s'amuserait» avec l'un de ses principaux collaborateurs féminins, Huma Abedin, est un secret de Polichinelle. «Je suis assez proche de Hillary et Huma pour vous dire que cette rumeur est vraie», a dit l'officiel. «Il est bien connu dans l’entourage direct que Hillary et Huma sont amantes.» «Si vous appelez la résidence de Hillary à Washington à la première heure le matin, Huma répond au téléphone», continue le fonctionnaire. «C'est la même chose tard dans la nuit ou sur la route. C'est un secret que le cercle proche d'Hillary garde à tout prix et qui est étroitement surveillé.» Bill Clinton n’a jamais nié la bisexualité de sa femme, disant cette phrase indigne du rang d’un ex-chef d’Etat et parue dans un livre de Gennifer Flowers, actrice et journaliste, ex-maîtresse de Bill Clinton : «Hillary a probablement bouffé plus de chattes que moi.» Ces propos n’ont jamais fait l’objet d’une poursuite judicaire, bien au contraire, c’est G. Flowers qui a attaqué en justice ceux qui la traitaient d’affabulatrice. En outre, la mort plus que suspecte et énigmatique de certains responsables de la sécurité et de la garde rapprochée suite aux révélations concernant les scandales des Clinton nous renseigne sur la gestion plus qu’expéditive de tout témoignage de la vie sexuelle de ce couple et sur les dégâts incommensurables qu’ils ont causés à leur entourage immédiat.
Scandales sexuels à répétition d’Anthony Weiner, alias «Carlos Danger», l’époux sioniste de Huma la Sœur musulmane
Contraint de démissionner et de quitter le Congrès en 2011, après la mise en ligne des images de son pénis et après avoir échangé des courriels très explicites avec quelques «amantes numériques», Weiner avait fait son mea culpa et promis de devenir une personne différente : un mari et un homme politique capable d'apprendre de ses erreurs. Il avait présenté ses excuses à sa femme et à ses électeurs, demandant à chacun de lui donner une seconde chance. Mais voilà que Weiner était de retour cette semaine dans une conférence de presse, accompagné par sa femme Huma Abedin qui continue à le soutenir malgré les dernières divulgations de textes et de photos scabreux sur Internet et qui démontrent qu’il est allé bien au-delà de ce qui avait mis fin à sa carrière à Washington. Anthony Weiner est tombé dans les sondages en avouant trois relations sexuelles en ligne après sa sortie du Congrès. Secoué par sa chute dans les sondages après la diffusion de nouvelles photos torrides, dont l’une montrant son entrejambe en gros plan, Anthony Weiner a lutté pour sauver sa course chancelante à la mairie. Malgré les appels des rivaux pour cesser sa campagne, des critiques croissantes de la part des dirigeants du parti et de la possibilité que des révélations plus embarrassantes pourraient encore émerger, Weiner a affirmé catégoriquement qu'il ne voulait pas quitter la course à la mairie. Cet autre scandale sexuel de Weiner fait grand bruit outre-Atlantique. Les photos scabreuses, publiées sur le site Dirty.com (site porno), le mettent dans l’embarras. «Weiner a menti à nouveau aux Américains», telle est l’impression dominante. «Ce qu’on nous demande maintenant, ce n'est pas une seconde, mais une troisième chance.» Même le New York Times l'attaque et lui a demandé de se retirer de la course pour le poste de Bloomberg dans un éditorial très dur. Pendant ce temps, des psychiatres interviewés décrivent Weiner comme un homme malade, incapable de contrôler ses instincts. Mais Weiner ne renonce pas, il savait qu'il y aurait un deuxième «round» au scandale et insiste : «Rien n'a changé. Tout est derrière moi, je vois tout dans le rétroviseur, nous nous tournons vers l'avenir, pas vers le passé.» Sa femme Huma Abedin vient de se jeter dans l’arène en participant avec lui à une conférence de presse et a même écrit un article pour la revue Harper : «Tout cela a pesé lourdement sur notre mariage. Il m'a été difficile de pardonner Anthony. Cela nous a demandé beaucoup de travail et de nombreuses thérapies. Mais à la fin, j'ai sauvé notre mariage pour moi, mon fils, et notre famille. J'aime Anthony, je sais qu'il est un homme de valeur et je veux lui donner une seconde chance. C'est quelque chose que vous devriez vous décider à faire également, vous les électeurs de New York. Je crois en lui et je sais qu'il aime sa famille et sa ville.»
Huma a été une figure centrale dans la campagne de son mari Anthony Weiner, l’accompagnant à des défilés, utilisant ses connexions Clinton pour amasser l'argent de sa campagne et restant à ses côtés lorsqu’il a du mal à expliquer comment et pourquoi il a repris ses frasques sexuelles sur Internet alors que des révélations du même ordre l’avaient déjà contraint à démissionner du Congrès. Les Clinton soutiennent Huma Abedin et gardent leurs distances envers Weiner qu’ils n’ont jamais apprécié. «Nous voulons tous ce qu'il y a de mieux pour Huma», a déclaré un ami qui est proche à la fois des Clinton et d’Abedin. «Elle a le soutien de tout le monde pour tout ce qu'elle a été et fait pendant plus de dix ans», a déclaré ce témoin, qui parlait sous couvert d'anonymat. «Dans Hillaryland, il a été pénible de voir Abedin comme un soldat au milieu des révélations embarrassantes sur les transgressions sexuelles de son mari.» Les initiés savent que les Clinton n'ont pas levé le petit doigt pour aider à amasser des fonds pour la campagne de Weiner, alors qu’Abedin a fait la manche auprès des anciens donateurs des Clinton. Elle a ainsi amassé près de 150 000 $ pour financer la candidature de son mari à la mairie en seulement deux mois, montrent les dossiers. Certains pensent que plusieurs de ces donateurs auraient payé parce qu'ils craignaient de compromettre leur relation avec Hillary Clinton s’ils ne le faisaient pas.
On parle de plus en plus chez les démocrates que les ennuis de Weiner pourraient forcer les Clinton à pousser le mari d’Huma hors de la course car le scandale Weiner ternit Abedin et, par extension, Hillary Clinton, qui veut courir à la présidentielle en 2016. «Il faudrait un mot de leur part publiquement ou en privé pour mettre fin à la carrière de Weiner », a déclaré une source ayant des liens avec les Clinton. Hank Sheinkopf, un stratège démocrate qui travaille pour la campagne à la mairie de William Thompson, a dit qu’une telle mesure serait faite en privé. «Personne ne saura jamais», a-t-il dit. Plusieurs initiés rejettent toute idée que le scandale Weiner puisse ternir la marque Clinton, bien que l'on dise que la préoccupation des Clinton pour Abedin pourrait les inciter à agir. «Je ne pense pas qu'il y ait des implications politiques pour eux, mais il peut y avoir des conséquences personnelles et émotionnelles qui les poussent à s'impliquer.»
Le New York Times, le Wall Street Journal et le New York Daily News appellent le candidat à la mairie Anthony Weiner à abandonner la course à la mairie de New York après les messages et les photos d’ordre sexuel qu'il a envoyés à l’ancienne collaboratrice de campagne d'Obama, Sydney Elaine. Le comité de rédaction du New York Times a publié une réprimande cinglante à Weiner, Le Wall Street Journal a publié un article acerbe disant crûment qu’Anthony Weiner «n'est pas un être humain normal». Le Daily News titrait en Une : «Assez de tous ces mensonges et révélations salaces, Weiner n’est pas digne de diriger la première ville américaine. Battez-le !»
A la parade de la Journée d’Israël du 3 juin 2013, on l’a vu brandir le drapeau israélien en appelant la population à voter pour lui lors des élections à la mairie de New-York. «Je suis un peu comme un pur-sang sur la ligne de départ», a-t-il déclaré avant le défilé. Selon Le Washington Times, les réactions sur son passage étaient mitigées : «Ce qu'il a fait dans sa vie privée et tout ce qu'il a fait dans le passé, je suis prêt à l’oublier pour l'amour de New York City», a dit un spectateur. D’autres sont moins enthousiastes : «Il a abusé de femmes partout dans New York et partout dans le monde en faisant ce qu'il a fait. Il n'a aucun droit d'être ici.» Le Daily News rapporte quant à lui : «Anthony Weiner est le seul candidat juif dans la course du maire, mais l’ancien membre du Congrès ballotté a été hué et raillé à la célébration dimanche du défilé de l’Israël Day.» C'était la première hostilité ouverte qu'il a rencontrée sur le chemin de la mairie. Beaucoup de spectateurs ont applaudi Weiner en lui souhaitant bonne chance, mais d'autres ont crié : «Rentrez chez vous, Anthony» ou «Vous ne nous représentez pas !» Un homme se moqua de lui sur le scandale sexuel qui avait forcé sa démission du Congrès, en criant «Tweet it !». «Le judaïsme croit en la rédemption» a dit un rabbin. « Beaucoup de gens ont dit que les médias font une fixation sur le malheureux épisode sur Internet. Si l'on considère les personnes qui sont au Congrès et qui ont violé les lois, comme les lois fiscales, les gens pensent qu'il n’aurait pas dû démissionner.» Weiner quant à lui, a déclaré qu'il n'était pas trop préoccupé par un tassement dans son soutien juif, puisqu’il il vise un large appui : «J'ai représenté un district qui comptait une grande population juive dans l'ensemble de ma carrière», a-t-il ajouté.
L’impunité à l’égard de cette caste répugnante, méprisable et malfaisante qui domine le monde est-elle une fatalité au vu des désastres monstrueux que ses conspirations machiavéliques ont provoqués, ravageant des pays entiers et massacrant des populations ? Le monde arabo-musulman, voire le monde entier, est-il condamné à être un terrain de jeu pour les différentes puissances de l’argent et du pouvoir ? Telles sont quelques-unes des questions que l’on se pose en conclusion.

http://www.algeriepatriotique.com/article/les-documents-secrets-qui-devoilent-les-liens-souterrains-entre-les-etats-unis-israel-et-les



Huma Mahmood Abedin , née en 1976, est la chef de cabinet et assistante de la secrétaire d'État des États-Unis Hillary Clinton. Durant la campagne de Hillary Clinton à la primaire démocrate de 2008, elle était l'assistante personnelle de la candidate, en charge notamment de ses déplacements et de son agenda.

Elle est l'épouse de l'ancien député démocrate Anthony Weiner.


Huma Abedin est née en 1976 dans l'État américain du Michigan, d'un père indien et d'une mère pakistanaise. Elle a grandi en Arabie Saoudite, et a suivi des études universitaires aux États-Unis, à l'université George Washington. Elle est employée en 1996 à la Maison-Blanche en tant que stagiaire, et travaille auprès de la Première dame des États-Unis Hillary Clinton2.

Parlant couramment l'arabe, elle est considérée comme l'une des proches conseillères de Hillary Clinton sur le Moyen-Orient.

GEANT SERPENT ! - INCREDIBLE SNAKE


GEANT SERPENT ! - INCREDIBLE SNAKE ! par UNKNOWN-002

dimanche 28 juillet 2013

Lorsqu’un jour, le peuple tunisien aspire à vivre, Le destin se doit de répondre !



                                     Chaque peuple doit inventer son destin.

Chokri Belaid et Mohamed Brahmi assassinés par le même pistolet



Des milliers de Tunisiens ne décolèrent pas après l’assassinat hier du député et opposant laïque Mohamed Brahmi. Le fondateur du Mouvement du peuple a été abattu par deux hommes à moto devant sa maison, d’après des témoins.
C’est un salafiste radical, Boubacar Hakim qui est soupçonné de l’avoir assassiné.

“L’enquête a révélé que l’arme utilisée pour tuer Mohamed Brahmi, d’un calibre de neuf mm, est la même arme qui a servi à abattre le martyr Chokri Belaïd”, a indiqué le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou. L’opposant de gauche Chokri Belaid avait été abattu le 6 février dernier.

Tout comme Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi ne ménageait pas ses critiques envers le parti islamiste Ennadha au pouvoir. Il sera d’ailleurs inhumé ce samedi près de la tombe de Belaïd, d’après ses proches.
L’opposition laïque a appelé à la dissolution du gouvernement et à la formation d’un gouvernement de salut national, ce qu’a refusé le Premier ministre. La centrale syndicale UGTT a lancé ce vendredi une grève générale pour protester contre ce nouvel assassinat.
Dans l’après-midi, des milliers de personnes ont également manifesté dans Tunis pour soutenir le gouvernement.

Avec AFP et Reuters

Hommage au pionnier du cyberactivisme tunisien



Le faire est révélateur de l'être...

Zouhair Yahyaoui, considéré en Tunisie comme « le premier martyr de la lutte pour la liberté sur Internet », mort d’une crise cardiaque après être passé dans les geôles de Ben Ali. Azyz Amami, blogueur et dissident tunisien, qui fut un des acteurs de la révolution de 2011, lui rend hommage dans ce texte.


Zouhayer Yahyaoui (via Facebook)

Je devais avoir 18 ans. Cité El Fawz, Mourouj 5, j’étais encore au lycée. Deux semaines avant, il y avait eu une manif d’élèves, à la fois pour protester contre ce qui arrive à Jenine, et pour faire chier la police.

J’avais fait connaissance de Foued, intéressé par la politique, et nous avions commencé à nous introduire à cette scène pleine de dangers et excitante.Taoufik Ben Brik en était à une nouvelle grève de la faim, et je me demandais toujours d’où Foued avait ces infos.



Aziz Amami à Tunis le 17 février 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

Autour de moi, personne ne parlait de ces sujets, et j’étais avide de savoir : où et comment protester. J’ai lancé la question à Foued, et sa réponse était claire, nette et précise : « Va sur Tunezine.com ».

En ce temps-là, je n’avais pas d’argent de poche. A ma cité, l’argent de poche est un privilège des « krozz ». Je me suis mis à piquer de l’argent par ci par là, du reste pour garantir les 1 500 millimes nécessaires à une heure d’Internet au publinet du coin. Je me rappelle du « 404 » [page d’erreur apparaissant sur les sites bloqués, ndlr] qui s’est affiché, et du gérant du publinet qui m’a changé de place, m’a montré comment utiliser un proxy, et m’a facturé au triple, croyant que je voulais regarder du porn.
Un nouveau monde sous mes yeux

Et c’était un nouveau monde qui s’était ouvert devant mes yeux. Je copiais les articles de Zou [Zouhayer Yahyaoui, qui écrivait sous le pseudonyme « Ettounsi », « le Tunisien », ndlr] sur disquette, les imprimais et en faisait des photocopies pour les copains du lycée. Je me sentais fier de montrer que, voilà, y en a qui résistent, et que nous aussi on a le droit de le faire.

En ce temps-là, ma rage contre le système était tellement personnelle que je n’arrivais à trouver les raisons de continuer à mépriser Zaba [surnom du président Ben Ali, ndlr] que sur Ttunezine ou Takriz. Takriz, où j’ai failli avoir un orgasme en lisant le « Monsieur l’Ordre Public, je t’emmerde » de Fœtus.

Mais Ettounsi avait cette touche spéciale qui le distinguait, cet optimisme poétique et cet acharnement continu. Il était drôle, le plus drôle. Il trouvait toujours le moyen de rigoler, d’ironiser, et d’indigner celui qui le lit. Sans oublier les autres, dont Omar Khayyam et ses flagrants articles.

Je cherchais à connaître ces gens-là, et ils m’aidaient à aller prendre ma part de bastonnades. Je m’y sentais vivant, résistant, de plus en plus aguerri. De loin, je les voyais comme des Hercules.

Et puis vint l’arrestation de Zouhayer. En ce moment, j’ai appris le coût de la parole. Et j’ai appris une leçon, que je considère LA leçon de Zouhayer, son plus grand cadeau, offert à moi, à titre personnel : assumer. Et jusqu’au bout.

Les informations abondaient, à Tunisnews, au Tak [Takriz, ndlr], au journal Al Mawkef et au magazine Tariq El Jadid sur les tortures que Zouhayer a dû subir, sans pour autant donner le mot de passe avant que toute information pouvant toucher à l’integrité de qui que ce soit ne soit effacée par Sophie.
Mon idole, mon héros, mon guide

Ce fût une belle et dure leçon de « rojla », au sens que l’on sacralise aux quartiers, à mon quartier. Zouhayer était « rajel ». Il pouvait se laisser compromettre , mais il a préféré donner l’exemple, à tous ces « Azyz », « Foued », « Tarak », « Kerim » et autres qui le suivaient.

J’ai la tentation de dire que Zou est mon idole, mon héros, mon guide. Cela aurait été très sensationnel et dans l’esprit de la vague. Mais je ne peux me permettre de me coller à lui, si mesquinement.

Zou a été l’un des maîtres desquels j’ai appris à exister, à me lever et marcher, à me défendre et défendre les autres, à rigoler tout en protestant, à rigoler en pleine bastonnade, à rester jeune bon vivant. Un frère que je n’ai jamais connu.

Zouhayer n’était pas un « cyber-dissident », il était LE Tunisien, et il l’est toujours. Merci Zou, pour tout.

samedi 27 juillet 2013

Tunisie: Qui était Mohamed Brahmi et Pourquoi a-t-il été assassiné

  
Né en 1955 à Sidi Bouzid, Mohamed Brahmi était beaucoup plus un panarabe nassériste qu’un gaucho-trotskiste. Il était membre des Etudiants arabes progressistes et unionistes jusqu’en 2005, date à laquelle il a décidé de créer le Mouvement unioniste nassériste, un organe travaillant dans la clandestinité. Après la chute du régime Ben Ali, il créa le Mouvement du peuple, au nom duquel il a été élu à l’Assemblée constituante, y représentant la région de Sidi Bouzid, la ville dont les cybers-collabos et les mercenaires des Etats-Unis ont exploité la colère sociale pour déstabiliser la Tunisie. Mohamed Brahmi est un vieux militant qui a été arrêté en 1981 et en 1986, mais qui a été rapidement relâché en bénéficiant d’un non-lieu. Il appartient à une famille modeste mais digne, à l’inverse de la tribu de Mohamed Bouazizi.






Il a été parmi les tous premiers élus à critiquer violemment les représentants d’Ennahda au sein de cette Assemblée intellectuellement arriérée et moralement infecte. Parmi les premiers aussi à s’en prendre aux opportunistes du CPR et d’Ettakatol, dont celui qui fait office de président de l’Assemblée constituante, l’inqualifiable Mustapha Ben Jaafar. Il a eu l’audace de dire, à la face de tous ces collègues « élus » et viscéralement accrochés à leur 4700 dinars mensuel, que les élections du 23 octobre 2011 ont été trafiqué. Mais là où Mohamed Brahmi a dépassé les lignes rouges, c’est lorsqu’il a courageusement dénoncé la mainmise du Qatar sur la Tunisie, n’hésitant pas à dénoncer les traitres d’Ennahda et du CPR. Dès lors, son nom a rejoint la liste des personnalités à abattre. Tunisie-Secret vous l'a dit depuis plus d'une année, cette liste des personnalités politiques et intellectuelles à abattre existe et c'est notamment Lotfi Zitoune et Walid Bannani qui s'en occupent.

Les noms des terroristes qui ont assassiné Mohamed Brahmi et avant lui Chokri Belaïd ont été communiqués par le ministre de l’Intérieur lors de sa conférence de presse, tenue aujourd’hui même. Il s’agit de Boubaker el-Hakim, Lotfi Zine, Salman Marrakchi, Marwan Belhadj-Salah, Ezzeddine Abdelwali, Ali Herzi, Ahmed Rouiss et Kamel Ghadghadi. Il se trouve que Marwan Belhadj-Salah a été bel et bien tué en Syrie, à Alep, où il a été accomplir son « devoir » de djihadiste, après avoir pris part à l’assassinat de Chokri Belaïd. Il a pu quitter la Tunisie grâce au réseau mafieux et terroriste de Saïd Ferjani et Abdelhakim Belhadj. Si ce ministre de l’Intérieur censé assurer la sécurité des Tunisiens était compétent, il aurait su que Marwan Belhadj-Salah, plus connu sous le nom "Abou Ismail Al Farouk Attounsi" et originaire du Kram, est décédé fin juin 2013 en Syrie lors d’affrontements entre l’armée arabe syrienne et l’armée des traitres et des mercenaires islamo-atlantistes !

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Explosion d'une bombe artisanale à la Goulette





Un attentat a visé un véhicule des forces de sécurité. A 5h45 ce samedi matin, un engin piégé a explosé, à la Goulette, petite ville près de Tunis. Quelques heures plus tard, les obsèques de Mohammed Brahmi, l'opposant politique tué jeudi, réunissent des centaines de Tunisiens dans la capitale.

Mohamed Ali Aroui a souligné qu’il s’agit d’une bombe artisanale. Les unités spéciales et la police scientifique se sont déployées sur les lieux pour faire les investigations nécessaires sur cet « acte criminel et terroriste ».

Cette explosion coïncide avec le jour de l’enterrement de la 3ème victime d’assassinat politique, Mohamed Brahmi, tué le 25 juillet avec 14 balles.




MAJ : Plusieurs détails concernant cette explosion ont filtré. L'engin explosif aurait été actionné à distance par téléphone portable. Par ailleurs, Assabah News a révélé que l'engin avait été repéré par des éboueurs qui ont tout de suite prévenu les policiers qui sont arrivés à photographier la bombe avant son explosion. Selon la même source, la bombe était fixée sur le réservoir et le véhicule appartenait à l'unité de renseignement de la Garde nationale.



La voiture était garée devant le poste de la Garde nationale de la ville.
Selon Mohamed Ali Laroui, porte-parole du ministère de l'Intérieur, il s'agit d'une bombe artisanale et d'un acte terroriste. «Les agents ont vite réagi et il n'y a que des dégâts matériels», a-t-il ajouté.




Le conseiller auprès du Premier ministre Nourdine Bhiri a accusé des parties tunisiennes et étrangères d’être derrière l’explosion d’une bombe artisanale à proximité du poste de la garde maritime à la Goulette.

Ces parties cherchent à créer le chaos dans le pays ajoute Bhiri tout en précisant qu’à chaque fois que le gouvernement s’était rapproché de la réalisation des objectifs de la Révolution, ces parties avaient accéléré de leur côté pour créer un climat d’insécurité et de confusion.

Brahmi s’en va sous les youyous et les applaudissements

Ceux qui sont pour la liberté.. des milliers de Tunisiens ont entonné l’hymne national et brandi le drapeau national et le portrait de Mohamed Brahmi tout en  lançant des youyous et en scandant des slogans. Le drapeau national recouvre le cercueil porté par les militaires et quelques membres de sa famille.

Le cortège funèbre est enfin au cimetière Jellaz

Le cortège funèbre du défunt  Mohamed Brahmi est passé par la place 14 janvier et arrive au  cimetière du Jellaz à Tunis où il sera inhumé au carré des martyrs.




Tunisie : Amira Yahyaoui, militante et bloggeuse tunisienne




En sortant du bureau de Mustapha Ben Jaafar, Amira Yahyaoui saisit son téléphone. Connectée en permanence, elle «tweet» la rencontre du groupe OpenGov, le 14 mai, avec le président de l'Assemblée constituante, qui demande plus de transparence et la publication des PV. « La révolution a connu l'arrêt de la censure, maintenant reste le problème de l'accès à l'information essentiel à la démocratie », commente-t-elle.



Du cyberactivisme à l'activisme de terrain

Pétillante, perchée sur ses petits talons, difficile de croire que derrière ce sourire franc, Amira Yahyaoui a défié la dictature. Activiste sur le net sous Ben Ali, elle collaborait, anonymement comme tous les membres, avec le site internet satirique TUNeZINE, fondé par son cousin Zouheir Yahyaoui, qui deviendra en 2005 le premier martyr de la liberté sur Internet.

«Un jour, il y avait des élections, je ne sais plus lesquelles, et je me suis retrouvée face à lui, personne ne savait qui était qui», se souvient-elle, avec un tendre sourire. Elle dévoile son identité, comme tous ceux de TUNeZINE, lors de l'arrestation de Zouheir en 2002. «On n'avait plus rien à perdre», lâche-t-elle. Jouer le tout pour le tout. Elle voulait toujours aller plus loin, frapper plus fort. Les bloggeurs ? Elle avoue les avoir «méprisés». «Je trouvais qu'ils donnaient beaucoup de crédit à la censure. C'était juste une manière de dire qu'ils faisaient quelque chose, comme pour l'action de la page blanche. Mais cela a créé une fissure entre les activistes et les bloggeurs», concède-t-elle. Jusqu'au jour où l'envie d'aller sur le terrain, le ras-le-bol de cette «cybervie», commence à se faire sentir. «Il fallait se rassembler surtout».

Elle participe alors au lancement de la page Facebook «Manifestation réelle pour une liberté virtuelle» ou plus communément appelée «Journée sans Ammar» en 2010. «C'était un succès absolu. On a touché une population autre, même le Tunisien qui partageait de la musique libanaise sur Facebook appelé la censure Ammar», se satisfait-elle, alors qu'elle n'avait pas pu s'y rendre, faute de passeport.

Exigeante envers elle-même, elle ne semble que rarement satisfaite. Ses actions, elle les juge «molles», même si elle sait qu'elles ont causé «de gros problèmes à Slim Amamou et à Yassine Ayari». « Pendant toutes ces années, on aurait aimé faire quelque chose de plus fort, comme après Sidi Bouzid. Rien ne nous en empêchait, on était des idéalistes, des droits de l'hommiste, on n'avait pas peur de se faire taper, mais on refusait toute action violente. Je regrette qu'on n'ait pas trouvé de solution avant car ce ne sont pas nous qui avons démocratisé la Tunisie», scande Amira. Pourtant, en 2005, cette jeune femme de 27 ans, frêle et féminine, s'était faite tabasser par la police lors de la «première manifestation».

Une vie en solitaire

Pour ses convictions, elle a mis une partie de sa vie entre parenthèses. «Je n'ai pas de vie personnelle en ce moment», rigole-t-elle, son mari étant en France. Enfant, elle avait peu d'amis, en raison notamment de l'engagement de son père, le juge Mokhtar Yahyaoui, et des policiers qui allaient dissuader ces quelques amis et leurs parents de la fréquenter. Un engagement qui fait sa fierté, même si cela n'a pas toujours été le cas. «A l'école, je disais que mon père était fonctionnaire, parce qu'on associait juge à corrompu», ironise Amira qui se remémore les appels à 5h du matin du Palais de Carthage pour imposer un verdict à rendre à son père, qui a notamment été parmi les grévistes de la faim lors du Sommet mondial de la société de l'information. Des appels auxquels, il disait non jusqu'au jour où il a été révoqué en 2001 pour avoir adressé une lettre ouverte au Président de la République. «Le gouvernement a essayé de l'acheter, il a refusé», sourit-elle. Les visites des opposants se sont succédé, « de Moncef Marzouki aux islamistes, tout le monde est venu nous rendre visite. Après, je disais que mon père était "juge dégagé par Ben Ali"», rigole-t-elle.

Mais à cette fierté s'est rapidement associée la crainte que «quelque chose arrive», à la suite de menaces de mort. Très tôt, il a fallu qu'Amira soit responsable. Comme toute adolescente, elle a eu envie de sécher les cours pour sortir, «mais je ne le faisais pas, j'avais peur qu'il m'arrive un truc et que mes parents l'apprennent», continue celle qui assure avoir échappé à «deux accidents mortels». Les seules fois où elle se permettait de manquer la classe, elle allait chercher sa petite sœur à l'école pour éviter qu'elle ne sorte seule. «On se coordonnait avec mes frères pour ne jamais la laisser seule», se souvient-elle.

Engagement associatif

Ce n'est qu'une fois à Paris, alors qu'elle ne pouvait pas s'inscrire à l'université en Tunisie, qu'elle a découvert les sorties, connu la légèreté. Mais le besoin d'être utile l'a rattrapée. Elle voulait être bénévole «n'importe où pour faire n'importe quoi». Elle a d'abord frappé à l'Association des Handicapés de France. «J'ai coché toutes les cases : collage, sorties... il fallait que je fasse quelque chose». Puis, le Samu Social. Pendant plus de quatre ans, elle n'a pu rentrer en Tunisie, faute de passeport, et a vécu illégalement en France. Pour éviter que ses amis aient «pitié» d'elle, elle éteignait son téléphone pendant deux semaines l'été, « pour faire croire que j'étais en Tunisie alors que j'étais dans mon appartement».

Depuis la révolution, cette originaire de Tataouine a créé son association, Al Bawsala, a lancé le site Internet sur l'Assemblée constituante, marsad.tn et s'est même engagée en politique. Pour l'élection du 23 octobre, elle s'est présentée comme tête de liste de la liste indépendante Sawt Mostakel, en France. Elle n'a obtenu aucun siège, mais « on le savait avant ». Son parti avait écrit une Constitution dont « l'égalité est la base et la liberté, le principe ». Depuis, elle rencontre les députés pour leur présenter les différents articles. «Une députée Ennahdha, qui est farouchement opposée à la liberté de l'héritage, quand on lui a expliqué ce qu'on propose, elle a dit qu'elle était pour !, se satisfait Amira qui ajoute : «Pourquoi vouloir faire une bonne Constitution quand on peut en faire une parfaite ?».

La blogueuse Amira Yahyaoui a fondé l'ONG Al Bawsala, un observatoire de la transparence et de la bonne gouvernance qui rend compte, sur le site marsad.tn, de l'activité de l'ANC.




Amira Yahyaoui, 28 ans, est une pro de la communication. La blogueuse, qui avait mené une fronde contre la censure de Ben Ali et alerté les médias étrangers sur les exactions commises lors de la révolution, n'est pas retournée dans l'anonymat après la chute du raïs en janvier 2011. Pour cette Berbère originaire du Sud tunisien, la dissidence est une tradition. Parmi les fortes têtes de la famille, on compte son père, le juge Mokhtar Yahyaoui, bête noire de Ben Ali, et son cousin, Zouhair Yahyaoui, cyberdissident sous l'ancien régime.




Quant à la jeune femme, qui s'exprimait sur le site Tunezine, elle a été soumise aux passages à tabac de la police politique. Ce qui n'a pas affaibli sa détermination. Contrainte à l'exil, elle a appelé dès 2005 depuis Paris à la mobilisation contre la dictature. En 2011, elle est passée du virtuel au réel en conduisant une petite liste lors de l'élection de l'Assemblée nationale constituante (ANC).




Tenace




L'année suivante, elle a renoncé à l'université Stanford, en Californie, pour fonder l'ONG Al Bawsala. Cet observatoire de la transparence et de la bonne gouvernance rend compte sur le site marsad.tn de l'activité de l'ANC. Teneur des débats, travaux des commissions, répartition des votes, assiduité des élus... tout est consigné. Une initiative qui provoque la grogne de certains parlementaires. Mais Amira est tenace. Elle a patiemment exposé, devant l'hémicycle, la nécessité d'une telle démarche dans un contexte de transition démocratique, et a rappelé aux représentants du peuple qu'ils doivent le tenir informé de leur action. Classée 98e sur les 100 femmes arabes les plus influentes par arabianbusiness.com en 2013, elle ne s'arrête pas là pour autant. Via le tribunal administratif de Tunis, elle réclame à la présidence de l'ANC l'accès à ses archives. Un autre combat en cours.





Le projet de Constitution en Tunisie a été rendu public le 1er juin. Une deuxième phase de la rédaction commencera prochainement, avec le débat article par article en séance plénière, dont le début est toutefoisbloqué par une controverse juridique sur la régularité de la procédure d’adoption du projet. Un premier débat général est prévu le 1er juillet.

Amira Yahyaoui, présidente de l’association Al Bawsala – qui a mis en place Al Marsad, un observatoire du travail parlementaire – dresse le bilan de cette première phase du travail constitutionnel.

Rue89 : L’élaboration du projet de Constitution a commencé en février 2012, le débat en plénière n’a toujours pas commencé. Est-ce normal ?

Amira Yahyaoui : Oui. C’est même sain. Il est légitime de prendre du temps pour débattre, pour aboutir à un texte qu’on n’aura pas besoin de remanier dans quelques années. La question est plutôt : qu’a-t-on fait de ce temps ?

Le débat sur la Constitution a été utilisé pour faire de la démagogie : le préambule fait référence quatre fois à l’identité religieuse du peuple tunisien. C’est une surenchère identitaire où chacun veut montrer qu’il est plus musulman que l’autre.

D’autre part, les constituants ont souvent raisonné en fonction de calculs politiques à court terme, et non d’une vision à long terme. Une bonne partie des blocages tiennent à la question de l’équilibre des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre.

On a voulu apporter par la Constitution des réponses à des problèmes conjoncturels, comme si c’était une loi. Par exemple, en tentant de limiter le droit de grève [dans une version intermédiaire, le droit de grève ne pouvait s’exercer que dans le cadre d’une activité syndicale, ndlr]. C’est vrai que nous battons les records de grève, mais il ne faut pas oublier que nous vivons une révolution avant tout sociale.

Comment évaluez-vous le travail de l’Assemblée ?

Il y a eu beaucoup de critiques sur le niveau de compétence des députés, mais il faut reconnaître que cette assemblée nous ressemble : elle est à l’image de notre manque de culture politique.

Le vrai problème, c’est plutôt l’absentéisme de certains députés, même si beaucoup d’élus ont travaillé sérieusement dans les commissions. Les élus de l’opposition ont été les moins assidus. Une étude de Marsad montre que 61 députés sur 217 ont participé à moins de la moitié des votes en plénière. Or cet absentéisme aura un impact sur la Constitution.



La participation aux votes en séance plénière (Al Marsad)

On l’a vu en commission, où certains articles ont pu passer parce que des voix manquaient, comme par exemple le principe de la complémentarité homme/femme.

Si la même tendance se poursuit lors de la discussion article par article en plénière, l’orientation générale de la Constitution s’en ressentira. C’est bien d’aller défendre les libertés sur les plateaux télé, c’est mieux d’être en séance pour voter.

Pouvait-on faire l’économie d’une nouvelle Constitution et se contenter de quelques amendements pour modifier les relations entre les pouvoirs ?

Une vraie révolution doit tout réécrire. Et rédiger une nouvelle Constitution ça aurait pu être magnifique : c’est l’expression d’un rêve commun. Mais nous étions malades de mauvaise politique et, aujourd’hui, les citoyens ne se sentent pas concernés par cette Constitution.

Le rêve que représentait cette Assemblée constituante a été tué. Mustapha Ben Jaafar [le président de l’Assemblée constituante, ndlr] en est le premier responsable par sa manière de gérer les séances, par son mépris pour certains élus.

Il a écarté les Tunisiens des débats, il a refusé la création d’une chaîne parlementaire. Il n’a pas cessé d’annoncer de manière unilatérale des dates butoir irréalistes. Il aurait pu, tout comme les leaders politiques, expliquer davantage aux citoyens, le rôle de l’Assemblée constituante et l’importance de la constitution dans la vie quotidienne.

Depuis un an et demi, l’Assemblée n’a pas communiqué sur l’avancement de ses travaux. Le résultat c’est que les Tunisiens ne lui accordent plus beaucoup de crédit.

L’élaboration de la Constitution va entrer dans une nouvelle étape, avec la discussion article par article, peut-on encore corriger ces faiblesses ?

Oui, à condition que les élus fassent preuve d’ouverture et de responsabilité. On a fait une révolution pour que des gens ne décident plus à notre place. Les élus doivent rendre compte de ce qu’ils font.

L’Assemblée doit faire comprendre aux Tunisiens quels sont les enjeux de ce texte, et adopter un calendrier réaliste. Il faut que les Tunisiens sentent que cette Constitution est la leur.

Sur le fond, tout est encore possible. Les élus doivent dépasser la perspective des prochaines élections. Des batailles ont été gagnées lors des débats dans les commissions. Mais c’est maintenant que le lobbying réel doit commencer. Sur le caractère islamique de l’Etat, sur les droits et libertés. Concernant les droits économiques et sociaux il faut des intitulés clairs, pas des vœux pieux. Les formulations actuelles sont vagues et peu contraignantes.
LES ÉTAPES DU TRAVAIL CONSTITUTIONNEL


13 février 2012 : Début du travail des six commissions constituantes

Septembre 2012 : Examen de la première version du texte par le comité de coordination et de rédaction

14 décembre 2012 :Deuxième version du texte

De décembre à février 2013 : Consultation nationale dans les 24 gouvernorats

22 avril 2013 : Troisième version élaborée par le comité de rédaction

Mai 2013 : Dialogues nationaux (Présidence, puis UGTT) pour dégager un accord sur les points de contentieux.

1er juin 2013 : Version définitive du projet, élaborée par le comité de rédaction

Le gouvernement annonce que les élections pourront avoir lieu avant la fin de l’année 2013, est-ce réaliste ?

Même si la Constitution est terminée en décembre, cela me paraît difficile. Les consensus obtenus dans les commissions ne suffiront pas. Les élus seront déjà en campagne électorale. Même ceux qui ne parlaient pas avant, voudront parler. Ils feront des discours pour montrer qu’ils sont plus révolutionnaires. Le grand cirque ne fait que commencer !

Ensuite, la loi électorale ne peut pas être élaborée qu’une fois la Constitution adoptée. Pour les dernières élections, ça été rapide, parce que chacun pensait qu’il pouvait gagner. Cette fois chaque vote comptera. L’enjeu sera plus vital. Le choix du mode de scrutin sera décisif et les intérêts sont divergents. Ce sera difficile d’aboutir à un consensus.

Il faudra que les élections soient très bien organisées pour être inattaquables et que les contentieux soient rapides à trancher, parce que le perdant va forcément dire qu’il y a eu fraude pour contester les résultats. L’organisation des élections prendra donc aussi du temps. Mon pronostic est qu’elles n’auront pas lieu avant le printemps 2014.

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